Grosse déception ! Je pensais adorer ce film vu son thème et vu le casting et bien je me suis fourvoyé ! Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, j'ai trouvé ça mou et lent, le rythme m'a profondément gêné, je n'ai pas trouvé le personnage d'Isabelle Carré attachant et du coup son combat ne m'a pas ému. En d'autres termes je suis passé complètement au travers... Dommage !
Sur le thème de la mère qui se bat pour récupérer son enfant il y a au départ le risque du mélo autour du mythe de la mère-madone. Le grand mérite de ce filme est, après cette entrée attendue, de très vite créer un malaise autour de cette mère hypernerveuse et égocentrée et d'y opposer rapidement - et complaisamment, il faut l'avouer, mais c'est pour assurer le recentrage du récit sur lui - un enfant épanoui, parfaitement heureux avec sa tante, sa grand-mère, ses copains et une fausse tombe pour le rattacher au souvenir d'une mère qu'il croit morte. Car c'est bien là le sujet, le message du film : dans la situation où il est, pourvu qu'il soit entouré d'amour, l'enfant se construit, construit son équilibre, construit sa vie, et le rôle des adultes est de respecter avant tout cette construction, plutôt que de penser:à leur propre besoin d'amour. Aimer l'enfant pour lui et non pour soi. Belle leçon. Faut-il se laisser faire quand, pour compenser ce côté un peu trop démonstratif, la caméra tente de créer une empathie, un effet de plans subjectifs, en frôlant avec insistance en très gros plan les dos, les nuques des personnages ? On peut aussi s'agacer de l'insistance du procédé. Procédé encore, pour bien faire comprendre que cette "autre vie " de l'enfant, est "ailleurs", le choix du Paraguay, un pays peu connu du public français, dont la langue espagnole est devenue celle dans laquelle l'enfant s'exprime naturellement. Démonstratif donc à la limite de l'artificiel. Mais les acteurs - tous, mais en particulier l'enfant, absolument naturel, et Isabelle Carré, comme toujours incroyablement juste dans un personnage d'écorchée vive pourtant écrit à la limite de la caricature - emportent l'adhésion.
Une très bonne surprise. Une histoire racontée avec finesse et merveilleusement bien réalisée. Isabelle Carré sort enfin de ses éternel rôles de femmes enfants attardées neu-neu et joue là avec ses tripes. Ramsy est étonnant et, dans ce registre, devrait être utilisé beaucoup plus souvent par les réalisateurs. Une vraie réussite.
Le scénario st un peu foutraque mais c'est LE film qui révèle RAMZI comme véritable acteur, à mes yeux. Quelques longueurs et une Fabienne Babe un peu à coté de la plaque.
Très bon film sur le drame des enlèvements d'enfants par l'un des conjoints et la difficile reconstruction de l'enfant et du parent lors des retrouvailles. L'interprétation est très bonne de a part de tous les acteurs, mention spéciale à Ramzy qui m'a bluffé, loin de ces rôles crétins auxquels il nous avait habitué. Le scénario est solide, la mise en scène efficace, la réalisation un peu bancale par un manque de moyen assez flagrant. Pas de patos ni de scènes larmoyante dans cette histoire touchante ce qui n'enlève rien en terme d'émotion A ne pas manquer
Une vie ailleurs est le récit des derniers instants d'une longue enquête menée par une mère de famille dont le jeune garçon, âgé de 5 ans à l'époque, a été enlevé par son ex-mari pour aller vivre en Uruguay. Malgré le décès du père, le jeune garçon continue de vivre avec sa tante et sa grand-mère. Cette mère désespérée (incarnée par Isabelle Carrée) a réussi à convaincre Medhi (Ramzy Bedia) de l'accompagner dans sa mission de la dernière chance. Bien décidés à le ramener en France pour qu'il retrouve sa mère, 4 ans après son enlèvement, leur plan initial ne va pas se révéler si simple que ça.
Récit touchant d'une situation révoltante, une vie ailleurs parvient à poser les bonnes questions concernant la vie de ce jeune garçon dont tous les repères sont maintenant fixés en Uruguay. Comment réussir à le ramener en France sans le perturber, voir même le traumatiser ? C'est donc autour de cette question que l'histoire va s'articuler.
Une vie ailleurs réussit, en nous faisant vivre une majeure partie du film à travers les yeux de Medhi, à nous maintenir dans un équilibre sentimental instable, touché à la fois par le désespoir de cette mère qui a tant souffert, et la joie de cette famille qui a su se reconstruire après le décès du père. En effet, comme Medhi, convaincu de la justesse de la cause qu'il soutient, nous allons voir nos principes remis en question suite à la rencontre avec Felipe et sa famille uruguayenne.
Un équilibre précaire et un exercice complexe qui sont donc les belles réussites de ce film. Porté par un duo Isabelle Carré et Ramzy Bedia, le film, en parlant d'une histoire...
Un bien bon film, vu par hasard mais bien content de l'avoir vu. Très bien interprété en . Comme le dit une autre critique sur Allociné, pas de pathos inutile dans ce film. A conseiller.
Un abus de la caméra portée et des scènes longues inutilement nuisent évidemment au bon déroulé du film. Reste cette histoire poignante qui méritait mieux. Déçu par IC qui n'a pas son rayonnement habituel.
Il y a des films dont le format est relativement court mais qui, en vérité, paraissent infiniment longs. C'est le cas de cet étrange et invraisemblable "Une vie ailleurs". Il est question d'une mère, pour le coup très bien interprétée par Isabelle Carré, qui part en Uruguay avec un assistant social dévoué, Medhi, retrouver un fils à qui on lui a fait croire que sa mère est décédée. Depuis l'aéroport jusque la ville où vit le gamin avec sa famille, les retrouvailles paraissent faciles, naturelles presque. Certes, le récit s'agrémente de quelques morts, de coups de colère, de pleurnicheries, d'arrestations incroyables, mais tout cela ressemble plus à une superposition de stéréotypes qu'à un véritable récit de retrouvaille. Heureusement, Isabelle Carré et Ramzy Bedia sauvent le film grâce à un jeu sobre, subtil et délicat. Mais l'interprétation des acteurs ne suffit pas à cacher les maladresses de la mise en scène, une photographie qui évite de rechercher le beau dans les paysages sud-américains, et surtout une absence totale d'émotions. "Une vie ailleurs" se fera vite oublier et c'est tant mieux.
Les deux acteurs principaux jouent très bien, on est un peu étonné que Ramzy se trouve entraîné si loin mais cela permet de clarifier une situation basée sur un message.
Petite déception. Les interprètes sont bons pourtant, l'histoire sensible, le dépaysement total...mais dès le départ, on sent qu'on ne va pas "connecter" réellement avec cette mère et sa douleur (jouer de manière trop excessive - pour une fois! - par Isabelle Carré). Ramzy Bedia est lui magnifique, complètement à sa place, tout en retenu et nuance. La tante et la GMP sont elles parfaites, Felipe également. Le film enfile les facilités et il tourne en rond autour d'un faux suspense ou je ne sais pas quoi au final : on attend les "retrouvailles", ce qui finalement serait un autre film plus intéressant : comment une mère le redevient après des années sans son enfant enlevé ? La fin arrive comme un cheveux dans la soupe, presque trop facile, spoiler: trop "happy end" par rapport à la réalité vécue pendant 5 ans par cette mère. Les émotions, si elles ne semblent pas "fictives" mais bien totalement imprégnées par les acteurs, arrivent de manière évidentes et donc les effets le sont d'autant plus chez le spectateur, presque obligé de verser sa larme devant tant de dureté émotionnelle! Facile donc. Reste un joli petit film, assez lent et long parfois, sans grand événement ou avec un déroulé très linéaire, dans 3/4 lieux fixes.
Très bon film, qui mérite 4 étoiles. Les acteurs sont très bon, y compris le gamin, et l'histoire est saisissante. Par contre j'ai été géné à de nombreuses reprises par une bande-son décalée à certains moment, notamment quand ils parlent en français. On se croirait dans une série américaine de M6 à ses débuts ! 1/2 étoile en moins pour ça, c'est pas au niveau. Quelqu'un d'autre à eu les mêmes problèmes ou bien il faut que j'en parle à mon cinéma ?
Cette histoire poignante d'une mère essayant de récupérer son enfant qu'elle n'a pas vu depuis 4 ans aurait pu sombrer dans le mélo le plus larmoyant, mais fort heureusement, le traitement de "Une vie ailleurs" est tout en nuance. Il reste des invraisemblances mais aussi de vraies subtilités dans la peinture des personnages et de leurs sentiments. Pour couronner le tout, se balader en Uruguay n'est pas si fréquent. Un beau drame familial prenant.