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5,0
Publiée le 21 avril 2026
Élan collectif d’une urgence vitale, 120 battements par minute fait du militantisme une matière vibrante, traversée par la colère et le désir. Avec une énergie presque documentaire, Robin Campillo capte les corps en lutte, les débats, les silences, comme autant de pulsations d’une communauté face à la mort. Le film alterne fièvre politique et intimité bouleversante, donnant à chaque trajectoire une densité profondément humaine. La maladie n’y est jamais abstraite : elle s’inscrit dans les corps, dans le temps qui s’accélère et dans l’urgence d’aimer. De cette tension entre combat et tendresse naît une œuvre puissante, à la fois politique et profondément incarnée.
Robin Campillo ne filme pas un combat de l’extérieur. Il l’inscrit dans la chair même du film. Les réunions d’Act Up ne sont pas de simples scènes explicatives : elles deviennent des espaces de tension, de friction, où la parole est une arme et le collectif une nécessité vitale. Peu à peu, pourtant, ce chœur politique se resserre, et le film glisse vers une histoire d’amour, comme si l’intime venait donner un visage à ce combat. Il y a dans 120 battements par minute une puissance peu commune : celle d’un cinéma qui ne cherche ni à illustrer ni à expliquer, mais à faire éprouver. Et c’est peut-être là sa plus grande réussite: transformer une mémoire collective en expérience immédiate, presque physique, qui continue de battre longtemps après la fin.
120 battements par minute (c'est un seuil critique medical) était passé sous mes radars, plus précisément j'avais vu qu'il avait été récompensé au festival de Cannes, mais le thème ne m'attirait pas et je ne suis pas allée le voir au cinéma. C'est un film original, difficile à classer mais qui ne laisse pas de marbre : le film évoque les actions militantes de Act-up Paris au début des années 90 en pleine épidémie du sida. La première partie de film est axée sur la vie de cette association, ses actions, ses débats. Presque rien sur les différents personnages, c'est pas toujours simple de rester accrocher. Puis petit à petit se dégage le destin d'un de ses militants, Sean, jeune seropositif de 23 ans, et au milieu du chaos de la lutte contre le sida une histoire d'amour prend vie sous nos yeux. Je n'en dis pas plus sur le pitch. Je crois que si j'ai mis autant de temps à voir ce film c'est en raison de sa dureté que je redoutais. Et c'est vrai, la seconde partie du film est dure. Attention, c'est pas larmoyant, c'est pas une question d'émotion, on ne cherche pas a vous faire pleurer. Mais ce film est dur parce qu'il traite de façon assez brute l'horreur qu'à été l'épidémie du sida, et les actions du monde associatif que nous découvrons dans le film n'en est qu'un reflet très parcellaire. Suffisamment tout de même pour se dire que malgré la difficulté de la tâche collectivement les gens sont capables de se mobiliser pour la vie. Parce que ce que j'ai le plus aimé dans ce film c'est ça, il parle autant de vie que de mort, de lutte que de moments de grâce. Ce film a aussi le mérite de nous rappeler ce qu'a représenté le virus du sida pour des millions de personnes dans le monde, à une époque où maintenant on l'oublie un peu vite. Il montre aussi qu'il intéressait alors peu les gens parce qu'il touchait alors des communautés mal aimées, stigmatisés, vues comme honteuses. A travers Sean on voit le destin tragique de toute une génération brisée par le sida. Je salue le parti pris du film de ne pas verser dans le pathos et d'avoir choisi une façon assez crue d'aborder ce thème, la réalisation n'a pas choisi la facilité mais a réussi avec excellence.
Un chef d’œuvre émotionnel et politique qui broie l’espérance de notre innocence. Ici, on suit de près le destin d’activistes d’une association qui lutte contre le SIDA. Une association aux mouvances et aux motivations profondément bouleversantes, dirigée par des jeunes qui luttent contre ces maladies qui les touchent eux ou leur proche : la séropositivité et l’inaction gouvernementale, publique et privée. Leurs destins tragiques rendent ce récit admirablement indispensable.
Magnifique. Cette fois-ci où je le visionne à nouveau, et suis prête à comprendre le contexte historique je perçois le caractère indispensable de sa diffusion. J'ai aimé le scénario historique d'Act-Up mêlè aux histoires personnelles des protagonistes. C'est émouvant, percutant, bien joué et j'ai pleuré bien évidemment.
Le film 120 battements par minute se passe au début des années 90, au sommet de la pandémie du VIH. À cause de la relation de cette maladie avec la communauté LGBTQ+, des compagnies pharmaceutiques prolongent recherche et développement pour trouver un remède. Le groupe militant “Act-Up” entre dans la lutte pour faire des progrès en soi pour les maladies. Dans ce groupe, deux membres: Sean et Nathan, développent une relation romantique. Ce film montre des complexités dans une relation romantique avec une personne séropositive et un personne séronégative au début des années 90. Ce film est excellent! Le style du documentaire que le réalisateur utilise aide le public à se sentir comme partie d’Act- Up. Dans les scènes des manifestations, la caméra mélange des zooms et des mouvements brûlants. Ces choix transmettent des sentiments de peur et des poussées d'adrénaline qu'une personne exprime quand on fait ces actions. Quand le public pouvait exprimer les mêmes sentiments que les personnages d’une histoire, cela lui permettait d'être investi dans le futur des personnages et d’apprécier le film plus. Aussi, les acteurs sont excellents. Spécifiquement, l'interprétation du romance entre Nathan et Sean est vraiment touchante. Les réactions d’Arnaud Valois– qui interprète Nathan– aux changements que Sean vit sont parfaites. Il fait un bien faire en montre un calme en façade et montre au public qu’il s'inquiète de l'évanescence Sean. Au sujet du Sean, Nahuel Perez Biscayart fait un bien pour interpréter cette évanescence. Il fait des changements plus subtils à son personnage qui montrent le déclin à cause de sa maladie. Bref, si vous voulez regarder un film qui vous permet de vous connecter avec ses personnages– ne cherchez plus. Attention, il se pourrait que vous soyez ému.
Loin d’être un simple film hommage aux militants de l’association Act Up « 120 battements par minutes » est un long-métrage magnifique de sincérité, puissant comme rarement le cinéma français le propose. D’une base collective, le récit glisse peu à peu des débats endiablés, actions militantes menées par les membres à une dimension plus individuelle aux ressorts passionnels forts et émouvants.
Film un peu trop long à mon goût. Longueur qui aurait pu etre evitée en diminuant le temps consacré aux réunions de l'association Act Up , il était important de comprendre le fonctionnement et saisir " l'âme" de cette association, mais il y avait vraiment trop de discussions.. Le sujet est poignant et nous fait réaliser à quel point l'épidémie du Sida est passée presque" inaperçue" pendant plus de 10 ans pour les non gays.. Mis à part quelques exceptions.. Sinon, les nombreuses scènes de sexe n'etaient pas obligées...L acteur principal est trés émouvant et les 30 dernières minutes nous serrent la gorge... Film à voir, mais je reste un peu sur ma faim..
Film exceptionnel avec une performance énorme des acteurs. Un sujet d'une importante public qui nous entraîne dans la vie tourmentée des personnes malades du sida
Très beau film. Je ne saurais décrire comment je me sentais intégré à ces réunions du mardi soir. Je vivais le film jusqu’à la fin où le personnage de la mère m’a fait complètement sortir du film. Je dirais donc que c’est un excellent film qui est en plus de cela est très inclusif. Mais la fin aurait pu être travaillé autrement.
Très touchant, ce film vient nous déstabiliser, nous ouvrir les yeux sur les conditions des minorités (LGBT). Ce film déconstruit aussi les préjugés tout en restant fidèle à la réalité, très bon casting : des acteurs que je ne connaissais pas (sauf quelques uns). Je recommande
J’aime beaucoup les films qui traitent de nombreux sujets : - La vie au sein d’Act Up au début des années 90 - les diversités de sexualité dans la société - la vie des personnes étiquetés homosexuelles - la peur du VIH de la population - l’euthanasie - la sexualité avec une personne porteuse du VIH - et d’autres
Très bavard, 120 battements par minutes est le genre de film que j'aime moins, car presque tout passe par les dialogues et quasiment rien par la mise en scène. Quelques moments forts cependant, et une histoire émouvante qui demeure noyer dans un torrent de mots rébarbatifs sur la durée.
"120 battements par minute" est un film qui marque profondément, à la fois par sa puissance émotionnelle et par la pertinence de son sujet. C’est une œuvre qui raconte avec justesse et sensibilité la lutte de l'association Act Up-Paris dans les années 1990, au cœur de l'épidémie de sida. La force du film réside dans sa capacité à capturer la beauté et la douleur des vies touchées, tout en mettant en lumière l’urgence de leur combat. Le scénario est d’une grande justesse, naviguant entre des moments intenses de militantisme et des instants plus intimes, où les personnages, touchants et humains, partagent leurs espoirs, leurs peurs, et leurs amours. Ce réalisme, que ce soit dans les scènes de débats passionnés ou les moments de tendresse, contribue à la puissance du récit. L'équilibre entre l'humour et l'émotion, entre l’indignation et la douceur, rend le film non seulement captivant, mais aussi profondément humain. La photographie sublime vient appuyer cette narration, en jouant avec des contrastes entre ombres et lumières, symbolisant à la fois l’espoir et la tragédie des protagonistes. Les séquences visuellement poétiques, entrecoupées de scènes plus brutes, nous plongent dans l’intensité des émotions, nous emmenant au plus près de ces vies qui se battent pour leur dignité.