Hostiles
Note moyenne
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649 critiques spectateurs

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50 critiques
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Audrey L
Audrey L

828 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2020
Un capitaine de cavalerie est désigné pour accompagner un chef Cheyenne mourant dans ses terres pour qu'il puisse "passer de l'autre côté" selon ses croyances sacrées, mais les deux hommes ont un passé commun bien sinistre... Ils devront mettre de côté leur haine mutuelle pour traverser les contrées hostiles peuplées de Comanches sanguinaires, aider une jeune mère à faire le deuil de toute sa famille, et convaincre les propriétaires de laisser le Cheyenne reposer sur leurs terres. En mère rendue folle par la douleur, Rosamund Pike donne le frisson, et met la larme à l'oeil avec une sincérité impressionnante. Christian Bale est un parfait "cow-boy" droit dans ses bottes et voulant simplement finir le travail rapidement, son jeu d'acteurs lui permet décidément d'endosser bien des casquettes (chapeaux) différentes. Une bonne surprise parmi les seconds rôles, que cela soit Jesse Plemons (le cavalier haineux) ou Thimothée Chalamet (celui qui aurait dû être trop jeune pour le périple...). Les plans sont souvent d'une beauté et ingéniosité remarquable (les chevaux cadrés au travers d'une porte délabrée, un rayon de soleil qui filtre parmi la poussière...), et finissent de placer Hostiles parmi les très bons westerns. Rosamund Pike crève l'écran dans cette chevauchée infernale.
Fabien S.
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2021
Un très bon western avec Christian Biale , Rosamud Pike, Wes Studi , un véritable amérindien. Un petit bijou de cinéma.
7eme critique
7eme critique

627 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2018
Avec sa scène d'introduction, "Hostiles" n'y va pas par quatre chemins et annonce la couleur d'entrée de jeu ! C'est le genre de film qui nous accroche instantanément avec un traumatisme parfaitement réaliste et un joli travail quant à la psychologie des personnages.
Particulièrement riche en émotions, et avec des acteurs impeccables, "Hostiles" vient s'imposer comme un western indispensable de ces dernières années.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

304 abonnés 3 092 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2018
Hostiles parle de notre nature humaine, mais surtout de l'Amérique et de ses crimes pour la conquête de territoire. Alors que dire de plus que ce qui n'a déjà été dit? Ce western renvoi au pardon. Et c'est là toute sa force, au-delà de ses nombreuses qualité. Un film âpre et lumineux.
x-worley
x-worley

156 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2018
Un excellent western a la réalisation impeccable avec des scènes d'action vraiment mémorables. Quant a Christian Bale quel acteur, il est(comme a chaque fois) époustouflant dans son rôle.
Michael R
Michael R

140 abonnés 1 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2019
Un western comme une Odyssée au lyrisme et à la puissance sourde. Brutal, digne, poignant. La réalisation évolue au gré des scènes, et les sublime. L'interprétation laisse coi avec ses personnages cassés magnifiques. L'épilogue m'a asséché la gorge. Hostiles est excellent et se classe parmi les films qui rendent meilleur.
garnierix
garnierix

307 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2018
Les mémoires de Jules César sont dans les mains du capitaine au début et à la fin du film. Pas la Bible, ce n’est bien sûr pas un hasard. La vie de César a été très romaine… Le film aussi. Un soldat lui dit « ça va quand on ne respire pas » (après avoir pris une balle dans la poitrine au cours d’une attaque des Comanches) : c’est exactement notre cas, assis dans notre fauteuil, du début à la fin de ce film. La charge émotionnelle du film est en effet intense ; il s’en passe à tous les niveaux, dans l’action autant que dans les images, dans les paroles autant que dans les silences... Une première raison est qu’il s’agit d’une nouvelle performance de Christian Bale –ce n’est pas la meilleure car toutes ses performances sont excellentes (sauf bien sûr Exodus, la cochonnerie de Ridley Scott millésime 2014). On n’en dit pas plus, c’est le gros intérêt du film. La deuxième raison est que c’est une interrogation sur l’homme. Pourquoi l’homme devient mauvais ? Et sans s’en rendre compte dans la majorité des cas ! Que peut-il faire quand il s’en rend compte ? S’il a la chance (ou le malheur) de s’en rendre compte ! Et pour celui qui ne s’en rend pas compte, que lui reste-t-il ? L’un est accusé de massacre, on va le pendre ; l’autre en a fait autant mais se défend « moi, je faisais mon travail ». L’un dira « vous n’êtes pas celui que je croyais », et de fait, l’un est récupérable, l’autre ne l’est pas. C’est là toute la tragédie du film : on tue par devoir ; on s’accoutume ; on devient assoiffé de sang ; on perd son humanité ; certains se regimbent, d’autres pas… Ces questions nous taraudaient hier et nous taraudent aujourd’hui. Enfin, troisième raison, c’est une histoire des États-Unis, ce coin du monde qui s’est construit dans la douleur, pour ne pas dire la folie, la conquête s’étant faite sur l’extermination des indiens, dont l’Amérique en a fait une épopée ensuite. Le film se passe juste après la fin théorique de la guerre contre les nord-amérindiens (c’est-à-dire leur quasi-génocide). On est aussi, et ça joue un rôle dans le film, 25 ans après la guerre civile (qui avait tué ou blessé presque un million d’américains en quatre ans). C’est toujours bon de ruminer sur ces deux folies… Surtout que Trump règne aujourd’hui, et qu’on rumine encore sur la folie meurtrière. On accusait le diable pour excuser des tueries (car « sans la foi que reste-t-il ? » dit un personnage), comme Trump accuse le diable pour la tuerie de Las Vegas. Plus d’un siècle après l’époque du film (1892), ce que disait D. H. Lawrence de l’américain est toujours actuel –The essential American soul is hard, isolate, stoic, and a killer. It has never yet melted (l’américain, par essence, est dur, solitaire, stoïque, c’est un tueur, et il l’est toujours). Il a écrit ça en 1923. D’ailleurs, la citation est en exergue du film. Mais attention, le film n’est pas que déprimant, ni que violent. Il y a du soleil derrière les nuages. Une fin est curieusement amenée d’ailleurs, dont on ne dira rien, sauf que celui qui part juste après l’avant-dernière image aura vu un tout autre film (la dernière image change tout en effet)… Pour finir, on regrette que Paul Anderson, le Arthur Shelby de Peaky Blinders, n’ait pas un rôle plus central. Quant à Timothée Chalamet, il est un peu comme un cheveu sur la soupe, trop joli pour cette rudesse, d’ailleurs il s’en va vite, ce n’était pas son film.
virnoni
virnoni

110 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2018
Une vraie claque. Western au style épuré, glaçant dès le départ, mais rempli d'émotions brutes également. On suit le parcours d'êtres qui se sont confortés à ce qu'on attendait d'eux pendant toute leur vie et qui doivent affronter leur destin et le sang sur leurs mains. Les acteurs sont tous majestueux, Bale en tête, comme d'habitude, impeccable dans un jeu d'une folle intensité et réalisme. Il est ce soldat en quête de rédemption. Rosamund Pike est encore une fois assez "froide" (son physique y contribue à son corps défendant) dans son jeu, mais il apporte cette nécessité à la survie de son personnage, touché dans sa chaire.
Le casting est intense. Les liens de chacun des personnages est bien construit, filant petit à petit, par des touches d'humanité naissante ou ressortant au contact de l'autre (ennemi!), vers leurs vérités.
On en ressort assez chamboulé spoiler: face à cette lueur de vie que choisie le héros
.
On pense à la force et la lenteur de Impitoyable, qui révolutionna le western. A juste titre. C'est un bel hommage (déguisé?). Le rythme est effectivement assez contemplatif mais jamais on ne s'ennuie, bien au contraire, tant l'intensité des scènes est pensée et bien amenée. Ce périple parle parfaitement bien du pardon, de la stupidité de la guerre et ses conséquences. Il parle de l'Amérique moderne et démontre bien que son passé, s'il est peu reluisant, est tjs d'actualité. Le héros est ici cet américain qui court après son histoire et son avenir, dans un climat de violences et de rejet de l'autre, alors qu'il a le même fonctionnement et le même socle basé sur la haine et la violence. Le film pose de bonnes questions et y répond pas le sang mais surtout, par le pardon et l'amour.
Une sublime leçon subtile et brillante dans une réalisation puissante, dans des décors naturels somptueux, un cadre, des costumes précis, beaux, et une musique bouleversante à chaque note. A voir absolument pour voir un grand moment de cinéma.
Angelina.J
Angelina.J

39 abonnés 265 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2018
un western magnifique, dur pur puissant, saisissant. des dialogues minimalistes mais qui tombent justes à chaque fois. Un hommage aux Indiens et a ce que les Etats Unis leur ont fait subi et tout pris. Une reconstitution de l'époque des décors, des paysages , rocheuses plaines desertiques, territoire sacré, à perte de vue, c'est somptueux,. Un film sur la remise en question de soi , de ce que l'on pense de l'autre du respect qu'inspire finalement ce magnifique chef Indien Yellow Hawk magnifiquement interpété par Wes Studi comme d'hab, comprendre qu on a besoin de l'autre et qu'il doit être respecté. Cette remise en question est ce qu'incarne Christian Bale décidemment toujours impressionnant de vérité , je suis totale fan!!!!!le film repose sur lui il est dur touchant respecteux violent juste en colère et meurtri. Il est magnifique et porte tout le film tellement il est evident dans ce rôle. une mention spéciale pour Rosamund Pike actrice une vraie , qui nous transmet sa douleur sa reconnaissance de la différence et du respect qu'inspire ces magnifiques guerriers que sont les Indiens. une pepite
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2018
Le capitaine Joseph Blocker est chargé de conduire le chef indien cheyenne Yellow Hawk, atteint d’un cancer, et sa famille, du Nouveau Mexique jusqu’à ses terres dans le Montana pour y finir ses jours. Malgré un contentieux les opposants, les deux s’étant affrontés lors de combats sanglants qui n’ont épargné personne, le capitaine sera contraint d’accepter cette expédition qui s’avérera périlleuse. En chemin, il prendra en charge Rosalee Quaid (impressionnante Rosamund Pike) qui a perdu toute sa famille massacrée par un groupe de comanches. Hostiles débute d’ailleurs par cette scène forte de massacre. Hostiles est un western rugueux, très dur ; il ne laisse pas indifférent, on est souvent remué dans cette œuvre. Malgré la violence présente tout le long, Hostiles est un film qui s’attache à l’humain, dans ce qu’il a de paradoxal, sans manichéisme entre les communautés. Hostiles est une œuvre humaniste car cette expédition est un chemin vers la rédemption pour le capitaine Blocker (excellent Christian Bale). Hostiles est un très bon film mais qui a 10 minutes de trop car le final a été une profonde déception pour moi. J’ai trouvé dommage ce dénouement qui n’était pas utile même si je comprends qu’il a été apparemment voulu pour faire passer le message métaphorique qui s’en suit ( spoiler: l’intégration de l’amérindien, le jeune indien est pris en charge par la femme blanche ne porte plus un costume indien, et se fait remettre une bible qu’il accepte
).
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2018
En 1892, 27 ans après la boucherie sécessionniste qui aura anéanti sa jeunesse et ses rêves, chevauchée de 12 ans de carnages des guerres indiennes, achevées depuis maintenant deux ans, et ayant scellé sa noirceur, son dégout et sa barbarie, un capitaine de l’armée proche de la retraite est contraint d’exécuter l’ordre diplomatique présidentiel le plus insupportable de sa carrière : conduire son ancien ennemi, un vieux chef Cheyenne malade et incarcéré, avec sa famille, depuis le Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, pour lui permettre de mourir sur ses terres natales. L’escorte, surtout composée de quelques hommes ravagés par la mort, la douleur et leur propre disgrâce intime, se charge très vite d’une femme perdue, personnage dominant symbole du basculement dans la rage, la folie et les irréversibles ténèbres conséquentes au massacre sanglant de ses enfants et mari.
Rosamund Pike, déjà extraordinaire dans HHhH, confirme son entrée dans la cour des grands. Wes Studi est bouleversant et donc désormais présent dans les plus grands westerns à mes yeux (Danse avec les loups et Le dernier des Mohicans). Et Christian Bale est fidèlement aussi énorme et intense que d’habitude.
La forme magnifique et bouleversante du film mise sur la sobriété et le réalisme peu hollywoodien des combats et dialogues, et laisse le génie opérer en se dévoilant dans les cœurs, les ambiances et les esprits à partir de ce qui n’est pas montré. La poignée d’hommes, Blancs comme Indiens, régurgitée d’une boue de haine désabusée, de traumatismes sanglants et d’auto-écœurements meurtriers, est contrainte à l’union forcée et à la protection réciproquement nécessaire pour traverser les distances et les intempéries d’un pays où l’odeur de la mort reste omniprésente, et où pullulent Comanches récalcitrants, pionniers crapuleux, trappeurs assassins et autres joies du far-West.
Le fond parfaitement réussi nous embarque dans la haine, le vide, la douleur et la perdition de ces enfants de l’horreur, constitutifs de la culture américaine revendiquée de la violence, dominés par la conscience permanente de leur propre absurdité, et paradoxalement d’une délicatesse et d’une noblesse jamais oubliées, que ce voyage initiatique leur permettra même d’embraser à l’intérieur du désespoir. Cet immense western est un apprentissage féroce des ravages de la haine et de la douleur, mais c’est avant tout un hymne puissant à la résilience et un apprentissage miraculeux des chemins de la dignité.
Eric R
Eric R

4 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2018
Un film extraordinaire.
Aussi poignant que "Danse avec les loups". ou "Le dernier des mohicans" ou encore "Le revenant.
A ne pas rater.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

181 abonnés 1 184 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2022
Comme l'indique certaines affiches, Hostiles est bien dans la lignée des westerns de Clint Eastwood. Le splendide "Impitoyable" a sans doute grandement inspiré Scott Cooper pour ce film. On y retrouve le rythme, lent et contemplatif, le ton très sombre, réaliste et dramatique, l'humanisme qui marque le récit et les personnages torturés, hantés par leur passé qui évoluent vraiment au cours de l'histoire. Le personnage principal, superbement incarné par Christian Bale, est détestable au départ mais va au gré des rencontres (Rosamond Pike impressionne elle aussi) et d'une réflexion sur lui-même, devient attachant. Hormis l'interprétation excellente, les images valent le coup: paysages sublimés par une photographie soignée et une mise en scène contemplative et immersive. Le film se termine magnifiquement, concluant un récit lent, assez simple avec juste assez de moments tendus, mais qui enrichit le genre par ces thématiques. Bref à ne pas manquer !
Pen Sardin
Pen Sardin

4 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2018
Juste grandiose à tous points de vue ... inutile d'en dire plus !
Seul "bémol" (à mon avis) : la prestation de Rosamund Pike que je ne trouve pas du tout dans le rôle ; mais ce n'est rien à côté "du reste".
Carlos Stins
Carlos Stins

89 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2018
Belle surprise que ce western rétro signé Scott Cooper. En revenant au source du genre (en particulier les films de John Ford), le cinéaste américain interroge les fondements de l'Amérique pour mieux réfléchir sur les problèmes que traversent la société américaine contemporaine. Chaque personnage connaîtra un développement psychologique personnel qui l'amènera à reconsidérer ses certitudes pour s'ouvrir aux autres. Ce message de tolérance est délivré avec plus ou moins de subtilité (certaines scènes sont un pataudes comme celle où un soldat américain donne du tabac à un indien) mais on oublie facilement ces quelques maladresses tant le film réussit à dégager une émotion sincère et puissante. Une menace constante semble planer sur les protagonistes et Scott Cooper parvient parfaitement à nous faire ressentir cette menace en jouant sur des ruptures de ton et de rythme brutales. Certaines scènes sont d'une rare violence et arrivent sans prévenir au sein d'un long-métrage jalonné également par des séquences bouleversantes. Christian Bale y est impérial et livre peut-être sa meilleure performance aux côtés d'un casting secondaire de grande qualité. "Hostiles", en plus d'être une réussite visuelle, est un film courageux qui questionne la société américaine en livrant un message de tolérance et d'acceptation qui mérité d'être mis en avant.
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