Corporate
Note moyenne
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Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2017
Voila une histoire qui malheuresement resume tout ce qu il y a plus
de vrai dans les entreprises et c est desolant.
Bravo a Celine Salette vraiment extraordinaire dans ce role.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2017
La souffrance au travail et le harcèlement (a)moral sont des sujets qui sont abordés de plus en plus fréquemment dans le cinéma français et ce n'est pas un mal. De bon matin a été le film pionnier et reste de loin le plus marquant. Après Carole Matthieu, passablement raté, voici Corporate qui se différencie de ses prédécesseurs en se plaçant à hauteur de la direction d'une grande entreprise, plus exactement auprès d'une DRH. Bonne pioche au demeurant puisque ce poste est central, voie royale de la transmission de la stratégie managériale. Du côté du bourreau a priori mais pouvant se retrouver vite chez les victimes au cas où il y aurait un chapeau à faire porter. Corporate est correctement écrit même s'il se focalise trop sur un personnage dont l'évolution psychologique semble relativement peu crédible quand on connait le fonctionnement interne des multinationales. Il y a un aspect "Guide du fonctionnement des ressources humaines au temps du capitalisme pour les nuls" qui est un peu laborieux mais, bon gré mal gré, le film ne manque pas de cohérence en dépit du fait qu'on ne sait absolument rien de l'entreprise décrite ni de ce à quoi travaillent ses collaborateurs. Une abstraction qui fait tâche quand on se targue de réalisme. Malheureusement, la mise en scène est à peu près inexistante et ne suscite pas vraiment d'adhésion à un sujet qui devrait nous prendre aux tripes. Les satisfactions, il y en a tout de même, viennent de l'interprétation de Céline Sallette, remarquable dans un rôle pas très sympathique, de Lambert Wilson, impeccable en hypocrite cauteleux et poisseux, et surtout de Violaine Fumeau qui humanise de belle façon le métier peu glamour d'inspectrice de travail.
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2017
Voilà un superbe rôle pour Céline Salette en Drh suivant les instructions du responsable de leur entreprise joué par Lambert Wilson pour faire leur possible pour que le personnel dont ils veulent se séparer selon des plans et la tout est permis jusqu'au suicide d un employé qui va changer la donne. C'est vraiment un film à voir
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2017
L’entreprise et son univers impitoyable trouvent ici un plutôt bel écrin. Quelques long-métrages français ont déjà pris le pouls du monde du travail hexagonal, de l’implacable « Violence des échanges en milieu tempéré » au plus récent « Carole Mathieu » avec Isabelle Adjani au sujet très similaire. Ici, le point de départ est terriblement d’actualité avec les techniques de pression exercées par les ressources humaines pour pousser les employés à la démission voire au pire, du burn-out au suicide comme ici. Une entame très intéressante et qui va directement dans le vif du sujet pour nous faire pénétrer dans les côtés les plus sombres du management des grandes entreprises, où l’on vous demande d’être le plus « Corporate » possible.

Céline Sallette est impeccable dans le rôle de cette responsable des ressource humaines plutôt mal-aimable et froide. Une killeuse comme on les nomme dans le monde de l’entreprise actuel. Dès lors que le postulat social de base se mue en thriller avec enquête de l’inspection du travail et retournements de situation, il reste plutôt prenant. Un peu moins quand il adopte un virage plus psychologique en revenant sur les états d’âme du personnage principal. Là il se révèle plus maladroit et perd, durant un ventre mou d’une vingtaine de minutes en milieu de bobine, un peu de notre intérêt. Il est également dommage que la bonne morale vienne entraver le dernier acte, ce milieu étant peu propice aux regrets mais répondant davantage à des objectifs individualistes et des objectifs de carrière.

Le premier film de Nicolas Silhol s’avère cependant une tentative réussie de tentative de suspense mêlant l’aspect social et psychologique au sein d’un univers peu vu dans la cadre du cinéma français, celui des grandes multinationales. Les défauts formels de nombre de premiers long-métrages sont là avec une image très terne, ici à la limite de la sitcom haut de gamme. Alors qu’on aurait clairement aimé des cadrages appliqués et une photographique anxiogène et glacée, à l’image de la structure où se déroule le film. Mais « Corporate » a le mérite de nous poser les bonnes questions, éthiques et morales. Sur les limites à ne pas dépasser dans le cadre d’un travail d’abord, mais également sur les pratiques de plus en plus courantes de management et des ressources humaines, loin, très loin, de toute déontologie. Captivant et bienvenu par les temps qui courent.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2017
je vais rassurer le réalisateur, il n'est pas sydney Lumet, loin s'en faut....Après le film a autant de qualités que de défauts, la direction d'acteur n'est pas très glamour, ni très émotionnelle, un grand dommage.....La technique elle manque d'audace je crois et de tension surement, un bon film n'est pas qu'un discours social sans un soin apporté aux travellings, (absent, à la musique (absente) à la photographie (inexistante).......Voilà pour le côté pile du film????L'autre face elle est importante par son discours social plein de réalisme et de percussion, elle est nettement plus intéressante même si l'intrigue reste toujours en retrait à cause de la technique inaboutie......il y a quelques phrases choc, de bons comédiens (Lambert Wilson avec son look de catho trop coiffé ne m'a pas convaincu en DRG).....Le mérite du film est quand même de traiter la souffrance au travail....Manque hélas l'émotion.....A vous de voir
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2017
Céline Sallette et Lambert Wilson, tous deux excellents dans leurs rôles respectifs. Le harcèlement moral, très bon thème dans la configuration d'une entreprise qu'elle soit privée ou publique, car hélas, cela existe. Les évaluations annuelles, la corvée pour les chefs de service et le stress pour les salariés. Dans ce film on ressent cette pression dès les premières images. Je ne veux pas dévoiler davantage la suite (dans mon entourage on m'a déjà dit que je divulguais trop de choses), donc une seule chose à vous dire, film à ne pas rater !!!
Jonathan J.
Jonathan J.

58 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2017
Vu dans le cadre du festival premier plan à Angers, deux mois après je n'en ai plus énormément de souvenirs, ce qui n'est pas la preuve d'un film marquant.

La mise en scène est très classique, limite téléfilm (a gros budget certes), le sujet abordé (burnout au travail) n'est pas aussi original que l'équipe tendait à le faire croire.

Le scénario qui tend un poil vers le thriller (avec l'inspectrice du travail) sans être mauvais est assez banal, pas de surprises pour qui connaît le monde de l'entreprise ultra capitaliste.

Les acteurs sont eux aussi assez moyens.

Bref un film très moyen, qui ne marque pas, sauf si le sujet vous intéresse vraiment, autant attendre un passage TV

D'ailleurs la séance de Q/R après la séance a réservé quelques moments gênants, les acteurs ne semblant pas trop ce qu'ils faisaient dans ce film, mis à part qu'ils "avaient eu un rôle".
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2017
Nicolas Silhol dénonce ici des méthodes dures et cruelles de management. Aucune compassion pour écarter des cadres victimes de pressions pour quitter l'entreprise, les amenant jusqu au suicide. Sujet grave. Interprétation remarquable de Céline Salette et de Lambert Wilson. Une belle réussite
clamarch
clamarch

16 abonnés 219 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2017
tout à fait crédible ; ce n'est pas le film du siècle mais c'est très bien interprété ; la RH reste antipathique jusqu'au bout, sans aucune empathie sinon pour elle-même ; pas de grosse surprise ni de talent particulier pour filmer. Je ne souhaite à personne de vivre ça mais on sait tous que ça existe.
Yves S
Yves S

18 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2017
Thriller psychologique et polar social grinçant sur le monde de l’entreprise et les horribles DRH aux stratégies délétères et qui mènent des campagnes de réduction des effectifs par tous les moyens, y compris ceux de pression psychologiques sur les personnes. Un bon premier film

voir ma critique complète dans frenchtouch2
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2017
Le réalisateur a parfaitement su retranscrire la culture d’entreprise dans les grosses boîtes, faite de « proactives », de « killeuses ». Un monde où on parle stratégie avant de traiter l’humain. Un univers froid renforcé à l’écran par l’absence de musique et l’interprétation de Céline Sallette en DRH glaciale – voire détestable -, décidant d’agir avant tout pour sauver sa peau. Tout concourt à provoquer le malaise et dénoncer certaines méthodes de management malheureusement bien réelles.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2017
Corporate ne m’a pas laissé indifférent ; je travaille dans les RH et suis manager....
Ma passion pour le 7e art me pousse à être à la fus de fiction ou docu abordant le sujet de l’entreprise et des RH. Je suis l’actualité, scrute les salles obscures et suis à l’écoute des réactions de tout bord sur ce sujet.
Avec Corporate, Nicolas Silhol s’attaque, donc pour son premier long métrage, à la problématique du mal-être au travail ; mais la particularité de sa réalisation c’est le point de vue féminin. Il est porté par Celine Sallette incarnant la RRH (Emilie Tesson-Hansen) du département finance du siège de cette multinationale de l’agroalimentaire. Femme dans le contrôle permanent afin de donner une image impeccable d’elle même et de son professionnalisme. Son engagement est sans faille pour un système et un management qui lui promet une carrière toujours plus brillante. Elle maîtrise à la perfection les éléments de langage, adopte une stratégie élaborée, faite de pressions psychologiques, de menaces voilées. Le drame fissure ses belles certitudes et brise le masque de l’éco système feutré du siège et des RH. Une avalanche de questions s’abat sur tout ce beau monde : qui est réellement coupable ? Elle ? Son patron ? Les collègues silencieux ? La chaîne de commandement dans la multinationale où tous travaillent en baissant les yeux ? Défaillances individuelles ? Ou responsabilités collectives ? Qui va porter le chapeau ?
Pour la RRH la situation se retourne : de prédateur elle devient proie de son manager, de sa direction, de ses collègues…
Pour ma part j’ai apprécié ces questionnements que Nicolas Silhol fait émerger d’une manière clinique et implacable grâce à sa direction d’acteur, son scénario. Il appuie sur tous les rouages de l’entreprise, le regard des collaborateurs, les nouvelles alliances qui se profilent, se construit, les règlements de comptant qui s’organisent. Il nous rappelle froidement que l’entreprise est une pièce de théâtre permanente, oscillant dans un genre flou entre drames, parfois hélas, et comédie, rarement.
Celine Sallette campe un personnage très en nuance avec une double posture pro et perso pertinente. Son jeu accroît la crédibilité de l’intrigue et montre, avec une certaine finesse, le cheminement psychologique de son personnage à laquelle tout réussit. Lambert Wilson en Stéphane Froncart DRH du siège incarne un management implacable, froid et manipulateur, où il n’y a pas d’amis, mais des alliances et des intérêts en jeux.
Les qq. scènes de réunion de management RH sont particulièrement savoureuses notamment Frocart demandant l’ordre du jour à un de ses collaborateurs….
Enfin les dialogues professionnels font mouche, voire même trop ; rares sont les salariés qui maîtrisent autant les éléments de langage que Émilie, ou Stephane son manager. Pourtant le « rien à se reprocher »….  « Nous n’avons fait que notre travail » est assourdissant tellement ils sonnent faux dans ce drame… Mais si souvent utilisé...

Pour une profession féminisée à 85 %, le point de vue féminin interroge en creux, jusqu’à quelles extrémités une femme doit-elle aller pour s’imposer dans un monde d’hommes ? Pourtant je dirais que c’est une approche hasardeuse du « genre » qui supposerait une prédisposition des hommes à être plus violent ? Plus inhumain ? Je ne le pense pas… en tout cas c’est un sujet glissant dans un contexte d’entreprise de politique Responsabilité Social Entreprise (RSE).
Il y a aussi une lecture de Corporate plus engageante « Jusqu’ou doit on être solidaire de son entreprise ? »
La question morale se pose aussi « Jusqu’où peut-on être “corporate” ? »; d’autant plus cette question morale est centrale dans l’actualité récente politico judiciaire.
Ce regard interroge le spectateur-cadre que je suis dont les termes engagement, contrôle, carrière résonnent à la manière d’un réflexe pavlovien.
Cette première partie du film contextualisant et décrivant les conséquences du drame est particulièrement efficace, et fait ressortir un vrai questionnement sur la posture et le positionnement des directions des ressources humaines. Le syndicat pro des RH a d'ailleurs réagit : la mission des RH est « nécessairement équilibré entre des intérêts parfois contradictoires voire divergents » dixit, Laurence BERTAUD, présidente du groupe ANDRH Alsace Strasbourg.
La seconde partie plus fictionnelle reste à mon sens plus fantasmé et simpliste : le bourreau peut-il devenir super héros… Il faut aussi noté un oubli de taille : l’absence des partenaires sociaux et IRP dans l’intrigue en dehors de l’évocation du CHSCT.
J'ai noté 3 étoiles / 5
Sushi-Overdose
Sushi-Overdose

16 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2017
"Coporate" s'attaque à un fléau de notre société trop ignoré par le 7ème art, celui de la souffrance au travail. En plaçant le spectateur du côté d'une responsable des ressources humaines aux méthodes volontairement insidieuse, le réalisateur évite les écueils d'un récit du côté des victimes, sans pour autant perdre la force du propos. Céline Sallette, remarquable - comme toujours ? - dans le premier rôle est entourée de comédiennes aussi en pleine maîtrise de leur art, dont Violaine Fumeau en inspectrice du travail à la fois ferme mais humaine.
Hélas, le film ne gagne jamais en intensité par la trivialité de sa mise en scène. Loin d'un style alerte et direct comme "La loi du marché", "Corporate" s'avère plat avec son langage filmique des plus pauvres.
C'est dommage, car il y avait tout le potentiel de livrer une oeuvre forte, entre le thriller et le drame, sur des situations qui ne devraient même pas exister dans le monde de l'entreprise.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 mars 2017
Un sujet dans l'air du temps : la pression organisée au travail et comment elle peut déraper grave.
Deux premiers rôles pour deux comédiennes magnifiques qui incarnent, chacune à sa manière, une fonction de pouvoir. Les hommes sont relégués au second plan. Lambert Wilson, sobre, élégant et incisif, nest pas le héros de ce combat qui montre que la copération est possible - entre femmes. Le scénario, très efficace pour raconter les petites histoires, pêche dans sa structure globale qui rend ce "polar social" - dixit Nicolas Silhol - parfois un peu poussif.
Mais la satire de l'entreprise néo libérale est réussie et ce film ouvre le champ pour une série dont l'inspecteur du travail, personne honni des entrepreneurs, serait le héros
Catherine P.
Catherine P.

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2017
Film super à ne rater sous aucun prétexte avec une Céline extraordinaire dans ce rôle de Corporate.
Merci à elle si sympa et abordable dans la "vraie vie".
Merci à Nicolas de dénoncer tous ces scandales dans nos vies professionnelles, au même titre que "la fille de Brest" ! Ce courage vous honore !
Pleins d'entrées à vous et peut-être une récompense ! Encore merci beaucoup !
J'ai passé une excellente soirée grâce à vous.
Catherine d'Aix en Provence Mazarin
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