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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2018
C’est magistral! Un film brillant , un western époustouflant et vibrant d’une palette d’émotions en tout genre.... la réalisation est impeccable et que dire de la photo qui m’a mise la chair de poule.C’est un film qui bouscule,sans jamais ressasser un thème mainte et mainte fois vu sur grand écran .Il est différent dans son approche, sa construction;les acteurs sont parfaits bon un brin « sérieux » ,il faut dire que le sujet est dramatique d’accord et on sent la préparation psychologique faites par les acteurs. Christian Bale est un acteur époustouflant pour son magnétisme et son talent! Film à voir absolument!
Hostiles fait parti de ces films profondément humain avec des paysages à couper le souffle. Alors que les indiens, à la fin du 19e siècle, se font expulsés de leurs terres, certains continue de massacrer les quelques rares fermiers blancs isolés. Partagé entre une haine profonde et une soupçon d'humanité qui lui reste encore, un capitaine d’infanterie a la mission de raccompagner sur ses terres un chef indien sanguinaire. La force du film réside principalement dans les photographies superbes, les gros plans des visages et les expressions des personnages principaux. Le regard profond du capitaine d’infanterie marque l'intensité de l'histoire, tout est cohérent. On regrettera de trop rares affrontements entre Commanches et l'armée américaine, et des dialogues un peu trop longuet parfois. Un très bon film à la réalisation régulière et réussie.
Un grand film, humain et dramatique, une plongée hyper-réaliste dans le far west du 19e siècle juste à la fin de la colonisation des territoires indiens par le visage pâle ... Des paysages magnifiques qui contredisent la grandeur de l'homme, et des moments de grandeur humaine où l'ennemi d'hier devient l'ami indéfectible d'aujourd'hui. Servi par des acteurs majeurs et un Christian Bale -comme toujours- au sommet de son art.
On est mis dans le bain des les premières minutes du film. Très violent et très sombre, ce film nous plonge dans la brutalité qui régnait à l'époque du farwest. On est bien content de ne pas avoir vécu à cette époque ! Les acteurs, pour ne cité qu'eux, Christian Bale et Rosamund Pike sont excellents dans leur rôle. Bref, un très bon moment de cinéma.
Un western pur et dur. Très dur. À l'Ouest, rien de nouveau, mais à ce niveau d'intensité et de beauté; on s'en fout un peu pas mal. Et c'est aussi ça qui est fort. Bravo!
Un très bon western riche en scénario, paysages avec de bons acteurs. Il vous fera resurgir la nostalgie de l'époque de ces grands films cultes . Amateurs de western : à ne pas manquer.
Avec sa scène d'introduction, "Hostiles" n'y va pas par quatre chemins et annonce la couleur d'entrée de jeu ! C'est le genre de film qui nous accroche instantanément avec un traumatisme parfaitement réaliste et un joli travail quant à la psychologie des personnages. Particulièrement riche en émotions, et avec des acteurs impeccables, "Hostiles" vient s'imposer comme un western indispensable de ces dernières années.
On pouvait croire qu'en 1892 les usa étaient pacifiés, il n'en était rien,et ce film vient nous le rappeler. Une sorte d'adieu au western, après tant d'autres des années 70. Rugueux, violent, sans trop de fioritures malgré quelques scènes de trop ( le rapt des femmes par les tanneurs?). Un tantinet longuet, mais puissant et relativement épuré. Beau casting.
Littéralement l'un de mes coups de cœur de 2018, Hostiles est un western d'une grande profondeur, mais on y reviendra plus tard. Impéccablement mise en scène par Scott Cooper, il a pris bien soin de filmer les diverses et magnifiques paysages d'Amérique, du désert aux vallées en passant par les forêts. Les scènes sont sublimées par des couleurs et une photographie agréable à regarder. Revenons à l'une des grandes qualité du film : son message sur le pardon et la repentance. Ces messages positifs contrastent avec l'atmosphère pessimiste, lugubre, et même morbide du film. Les acteurs sont géniaux, surtout Christian Bale dans le rôle du capitaine detestant les natifs et Rosamund Pike en mère déchirée par la mort brutale de sa famille... elle est juste incroyablement prenante ! Les quelques scènes majeures du film sont faits avec sa présence. Le rythme du film n'est pas extraordinaire, il est plus posé à raconter son histoire. Sa composition musicale est convaincante et vraiment consistante dans l'ensemble. Cependant, le film aurait mérité à être un peu plus long pour exploiter au mieux le processus de changement d'état d'esprit des personnages, mais est-ce que cela empêche Hostiles de vehiculer ses messages? Non. Le long-métrage excèle dans cette matière, d'autant plus qu'il arrive même à être touchant. Oui, cette œuvre apportant un air frais dans le genre touche le public. À vous lecteurs de critiques, je ne peut que vous conseiller grandement ce film.
Dans la série des films Far-West. J’ai beaucoup aimé ce film malgré le côté tragique du début Très bon jeu d’acteur très bien réalisé. Pour moi c’était un très bon film.
On peut dire que le réalisateur "Scott Cooper" a fait un film percutant d'humanité avec cet incroyablement bon western, qui est surtout par le souvenir du martyre des Amérindiens une des époques sombres de l'histoire de l'Amérique. Réalisation impeccable, paysage somptueux à couper le souffle, cette véritable sensation de liberté que devaient ressentir toutes ses tribus indiennes avant leurs malheureuses confrontations avec l'homme blanc. Avec ce merveilleux film, on peut ressentir toute l'humanité qu'il dégage à chaque image de ce long périple et plus on avance de ce long périple, plus le poids de cette humanité est ressenti. Je n'ai jamais vu un film qui m'avait autant ému que celui-ci. Merci Monsieur Scott Cooper.
Un Western d'un genre nouveau, qui s'éloigne des traditionnels et poncifs du genre avec les bons cowboys d'un coté et les méchants indiens de l'autre. Un rythme lent pour un périple long qui peut peser parfois, tellement les rebondissements sont éphémères et légers. Non ici, on s'attache à l'atmosphère du film plus qu'à une histoire palpitante : du pardon, de la rédemption, pas de place à la vengeance (quoiqu'un peu quand même). Quelque chose qui nous dit qu'on est peut-être plus proche de la réalité historique que de tous les Westerns rencontrés jusqu'à présent. On n'échappera pas tout de même à des scènes typiques de fusillade de bandes contre bandes. Bref c'est pas mal sans plus car on est à la limite de l'ennui parfois. A voir sur grand écran pour ses somptueux paysages..
En 1892, 27 ans après la boucherie sécessionniste qui aura anéanti sa jeunesse et ses rêves, chevauchée de 12 ans de carnages des guerres indiennes, achevées depuis maintenant deux ans, et ayant scellé sa noirceur, son dégout et sa barbarie, un capitaine de l’armée proche de la retraite est contraint d’exécuter l’ordre diplomatique présidentiel le plus insupportable de sa carrière : conduire son ancien ennemi, un vieux chef Cheyenne malade et incarcéré, avec sa famille, depuis le Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, pour lui permettre de mourir sur ses terres natales. L’escorte, surtout composée de quelques hommes ravagés par la mort, la douleur et leur propre disgrâce intime, se charge très vite d’une femme perdue, personnage dominant symbole du basculement dans la rage, la folie et les irréversibles ténèbres conséquentes au massacre sanglant de ses enfants et mari. Rosamund Pike, déjà extraordinaire dans HHhH, confirme son entrée dans la cour des grands. Wes Studi est bouleversant et donc désormais présent dans les plus grands westerns à mes yeux (Danse avec les loups et Le dernier des Mohicans). Et Christian Bale est fidèlement aussi énorme et intense que d’habitude. La forme magnifique et bouleversante du film mise sur la sobriété et le réalisme peu hollywoodien des combats et dialogues, et laisse le génie opérer en se dévoilant dans les cœurs, les ambiances et les esprits à partir de ce qui n’est pas montré. La poignée d’hommes, Blancs comme Indiens, régurgitée d’une boue de haine désabusée, de traumatismes sanglants et d’auto-écœurements meurtriers, est contrainte à l’union forcée et à la protection réciproquement nécessaire pour traverser les distances et les intempéries d’un pays où l’odeur de la mort reste omniprésente, et où pullulent Comanches récalcitrants, pionniers crapuleux, trappeurs assassins et autres joies du far-West. Le fond parfaitement réussi nous embarque dans la haine, le vide, la douleur et la perdition de ces enfants de l’horreur, constitutifs de la culture américaine revendiquée de la violence, dominés par la conscience permanente de leur propre absurdité, et paradoxalement d’une délicatesse et d’une noblesse jamais oubliées, que ce voyage initiatique leur permettra même d’embraser à l’intérieur du désespoir. Cet immense western est un apprentissage féroce des ravages de la haine et de la douleur, mais c’est avant tout un hymne puissant à la résilience et un apprentissage miraculeux des chemins de la dignité.
Un film magistral. Particulièrement bien réalisé, notamment en termes d'immersion du spectateur. J'ai ainsi remarqué une sonorisation très efficace, notamment en ce qui concerne les coups de feu et leur impact. La fin est réussie, ce qui est loin d'être évident pour ce genre de drame âpre et poignant. Passionnant de bout en bout.