Claire & Ryan, un jeune couple qui s’apprête à devenir parents, emménage dans une nouvelle maison. Mais une fois à l’intérieur, ils ne se doutent pas un seul instant que leur propriétaire les épient jours et nuits…
Premier (et unique) long-métrage pour Victor Zarcoff qui nous entraîne dans un home-invasion où l’intrusion se fait via les caméras disséminées un peu partout dans ce pavillon de banlieue, permettant ainsi au propriétaire de suivre les faits et gestes de ses locataires, de leur vie privée, jusqu’à la leur intime…
Ce petit thriller psychologique (un budget très limité, pour une diffusion à la télévision) se regarde avec une réelle facilité et ce, en très grande partie grâce à l’interprétation de Neville Archambault (le proprio). Sa corpulence, son visage, sa respiration, son regard, … tout est fait pour vous glacer le sang (et vous répugner). Il excelle dans son rôle, avec très peu de dialogue, tout se joue dans son regard de bovin (attiré par les images de ses caméras) et le dégoût qu’il vous procure. Rares sont les acteurs à parvenir à un tel effet sur les spectateurs (sans devoir se transformer sous des couches de prosthetic makeup), dernier exemple en date, on pensera bien évidemment à Laurence R. Harvey dans The Human Centipede II - 2011).
13 Cameras (2016), aussi appelé "Slumlord", pâtit d’un scénario assez simpliste et surtout, d’une absence totale de caractérisation de Gerald, le propriétaire (qui est-il ? Pourquoi agit-il ainsi ? Nous n’en saurons strictement rien). Concernant la mise en scène, je craignais une redondance de l'utilisation des images provenant des caméras espions, façon Paranormal Activity (il n’y a rien de pire que ça), mais fort heureusement, au final l’utilisation des caméras s’avère finalement assez sous-exploité (ça n’est pas ça l’enjeu).
Pour le reste, l’ensemble du casting fait amplement le job et on se prend au jeu sans jamais relâcher la tension (et ce, malgré le fait qu’il y ait bon nombre de situations qui puissent nous paraître invraisemblables,
notamment toutes les fois où Gerald se garde devant la maison du couple et s’y introduit de jour comme de nuit sans se poser de question ni craindre de se faire repérer par ses locataires ou le voisinage)
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Si le film est loin d’être parfait, il faut lui reconnaître que, pour un premier film, qui plus est, un téléfilm, Victor Zarcoff s’en sort admirablement bien. Reste à savoir maintenant si la suite (2018) et le spin-off (2023) seront du même acabit.
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