3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance
Note moyenne
4,2
17151 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

826 critiques spectateurs

5
166 critiques
4
447 critiques
3
114 critiques
2
54 critiques
1
27 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2018
Le meilleur film du trimestre! Et non, et malgré la géniale Frances McDormand, c'est un film de Martin McDonagh, et pas des frères Coen. Ca pourrait l'être.... presque. J'expliquerai pourquoi à la fin.

        Mildred Hayes, une femme malgracieuse, que la vie n'a pas gâtée. Son mari (John Hawkes) l'a plaquée pour aller vivre avec une jeunette aussi stupide que jolie (il devait avoir du mal à supporter son gendarme domestique). Et puis, sa fille a été assassinée et violée, violée alors qu'elle agonisait. Et depuis plusieurs mois, rien: l'enquête est au point mort.... Mildred a alors cette idée folle, pour faire bouger les choses: louer trois emplacements publicitaires sur une petite route qui passe en dessous de chez elle, -dans un paysage d'ailleurs boisé et charmant!- à l'agence d'Ebbing, tenue par le jeune Welby (Caleb Landry Jones), trois énormes panneaux où, en majuscules blanches sur fond rouge, elle interpelle le chef de la police Willoughby (Woody Harrelson) et l'accuse de ne rien faire. Que pouvait il faire? Il n'y a eu aucun témoin, et l'ADN relevé ne matche avec rien. Et sans doute serait elle moins enragée, si elle ne se sentait pas aussi un peu, quelque part, coupable. Car elle n'a pas été une mère très aimable, et le soir même du crime, elle avait refusé sa voiture à sa fille.

      Pourquoi Willoughby? Parce que c'est le chef, point final. Et elle se fiche de savoir que c'est un homme bien, juste, que tout le monde aime et respecte, bon père, bon mari, et qui de plus, alors qu'il a deux petites filles, est atteint d'un cancer du pancréas inguérissable. Elle s'en fiche. Elle suit son idée fixe avec un entêtement de dingue. Evidemment, l'opinion publique se retourne contre elle... Son fils Robbie (Lucas Hedges), brave garçon, elle lui fait honte.....

       Pourtant, au siège de la police, il y a un vrai salaud c'est Dixon (Sam Rockwell). Son jeu préféré? Tabasser les Noirs. On verra qu'à l'occasion, il n'hésite pas non plus à tabasser les Blancs, et même à les défenestrer. Ah, il adore aussi se moquer de James (Peter Dinklage), homme de petite taille.... Faut dire qu'il vit couvé par sa mère, une méchante vieillarde abusive au physique de bouledogue....

        A partir de là, on assiste pendant deux heures à un ahurissant jeu de rebondissements, de retournements de situation, il y a une péripétie par minute -on s'accroche à son fauteuil! Une mise en scène plus brillante, plus étincelante, cela ne se peut imaginer. 

        Alors, pourquoi n'est ce pas complètement Coenien? Parce que, bizarrement, de toute cette accumulation d'horreurs et de violences, finit par se dégager une morale et même une éthique. C'est parce qu'il arrivent à se pardonner les uns les autres (et tout particulièrement à la suite de Willoughby, qui comprend la rage de Mildred et ne lui en veut pas) -on voit toute une chaîne de pardons qui s'organise- que, de façon tout à fait surprenante, on va s'acheminer vers une fin apaisée.... Qui l'eût cru? Mais ça tape dur avant d'en arriver là.

        Quant à l'impériale Mrs McDormand, elle devrait faire taire toutes les pleureuses "I a plus de rôles pour les femmes de cinquante ans!" Il y en a donc, et des beaux -à condition de ne pas avoir peur de s'exposer sans maquillage, le cheveu sale et en bataille, vêtue de salopettes informes, mais l'intrépide Frances n'a peur de rien....

       A voir absolument, c'est génial!
Marcel
Marcel

5 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2018
scénario risible et scène invraisemblable propos discrimatoire dont on se demande vraiment s'il s'agit du second degré , tant la répétition devient vite inconfortable . Frances Mcdormand... violence gratuite et imbécile qiui décribilise le scénario- on l'a aimé dans Fargo !!
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2018
Un certain esprit "frères Coen" flotte sur ce film, certainement dû en partie à la présence de leur actrice fétiche, Frances Mc Dormand, exceptionnelle, tout comme le reste de la distribution. Mc Donagh en racontant le combat d'une femme pour clôturer son deuil et satisfaire son esprit de vengeance nous parle d'une certaine Amérique, perdue, refermée sur elle-même, mais aussi propice à la bonté et à la rédemption. Le propos est dramatique mais le rire se mêle aux larmes de façon subtil, le scénario est particulièrement retors et le réalisateur porte sur tous ses personnages un regard bienveillant loin du manichéisme et du cynisme.Un film salutaire.
Edwige H.
Edwige H.

30 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2018
Excellent film où se melent humour, émotions, valeurs et rebondissements. Effectivement il peut faire penser à un film des frères Coen, la salle était hilare à plusieurs reprises. Le déroulement de l’histoire est assez innatendu, ce qui change de ce qu’on a l’habitude de voir au cinéma. Les personnages ne laissent pas indifférent et suscitent beaucoup de sentiments, qu’ils soient positifs ou négatifs, c’est en ça que c’est un très beau film.
BrightStar R
BrightStar R

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 janvier 2021
Ce film respire le néoféminisme par tous les pores avec la femme rebelle contre les hommes lourdingues, racistes et violents. Ce recueil de stéréotypes avilissants est indigeste est insupportable pour un public qui ne se reconnaît pas dans l'idéologie courante qui réduit les hommes en général à des perdants. Le seul semblant d'homme meure très vite _ métaphore du monde néoféministe. Après la scène où la mère insulte le policier dans son commissariat et où elle sort comme si de rien n'était, j'ai dit non...
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2018
Le scénario est bien ficelé, les acteurs jouent bien, mais la fin vient tout gâcher, ça finit en queue de poisson et c'est pas un sentiment agréable, on a le sentiment d'avoir attendu pour rien.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2018
Arthur Penn La poursuite impitoyable avec Angie Dikinson et Marlon Brandon sa description au scalpel de la société d 'une petite ville américaine .
Evidemment il manque une demi étoile a ce film pour s'approcher du chef d'oeuvre d'Arthur Penn , un je ne sais quoi , sans doute un poil trop optimiste car le réalisateur croit a la rédemption et au pardon, ainsi qu'à la comédie.
Il y a au moins deux acteurs poids lourds dans ce film , l'un des deux est le plus surprenant au final. A voir !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2018
A la fois drôle et touchant. Un film dans la veine des meilleurs films des frères Coen. Les acteurs sont tous magistraux à la hauteur des personnages hauts en couleur qu'ils interprètent.
orlandolove
orlandolove

170 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2018
Imprévisible et incontrôlable, pas toujours très fin (le film frôle parfois la sortie de route), "3 Billboards" se rétablit grâce à ses personnages azimutés capables du meilleurs comme du pire, ses acteurs et son humour (certaines répliques sont inoubliables).
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 695 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2018
Lorsqu'un scénario original rencontre autant de succès face aux nombreuses adaptations et aux nombreux remakes, reboots et autres, cela attire l'attention. "3 Billboards" est une belle réussite aussi bien au niveau du scénario que de la réalisation. Les personnages sont bien caractérisés et tiennent la route, les péripéties vont en crescendo et restent tout à fait "plausibles" dans le contexte de l'histoire, la réalisation est vraiment bien ficelée spoiler: le plan séquence de la défenestration est brillant
et la réflexion sur la vengeance, les préjugés, les rumeurs et l'acceptation est bien abordée. Frances MCDORMAND est incroyable et mérite ses prix. Un bon drame à découvrir.
Housecoat
Housecoat

140 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2018
Martin McDonagh fait un peu partie de cette nouvelle génération de réalisateurs auquel on ne fait gaffe que quand il sort un coup d'éclat ayant fait beaucoup de bruits. Et avec les prix qu'à reçu Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, il est probable que son nom va retenir l'attention de beaucoup de cinéphiles pour les prochaines années.

Le dramaturge British ressort de son oeuvre mère Bons Baisers de Bruges et de l'intéressant 7 Psychopathes, voit des panneaux d'affaires irrésolus et écrit une comédie dramatique avec en tête la pince sans rire Frances McDormand.
On fait facilement le rapprochement entre le cinéma de McDonagh et celui des Frères Coen pour son humour noir et décalé, rien de plus normal que l'actrice qui fait maintenant partie intégrante de ce type d'univers caustique où la drôlerie provient là d'où elle n'est pas censée provenir en mordant les aspects négatifs de notre société y trouve le meilleur rôle de sa carrière depuis Fargo. On peut dire la même chose de Sam Rockwell parfait dans son rôle de flic nul et antipathique.

McDonagh fait mieux que les exploiter, il les révèle, les flamboie. La facette comédie du film est présente mais se fait grignoter petit à petit par la facette humaine de la tragédie qui touche Ebbing, démontrant tout le talent de ses interprètes tant dans l'humour que dans leur lente descente vers le sérieux.

Le propos est simple, à l'inverse difficile des émotions humaines qui sont le fondement de cette histoire. Les questions se posent: Pourquoi s'en prendre à la police ? Pourquoi s'en prendre à notre respectable chef ? Pourquoi sont-ils incapables de trouver le responsable du meurtre ? Pourquoi sont-ils plus compétents à commettre des bourdes ? Fait-elle ça par colère ? Par culpabilité ? Pourquoi se donner autant de mal à se faire détester ? Quelle aboutissement aura cette histoire ?

Quand Mildred discute avec le prêtre sur les raisons de sa publicité subversive. Elle aurait pu répondre par la tristesse une phrase révélatrice qui aurait remit tout le monde à sa place.

"Et combien de vos ouailles ont perdu leur fille ? Ils ne peuvent pas comprendre."

Mais préféra la réponse colérique à travers sa tirade acide sur les gangs de Los Angeles transpirant finalement des mêmes préjugés racistes qui piétinent chacun des personnages et que McDonagh s'amuse à mettre en évidence pour leur plus grand malheur.

Car finalement, les questions que les personnages ne se posent pas sont nombreuses, mais la réponse en revanche est très facile à comprendre. Telle est ce que McDonagh raconte à travers toute les différents actes commis par les personnages, la chose tellement simple à deviner que c'est finalement la personnage la plus demeurée du film qui doit la réciter d'une manière qui se révèle sous la plume de son auteur aussi cruche et absurde que l'escalade de violence que ces panneaux ont provoqués: la haine n'attise que la haine.
Les panneaux rouges flamboyant de colère ne sont qu'une extériorisation de la négativité que tout le monde essaye d'évacuer de la pire façon possible alors qu'il suffit depuis le commencement de s'apaiser, de réfléchir, de ne pas laisser la haine envers autrui provoquer des dégâts regrettables.

A ce titre, la direction prise par la fin est brillante. spoiler: Se concluant par une phrase ouverte plus qu'évocatrice et qui nous questionne nous-même sur la bonne chose à faire.
On ne pouvait rêver d'une meilleure écriture venant du gars qui se prétend avec un soupçon d'ironie meilleur que William Shakespeare.

Three Billboards Outside of Ebbing, Missouri est donc sans contexte le meilleur film de ce début d'année. Qui pose une réflexion dans la rigolade et la peine de ce que rapporte vraiment la haine, rien du tout. En revanche pour avoir posé cette question, il est clair que Martin McDonagh n'a pas fini de recevoir.
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2018
Ceux qui aiment la lourdeur, la caricature, la critique aussi laide que ce qu’elle critique, la violence gratuite, l’incitation à la violence, à la vengeance, à l’auto-justice, la dénonciation de la connerie humaine par une encore plus grande stupidité, l’éloge et la glorification de toutes les haines, allez voir ce film à l’humour plus que douteux. Si vous ne partagez pas ces valeurs, n’y allez pas.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

162 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2018
Un GRAND GRAND film!!

Un film noir et lumineux, poignant et savoureux .
Un western moderne qui s’assume avec force et malice.
Des personnages tragiques, entiers , qui dérangent et bouleversent .
Une intrigue classique et impitoyable mais Saupoudrée d’ éclairs d’humour grinçant.
Une description d’une Amérique archaïque et pathétique où vengeances et rédemptions font encore loi.
On est bouleversé, on est charmé.
On adore le jeu des acteurs ,on savoure l’intelligence de la réalisation
Un grand film de cinéma ( plus dans la veine de Clint Eastwood que de Tarantino).
Allez le voir!
PryskA
PryskA

26 abonnés 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 février 2018
Quelle déception ! Pourtant, le postulat vendait à lui seul le film ; on aurait donc logiquement pu assister à un bon thriller, mais non... il faut tout gâcher avec un scénario qui tombe dans le film social des plus mélo, avec des personnages qui sont juste des caricatures. A se demander si on ne veut pas faire passer les Américains des campagnes profondes pour "tous des demeurés, bouseux, violents et racistes". Cette pauvre Mildred (visiblement modeste, mais qui parvient tout de même à claquer 5'000 US dollars par mois pour la location des panneaux !!! pour moi, première grosse incohérence... et pour un message bien peu inspiré) n'a qu'une expression (et qu'une tenue vestimentaire) tout au long du film, et le seul personnage avec qui elle peut avoir des interactions intéressantes meurt avant la moitié de l'histoire. Malgré la force de sa cause, Mildred n'a pas d'allié, sauf à la fin, où l'on nous sert la soupe à peine pimentée de bien-pensance... l'ingrédient tellement indispensable pour (essayer de) se rendre intéressant (et accessoirement, faire de la psychologie de bar). On essaie de s'inspirer de l'ambiance des frères Cohen, mais cela ne prend pas. Alors on digresse sur des histoires parallèles qui n'apportent rien d'autre que d'autres lourdeurs, et on tourne en rond...

En résumé, j'ai commencé à regarder l'heure avant même le quart du film, qui ne m'aura malgré tout rien apporté : aucune émotion ni réflexion. J'aurais tant préféré aussi voir davantage de ces fabuleux paysages du Midwest américain... dommage !
JackfromParis
JackfromParis

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2018
Bien mieux que les frères Coen. Excellent film avec performances d’acteurs et beaucoup de cœur...
...et de violence
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse