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Un visiteur
1,0
Publiée le 7 octobre 2021
J'espère pour la justice belge qu'il existe des juges d'instruction plus compétents que cette dame qui apparemment ne cherche qu'à faire parler d'elle et estime tout connaître et tout savoir. Quel manque de pudeur... Le nombre de stéréotypes et âneries qu'elle arrive à sortir dans ce documentaire... ça ferait rire si c'était une bonne blague belge mais malheureusement c'est une triste réalité qu'elle est bien juge... je suis honteuse de la justice de mon pays quand je vois ça.
Au cœur de la vie professionnelle d'un juge. Le caractère bien trempé et bourrée d'une répartie remarquable, Mme Grumez scotche littéralement le spectateur à l'écran. Des affaires d'une gravité sans nom se succèdent dans ce documentaire, et le contraste avec cette nonchalance naturelle de la juge déstabilise autant qu'elle passionne. Aucun visage n'est flouté, favorisant une immersion complète. Un pur concentré de réalisme.
Ni juge, ni soumise. La justice belge est peut être à blâmer car elle autorise d'une certaine manière les poursuites contre un mort puisqu'un mot est déterré, le corps mutilé : on lui arrache des dents et on lui scie un morceau de tibia. Tout cela sous l'œil des caméras. Les réalisateurs ont trouvé une belle séquence de buzz et ils n'ont pas montré de retenue dans les images de profanation du corps. Toute cette investigation ordonnée par la "ni juge" pour savoir si l'ADN du mort pouvait correspondre à celui d'un meurtrier puisque l'Adn du précédent meurtrier suspecté par la "ni juge" ne matchait pas non plus. L'auteur du/des meurtre demeure inconnu car le déterré n'a pas été "coopératif"! Bref, une "ni juge" qui montre la qualité de ses investigations. Heureusement, que le nombre de suspects n'était pas immense, cela aurait pu faire plusieurs saisons. Des réalisateurs voyeurs à la recherche du sensationnel. Cela procure un malaise . Ce malaise est confirmé par les commentaires sur ce site qui évoquent les rires pendant les projections. J'ai vu le film à partir du dvd, et quand je découvre tous les drames et les situations évoquées, perso, la dernière chose dont j'ai envie c'est de rire. Pour résumer: Énormes malaises!
Dans ce documentaire, on croirait presque à de la fiction tellement nous tombons sur des cas peu ordinaires. Le côté décalé est vraiment à l’honneur avec un personnage de la juge folklorique. Il y a beaucoup de touche d’humour fait par Anne Gruwez durant les différentes confrontations avec les suspects. On comprend rapidement que tout cela est fait pour créer un détachement par rapport à ces sordides affaires. J’étais tout de même gêné par moment des rires dans la salle de spectateurs qui semblaient oublier que cela n’était pas du cinéma mais la réalité. Comme des gens qui se régalent de la déchéance humaine. Attention, cependant les rires que provoquent cette juge ne rendent pas ce reportage moins sérieux. Il ne faut pas oublier que le tournage a duré pendant 3 ans. On arrive à voir aussi quelles peuvent être les limites de la justice quand tout le pouvoir est confié à une seule personne. Même si le côté humaniste de la juge ressort beaucoup, par moment on ressent quand même pas mal de zèle dans sa manière de s’exprimer au suspect. L’idée d’avoir rajouté une enquête pour meurtre en fil rouge est bien senti. On est pris dedans et cela rajoute beaucoup d’intérêt. Ça permet aussi un changement de rythme et une variété qui fait que l’on ne s’ennuie pas. Vue la réussite de ce reportage, on espère que STRIPTEASE s’attaquera de nouveau au grand écran.
L’équipe de l’émission Strip-tease sortait en 2017 son premier long-métrage et nous prouvait qu’en Belgique, si on en doutait encore, la réalité pouvait amplement dépasser la fiction. En suivant le quotidien semi-romancé de la juge Anne Gruwez, à la personnalité haute en couleur – elle aime arpenter Bruxelles en 2CV, et travailler ses dossiers avec une souris sur son épaule – on plonge dans un délire où le comique n’est jamais loin du tragique, le documentaire du voyeurisme, l’hommage de la moquerie. BDSM, meurtres, consanguinité, délires sataniques, violence conjugale... tout y passe, gentiment agrémenté d’un prélèvement d’os sur un cadavre en gros plan. Un plaisir coupable dont on aurait tort de se priver, si l’on est pas trop allergique aux règles du genre.
Un film qui nous rappelle le cinéma de Depardon. Mais là, franchement peu convaincu des capacités de Madame le Juge, personnage truculent, voir folklorique, avec son rat sur l'épaule. Certaines auditions d'affaires graves sont risibles et prêtent franchement à sourire. De là à se demander s'il ne s'agit pas d'une œuvre de fiction il n'y a qu'un pas….
Est ce normal de se demander si on respecte un homme dont on montre le cadavre exhumé en le nommant ? Une femme en plein délire schizophrène qui a tué son fils ? Qui donne l'autorisation de telles impudeurs ? La vérité est que les avocats commis d'office n'ouvrent pas la bouche et ne défendent pas les droits de leur client. Les pauvres ne méritent donc même pas d'être respectés après leur mort. Une honte pour cette juge et ce documentaire.
Ce documentaire suit une juge belge (Anne Gruwez) gérer différentes affaires avec un extraordinaire humour pince-sans-rire. Il faut savoir manier habillement l'empathie et la distance nécessaire pour faire ce métier, et la personnalité de cette femme est hypnotisante.
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4,0
Publiée le 24 avril 2020
Souvenez vous de cette musique de gènèrique (le gènial Combo belge) et de de cette èmission culte diffusèe sur France 3 au dèbut des 90's où l'on y dècouvrait des personnages hors du commun. "Strip-tease" marque son grand retour...mais au cinèma avec un formidable film documentaire qui reprend tous les codes de l'èmission en y suivant une vraie juge d'instruction bruxelloise! Avec Anne Gruwez, la rèalitè est plus forte que la fiction! Et son discours, pas politiquement correct, expliquant à des dètenus (qui jouent la prison ou la privation de libertè immèdiate) ses quatre vèritès! Avec elle tout peut arriver et absolument rien ne la dèsarçonne! Une juge hors norme qui roule en 2 CV pour se rendre au bureau en ècoutant du Vladimir Cosma! Jean Libon et Yves Hinant ont su exploiter à l'ècran le naturel comique et sèrieux de Gruwez malgrè la complexitè et la diversitè des sujets abordès! Cèsar du meilleur film documentaire et ce n'est que justice tant "Ni juge, ni soumise" va de surprise en surprise spoiler: avec par exemple cette exhumation complètement surrèaliste ...
C'est bien mais pas exceptionnel, on sait que ça existe et c'est terrible, je ne trouve rien de constructif à ce genre de film/émission de style fait divers. En plus que des cas où les personnes sont des étrangères genre les belges blancs de souche sont impeccables. Désagréable.
Un documentaire "Strip tease" au-delà du réel. Nous sommes ici à des années lumière du documentaire dédié à "RBG" (Ruth Bader Ginsburg), des combats éthiques et des grands discours. On est dans la mise en pratique opérationnelle de la loi, concrete, limitée, intime. Car on sent bien que devant la misère et l'imbécillité crasse, la justice atteinte vite ses limites. Alors notre Yolande Moreau belge fait au mieux, accorde sa confiance ici, reste inflexible là. On oscille entre l'horreur d'une exhumation réalisée sans le respect élémentaire due aux dépouilles et entre le rire et le malaise devant ces "clients" qui passe leur vie sordide entre prison et délinquance voir pire. Tous sont maghrébins (ou turque). Est-ce représentatif ? L'absence de voix off, de commentaires, d'interview ne permet pas de donner un cadre à ce que l'on voit. Reste la puissance de ces rush bruts, dont on retiendra les dépositions de la spoiler: BDSM et ses secrêts d'un massage prostatiques réussis, de la famille de consanguins et d'une mère infanticide dont le détachement est absolument iréel.
Wouhoo, quelle vie que d être cette femme juge. J ai pris conscience d une réalité. Ce docu donne du relief à ce que j appelais avant des faits divers en les lisant de loin. Depuis que je l ai vu, "divers" est à présent inapproprié. Je préfère à présent histoires de vie.
Il n’est pas fréquent qu’une émission documentaire finisse par se frayer un chemin jusqu’aux salles de cinéma mais ‘Strip-tease’ a toujours été un cas à part. Pourtant, ‘Ni juge ni soumise’ n’est pas à proprement parler un épisode qui tirerait en longueur de la célèbre émission lancée par la RTBF en 1985 : tout simplement, Libon et Hinant figuraient parmi les réguliers à la réalisation et la juge Anne Gruwez était déjà apparue dans un épisode de ‘Tout ça ne nous rendra pas le Congo’, plus proche successeur spirituel de l’émission. Du reste, le modus operandi est rigoureusement identique à ce qu’il a été durant les 30 ans d’existence de ce programme-culte : des moments saisis sur le vif - on pourrait dire presque “volés” - qui laissent chacun s’exprimer de la manière dont il le souhaite et surtout, aucun commentaire, aucune contextualisation du propos : c’est la réalité brute, du moins la réalité brute mise en scène par quelqu’un qui sait qu’il est filmé et que le sujet sera diffusé à l’antenne. Ici, il s’agit donc Anne Gruwez, une juge d’instruction bruxelloise et ce qu’on appelle une “bonne cliente” par son mélange d’autorité, d’humour pince-sans-rire et de bonhomie : fidèle en tous points au mode opératoire habituel, on la voit discuter avec ses collègues, recevoir ses “clients” et interagir avec eux de manière tour à tour affable, compréhensive, piquante ou cinglante en fonction du comportement des prévenus, ou en privé, jardiner avec son rat de compagnie sur l’épaule. En toile de fond de ce quotidien administratif et juridique, on suit un Cold Case vieux de vingt ans, avec deux prostituées victimes d’un tueur jamais identifié. Evidemment, c’est souvent drôle, noir mais drôle, et tant pis pour ceux qui pensent (et ont toujours pensé) que l’objectif de Strip-Tease est de faire rire aux dépens de la misère sociale et intellectuelle de ses protagonistes : l’humour pince-sans-rire, l’accent coloré et l’assurance tranquille avec laquelle cette juge assène ses convictions et ses vérités donnent parfois l’impression que Anne Gruwez est jouée par Yolande Moreau ! Les belles âmes pourraient s’émouvoir du franc-parler de la juge vis-à-vis de prévenus très majoritairement d’origine étrangère, ou se demander comment on peut tranquillement faire apparaître à l’écran les photos de femmes massacrées vingt ans plus tôt ou l’exhumation d’un corps en pleine putréfaction, dont la juge assure benoîtement aux policiers “qu’il ne sent pas si mauvais” : il y a ce souci de la vérité toute nue, évidemment,...mais il y a aussi cet esprit un peu punk et anar de ne s’imposer aucun tabou, quitte à les briser si nécessaire. Vu l’époque dans laquelle on vit, ‘Strip-tease’ serait sans doute encore plus utile aujourd’hui qu’il ne l’était voici 30 ans !
Strip-Tease se décline au cinéma en suivant à nouveau une juge belge au caractère bien trempé. L'épisode télévisuel mettait déjà bien en valeur la truculence et l'appétence du métier exercé par une personnalité singulière. Cette version cinéma reprend ce point de vue en la suivant plus longuement dans son travail. Le documentaire commence par cet aspect assez cocasse de la dame: elle n'a pas sa langue dans sa poche, materne ou rappelle à l'ordre sèchement les citoyens. Des citoyens tout aussi amusants, par les erreurs, leurs techniques d'amadouement ou leur répartie. Puis vient la scène du cimetière, pas très agréable à regarder, où de démarque une fois encore cette personnalité qui semble à toute épreuve. Pourquoi filmer cela ? pourquoi secouer le spectateur après avoir débuter par un ton comique ? on ne sait pas vraiment. Jusqu'à la toute fin, la dernière scène glaçante et choquante. Fini la rigolade, le fait divers devient sordide et en même temps n'est plus vraiment un simple fait divers dans l'actualité contemporaine. Une partie du travail de la justice que cette femme doit aussi affronter. Cette scène est terrible. Terminer le film dessus laisse un goût vraiment étrange. Ce long dialogue hante durablement après la séance. On s'interroge à nouveau sur le point de vue du documentariste: montrer tous les aspectes du travail de juge ? ses réactions ? choquer le spectateur ? la pertinence est mise en question mais on ne peut nier la fascination que cette femme et son travail peut exercer. Ce n'est pas du Raymond Depardon, loin de là, mais c'est passionnant malgré tout.