7374 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
642 critiques spectateurs
5
159 critiques
4
269 critiques
3
113 critiques
2
50 critiques
1
28 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gérard Delteil
256 abonnés
2 058 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 21 février 2020
Il y a des bons et des méchants partout, parmi les Blancs comme parmi les Indiens. Nous assistons donc à l'alliance des bons Indiens et des bons soldats blancs contre les méchants Indiens et les mauvais Blancs. Même si on convient au passage que les colons blancs ont pris les terres des Indiens, on renvoie donc tout le monde dos à dos. Le héros, un massacreur professionnel d'Indiens en uniforme, qui tue sans distinction hommes, femmes et enfants, n'est au final pas si méchant que ça. Un voyage va lui suffire à le conduire à la rédemption, après 25 ans de carrière et de tueries. Fort peu crédible. Restent de beaux paysages. C'est très insuffisant pour faire un bon western.
Je donnerai 10 étoiles si je pouvais. J'étais envoutée par ce filme : l'histoire, les acteurs, le paysage, la musique. J'étais touchée tout au long du filme : j'ai pleuré au début, au moment de l'enterrement de la famille et à la fin. Les acteurs étaient excellents, commençant par Christian Bale, un capitaine amer de l'armée US qui doit escorter son pire ennemie, le chef Cheyenne Yellow Hawk au terre de ses ancetres. Ils ont tous les deux perdus beaucoup d'amis aux mains de l'autre et la route promettait d'être houleuse. Mais il y avait tant d'évenements, surtout l'arrivée de l'excellente et belle Rosamund Pike qui a boulversé le voyage. Une femme brisée, un capitaine brisé, un chef indien rongé par le cancer, réuni dans le même filme, qui a démontré les profondeurs de la haine, la souffrance, la perte des êtres chers, la rédemption, la paix, le pardon pour terminer par l'amour. La musique doux, le piano, les violons et le paysage splendide n'a fait qu'ajouter au sujet de l'histoire. Sans exaggérer, j'ai vu le filme 20 fois, et j'espère encore le voir au moins 10 fois avant qu'il n'est plus offert sur Canal Plus. J'ai pris le nouveau décodeur, et je suis très déçue. 75% des filmes en VOD, quand avec l'ancien il n'y avait qu'un seule. La plupart des filmes impossible d'enregistrer. Mais pour revenir au filme un chef-oeuvre. Peut-être le meilleur filme que j'ai vu avec Christian Bale.
"Hostiles" de Scott Cooper est un film sur le pardon, dans le cadre d'un western où règne l'animosité entre les descendants des colons et les indiens. Le film commence d'ailleurs directement par une scène de violence où des indiens massacrent une ferme et la famille qui l'occupe. La suite sera, à l'opposé, beaucoup plus tranquille, proposant un rythme délibérément lent. Le personnage incarné par un bon Christian Bale, ancien héros de guerre ayant lutté contre les indiens, est chargé d'accompagner un chef de guerre Cheyenne mourant sur ses anciennes terres tribales. Au cours du trajet, les deux personnages vont se rapprocher à travers quelques péripéties, malheureusement trop peu nombreuses à mon goût pour justifier un tel pardon. C'est d'autant plus flagrant pour le personnage de Rosamund Pike, dont l'évolution au cours du récit est assez inexpliquée. C'est d'autant plus dommage pour un film comme celui-ci, qui prend le temps de s'intéresser à ses personnages avec des dialogues vraiment bien écrits. Par ailleurs, les images du Montana sont absolument superbes, la chevauché n'en est que plus belle. "Hostiles" est un film bien réalisé, un western plutôt réussi, mais qui tient plus par son discours que par son récit, qui est à mon avis un peu trop faible pour pouvoir justifier ce chemin de la rédemption.
LOIN DE LA TERRE BRULEE. L'Amérique, sa violence, ses silences, ses racines, sa nation, son peuple, ses races, sa naissance, ses ennemis, son sang, sa haine, sa conscience, ses larmes, ses douleurs, ses espoirs, ses peurs, son humanité, ses fondamentaux, ses remords, ses regrets, ses amours, sa nature, son immensité, ses états....l'Amérique unie?
film sans doute sponsorisé par Bien Pensant Hebdo. C'est joli ça oui, belle photo, mais qu'est-ce que c'est gavé de bons sentiments ! Les "natives" sont gentils, mais tous hein !, les colons sont méchants mais pas tous évidemment, qu'est-ce qu'on s'ennuie.... on a l'impression d'assister à la repentance de l'Amérique sur grand écran. Pas une seule surprise, tous ceux qui ont une tête à se faire tuer par surprise ben... ils se font tuer par surprise (enfin le spectateur lui n'est pas surpris sauf si il a 6 ans), celui qui a trop tué contre son gré se suicide, bref c'est une vaste blague pour ramollos du cerceau.
Un capitaine de cavalerie est désigné pour accompagner un chef Cheyenne mourant dans ses terres pour qu'il puisse "passer de l'autre côté" selon ses croyances sacrées, mais les deux hommes ont un passé commun bien sinistre... Ils devront mettre de côté leur haine mutuelle pour traverser les contrées hostiles peuplées de Comanches sanguinaires, aider une jeune mère à faire le deuil de toute sa famille, et convaincre les propriétaires de laisser le Cheyenne reposer sur leurs terres. En mère rendue folle par la douleur, Rosamund Pike donne le frisson, et met la larme à l'oeil avec une sincérité impressionnante. Christian Bale est un parfait "cow-boy" droit dans ses bottes et voulant simplement finir le travail rapidement, son jeu d'acteurs lui permet décidément d'endosser bien des casquettes (chapeaux) différentes. Une bonne surprise parmi les seconds rôles, que cela soit Jesse Plemons (le cavalier haineux) ou Thimothée Chalamet (celui qui aurait dû être trop jeune pour le périple...). Les plans sont souvent d'une beauté et ingéniosité remarquable (les chevaux cadrés au travers d'une porte délabrée, un rayon de soleil qui filtre parmi la poussière...), et finissent de placer Hostiles parmi les très bons westerns. Rosamund Pike crève l'écran dans cette chevauchée infernale.
Très bon western de Scott Cooper. C'est fin, bien écrit, bien réalisé. Les images sont belles. Christian Bale est formidable. Comme nous l'avions vu dans "3h10 pour Yuma", il livre une nouvelle fois une prestation magnifique dans un style qui lui est propre. À voir!
Scénario: 2,5/4 Mise en scène: 2/2 Montage: 1/1 Musique: 1,5/2 Photo/effets: 1,75/2 Casting: 1,75/2 Jeux acteurs: 1/1 Coup de cœur: 4,5/6 Total: 16/20
Un western aussi brutal qu'humain. A la fois poignant et profond, le film tourne autour d'un thème fort. Le rythme est lancinant et fascinant a la fois. Contemplatif du début à la fin et toujours sur la retenue, on assiste à un spectacle mentalement intense sur la condition humaine et les croyances de chacun. Cooper signe un western pur et dur comme on en voit rarement. Le casting est superbe et une mention particulière au génial C.Bale qui excelle une fois de plus dans son rôle. A voir et a méditer, tout simplement.
À coup de films farfouillant les recoins les moins agréables, Scott Cooper s'est taillé une réputation d'auteur rétif à l'image glorieuse d'une Amérique fantasmée. Les Brasiers de la Colère faisait de sa cité industrielle une ville fantôme complètement drainée par la crise financière. Et le récent Strictly Criminal s'en prenait aux services de sécurité intérieur et ses compromis immoraux avec le crime. Cooper parachève le tableau avec Hostiles, et il le fait sans détour en s'attaquant aux fondations des U.S.A. Un pays né dans la violence et la spoliation, à des lieues des mythes simplistes, tronqués voire mensongers qu'on continue d'imprimer dans les manuels scolaires américains. Le visage de cette nation, c'est celui de Joseph J. Blocker, vétéran de l'armée chargé d'escorter un chef de guerre indien et sa famille sur ses terres afin qu'il y meure. À moins que ce soit celui de Rosalie Quaid, veuve éplorée qui a vu sa famille massacrée dans un assaut par les comanches. Ou celui de Yellow Hawk, prisonnier cheyenne condamné par la maladie. Trois destins fracassés contre le mur de la guerre. Trois paires d'yeux qui ont vu les ravages d'une colonisation rapidement devenue synonyme de spoliations et d'exactions. Sur les braises encore fumantes d'une terre minée par la colère, l'amertume reste la seule chose qui germe. Cooper juxtapose habilement la grande beauté de la nature à la sauvagerie des hommes, où que puisse aller leur allégeance. Le film prend tout son temps pour laisser filtrer l'humanité de ses personnages, afin que l'évolution de chacun d'eux soit parfaitement justifiée. Hostiles ne cherche pas à emberlificoter ou simplifier béatement, par conséquent les points névralgiques de l'intrigue sont aussi évidents que pertinents : un assaut cruel, un ennemi commun, un personnage-miroir de son passé. Le film est construit autour de ces étapes qui vont progressivement amener ces âmes meurtries à envisager d'accepter le sanglant passé, de voir dans l'opposé un égal et de baisser les armes. C'est beau, et ça fonctionne très bien. La réussite tient à une mise en scène parfaitement tenue, alternant entre les envolées mélancoliques et éclairs de brutalité. Une direction artistique de toute beauté : la photographie somptueuse de Masanobu Takayanagi, les délicates compositions cuivrées de Max Richter. Et bien sûr un casting de très haute volée. Christian Bale, décidément bien loti avec Scott Cooper. Après sa performance éblouissante dans Les Brasiers de la Colère, le comédien retourne à un spectre beaucoup plus obscur avec Joseph Blocker. Et c'est une nouvelle très belle prestation, à ranger parmi les plus subtiles de sa filmographie. Les seconds-rôles sont très soignés : de Rosamund Pike à Rory Cochrane, en passant par Wes Studi et Jesse Plemmons ou Ben Foster; tous apportent nuances à cette odyssée américaine. Une nouvelle réussite pour Scott Cooper, décidément incontournable dans le paysage actuel.
Un western sublime qui souligne à merveille la duplicité du genre : de somptueux paysages face à la violence humaine. Christian Bale est égal à lui-même, excellent.