Derniers Avis : 120 battements Par Minute - Page 9
120 battements Par Minute
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Delamare S
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4,5
Publiée le 11 septembre 2018
beau film t il faut avoir le coeur solide car ce film est tres dur et triste le sida peu touché tous le monde que l on soit hetéro,bi,pan,lesbien,trans ce film montre bien la realité de cette maladie
Parmi la pléiade d’acteurs de ce film, il serait hallucinant de ne pas en revoir au moins une dizaine à nouveau sur les écrans, pour un film important, tellement leur performance est émouvante. Pour ce qui est de l’intrigue, elle est très documentée, regorgeant de détails qui donnent au film un réalisme poignant. Mais cette profusion de détails alourdissent et ralentissent le rythme. De plus, les scènes d’amour et de sexe semblent parfois s’étirer au point de frôler le voyeurisme. Plus de concision n’aurait rien enlevé au film de sa qualité.
Film Grand Prix à Cannes et César 2017 qui pose sur la table un sujet lourd et pesant que celui des séropositifs et malades du SIDA dans les années 90, le film est utile pour comprendre le cheminement de cette maladie. Superbement interprété, plutôt juste, il reste à mon goût trop long, trop mélodramatique et me procurant peu d’émotions. Utile mais pas parfait.
Parfaitement monté, diablement rythmé, drôle et touchant, 120 Battements par Minutes présente une réalité glaçante. C'est surtout la performance des acteurs qui donne une certaine épaisseur à cette histoire qui tombe malheureusement dans le tout venant dans son dernier acte, pour créer un réalisme accablant.
Robin Campillo divise son film sur Act Up en deux parties. La première aborde plutôt l’action politique et le militantisme, la deuxième va plutôt vers la romance et le drame intimiste. Les deux sont équilibrées et apportent réflexion et émotion.
Ce fut un film pédagogique qui aurait pu être un documentaire, des passages et dialogues intéressants, genre la culture, des stéréotypes habituels, des scènes de sexe gay où il y en a de trop inutilement, ça rappelle beaucoup « Philadelphia » dont je préfère pour la thématique sur la discrimination des séropositifs et l’homophobie dans le monde du travail. La mise en scène mal encadrée s’étale ennuyeusement, une scène de doléance chiante, ça finit en vrille avec cette forte agitation morbide pour attirer l’attention des politiques, un dénouement sur fond d’ambiance musicale de radio FG techno électro boite de nuit, c’était pas terrible comme long métrage.
Ou comment apporter une lecture archi documentée et intéressante d’une lutte pour la vie. L’urgence pour la vie y est palpable. C’est passionnant bien que la vie s’étire à mon goût un peu trop en longueur. Réhabilitation (a mes yeux) d’une association perçue par erreur négativement
Film coup de poing très important et qui bouscule. Magnifiquement interprété, le sens du vrai et de la vérité. C'est beau un combat pour aller dans le sens du progrès.
Bon film dans l’ensemble. Selon moi trop de scènes où il y a des rapports sexuels, une pour illustrer ok mais faire des scènes jusqu’à l’hôpital, c’est inutile et vulgaire. Et le rôle de Nahuel Perez Biscayart est vraiment antipathique, voire détestable
La création d'act-up mouvement gay et les années sida. C'est un film magistral qui reconstitue les années 80 et leur ambiance. Les réunions démocratiques, les actions militantes, les histoires personnelles, les rivalités tout y est. C'est un film à la fois émouvant et drôle parfois, en grande partie dû aux excellents comédiens que l'on découvre ici. C'est très vivant, habité même, on partage les émotions et les colères des protagonistes même si on est hétéro. Le grand prix à Cannes est bien mérité.
Magnifique. 120 Battements Par Minute nous raconte le SIDA sous un autre point de vue. Emouvant sans jamais trop en faire, il dégage une énergie qui bouscule le spectateur.
Film sur le militantisme d’une cause peu vue au cinéma français, « 120 battements par minute » c’est aussi un long-métrage sur la souffrance de ceux ayant contracté le virus du SIDA mais aussi sur celle de ceux qui leur survivent. C’est parfois long, même si c’est utile pour comprendre le calvaire de certains, souvent répétitifs (les scènes de sexe, les assemblées générales, les boîtes de nuit, etc.) même si typique du quotidien des protagonistes mais aussi un peu cliché (les gays qui changent souvent de partenaire…). Pourtant, c’est magnifiquement interprété, notamment par les deux personnages principaux dont celui qui joue Sean, un jeune séropositif à fleur de peau qui veut réveiller les consciences des français. Un très beau et bon métrage qui se montre, malgré son sujet sensible, haletant jusqu’au bout. Récompenses aux Césars largement méritées !
Collectif. C'est la sensation des césars puisque le film a récolté pas moins de 6 récompenses, sachant qu'auparavant, il avait reçu les honneurs de Cannes. On est au début des années 1990 et le film retrace les actions et les atermoiements d'Act Up. La première force du film tient justement dans cette volonté de montrer le militantisme sous un jour réaliste. Il met en avant l'engagement de ces jeunes de divers horizons. Il pose aussi les questions de l'efficacité et de la médiatisation de la lutte. Cette facette est assez passionnante et on est plongé au cœur des AG et de leurs remous. La caméra s'attarde sur ces personnages si expressifs qu'on en vient à partager leurs coups de sang ou leurs rires. On jubile également devant l'audace des opérations coup de poing qui tentent de réveiller une France pantouflarde. Et peu à peu, le regard se focalise sur quelques personnages en particulier puis un seul. C'est la deuxième force du film. Il parvient à faire coexister le collectif et le particulier. Il sait adopter différents points de vue et l'articulation de ce changement d'échelle se fait le plus naturellement du monde, on se laisse porter. On devine bien sûr que tout ça va vers la tragédie mais à aucun moment ne vient l'injonction de l'émotion. Libre à chacun de réagir en fonction de ce qui l’interpelle. La fin, belle, sombre, fiévreuse et éclatante finit de nous convaincre que oui, l'engagement, c'est beau.
Un bon scénario, bon concept, une réalisation extra ordinaire, une bonne construction de personnage, un rythme assez particulier, un pouvoir de suggestion sonore créatif et bien exploité. spoiler: J'ai bien apprécié le fait qu'on est dans l'action au début du film, on ne sait pas ou l'on est, qui est qui, on fait une petite pause quand on identifie un personnage et son histoire, L'identification du personnage principal qui a commencé par la première marche de deuil au moment ou le son de Sean Dalmazo qui demeure et s'élève par rapport aux autres mettant la puce à l'oreille. Ensuite cette manière de tuer le spectateur avec le protagoniste, et cette manière de nous impliquer dans l'histoire, les plans majoritairement rapprochés, ce découpage construit sur une critique bien claire et nette " Oui je t'implique dans l'histoire, mais au feux de l'action, tu ne restes que spectateur" . Au fur et à mesure du film notre rythme cardiaque descend, et cette fin qui s'assure bien d'avoir "tuer" "étouffer" le spectateur, impliqué dès le début de l'histoire et celui qui a pris le train en marche. Bref, Un film a voir et à revoir vraiment.
J'ai envie de dire j'y étais, même si je n'y étais qu'en périphérie. Je me souviens de tout. De cette maladie qui a déboulée dans les hôpitaux sans qu'on ait la moindre information professionnelle autre que vaguement en biologie cellulaire, il n'y avait même pas de biologie moléculaire ailleurs qu'en labo de recherche. Je me souviens du premier article dans Libé, le 1er juillet 1983. Je me souviens des informations fausses et mensongères dans la presse. Je me souviens qu'on n'a jamais cru avec mes collègues que ça ne pouvait toucher que les gays. Je me souviens qu'à un moment où la prévention marchait un peu les nouveaux patients n'étaient plus des gays mais des toxicos ou des hétéros et des épouses. Je me souviens des débats stupides avec mon chef de service qui m'a traitée de Lepéniste quand j'ai dit que la maladie et l'épidémie étaient très graves, quand on était socialiste, ni la maladie ni l’épidémie ne devaient être graves. Je me souviens de ma mère transfusée au moment des derniers culots de sang non testés, du médecin bourré de thune avec sa gueule de vieil hippy qui jouait de la guitare électrique dans les tonus et qui refusait de prescrire les bi-thérapies dont l'efficacité était prouvée dans les papiers américains, au prétexte qu'elles n'étaient pas validées en France. Je me souviens des premières subventions accordées (bien après l'époque du film) pour mesurer la charge virale dans quelques labo hospitaliers qui en profitaient pour marquer leur territoire, du détournement de fond public qu'on avait fait pour acheter les appareillages nécessaires pour faire le dosage et des coffrets de réactifs qu'on achetait en faisant croire au service éco que c'était pour les sérologie, et puis ensuite, presque 10 ans plus tard, faute de personnel, faute d'argent pour le service hospitalier public, il a fallu qu'on arrête et qu'on envoie les analyses dans les labo des grands groupes privés qui avaient du fric, comme l'industrie pharmaceutique qui en regorgeait quand l'Afrique crevait. Je me souviens d'avoir eu une sérologie douteuse après une coupure au travail, de mes collègues qui étaient venues à 7 h du matin pour la confirmer en gardant le secret et d'avoir attendu trois mois pour avoir le dernier résultat négatif. Je me souviens que je n'osais plus toucher ma fille. Je me souviens des chirurgiens qui prescrivaient des sérologies à tous leurs patients sans le dire. Je me souviens des pastilles rouges que les soignants voulaient coller sur les tubes des patients connus. Je me souviens aussi des fausses quêtes dans la rue auxquelles j'ai donné. Je me souviens aussi du premier patient qui s'est fait contaminer volontairement, il a mis deux mois à y arriver et après il a dit au toubib qu'il contaminait les autres, il avait un métier complétement à l'opposer du barebacking pourtant. Je me souviens que je ne savais pas utiliser les capotes. Je me souviens d'avoir serré la main d'un patient positif et des têtes effarées de mes collègues. J'ai pleuré tout le long du film. Je crois que c'est parce qu'il est vrai, touchant, humble, fort et poétique, sensuel, aimant et vivant et super bien fait, non ?