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Marc L.
68 abonnés
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3,5
Publiée le 13 avril 2020
C’est sur sa période maritale avec son premier époux Henry Gauthiers-Villars, éditeur et mondain notoire, entre 1893 et 1905, que revient exclusivement Wash Westmoreland, une période où la campagnarde mal dégrossie qu’était alors Gabrielle-Sidonie Colette se transforma en célébrité sulfureuse des nuits parisiennes et devint la plus célèbre écrivaine française en activité, grâce au succès international de la série des “Claudine” officiellement écrite par son mari (ce qui ne trompait personne, en France en tout cas). En tant qu’auteure, Colette innova et s’imposa comme un pionnière de l’auto-fiction. Elle fascina, avec un style littéraire qui laissait une large place aux émotions et à la sensualité féminine ; en tant que personnalité publique, elle scandalisa par ses apparitions au music-hall et une vie privée où la bisexualité était vécue et assumée publiquement. Bien qu’il ne s’écarte jamais de la simple évocation factuelle des événements, ce biopic m’a plu, surtout parce que je ne connaissais pas grand chose de la personnalité ni de l’oeuvre de l’intéressée. Il s’agit d’une reconstitution studieuse et soigneuse, avec des décors et des costumes luxueux et un certain savoir-faire dans l’art de raconter un parcours de vie : une oeuvre patrimoniale “à la britannique”, ce qui tombe bien puisqu’il s’agit effectivement d’un film de facture anglo-saxonne, Colette y étant célébrée là-bas, peut-être encore plus qu’en France, comme une incarnation de la littérature française et une pionnière du féminisme. Ce dernier statut est assez paradoxal quand on sait que Colette était farouchement opposée au droit de vote des femmes et qu’elle méprisait les suffragettes : sa quête d’émancipation concernait avant tout la reconnaissance artistique et la liberté sexuelle. En tout cas, le réalisateur étant visiblement passionné par Colette il parvient sans peine à transmettre un peu de sa fascination pour sa personnalité.
tres bons acteurs et beaux décors. mais le film est assez fade, lent et pas très psychologique. ne retrace qu'une partie de ma vie de Colette. presque décevant.
Je n’ai pu résister à l’envie d’aller voir la version américano-britannique de « Colette ». C’est que j’adore cette écrivaine française, assurément ma préférée. Certes, j’étais loin d’être sûr d’aimer cette production. Mais la grande Colette vaut bien quelques risques.
Il m’a fallu quelques minutes pour accepter d’entendre l’auteure des « Claudine » s’exprimer dans la langue de la reine Elisabeth. Mais les traits ravissants de Keira Knightley ont rapidement dissipé ma gêne, d’autant que l’actrice britannique a aussi une jolie voix. Elle se glisse avec maestria dans le rôle de cette femme brillante qui avait beaucoup de charme.
Comme dans la plupart des biopics, les scénaristes ont pris des libertés avec la réalité, forçant çà et là le trait et inventant des scènes qui ne se sont vraisemblablement pas produites. Mais le fond, il me semble, reste pour l’essentiel juste. Willy, le premier mari de Colette, était bien ce libertin qui exploitait le talent de sa jeune épouse en signant ses romans de son seul nom. À lui le succès, la gloire et l’argent.
Le film raconte habilement comment l’écrivaine a fini par conquérir sa liberté. Un an après metoo#, c’est évidemment une histoire qui tombe à point nommé, Colette étant une pionnière de l’émancipation des femmes.
L’écrivaine était aussi bisexuelle, autre élément bien dans l’air du temps. Les scénaristes n’ont pas manqué d’exploiter cette facette sulfureuse, notamment pour l’époque, de la personnalité de Colette, au point d’en oublier qu’elle a eu pas moins de deux autres maris après Willy. Mais je veux bien leur pardonner, car le film de Wash Westmoreland se laisse voir très agréablement. Il n’atteint sans doute jamais la hauteur des œuvres de Colette, mais tout le monde n’est pas un génie.
Mon seul regret, c’est que le film ne montre pas à quel point l’œuvre de Colette a été et reste majeure.
C'est une certitude, Keira est une super actrice avec une palette de jeux très intéressante. Dommage qu'elle ne soit exploitée que pour ce genre de films que j'appelle "à costumes". Mais parlons du film, une peu de longueur dûe à un grand focus sur sa relation avec son mari Willy. Colette a eu plusieurs vies et j'aurais aimé un biopic qui couvre une plus large partie de son histoire. Aussi, la langue reste malheureusement une barrière, c'est un peu difficile de croire des acteurs avec l'accent très bristish jouer les français du paris du 19ème siècle. Moi qui privilégie les VOST, c'est la première fois que ça m'a dérangée.
Film ... bien fait - mise en scène parfaitement classique, de très bons acteurs, des costumes et des décors impeccables ... bref, c'est lisse, trop lisse, beaucoup trop lisse. Le scénario manque de souffle : il expose une suite d'anecdotes d'une manière superficielle .
Ce n'est pas un biopic relatant avec exactitude la vie de Colette mais le duo Keira Knightley - Dominic West fonctionne magnifiquement et, sans être de parfaites répliques, ils interprètent deux personnages hauts en couleur qui, à leur façon, sont une magnifique adaptation de ce couple si atypique. Un moment très agréable.
Avais peur qu une production américaine édulcore un peu la vie de Colette.. Mais c est pas le cas même si il est vrai que voir un film se déroulant à Paris et parlant d une écrivain française, en VO m a finalement beaucoup dérange. Mais assez belle description de l'époque.
Si le scénario d'un biopic est basé sur la vie d'une personne en l’occurrence ici Colette, l'acteur ou l'actrice choisi doit être à la hauteur du personnage qu'il incarne. Et Keira Knightley ici interprète à merveille cette écrivaine, partagée entre son mari qui exploite son talent et son désir d'épanouissement personnel. On peut parfois avoir peur de s'ennuyer dans un film qui doit retracer au plus près la réalité et qui ne peut donc pas se permettre trop d'originalité. Or nous avons ici une héroïne complexe, qui est elle-même une originale pour l'époque, donc pas de longueurs en perspective. Colette illustre parfaitement la soumission des femmes à leurs maris à l'époque, tout en montrant leur soif de liberté et de reconnaissance.
Mise en scène très classique qui évite l'écueil des scénettes faciles ou racoleuses. Cependant le film n'évite pas les sujets graveleux, sujets qui aujourd'hui n'étonnent certes pas mais qui respectent l'esprit... à la lettre, trop sans doute. Il manque bien entendu un grain de folie, un regard plus acéré pour donner à l'œuvre un caractère moins illustratif.
Colette est une personne symbolique de son époque sur tous les plans ! J'ai beaucoup aimé l'interprétation du rôle. Au début elle représente la femme typique de cette époque, mais finalement elle vas décider d'assumer qui elle est, fasse à son mari égoïste, elle vas avoir beaucoup de courage pour faire valoir ses droits en tant qu'auteur, elle vas prendre des risques ! En plus de vouloir devenir une femme auteur, elle vas imposer son style qui ne l'aidera pas forcément, s'habiller en costume comme un homme, se coiffeur comme un homme, avoir des relations extra-conjugale bi assumé ! On rentre au delà de ce qui se faisait à l'époque, puisque les femmes pouvait rarement s'élever au niveau social comme un homme, mais en plus de ça elle ne sera pas conventionnel !
Passé l'incongruité de voir un biopic sur Sidonie-Gabrielle Colette, égérie de la culture française du début du XXe, tourné en langue anglaise, il faut bien saluer la mission comme accomplie. Sitôt le générique de fin démarré, on n'a qu'une envie : se jeter sur toute la documentation disponible pour approfondir notre connaissance sur ce personnage précurseur. Au-delà de l'écrivaine talentueuse est dressé le portrait d'une femme du monde ayant eu trois coups d'avance sur les modes comme sur les mœurs. Le film raconte une émancipation, d'abord vis-à-vis d'une sexualité trop rigoureuse, puis d'un mari tirant la couverture à lui, et enfin d'une vie mondaine ennuyeuse à laquelle elle opposera le sens de la provocation, du scandale élégant, des actes visionnaires. Plutôt qu'un traitement exhaustif imparfait, l'histoire se concentre sur l'émergence de l'auteure avec un focus sur ses premiers succès, la série des Claudine. L'emphase est mise sur un Paris enjoué et innocent, loin de préfigurer la première guerre mondiale proche. Même la forme classiciste de la mise en scène ne gâche pas la portée du récit. Cette vie, profondément romanesque par nature, méritait bien ce coup de projecteur cinématographique. En souhaitant que cela donne des idées à certains pontes du Septième Art en France.
On passe un bon moment, le film est beau visuellement et deux-trois scènes en particulier se démarquent. La bande-son est très belle. Ne connaissant pas suffisamment Colette, je ne peux cependant pas dire si il est fidèle à la réalité.
Très beaux décors très belle mise en scène . Moi le fait que cela soit en vo ne me gêne pas du tout . Mais j'ai trouvé quelques longeurs en 2ème partie .Très beau jeu des acteurs