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bendelette
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5,0
Publiée le 15 mars 2019
Preuve que la réalité dépasse la fiction.Cette juge est un personnage de roman à elle toute seule accompagnée par ses "clients",une toile d'une certaine société,et tout cela avec doigté,humour.Passionnant du début jusqu'à la fin.
L'affiche pour «Ni juge, ni soumise» contient la phrase «Ce n'est pas du cinéma c'est pire». Cette petite phrase fait référence au fait que ce documentaire basé sur une juge d'un certain âge qui est aussi, n'est pas un vrai film, mais plutôt un regard intime, quasi-voyeuristique, sur cette dame pendant une brève période. On n'apprend rien sur rien, mais on rit beaucoup, avec malaise souvent. On est choqué par des photos des femmes battues à mort, des terroristes tenant les têtes décapitées, et un corps déterré, mais on est plus choqué par les remarques de ce juge et encore plus par ses jugements. Ce film est inqualifiable sauf pour dire, «Voyez-le!»
très beau film très beau des commentaires un peu la suite du strip-tease émission la juger formidable par moment on rigole et par moment des scènes sont plus dures à voir absolument un des plus beaux documentaire que j'ai vu au cinéma un peu dans l'esprit de Raymond Depardon
Ce film documentaire réalisé par Jean Libon et Yves Hinant et sorti en 2018 est très bon ! Le film suit le quotidien d'une juge d'instruction bruxelloise. Tout d'abord, je suis fan de l'émission "Strip Tease" dont ce film en est l'adaptation en long-métrage, il m'était donc impossible de passer à côté de ce film ! J'aime en effet beaucoup cette émission car, comparée à Tellement Vrai par exemple, celle-ci est beaucoup plus honnête face à son public, les gens filmés ne sont pas des acteurs mais c'est réellement la vérité qui est d'ailleurs souvent rendu à l'écran d'une manière assez crue. De plus, l'émission adopte des partis de mise en scène qui ressemble déjà énormément au cinéma, à la fiction, une adaptation au cinéma est donc plus ou moins normale en ce qui concerne ce format. Malgré tout, j'avais un peu peur que cela fasse un peu long une heure quarante de "Strip Tease". Et bien pas du tout ! On retrouve toute l'essence de l'émission originelle dans une histoire touchante et pleine de rebondissements. Il y a en effet des cas pour lesquels la réalité dépasse la fiction et c'est ici l'exemple parfait avec notamment des cas très particuliers et intéressants que traitent la juge d'instruction. La juge en elle-même vaut également son pesant d'or car nous avons une nouvelle fois affaire ici (comme dans beaucoup de "Strip Tease") à un personnage atypique qui peut sortir des répliques inattendues et très drôles à tout instant et qui se retrouve dans des situations quelques fois un peu particulières. Je ne suis pas déçu non plus de la mise en scène qui est très travaillée. "Ni juge, ni soumise" est donc un film documentaire très intéressant qui n'a, pour le coup, pas volé son César !
Documentaire sur la justice d'instruction au quotidien. Plongée dans la misère humaine, rehaussée par la personnalité de la juge d'instruction et la manière "strip-tease " appliquée à un long métrage. Pas de leçon, pas de morale. Juste à voir et à réfléchir.
Correct, varié, mais un peu trop à la recherche du ridicule pour mon goût.
Je pense n avoir jamais vu l émission striptease, peut être 10mn à l occasion, mais jamais une émission entière. Je connaissais le principe : documentaire sans intervention mais je n'y croyais et n'y crois toujours pas. Choisit un sujet, choisir un personnage que l on suit, monter des séquences : il n' y a pas que les questions, il y a de nombreuses façon d arriver à ses fins.
Toujours est il que ridicule n est pas celui qui m est venu en premier, j ai d abord pense à grand guignol mais dans le sens de recherche et d exagération de la réalité pour prendre de la distance avec elle en la rendant ridicule.
C est toujours difficile dans un tel film de savoir le degré de fabrication de ce qu'on voit. Par exemple, le parapluie rose. Dans mon souvenir on commence par voir le parapluie rose puis on la voit, on voit les autres et ce n est que à ce moment là qu'ils se mettent à parler et qu on comprend le contexte. Tout cela m a l air un peu trop outré pour ne pas être fabriqué, ou au moins refait.
Il y a quelques moments qui m'ont plus plu comme cet homme qui pleure et supplie pour ne pas aller en prison avec son avocate qui finit par avouer "vous imaginez, ça fait 10 ans qu'il est mon client et que je dois le supporter". Sauf erreur et si j ai bien compris, c est le même qui vers le début a tenté d expliquer qu'il se reconnaît à l image mais qu il ne se souvient pas d avoir agressé là personnage âgée au distributeur pour lui voler ce qu elle retirait. Que pour lui il n a pas eu d acte de violence, qu'il voulait juste se servir du distributeur. Avec le cri du cœur de son avocat qui dit "oh non, vous n'allez quand même pas dire cela". A l'inverse, tout le début sur les calculs de combien coûterait d incarcérer le prévenu sont un peu ridicules, décousus - une longue séquence qui se perd en chemin et fini en queue de poisson.
Dans ce documentaire, on croirait presque à de la fiction tellement nous tombons sur des cas peu ordinaires. Le côté décalé est vraiment à l’honneur avec un personnage de la juge folklorique. Il y a beaucoup de touche d’humour fait par Anne Gruwez durant les différentes confrontations avec les suspects. On comprend rapidement que tout cela est fait pour créer un détachement par rapport à ces sordides affaires. J’étais tout de même gêné par moment des rires dans la salle de spectateurs qui semblaient oublier que cela n’était pas du cinéma mais la réalité. Comme des gens qui se régalent de la déchéance humaine. Attention, cependant les rires que provoquent cette juge ne rendent pas ce reportage moins sérieux. Il ne faut pas oublier que le tournage a duré pendant 3 ans. On arrive à voir aussi quelles peuvent être les limites de la justice quand tout le pouvoir est confié à une seule personne. Même si le côté humaniste de la juge ressort beaucoup, par moment on ressent quand même pas mal de zèle dans sa manière de s’exprimer au suspect. L’idée d’avoir rajouté une enquête pour meurtre en fil rouge est bien senti. On est pris dedans et cela rajoute beaucoup d’intérêt. Ça permet aussi un changement de rythme et une variété qui fait que l’on ne s’ennuie pas. Vue la réussite de ce reportage, on espère que STRIPTEASE s’attaquera de nouveau au grand écran.
Il n’est pas fréquent qu’une émission documentaire finisse par se frayer un chemin jusqu’aux salles de cinéma mais ‘Strip-tease’ a toujours été un cas à part. Pourtant, ‘Ni juge ni soumise’ n’est pas à proprement parler un épisode qui tirerait en longueur de la célèbre émission lancée par la RTBF en 1985 : tout simplement, Libon et Hinant figuraient parmi les réguliers à la réalisation et la juge Anne Gruwez était déjà apparue dans un épisode de ‘Tout ça ne nous rendra pas le Congo’, plus proche successeur spirituel de l’émission. Du reste, le modus operandi est rigoureusement identique à ce qu’il a été durant les 30 ans d’existence de ce programme-culte : des moments saisis sur le vif - on pourrait dire presque “volés” - qui laissent chacun s’exprimer de la manière dont il le souhaite et surtout, aucun commentaire, aucune contextualisation du propos : c’est la réalité brute, du moins la réalité brute mise en scène par quelqu’un qui sait qu’il est filmé et que le sujet sera diffusé à l’antenne. Ici, il s’agit donc Anne Gruwez, une juge d’instruction bruxelloise et ce qu’on appelle une “bonne cliente” par son mélange d’autorité, d’humour pince-sans-rire et de bonhomie : fidèle en tous points au mode opératoire habituel, on la voit discuter avec ses collègues, recevoir ses “clients” et interagir avec eux de manière tour à tour affable, compréhensive, piquante ou cinglante en fonction du comportement des prévenus, ou en privé, jardiner avec son rat de compagnie sur l’épaule. En toile de fond de ce quotidien administratif et juridique, on suit un Cold Case vieux de vingt ans, avec deux prostituées victimes d’un tueur jamais identifié. Evidemment, c’est souvent drôle, noir mais drôle, et tant pis pour ceux qui pensent (et ont toujours pensé) que l’objectif de Strip-Tease est de faire rire aux dépens de la misère sociale et intellectuelle de ses protagonistes : l’humour pince-sans-rire, l’accent coloré et l’assurance tranquille avec laquelle cette juge assène ses convictions et ses vérités donnent parfois l’impression que Anne Gruwez est jouée par Yolande Moreau ! Les belles âmes pourraient s’émouvoir du franc-parler de la juge vis-à-vis de prévenus très majoritairement d’origine étrangère, ou se demander comment on peut tranquillement faire apparaître à l’écran les photos de femmes massacrées vingt ans plus tôt ou l’exhumation d’un corps en pleine putréfaction, dont la juge assure benoîtement aux policiers “qu’il ne sent pas si mauvais” : il y a ce souci de la vérité toute nue, évidemment,...mais il y a aussi cet esprit un peu punk et anar de ne s’imposer aucun tabou, quitte à les briser si nécessaire. Vu l’époque dans laquelle on vit, ‘Strip-tease’ serait sans doute encore plus utile aujourd’hui qu’il ne l’était voici 30 ans !
Anne Gruwez est carrément un Personnage, femme opiniâtre dotée d'un sacré recul sur sa fonction, face aux faits divers parfois bien glauques auxquels est quotidiennement confrontée. Un Documentaire essentiel qui finalement nous replonge dans les maux de notre Société, par le biais de l'humour, du sordide et du misérable... Juge en Belgique mais ce sont les mêmes dérives - la même misère sociale & culturelle qui nous pètent au nez. On rit oui, mais à rebours, c'est assez glaçant. A voir sans modération.
Quelques minutes suffisent pour mépriser cette juge arrogante, cynique, à l'humour douteux et surtout d'un mépris insupportable. Dans le monde du travail malheureusement, ces gens là sont dans une toute puissance permanente et vraiment après ces quelques minutes de sidération, j'ai préféré m'en tenir à cette impression en coupant court .
C'est extremement bien fait, on plonge vraiment dans le quotidien de cette juge d'instruction... le "spectacle" de la misere humaine la plus dure qui soit... On observe la distance professionnelle et psychologique avec laquelle la Juge aborde ses affaires pour s'en proteger, tout en faisant preuve d'une humanité incroyable.
Deux choses m'ont néanmoins enormemement mises mal à l'aise : déjà le fait que les cas traités soient toujours ceux de personnes issues de l'immigration et souvent des musulmans (a croire que les blancs sont...blancs comme neige) puis il y avait surtout les rires des spectateurs dans la salle. Ces rires inappropriés...
Parfois c'est drole, parceque cette juge a des repliques incroyables...mais souvent ca rit des inculpés...aussi coupables soient-il on assiste juste aux effets les plus durs de la misère et il n'y a vraiment pas matiere à rire...tout du contraire. J'avais le sentiment d'une audience petit bourgeois qui venait se divertir avec le malheur des autres. Peut etre que je me trompe et qu'il ne s'agissait que de rires jaunes...mais j'en doute...
Il faut avoir le coeur bien accroché... ce docu est bon, important....mais on y passe pas un bon moment...sachez le avant de le voir.
Un streap-tease format long !?, Ça passe très bien et on ne s'ennuie jamais ! Ce documentaire où nous suivons des procédures de jugement peut évoquer "12 jours" de Raymond Depardon, sorti quelques mois plus tôt. De la même façon, la caméra filme objectivement des audiences, mais le vrai plus de "ni juge, ni soumise" est de suivre un personnage au caractère très marqué, une femme en dehors des codes et curieuse, dont les propos semblent toujours en décalage avec les situations. De plus, pour éviter le côté "enchaînement de petits sketchs", les réalisateurs ont eu l'intelligence de suivre une affaire d'homicides tout au long du film. Un bon moyen de nous maintenir attentif et de suivre Madame la juge dans ses déplacements !