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Artriste
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3,0
Publiée le 19 avril 2022
Avec Anon, Andrew Niccol nous offre là un film de science-fiction en dessous de ses standards habituels pour un résultat convenable mais manquant de surprises. L'histoire nous plonge dans un monde futuriste ou les habitants ont des implants bioniques leur permettant de revoir tout ce qu'ils ont vécus, mettant ainsi fin à l'anonymat dans cette société proche du totalitarisme. On va y suivre de près l'inspecteur Sal qui va se voir confronté à une série de meurtres à élucider, se retrouvant face à une femme sans identité fortement présumée. Si sur le le papier ce scénario peut paraître complexe, dans les faits l'ensemble est compréhensible. Hélas pendant environ une heure quarante-cinq, on se retrouvent devant un récit convenu et sans étonnements, brisant un peu l'enjeu. Si les thèmes traités sont intéressants, cela a déjà été vu et l'enquête menée ici limite le développement du sujet. Il en va de même concernant les personnages qui ont une certaine profondeur mais qui ne parviennent malgré tout pas à être touchants. Pourtant ces derniers sont incarnés par des acteurs appréciables avec en tête Clive Owen et Amanda Seyfried qui n'ont pas grand chose à défendre dans ces rôles même si leur prestation sont de bonne factures. Le reste du casting ne marquera pas plus que ça les esprits. Les échanges entre tous ces individus ne dégagent pas beaucoup d'émotions la faute à des dialogues peu captivants. La forme est à l'image du fond c'est à dire assez quelconque. En effet la réalisation d'Andrew Niccol fait le stricte minimum même si ça reste visuellement propre, le tout manque d'identité. La faute à des environnements assez communs n'arrivant pas à créer un univers singulier. Cependant le montage parvient à donner du rythme et rend l'histoire lisible. La b.o. est du même acabit, à savoir dans le ton mais peu mémorable à l'image de la fin correcte mais attendue. Au final, Anon déçoit au vu du cinéaste derrière le projet qui nous à habitué à bien mieux même si en l'état ça reste un long-métrage à découvrir, bien qu'il ne soit pas indispensable contrairement à ses autres œuvres.
Andrew Niccol nous sort à nouveau un ses films d’anticipation (science-fiction proche) dont il a le secret, et c’est glaçant de réalisme mis dans une atmosphère volontairement froide et sombre pour accentuer la connexion permanente au net qui prend le dessus sur les relations humaines et sociales. Le concept est génial et le scénario intelligent nous maintient toujours en haleine. Quant aux questions et critiquent que soulèvent ce film, il n’y a rien à dire tant les sujets sont nombreux et dans l’air du temps : la vie privée, la sécurité humaine et informatique, l’enregistrement des données, la connexion permanente, … Le genre de film dont on redemande.
J'ai vu un film... qui m'a bluffé par son parti-pris de raconter un futur proche avec les codes des années 50/60. Les voitures à hydrogènes sont sorties des fifties. Les costumes et les chapeaux sont furieusement vintage... On fume, on boit, on baise comme avant les années 2000... Le futur dystopique aurait pu être aseptisé, eh bien, il ne l'est pas. J'ai adoré l'intégration de la technologie dans le quotidien, avec la réflexion autour de la sécurité des données personnelles et la volonté totale de transparence, mise en oeuvre comme un dogme irréfutable... Ce film donne sacrément à réfléchir sur le fait de savoir si ce qu'on a à cacher doit rester secret, ou si pour être heureux, vivons caché... La liberté personnelle est au coeur du débat. Clive Owen et Amanda Seyfried sont très convaincants, et vraiment très bien assortis. J'ai adoré la réalisation, avec la recherche de plans longs, et la mise en perspective des décors. Après, la fin, je dois avouer qu'elle ne m'a parue très claire, mais finalement, ce n'est pas important, tant l'intrigue globale, et l'ambiance du film m'ont tenu en haleine... un très bon moment !
On entre dans un épisode de black mirror avec un Clive Owen qui sert bien cette histoire. Ce n est pas le scénario parfait quelques incohérences peut-être dans le déroulement pas toujours compréhensible de l intrigue... d un rythme peut-être lent. Néanmoins on suivra cette enquête avec une certaine curiosité, immergé dans ce futur qui semble proche. Ce n est pas mal même si À. Niccol semble capable de mieux. Un divertissement qui convient dans une programmation Netflix mais pas plus
De bons acteurs , pour une série B policière, pas toujours à la hauteur. un scénario pas très crédible. Par contre de très beaux paysages en extérieur, qui donne une dimension extra terrestre au film. Bien choisit
6 193 abonnés
18 103 critiques
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1,5
Publiée le 5 août 2021
Le début de Anon est prometteur et l'idée générale est intéressante et les effets spéciaux sont assez subtils pour bien transmettre l'histoire. Cependant nous sommes dans le futur et le personnage principal fume des cigarettes comme si nous étions en 1987. Il y a beaucoup trop de clichés scénaristiques et de répliques de mauvais goût à tel point que l'intrigue s'en trouve distraite. Le début prometteur semble se diluer radicalement avec le mauvais scénario et la prestation médiocre des acteurs et actrices il est parfois difficile de distinguer qui est en faute. La nudité bon marché est abondante une scène de sexe au chausse-pied la marque de fabrique d'Amanda Seyfried tous les signes révélateurs d'un manque de confiance dans les niveaux d'intérêt de l'intrigue. L'intrigue secondaire du fils mort était une touche intéressante qui n'a pas été suffisamment explorée. Au lieu d'approfondir le personnage elle a été balayée comme un levier de tension bon marché. Les décisions prises par le personnage principal Sal sont au mieux déroutantes je ne comprends pas ce personnage et je n'ai pas été capable de m'identifier à lui de quelque manière que ce soit...
Quel drôle de film SF , on dirait un test visuel mélangeant un vieux film noir et des extraits de POI ( person of interest) . Cela donne un décor d'une froideur extrême avec ses lignes en béton brut et un ciel perpétuellement gris , comme une suite au clip de HURTS ( wonderful Life).. L'idée de base n'est pas mauvaise mais il faut au spectateur , un certain temps pour en comprendre le fonctionnement , quand on s'attend à de l'action, le personnage reste assis , sans bouger le regard dans le vide. Tout se joue dans "l'Ether", la base de données ultime où la vie privée est un délit. Fan d'effets spéciaux, d'actions à tout va , de super héros invincibles, style Marvel, passez votre chemin , Anon est particulier, certes pas fini correctement ( à mon goût ) mais il arrive à nous faire croire que la vrai Liberté c'est l'anonymat. Assez ironique en ces temps de réseaux sociaux . Pas un chef d’œuvre mais a voir car il a le mérite d'exister.. ( bon je change ma note, il passe à 3 stars :-) j'aime bien les films "particuliers".
Une histoire très intéressante, sur un futur tout aussi intéressant. La lenteur du film, des musiques et de l'ensemble permette à la fois une immersion dans monde froid et faux, et à la fois une grande difficulté d'accrocher. Dans l'ensemble un film moyen, qui aussi étrange que cela soit-il, serait bizarre différemment.
Dans un futur proche, des implants oculaires et d’immenses base de données permettent à la police de connaître les allées-et-venues de chaque individu en temps réel. Une série de meurtres n ‘ont pas été élucidés. Ils n’ont pu être réalisés qu’au prix d’une manipulation informatique sophistiquée pour contourner ce dispositif de surveillance. L’inspecteur Sal Frieland (Clive Owen) est chargé de l’enquête. Il réussit à piéger une mystérieuse hackeuse (Amanda Seyfried).
Andrew Niccol est un réalisateur que j’adore et dont j’ai vu tous les films. Son tout premier, "Bienvenue à Gattaca", est un de mes films préférés – que je n’ose pas revoir de peur de constater combien il a vieilli. "S1m0ne", l’invention d’une star analogique, m’avait moins convaincu. "Lord of War", sur les traces d’un trafiquant d’armes en Afrique, contient l’un des plans d’ouverture les plus incroyables de l’histoire du cinéma. "Time Out" est une distrayante dystopie servie par ses deux jeunes interprètes, Amanda Seyfried (qu’on retrouve au casting de "Anon") et Justin Timberlake. "Good Kill" enfin est une réflexion intelligente sur l’éthique des pilotes de drone.
C’est donc avec gourmandise que je me suis précipité sur son dernier film, directement sorti en mai 2018 sur Netflix.
Hélas le résultat n’est pas concluant. Certes Andrew Niccol a réussi à créer une atmosphère, une ambiance, qui n’est pas sans rappeler celle de "La Taupe" avec des décors minimalistes, des rues sans trafic, d’immenses espaces de bureaux, des appartements sans âme… Des fonctionnaires de police habillés à la mode des années cinquante s’y croisent sans mallette ni papier, leur outil de travail au fond de leur œil, chuchotant quelques lignes de dialogues souvent hermétiques.
Si donc les décors et les costumes sont remarquables, le scénario ne tient pas la route. On s’y intéresse un moment ; puis on s’en désintéresse une fois qu’on croit en avoir compris le pauvre ressort jusqu’à une scène finale qui me sera définitivement restée obscure.
Déçu par ce mauvais thriller de SF complexifié à outrance et pour pas grand chose. Il faut de plus adhérer au concept et le trouver cohérent ce qui n'est vraiment pas simple. On est très loin de l'excellent bienvenue a Gattaca du même Niccol.
Chef d'oeuvre ! Encore une fois après 'Bienvenue à Gattaca', un nouvel opus remarquable du maître de la Science-Fiction qu'est Andrew Niccol ! Certes ce n'est pas un film pour les moutons bêlants du grand écran en mal d'actions tonitruantes ou téléphonées compensant d'étroites vies aseptisées... Ce film dont Niccol est le scénariste et réalisateur mêle de façon particulièrement subtile une réflexion philosophique sur la notion d'intimité et de dérive technologique (préfigurant ce qui se prépare à l'horizon 2021...) avec en arrière fond une illustration à peine voilée de la notion occulte d'Akasha tirée de l'occultisme et de certaines pratiques mystiques... Comprenne qui osera ... La réalisation, la photographie et le montage sont époustouflants de maîtrise et d'exigence esthétique et la direction d'acteurs au même niveau. Jamais de pathos ni de débordements émotionnels primaires ici, ce qui déplait certes à plus d'un... Rien n'est laissé au hasard dans ce film, du titre lui-même jusqu'au moindre symbole parsemant la narration filmique.
Le point fort de ce film est l'aspect sobre et esthétique qui contraste avec les productions habituelles SF qui jouent sur la surenchère visuelle. Ici c'est environnement en béton, costumes, voitures et meubles noirs. Cet environnement est bien raccord avec la société technologique totalitaire qui nous est dépeint et dont une femme énigmatique est le grain de sable qui menace le système. On aurait aimé une fin un peu plus relevée mais ce film est un bon polar SF avec de bons acteurs, qui certes ne révolutionne pas le genre mais assez réussit pour nous faire passer un bon moment tout en interrogeant notre société numérique.
Si on regarde le film sans apriori, on peut être agréablement surpris. Il reste plutôt cohérent et n'est pas complètement improbable. Pour ma part, je suis bon public et je n'ai trouvé plutôt pas mal. Par contre, la fin est vraiment expédiée et bâclée.
Superbe et déstabilisant. Dans un monde hyper connecter , plus d'intimité. Toute nos informations personnelles passe à travers la pupille . Enquête d'un policier sur des meurtres. ..