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Roman G.
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4,5
Publiée le 6 avril 2017
Un film d'une force incroyable. Céline Salette est éblouissante dans son jeu et le personnage incarné. Un Film d'une actualité réelle. Un film utile pour permettre une compréhension du vécu de nombreux salariés.
Le thème du film est réel, le cinéma est pleinement dans son rôle quand il traite ce sujet complexe, Stéphane Brizé s'en est bien sorti dans " La Loi du Marché ", la cohérence des personnages sans doute. Faut-il considéra le film ou le thème traité ? Côté casting c'est intéressant, alors le film ? C'est compliqué et c'est bien dommage, L'esprit Corporate, à l'extrême, c'est l'association entre des ambitions personnelles énormes et une approche Entreprise pouvant aller à la demande d'une adhésion au projet maison quasi sectaire, dans le film la philosophie ou la finalité de l'entreprise ne transpirent pas. Il est important et intéressant de faire redécouvrir le rôle des Inspecteurs du travail, mais peut-on voir un inspecteur amener un invité sur sur un lieu d'intervention ? Imaginer les risques que prendrait ce haut fonctionnaire ? Les risques techniques procéduriers étant essentiels. Le côté R.H. Je vous invite à aller voir ce film et vous faire votre propre opinion parce qu'il y a aussi des mécanismes vraisemblables dans cette réalisation
Le scénario montre et démontre bien les rouages administratifs et psychologiques mis en place par les Ressources Humaines pour pousser les employés récalcitrants vers la sortie. Des termes comme courbe de deuil, mobilité, évaluation comportemental... etc... deviennent des armes pour les comités de direction. Bien que pesant et prenant le rythme reste assez monocorde alors que, pourtant, la fin devrait être plus tendue jusqu'à cette fin un peu démago et moralisateur mais une touche d'espoir dans ce monde cynique et terrifiant ne pouvait, sans doute, être fait autrement.
Un avertissement en image fixe au début du film prévient le spectateur que les méthodes de management présentées sont bien réelles mais que l'histoire est fictive. Sur les méthodes de management et les mécanismes mis en oeuvre, le film répond à l'attente et remplit son office mais sans plus. La réalité est ou a été sans doute encore plus perverse que ça dans des entreprises ayant défrayé la chronique sociale. Le contenu de la fiction apparaît également assez édulcoré. La vraie vie en entreprise et la gestion de ce type d’événement indésirable RH n'est pas aussi simple que ça. On nous sert d'ailleurs ici un dénouement spoiler: sur un ton justicier avec la méchante coupable redevenant quelque peu compatissante et regrettant presque d'avoir fait le sale boulot (même si c'est a priori seulement pour sauver sa peau) et les vrais coupables mis à mal par la révélation de leurs forfaits . Ce n'est ici que de la fiction. Mais ces politiques d'entreprise existent bien. S'il y a quelque chose à retenir, c'est bien ça. Un film qui se positionne dans la chronique sociale mais sans pousser très loin la critique. Or, harcèlement et souffrance au travail ne se nourrissent pas seulement des actions toxiques et nocives d'un top management payé pour ça. Mais aussi de l'indifférence de ceux qui voient, qui repèrent, qui devinent sans réagir et qui deviennent ainsi peu ou prou complices des bourreaux. C'est l'éternel problème de la soumission à l'autorité. Si on voit bien quelques représentants élus du personnel interpeller la direction après le drame et quelques collègues de travail baisser la tête, rien de bien consistant à ce sujet-là dans les choix qui ont guidé le scénario (cela dit c'est un film, pas un reportage : il fallait bien que le cinéaste choisisse un angle sans aucune prétention d'être exhaustif). Au moins de quoi faire réfléchir le grand public qui ne serait pas déjà sensibilisé à ces questions. Mais sans atteindre un registre militant.
Voila une histoire qui malheuresement resume tout ce qu il y a plus de vrai dans les entreprises et c est desolant. Bravo a Celine Salette vraiment extraordinaire dans ce role.
La souffrance au travail et le harcèlement (a)moral sont des sujets qui sont abordés de plus en plus fréquemment dans le cinéma français et ce n'est pas un mal. De bon matin a été le film pionnier et reste de loin le plus marquant. Après Carole Matthieu, passablement raté, voici Corporate qui se différencie de ses prédécesseurs en se plaçant à hauteur de la direction d'une grande entreprise, plus exactement auprès d'une DRH. Bonne pioche au demeurant puisque ce poste est central, voie royale de la transmission de la stratégie managériale. Du côté du bourreau a priori mais pouvant se retrouver vite chez les victimes au cas où il y aurait un chapeau à faire porter. Corporate est correctement écrit même s'il se focalise trop sur un personnage dont l'évolution psychologique semble relativement peu crédible quand on connait le fonctionnement interne des multinationales. Il y a un aspect "Guide du fonctionnement des ressources humaines au temps du capitalisme pour les nuls" qui est un peu laborieux mais, bon gré mal gré, le film ne manque pas de cohérence en dépit du fait qu'on ne sait absolument rien de l'entreprise décrite ni de ce à quoi travaillent ses collaborateurs. Une abstraction qui fait tâche quand on se targue de réalisme. Malheureusement, la mise en scène est à peu près inexistante et ne suscite pas vraiment d'adhésion à un sujet qui devrait nous prendre aux tripes. Les satisfactions, il y en a tout de même, viennent de l'interprétation de Céline Sallette, remarquable dans un rôle pas très sympathique, de Lambert Wilson, impeccable en hypocrite cauteleux et poisseux, et surtout de Violaine Fumeau qui humanise de belle façon le métier peu glamour d'inspectrice de travail.
Voilà un superbe rôle pour Céline Salette en Drh suivant les instructions du responsable de leur entreprise joué par Lambert Wilson pour faire leur possible pour que le personnel dont ils veulent se séparer selon des plans et la tout est permis jusqu'au suicide d un employé qui va changer la donne. C'est vraiment un film à voir
L’entreprise et son univers impitoyable trouvent ici un plutôt bel écrin. Quelques long-métrages français ont déjà pris le pouls du monde du travail hexagonal, de l’implacable « Violence des échanges en milieu tempéré » au plus récent « Carole Mathieu » avec Isabelle Adjani au sujet très similaire. Ici, le point de départ est terriblement d’actualité avec les techniques de pression exercées par les ressources humaines pour pousser les employés à la démission voire au pire, du burn-out au suicide comme ici. Une entame très intéressante et qui va directement dans le vif du sujet pour nous faire pénétrer dans les côtés les plus sombres du management des grandes entreprises, où l’on vous demande d’être le plus « Corporate » possible.
Céline Sallette est impeccable dans le rôle de cette responsable des ressource humaines plutôt mal-aimable et froide. Une killeuse comme on les nomme dans le monde de l’entreprise actuel. Dès lors que le postulat social de base se mue en thriller avec enquête de l’inspection du travail et retournements de situation, il reste plutôt prenant. Un peu moins quand il adopte un virage plus psychologique en revenant sur les états d’âme du personnage principal. Là il se révèle plus maladroit et perd, durant un ventre mou d’une vingtaine de minutes en milieu de bobine, un peu de notre intérêt. Il est également dommage que la bonne morale vienne entraver le dernier acte, ce milieu étant peu propice aux regrets mais répondant davantage à des objectifs individualistes et des objectifs de carrière.
Le premier film de Nicolas Silhol s’avère cependant une tentative réussie de tentative de suspense mêlant l’aspect social et psychologique au sein d’un univers peu vu dans la cadre du cinéma français, celui des grandes multinationales. Les défauts formels de nombre de premiers long-métrages sont là avec une image très terne, ici à la limite de la sitcom haut de gamme. Alors qu’on aurait clairement aimé des cadrages appliqués et une photographique anxiogène et glacée, à l’image de la structure où se déroule le film. Mais « Corporate » a le mérite de nous poser les bonnes questions, éthiques et morales. Sur les limites à ne pas dépasser dans le cadre d’un travail d’abord, mais également sur les pratiques de plus en plus courantes de management et des ressources humaines, loin, très loin, de toute déontologie. Captivant et bienvenu par les temps qui courent.
je vais rassurer le réalisateur, il n'est pas sydney Lumet, loin s'en faut....Après le film a autant de qualités que de défauts, la direction d'acteur n'est pas très glamour, ni très émotionnelle, un grand dommage.....La technique elle manque d'audace je crois et de tension surement, un bon film n'est pas qu'un discours social sans un soin apporté aux travellings, (absent, à la musique (absente) à la photographie (inexistante).......Voilà pour le côté pile du film????L'autre face elle est importante par son discours social plein de réalisme et de percussion, elle est nettement plus intéressante même si l'intrigue reste toujours en retrait à cause de la technique inaboutie......il y a quelques phrases choc, de bons comédiens (Lambert Wilson avec son look de catho trop coiffé ne m'a pas convaincu en DRG).....Le mérite du film est quand même de traiter la souffrance au travail....Manque hélas l'émotion.....A vous de voir
Céline Sallette et Lambert Wilson, tous deux excellents dans leurs rôles respectifs. Le harcèlement moral, très bon thème dans la configuration d'une entreprise qu'elle soit privée ou publique, car hélas, cela existe. Les évaluations annuelles, la corvée pour les chefs de service et le stress pour les salariés. Dans ce film on ressent cette pression dès les premières images. Je ne veux pas dévoiler davantage la suite (dans mon entourage on m'a déjà dit que je divulguais trop de choses), donc une seule chose à vous dire, film à ne pas rater !!!
Vu dans le cadre du festival premier plan à Angers, deux mois après je n'en ai plus énormément de souvenirs, ce qui n'est pas la preuve d'un film marquant.
La mise en scène est très classique, limite téléfilm (a gros budget certes), le sujet abordé (burnout au travail) n'est pas aussi original que l'équipe tendait à le faire croire.
Le scénario qui tend un poil vers le thriller (avec l'inspectrice du travail) sans être mauvais est assez banal, pas de surprises pour qui connaît le monde de l'entreprise ultra capitaliste.
Les acteurs sont eux aussi assez moyens.
Bref un film très moyen, qui ne marque pas, sauf si le sujet vous intéresse vraiment, autant attendre un passage TV
D'ailleurs la séance de Q/R après la séance a réservé quelques moments gênants, les acteurs ne semblant pas trop ce qu'ils faisaient dans ce film, mis à part qu'ils "avaient eu un rôle".
Nicolas Silhol dénonce ici des méthodes dures et cruelles de management. Aucune compassion pour écarter des cadres victimes de pressions pour quitter l'entreprise, les amenant jusqu au suicide. Sujet grave. Interprétation remarquable de Céline Salette et de Lambert Wilson. Une belle réussite
tout à fait crédible ; ce n'est pas le film du siècle mais c'est très bien interprété ; la RH reste antipathique jusqu'au bout, sans aucune empathie sinon pour elle-même ; pas de grosse surprise ni de talent particulier pour filmer. Je ne souhaite à personne de vivre ça mais on sait tous que ça existe.
Thriller psychologique et polar social grinçant sur le monde de l’entreprise et les horribles DRH aux stratégies délétères et qui mènent des campagnes de réduction des effectifs par tous les moyens, y compris ceux de pression psychologiques sur les personnes. Un bon premier film
Le réalisateur a parfaitement su retranscrire la culture d’entreprise dans les grosses boîtes, faite de « proactives », de « killeuses ». Un monde où on parle stratégie avant de traiter l’humain. Un univers froid renforcé à l’écran par l’absence de musique et l’interprétation de Céline Sallette en DRH glaciale – voire détestable -, décidant d’agir avant tout pour sauver sa peau. Tout concourt à provoquer le malaise et dénoncer certaines méthodes de management malheureusement bien réelles.