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Jack G
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4,0
Publiée le 28 août 2019
Dans la lignée de la Flèche brisée, du Massacre de Fort Apache et de la Charge Héroïque, Hostiles (2017) est un film particulièrement fidèle à la richesse culturelle et à l'histoire des Amérindiens. Réalisé par Scott Cooper (également à l'origine des Brasiers de la colère), ce western dramatique s'inspire d'une histoire de Donald E. Stewart. En 1892, le capitaine Blocker et ses hommes sont chargés d'escorter et de ramener un chef de guerre cheyenne mourant, Yellow Hawk, ainsi que sa famille, sur leurs terres natales. Ce voyage dangereux et pénible se révèle être un périple initiatique pour chacun des personnages, remettant en cause leur vision de la culture qu'ils affrontent à travers des actes de solidarité et d'entraide. Dans la lignée de la Flèche brisée, du Massacre de Fort Apache et de la Charge Héroïque, Hostiles (2017) est un film particulièrement fidèle à la richesse culturelle et à l'histoire des Amérindiens. Réalisé par Scott Cooper (également à l'origine des Brasiers de la colère), ce western dramatique s'inspire d'une histoire de Donald E. Stewart. En 1892, le capitaine Blocker et ses hommes sont chargés d'escorter et de ramener un chef de guerre cheyenne mourant, Yellow Hawk, ainsi que sa famille, sur leurs terres natales. Ce voyage dangereux et pénible se révèle être un périple initiatique pour chacun des personnages, remettant en cause leur vision de la culture qu'ils affrontent à travers des actes de solidarité et d'entraide. Nourri de consultants cheyennes et comanches, ainsi que de riches recherches et documentations, ce film est une excellente immersion dans la culture amérindienne. A travers le langage et les traditions tribales, c’est une occasion rare de découvrir ces peuples trop peu présents au cinéma. Toutefois, je regrette que la volonté du réalisateur d’exposition et de critique des problèmes raciaux de l’Amérique d’aujourd’hui ne soient pas plus visible et affirmée. Côté casting, on retrouve Christian Bale, toujours aussi talentueux dans un rôle qui lui a été taillé sur mesure par le réalisateur en personne. Capable de profondeur, de précision et de retranscription exacte des émotions, il est incontestablement un atout majeur du film. Notons également les bonnes performances de Rosamund Pike en veuve traumatisée mais courageuse, Wes Studi en chef cheyenne sage et respecté, et Rory Cochrane, dans le rôle d’un unioniste épuisé par les horreurs des massacres. D’autres aspects positifs sont à noter, à commencer par la beauté de la lumière naturelle et des paysages du Nouveau-Mexique et du Colorado. Enfin, mention spéciale à la bande originale du film, composée par le talentueux Max Richter (« On the Nature of Daylight », une musique terriblement mélancolique, à l’image du film dans lequel elle apparaît : Shutter Island).
Christian Bale et Rosamund Pike, une performance parfaite dans un western magnifique et mélancolique aux décors grandioses ! Voilà ce que vous êtes en train de louper si vous ne l'avez pas encore vu.
Préparez-vous à traverser l'Amérique du Far West à cheval avec des protagonistes rongés par la vie, s'attendant à tout moment à tomber sur des rencontres ô combien dangereuses alors que des tensions internes dans le groupe se font ressentir... C'est purement et simplement un bon moment de voyage qui nous fais quitter notre siège pour se plonger à fond dans cet univers gigantesque de nature sauvage !
Abordant des sujets personnels comme la haine et le pardon pour autrui, ce film contraste avec d'autres de ce genre en prenant le risque de se centrer sur le vécu plutôt que sur l'action, et ma foi ça paye bien ! On a là une petite pépite portée vraiment sur les épaules de l'excellence d'interprétation de Christian Bale qui vit littéralement son rôle et ca se sent ! Puis la tristesse de Rosamund Pike à un moment du film est vraiment intense, intime et gênante, preuve de l'incroyable talent de cette dernière pour retranscrire sa touche à elle. Même les personnages secondaires sont dignes d'intérêt. Sans compter que les costumes jouent un rôle à part entière dans ce succès car ils sont tellement bien faits qu'ils nous plongent sans mal dans l'époque et dans le film !
Le seul petit hic est la longueur de l'histoire qui peut être éprouvante si la proposition ne plait pas dès le départ, ou la fin pour certains. Néanmoins ce film est très bon et mérite d'être vu au moins une fois dans sa vie !
Un film qui nous rappelle les racines du peuple américain et de sa fascination pour les armes et la violence. superbes paysages. Le film est très violent, remarquablement bien interprèté
Le film est un western à l’ancienne, plutôt lent dans le rythme, des gros plan, des visages écorchés de la sueur, des grandes plaines.... c’est ce qu’on aime dans le genre. Les éléments perturbateurs sont nombreux dans le périple mais sont parfois mal exploités. La première et la dernière scène du film sont diamétralement opposé mais ce sont les scènes les plus fortes, elles racontent l’histoire à elles seuls, magistrale ! Christian Bale, qui amène toujours sa patte aux personnages qu’il incarne, est impressionnant de vérité, froid et touchant à la fois. Il apporte une dramaturgie à son personnage c’est magnifique. Mais le film est aussi un moment d’humanité entre 2 peuples, les indiens d’Amérique et les colons blancs. Ces derniers qui donneront finalement leur vie pour protéger le convoi de prisonniers indiens. Christian Bale m’a fait penser à Clint Eastwood dans Gran Torino. Bravo !
Une fresque magnifique sur fond de traversée épique de l'Amérique. Bien que le sujet n'offre aucune surprise, le scénario est bien écrit, bien servi par la mise en scène, la musique et les personnages tout en ombres et lumières, au sens propre et figuré. J'ai été captivée par la scène à la bougie des premières scènes du film, qui offre un très beau travail de mise en lumière des acteurs et apporte une belle intensité aux acteurs. Enfin le duo Christian Bâle et Rosalind Pike est saisissant. Nulle place pour la mièvrerie et moins encore le sentimentalisme, mais malgré l'économie de mots et de gestes, l'intensité était totale.
Je ne mets pas souvent de commentaires sur les films que j'ai pu voir dernièrement car je trouve le cinéma de ces dernières années assez insipide mais là j'ai ''ressenti'' quelque chose devant mon écran..... Une ''émotion''!!! Ce film n'est pas un basique western moderne et il ressemble beaucoup à "danse avec les loups''.
Après un premier film qui avait valu à Jeff Bridges un Oscar, Crazy Heart, Scott Cooper avait un peu réitérer les faits avec le fiévreux Les brasiers de la colère, déjà avec Christian Bale. Depuis, l’inoffensif Black Mass porté par Johnny Depp, qui trouvait là un de ses meilleurs rôles (facile il est vrai) depuis Public Enemies, ne donnait pas la pleine mesure du talent de Cooper. Remise à niveau complète avec ce poignant western, Hostiles, dont la mise en scène jusqu’à l’interprétation laisse coi et invite le spectateur à voir un des meilleurs westerns de ces 10 dernières années. On a beau décortiquer parfois un film dans tous les sens la simplicité des plus belles réussites est ici condensé en un seul film. A commencer par le savoir-faire indéniable de Scott Cooper pour mettre en scène son récit et d’apporter sa grammaire cinématographique en résonance de la narration et des propos de son histoire, tout est justifié et codifié par l’image. C’est étonnamment réussi sur tous les plans, de la somptueuse photographie, à la mise en scène (lente mais savoureuse, et surtout à propos) comme dans l’interprétation de l’ensemble du casting, Rosamund Pike en tête, et Christian Bale qui semble ici avoir été un des grand délaissé des Oscar pour ce rôle. Tout est magnifiquement capturé et réalisé, des grands espaces où se détachent les silhouettes de cavaliers rappelle quant à elle les meilleurs films du genre. En plus de respecter le western en lui-même Cooper apporte une modernité effective dans sa propension à guider l’ensemble de son film vers les sommets du genre. Rien n’est caché ici à commencer par la violence brute des deux fronts (amérindiens et américains), là où les batailles et les guerres n’avaient pas plus de sens que celles actuelles, dont Cooper fait forcément écho, écho en parallèle de la ségrégation dont il dénonce également le non sens. L’ensemble d’un tout qui fait passer Hostiles de très bon film, à majestueux, quand le metteur en scène s’essaye avec talent à aller au plus profond de ses personnages en les confrontant à une violence brute. Tour à tour violent, beau, dur, profondément humain, Hostiles examine l’Histoire américaine, une fois de plus, à travers un genre ultra codifié que Scott Cooper a su se réapproprier en délivrant un film à la fois touchant, intelligent, et émouvant, tout ça à hauteur d’hommes, fait de longueurs comme de silences, qui, au fil du film, deviennent nécessaires pour finir en apothéose. Sa puissance artistique sur tant de plans, touche, aimante et confirme un auteur/cinéaste. Beau à en être lacrymal, puissant à en rester scotché. requiemovies.over-blog.com
Western sombre et violent, magnifiquement filmé et interprété, avec une analyse intéressante des massacres de population, chez les indiens, les soldats ou les civils. Sans partie pris, le réalisateur retranscrit parfaitement à l'écran la violence de cette époque dans certaines régions des états-unis, où la négociation est rarement le moyen choisi pour régler les conflits et où les armes font la loi.
Qu'on est loin du "western" au sens où on l'entend habituellement, avec ses niaiseries et sa psychologie "hollywoodienne". Ici, on est dans une sorte de tragédie grecque, avec toutes ces interrogations sur l'existence, la droiture, la violence, la mort et surtout un vibrant hommage aux Amérindiens, le tout servi par d'immenses acteurs, une photo somptueuse, une bande son fignolée : du bel ouvrage. Dans le genre "western", j'avais adoré, aussi, 3h10 pour Yuma, mais ici on est dans une posture plus profonde. Une indéniable réussite.
D’entrée une phrase de D.H. Lawrence annonce la couleur : « L’américain a, par essence, une âme rude, solitaire, stoïque, une âme de tueur. Il l’a toujours ». Le grand mérite d’ « Hostiles » réside dans son réalisme historique et sa volonté d’éviter tout prêchi-prêcha moral. Les comanches sont montrés tels qu’ils furent : des pillards assoiffés de sang, craints par tous (même par les apaches qui ne craignaient pas grand monde) et cela longtemps avant l’arrivée des colons et de l’US cavalery. Dans le film, ils représentent donc l’élément fantastique et horrifique de la première partie. Ils servent également de révélateur des destins aussi antagonistes que sanglants des trois personnages du film : le capitaine Blocker qui en a vu d’autres, le grand chef de guerre Chef Yellow Hawk mourant et Rosalee Quaid, veuve désespérée qui pense rejoindre les siens dans l’au delà en mettant fin à ses jours. Mais ils sont aussi le catalyseur d’une reconstruction psychologique souvent hésitante, parfois douloureuse avec l’ambigüité des hésitations. L’aboutissement se trouve dans une fin sublime avec un long plan sur le visage de Blocker dont Christian Bale parvient à exprimer toutes les contradictions sentimentales et psychologiques dans l’abime historique du déroulé de sa vie. Avec une sobriété qui frise le génie, prouvant, s’il en était besoin, son immense talent d’acteur. Grâce à un sens de la respiration et un script très travaillé, les 134 minutes du film n’offrent aucune longueur, alternant les scènes d’action, de réflexion ou de contemplation. Chaque péripétie est un symbole de plus, avec des groupes représentatifs des communautés en se concentrant sur le choc de deux civilisations. Celle des Cheyennes et leur vie naturelle face aux colons et l’appât du gain, qu’il s’agisse de trappeurs où de propriétaires d’une terre volée qu’ils comptent conserver en appliquant la loi du plus fort. Magnifiquement mise en image par Masanobu Takayanagi (on se croirait chez John Ford par moment), et soutenu par une musique pertinente de Max Richter, cette démonstration sociétale, à la fois sensible et cérébrale, serait presque parfaite. Mais elle est inutilement alourdie par le personnage de Wilkins et l’inévitable mauvaise conscience liée au racisme. Lourdingue et inutile, faisant ainsi passer Scott Cooper tout près d’un chef d’œuvre. A noter que la plupart des critiques placent le film sur le plan politique, donc critique et projectif, alors qu’il traite du sociétal, sous forme d’un constat nettement déplaisant. D’où une interprétation d’anti Trump de la part des critiques, alors que le manuscrit fut rédigé au début du premier mandat d’Obama.
Un film special, avec un rythme qui vascille entre violence et contemplations de mangnique paysages. Le realisateur manie habilement la suggestion de certains evenements pour accentue l'etat psychologique des personnages. Tres bon film.
un western habité ... habité par certains esprits et certaines pensées. Un western de la fin de la conquête de l'Ouest. Les héros commencent à être vieux et fatigués. Ils en ont tant vu, ils en ont tant fait. Un long voyage d'une certaine initiatique ou révélateur. Un voyage qui va révéler à Joe Blocker qu'il a beaucoup subi et autant fait subir, que la violence était des 2 cotés ... un film qui met en avant comme tous les westerns l'extraordinaire violence qui est co-substantielle des Etats Unis. Un pays qui s'est créé sur un massacre, sur une violence brute et qui s'en est toujours pas vraiment remis.
Le pitch est simple : un capitaine de cavalerie « indienophobe » se voit confier malgré lui la mission d’emmener son ennemi juré, mourant, jusque dans le Montana, pour mourir sur la terre de ses ancêtres. Une fois cette situation exposée, la plus causante de tout le film, tout le reste se fait dans l’introspection. Les échanges sont minimes, seul l’essentiel est dit. D’ailleurs, tous les dialogues ont du sens. Ils ne servent qu’à identifier, dans chacun des protagonistes, la part du personnage principal interprété par un Christian Bale meilleur qu’à l’accoutumée. De façon globale, cela dit, le casting est très bon, autant Rosamund Pike et Wes Studi, pour les têtes d’affiches, que les personnages de plus ou moins second plan, tant tous ont leur importance dans l’étude du capitaine Bale. Et voir le héros traverser les épreuves de violence sans un mot de trop, sans jamais se placer du côté du bien ou du mal, accédant sans le savoir à sa propre rédemption, à l’instar d’un Clint Eastwood qui s’était rendu une dernière fois impitoyable, c’est une très belle balade dans l’Ouest américain. Ajoutez à cela des paysages grandioses, des plans larges et contemplatifs, une photo superbe, les batailles avec les indiens et les cowboys, on obtient un très grand western. Mais c’est surtout le style épuré, où rien n’est là gratuitement ou sans raison, où toute la violence contraste avec de longs moments de réflexion et de tension, où le rythme n’est pas celui effréné et abrutissant des grandes productions hollywoodiennes mais celui d’un cinéma qui vous fait voir le monde avec les tripes, c’est cette écriture cinématographique-là qui, plus encore que tout le reste, devrait inscrire durablement ce film dans les classiques du genre.
En lançant Hostiles j’espérais voir enfin un grand film hollywoodien sur le génocide des indiens. Autant le dire tout de suite s’il est évoqué bien sur, ce n’est pas encore le cas. Hostiles est cependant un bon film, tout d’abord par sa mise en scène impeccable, usant de ses décors comme le font les meilleurs western. Le rythme est lui aussi excellent, prenant le temps de raconter ses personnages de décrire son environnement sans perdre de vue l’avancée du récit. Le personnage de Christian Bâle est vraiment réussi, hanté par les actes qu’il a commis sous les ordres et pour des choses auxquelles il a lui même cru (même si on peut penser qu’un revirement s’opère de manière assez rapide dans le film en ce qui le concerne). J’ai en revanche eu beaucoup plus de mal avec celui de Rosamund Pike qui elle bascule de manière beaucoup trop rapide et j’ai vraiment eu du mal à partir de ce moment là avec ce personnage et ses interventions. Il y a en revanche de très bons seconds rôles. Si ses défauts viennent principalement de problèmes d’écriture Hostiles est tout de même un film qui mérite le détour.