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Une fois de temps en temps le cinéma américain retrouve le western pour se pencher sur son Histoire et donner un écho à son époque. Ce genre typiquement US est un médium parfait pour faire résonner des problématiques actuelles.
Scott Cooper raconte donc avec singularité ce qui serait presque un conte humaniste: un colonel américain accompagne un chef indien dans sa réserve pour finir sa vie. Il se heurte aux rancœurs et à la violence d'un pays en quête d'identité. Il en profite pour mettre les pendules à l'heure quand au sort réservé aux populations indigènes. C'est une reconnaissance et un chemin vers la résilience nécessaire. Surtout dans un cinéma qui a contribué à véhiculer des stéréotypes.
"Hostiles" est un film clairement humaniste et réparateur. Ce n'est certainement pas un film de divertissement avec le savoir-faire d'Eastwood ou l'ampleur romanesque de Michael Mann. C'est un plaidoyer pour une Amérique en phase avec son passé, son Histoire, sa violence, et sa rédemption.
Scott Cooper raconte donc avec singularité ce qui serait presque un conte humaniste: un colonel américain accompagne un chef indien dans sa réserve pour finir sa vie. Il se heurte aux rancœurs et à la violence d'un pays en quête d'identité. Il en profite pour mettre les pendules à l'heure quand au sort réservé aux populations indigènes. C'est une reconnaissance et un chemin vers la résilience nécessaire. Surtout dans un cinéma qui a contribué à véhiculer des stéréotypes.
"Hostiles" est un film clairement humaniste et réparateur. Ce n'est certainement pas un film de divertissement avec le savoir-faire d'Eastwood ou l'ampleur romanesque de Michael Mann. C'est un plaidoyer pour une Amérique en phase avec son passé, son Histoire, sa violence, et sa rédemption.
Étant fan de Bâle et de rosamund pike, je ne serai peut être pas objectif. Mais ce chef d'œuvre taiseux transpire de lucidité froide et même la fin un peu happy end n'est en rien ridicule bien au contraire, tous les acteurs sont irréprochables. Et comme de coutume Télérama à fait la fine bouche, ce journal est vraiment d'une partialité à toute épreuve, le Michelin du cinéma
J'ai trouvé ce film très émouvant, entres différentes cultures ont peut finalement se trouver des points communs , très beaux paysages et une très belle fin.
H comme « hostile » comme haine. Voilà bien longtemps qu’un western ne m’avait pas à ce point conquis. Cela remonte à 1991 avec « Danse avec les loups » et un peu plus tard « Unforgiven » de Clint Eastwood. « Hostiles » comme les deux précédents cités se particularise plus par ses personnages que par son intrigue. Car à bien y regarder, le scénario brut de « Hostiles » est très classique : des soldats de l’Union ont pour mission d’escorter un chef indien accompagné de quatre membres de sa famille pour rejoindre ses terres où il désire mourir en paix de son cancer. Point barre. Un western road movie où l’on aurait pu semer des péripéties pour préserver l’éveil du spectateur. Sachant en plus que le responsable de cette mission, Joe Bloker, a une haine féroce envers les amérindiens, on aurait pu ainsi l’imaginer saboter sa mission en harcelant, menaçant continuellement le chef indien et sa petite famille. Rien. Le film est purement axé sur l’émotion. Et l’émotion prend sa source dans la nature humaine. Ce western va sortir des sentiers battus pour rejoindre un sentier très peu fréquenté comme « Danse avec les loups » ou « Unforgiven » : celui de l’introspection. L’intrigue n’est que la matière première qui va permettre de façonner le récit. Il n'est question que de nature humaine. Celle-ci se réalise avec le temps. Si d’aucuns reprochent certaines longueurs, elles sont pourtant essentielles, indispensables pour réparer ou soigner l’âme humaine ; celle endeuillée, celle rongée par la haine. Il faut du temps pour digérer un deuil, pour accepter l’idée d’envisager de sortir de ses schémas de pensées, pour reconsidérer ses certitudes, pour appréhender la réconciliation, pour parvenir à pardonner et être pardonné. Joe Blocker réalise sa dernière mission avant un départ à la retraite apparemment méritée. Cette mission, forcé à l’exécuter, lui ronge le coeur et l’esprit. Remplir cette mission avec objectivité et professionnalisme c’est insulter la mémoire de tous ses amis tombés sous les coups de ce chef indien, Yellow Hawk, à qui le gouvernement a accordé de se retirer dans ses terres pour y mourrir sereinement ! C’est aussi dédaigner tous ses sacrifices, ses souffrances, ses blessures au nom de l’Union. Dans son voyage entamé, il va recueillir Rosalee. Cette dernière a vu ses enfants et son mari massacrés par des Comanches. Joe Blocker la découvre en train de murmurer une berceuse dans sa maison calcinée. Il joue le jeu de Rosalee, il intime à ses hommes de ne faire aucun bruit ; avec une délicatesse tout contenue, il parviendra à ramener Rosalee au bivouac. Elle serre contre son coeur son dernier-né enveloppé dans un linge rougi du sang du massacre. Un linge ? Ce n’est plus un linge, c’est un linceul ! C’est son ventre qui a porté ses enfants qui est ensanglanté, pas le sang de la naissance, le sang de la mort. Sa souffrance est rouge du sang de sa famille massacrée. Elle étouffe de peur, de sidération quand elle aperçoit Yellow Hawk et les siens assis tranquilles dans le camp. La prestation de Rosamund Pike dans cette séquence et celle qui suit de suite après est douloureusement impressionnante. Rosalee veut elle-même enterrer sa famille, personne ne doit toucher à son enfant ; aussitôt Joe Blocker se retire d’un pas puis quand elle voit les soldats amener des pelles, Joe Blocker se fait l’écho de Rosalee en ordonnant aussitôt de les abandonner à terre. Joe Blocker et ses hommes demeurent muets et interdits, partageant la souffrance de cette femme qui gratte frénétiquement de ses mains la terre à quatre pattes et s’évertue à piocher une terre rocailleuse qui la contraint à abdiquer. Il fallait que sa rage s’exprime car trop longtemps contenue depuis sa fuite avec son dernier-né en se réfugiant sous un rocher à l’abri d’un Comanche venu achever son massacre. Cette séquence du début du film m’a pris les tripes. Le film prend aux tripes à travers son action et sa réflexion. Un film d’une grande sensibilité ; on y voit un Joe Blocker ému à l’infirmerie où un de ses soldats, Noir de surcroît, ce n’est pas anodin, est alité suite à une embuscade ; Joe Blocker ému après la disparition d’un vieux compagnon d’arme, Tommy Metz (Rory Cochrane) ; sensible à la lecture de son livre « La Guerre des Gaules » de Jules Cesar ; sensible quand il le propose avec une ébauche de sourire au petit fils de Yellow Hawk ; ému quand il parvient à se réconcilier avec ce dernier : « Une part de moi s’en va avec vous ». Son horrible passé s’en va avec la mort de Yellow Hawk, son ami. Oui, il parvient à considérer Yellow Hawk comme son ami quand le voyage s’apprête à s’achever. Il a eu le temps de le lui dire et surtout le courage de le considérer comme tel. Le voyage de Yellow Hawk prend fin et avec lui toutes les haines, les hostilités de son ennemi Joe Blocker meurent. Deux hommes parmi tant d’autres victimes d’un affrontement qui a opposé les Blancs aux Indiens. Son vieux compagnon d’armes, Tommy Metz traînait depuis longtemps ce fardeau immonde : le massacre des amérindiens. Au lieu de profiter de la vie civile pour laquelle il ne se sentait pas adapté,
spoiler:
il préférera mettre fin à ces jours
; la veille, il demandera pardon à Yellow Hawk pour tous les crimes faits au nom des Blancs, crimes irréparables, et implorera sa pitié pour tous ! Scott Cooper nous pond un film sur le pardon, sur ce génocide indien qui entachera à jamais la conscience des Blancs américains. Je ne peux pas dire « qui entachera à jamais la conscience de l’Amérique », l’Amérique c’est avant tout les Indiens ! J’ose : le cancer de Yellow Hawk est le cancer qui ronge l’Amérique face à son Histoire. Le constat est là : « Hostiles » n’est pas un western manichéen, il n’y a pas d’un côté les gentils, victimes des Blancs, et de l’autre, les méchants, bourreaux des amérindiens. L’Histoire de l’Amérique est trop compliquée pour résumer de façon aussi simpliste ce conflit. Il est inscrit en préambule une citation de D.H Lawrence que je résumerai succinctement par l’Amérique est violente et le demeure encore aujourd’hui. Une Amérique qui après avoir balayé les Amérindiens, s’appliquera à persécuter sa propre population Noire. Elle n’en finira pas d’être violente. De Christian Bale à Wes Study en passant par Rosamund Pike et Rory Cochrane, la distribution est impeccable. Même Q’Orianka Kilcher et Tanaya Beatty, les deux figures féminines indiennes sont mises en valeur par le récit et la vision de Scott Cooper. Des rôles ingrats et périlleux car reléguées à l’arrière de la troupe. Scott Cooper a su capter leur silence et leurs regards interprétés avec solidité. Christian Bale et Rosamund Pike jouent là une de leurs meilleures partitions de leur carrière. Scott Cooper y révèle par petites touches la culture indienne, à travers aussi sa langue, le cheyenne. Un film qu’aurait renié un certain John Wayne car il n’aurait pas supporté qu’un cavalier de l’Union comme Joe Blocker soit ému aux larmes ! « Hostiles » ne me réconcilie pas pour autant avec l’Humanité. A voir en V.O si possible.
; la veille, il demandera pardon à Yellow Hawk pour tous les crimes faits au nom des Blancs, crimes irréparables, et implorera sa pitié pour tous ! Scott Cooper nous pond un film sur le pardon, sur ce génocide indien qui entachera à jamais la conscience des Blancs américains. Je ne peux pas dire « qui entachera à jamais la conscience de l’Amérique », l’Amérique c’est avant tout les Indiens ! J’ose : le cancer de Yellow Hawk est le cancer qui ronge l’Amérique face à son Histoire. Le constat est là : « Hostiles » n’est pas un western manichéen, il n’y a pas d’un côté les gentils, victimes des Blancs, et de l’autre, les méchants, bourreaux des amérindiens. L’Histoire de l’Amérique est trop compliquée pour résumer de façon aussi simpliste ce conflit. Il est inscrit en préambule une citation de D.H Lawrence que je résumerai succinctement par l’Amérique est violente et le demeure encore aujourd’hui. Une Amérique qui après avoir balayé les Amérindiens, s’appliquera à persécuter sa propre population Noire. Elle n’en finira pas d’être violente. De Christian Bale à Wes Study en passant par Rosamund Pike et Rory Cochrane, la distribution est impeccable. Même Q’Orianka Kilcher et Tanaya Beatty, les deux figures féminines indiennes sont mises en valeur par le récit et la vision de Scott Cooper. Des rôles ingrats et périlleux car reléguées à l’arrière de la troupe. Scott Cooper a su capter leur silence et leurs regards interprétés avec solidité. Christian Bale et Rosamund Pike jouent là une de leurs meilleures partitions de leur carrière. Scott Cooper y révèle par petites touches la culture indienne, à travers aussi sa langue, le cheyenne. Un film qu’aurait renié un certain John Wayne car il n’aurait pas supporté qu’un cavalier de l’Union comme Joe Blocker soit ému aux larmes ! « Hostiles » ne me réconcilie pas pour autant avec l’Humanité. A voir en V.O si possible.
Un western se déroulant en 1892. La mission du Capitaine Joseph, incarné par l'excellent Christian Bale est de ramener un indien et sa famille dans leur terre natale. Malheureusement, cet indien est le meurtrier de nombreux camarades de guerre du Capitaine. Joseph accepte la mission a contrecœur, sous peine de la cour martiale. Ce film parle d'un thème récurrent chez les films américains : la rédemption. Mais ici, tous les personnages sont en tort, même le Capitaine, tueur pour sa patrie de nombreux indiens. Les personnages nous sont ainsi présentés en mal, à qui tous les opposent : la culture, les coutumes... Ainsi, le propos des indiens chassé de leurs terres natales revient, et permet de construire un film profondément humaniste sur une situation de mésentente entre deux parties. Sous forme d'un parcours épique et riche en paysages grandioses, au fil des rencontres d’hommes brisés par la guerre, nos héros se distinguer par leurs actions, et au cours de leurs péripéties, connaitront le chemin de la rédemption. Rosamund Pike apporte au film la présence et la douceur d'une femme dans un territoire Hostile. Nous avons donc un film intelligent sur les relations humaines, qui prend son temps pour développer des aspects, servant à dénoncer les travers du monde actuel, où le racisme notamment est encore présent. Les acteurs sont remarquables, et les décors plus que sublime. Un superbe western.
Déjà, on se demande ce qui peut bien pousser un réalisateur à se lancer dans ce genre de film, le western ! Type de film éculé, qui a traîné son ennui le dimanche après-midi à la TV. A l'époque, je me demandais comment c'était possible que dans 50% des westerns, les Indiens sont des gentils et dans les autres 50% des méchants, passons ! Ici, on nous présente ce film comme celui qui révolutionne le genre - il a donc sérieusement besoin d'être renouvelé, ce qui prouve son caractère franchement démodé - et là on cherche l'originalité ! Les Indiens tirent toujours des flèches et les soldats préfèrent les colts à 6 coups qui en tirent 28. La belle nana habite un trou perdu où on se demande pourquoi les méchants Indiens ne sont pas venus plutôt et son mari décide de dégommer 50 Indiens avec une seule carabine et vous savez quoi, eh bien, il n'y arrive pas ! Bref, une ennui mortel, des lenteurs convenues que ne rachète pas les paysages...
On se laisse impregner par ce western, ou les actes et les émotions priment sur la parole,à la fois sauvage,violent et melancolique, servi par une bande son qui prend aux tripes.Un film prenant et instinctif.
Je viens de voir ce film sur canal +et dieu que je regrette de ne pas l'avoir vu sur grand ecran! comment ai je pu passer à côté lors de sa sortie!
un magnifique western crepusculaire avec un Christian Bale énorme comme toujours !
A voir absolument
un magnifique western crepusculaire avec un Christian Bale énorme comme toujours !
A voir absolument
Il y a des bons et des méchants partout, parmi les Blancs comme parmi les Indiens. Nous assistons donc à l'alliance des bons Indiens et des bons soldats blancs contre les méchants Indiens et les mauvais Blancs. Même si on convient au passage que les colons blancs ont pris les terres des Indiens, on renvoie donc tout le monde dos à dos. Le héros, un massacreur professionnel d'Indiens en uniforme, qui tue sans distinction hommes, femmes et enfants, n'est au final pas si méchant que ça. Un voyage va lui suffire à le conduire à la rédemption, après 25 ans de carrière et de tueries. Fort peu crédible. Restent de beaux paysages. C'est très insuffisant pour faire un bon western.
beau paysage, visuellement c'est bon, de bons acteurs mais j'ai pas vraiment accrochés, trop de longueurs par moment et un manque de rythme
Je donnerai 10 étoiles si je pouvais. J'étais envoutée par ce filme : l'histoire, les acteurs, le paysage, la musique. J'étais touchée tout au long du filme : j'ai pleuré au début, au moment de l'enterrement de la famille et à la fin. Les acteurs étaient excellents, commençant par Christian Bale, un capitaine amer de l'armée US qui doit escorter son pire ennemie, le chef Cheyenne Yellow Hawk au terre de ses ancetres. Ils ont tous les deux perdus beaucoup d'amis aux mains de l'autre et la route promettait d'être houleuse. Mais il y avait tant d'évenements, surtout l'arrivée de l'excellente et belle Rosamund Pike qui a boulversé le voyage. Une femme brisée, un capitaine brisé, un chef indien rongé par le cancer, réuni dans le même filme, qui a démontré les profondeurs de la haine, la souffrance, la perte des êtres chers, la rédemption, la paix, le pardon pour terminer par l'amour. La musique doux, le piano, les violons et le paysage splendide n'a fait qu'ajouter au sujet de l'histoire. Sans exaggérer, j'ai vu le filme 20 fois, et j'espère encore le voir au moins 10 fois avant qu'il n'est plus offert sur Canal Plus. J'ai pris le nouveau décodeur, et je suis très déçue. 75% des filmes en VOD, quand avec l'ancien il n'y avait qu'un seule. La plupart des filmes impossible d'enregistrer. Mais pour revenir au filme un chef-oeuvre. Peut-être le meilleur filme que j'ai vu avec Christian Bale.
Au confins de ces immenses terres ensanglantées, hostiles sont les hommes qui mènent vers le chemin d'une inconditionnelle rédemption.
Attention Très bon Western!
Les acteurs (Bâle en tête) la photographie,l'histoire,la noirceur...tout ce qu'il faut pour un super film! A voir!
Les acteurs (Bâle en tête) la photographie,l'histoire,la noirceur...tout ce qu'il faut pour un super film! A voir!
Très beau western dans la plus pure des traditions les paysages sont superbes, certes un peu violent, bon moment de passé
"Hostiles" de Scott Cooper est un film sur le pardon, dans le cadre d'un western où règne l'animosité entre les descendants des colons et les indiens. Le film commence d'ailleurs directement par une scène de violence où des indiens massacrent une ferme et la famille qui l'occupe. La suite sera, à l'opposé, beaucoup plus tranquille, proposant un rythme délibérément lent. Le personnage incarné par un bon Christian Bale, ancien héros de guerre ayant lutté contre les indiens, est chargé d'accompagner un chef de guerre Cheyenne mourant sur ses anciennes terres tribales. Au cours du trajet, les deux personnages vont se rapprocher à travers quelques péripéties, malheureusement trop peu nombreuses à mon goût pour justifier un tel pardon. C'est d'autant plus flagrant pour le personnage de Rosamund Pike, dont l'évolution au cours du récit est assez inexpliquée. C'est d'autant plus dommage pour un film comme celui-ci, qui prend le temps de s'intéresser à ses personnages avec des dialogues vraiment bien écrits. Par ailleurs, les images du Montana sont absolument superbes, la chevauché n'en est que plus belle. "Hostiles" est un film bien réalisé, un western plutôt réussi, mais qui tient plus par son discours que par son récit, qui est à mon avis un peu trop faible pour pouvoir justifier ce chemin de la rédemption.
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