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Jean-luc G
89 abonnés
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3,0
Publiée le 30 juillet 2017
Varda et JR ont l’honnêteté d’annoncer un documentaire et non pas un film. Il n’y a pas d’histoire – fréquent chez Varda- rien qu’un duo qui se met en scène de façon un peu narcissique leur belle rencontre sincère et sans concession. Ce n’est pas non plus un testament, même si on aborde brièvement le thème de la mort avec franchise. Il y a moins de rencontres marquantes que chez Depardon, l’improvisation débouche sur des portraits disparates, certains des protagonistes sont de personnages véritablement sympathiques, d’autres plus quelconques. L’association entre deux passionnés de photos produit de belles images, on passe un très bon moment, cependant il n’est pas sûr que je me souvienne de grand-chose dans quelques mois. Sauf peut-être de l’épisode du lapin posé par Godard, alors qu’il laisse un gout amer à la bouche. L’enthousiasme cannois me semble surfait, mais Varda restera dans notre cœur une poétesse des images indépendante et inclassable. Cinéma juillet 17.
C'était pour moi une sorte de pari : je connaissais très peu JR et Agnès Varda... Et quelle bonne surprise ! Le plus beau film que j'ai jamais vu ! Un film touchant, émouvant, qui fait couler plusieurs fois des larmes durant la projection ! Que dire de plus si ce n'est que c'est rater quelque chose de ne pas le voir !
Mon premier Agnes Varda en salle... Un moment plaisant, touchant et simple. On se laisse guider dans ce film un peu comme dans un jeu de l'oie. Au fil des mots et des rencontres. Attention quand même à l'effet boule de neige de la critique presse qui pourrait faire croire à un grand film. Ce n'est pas le cas. A regarder si il n'y a rien d'autre d'absolument et d'urgemment vital à voir ailleurs.
J'adore Agnes Varda (Et Demy!) depuis toujours et je trouve que JR a vraiment touché Juste en l'associant à son travail !Beaucoup de points communs les rassemblent et ils se valorisent l'un l'autre... J'aime particulièrement leur humour "chien Et Chate !", la poésie et l'humanité qui se dégagent du film. À voir à revoir absolument
2 personnes qui passent leur temps à se regarder le nombril et à davantage chercher un look vestimentaire d'artiste plutôt que de rencontrer réellement les gens. on n'apprend d'ailleurs quasiment rien sur ceux-ci. ils ont des idées faiblardes qu'ils veulent "experimenter" ( des grandes affiches, ouahh!) et se moquent des gens normaux. voix off insupportables. content que Godard pose un lapin. parce que oui, il faut bien sue l'on sache qu'elle est amie avec Godard. prétentieux, creux, superficiel.
tant mieux si ce projet à égayer la vie de certaines personnes mais tout ça est assez niais, au bout de 40 minutes on a compris.... en plus c'est moche... et c'est ringard.
Avec humanité, simplicité, humanité, émotion, les deux réalisateurs déambulent en France et notamment dans le nord. La série de portraits géants se révèle être un artifice facile pour faire parler les gens d'eux et de leur cadre de vie. Ce procédé est tellement simple que personne n'y a pensé avant d'autant plus qu'il est extrêmement cinématographique. Raymond Depardon dans un autre genre réussi ce même type de portraits : bravo à Agnès Varda et JR.
On en entend beaucoup parler de ce documentaire et c'est donc avec curiosité que je suis allé le voir. Ce qui nous gagne, c'est la simplicité et la générosité avec lesquelles "Visages, villages" a été fait. L'envie de témoigner du vrai, d'aller chercher des pépites humaines au cœur de nos campagnes sans artifices ni scénario. On se laisse balader au rythme des rencontres et des projets artistiques insolites sortis tout droit de l'esprit d'Agnès Varda, aux idées originales, et de JR, artiste photographe qui a l’œil. Parallèlement aux rencontres, on les suit eux dans leur recherche et leur questionnement, il y a un petit fil narratif qui suit leur complicité et leur rapport, entre elle qui a une maladie dégénérative des yeux et lui qui ne veut jamais retirer ses lunettes de soleil. Leurs projets n'ont pas forcément de liens entre eux, si ce n'est recréer de la vie et du rapport humain dans des lieux insolites comme une usine, une ferme, un village abandonné,... Leur voix off (d)étonne au début car elles vont à l'encontre du naturel recherché : les voix chantent et récitent un texte, coupant tout effet de dialogue possible. C'est assez perturbant puis on s'y fait, comme un conte qu'on nous récite. Il y a des beaux moments, émouvants et vrais, qui sortent du lot et donnent toute la force à ce documentaire. D'autres passages nous touchent moins mais cela n'en reste pas moins distrayant. "Visages, villages" est un documentaire tout en simplicité et malgré tout efficace grâce à un regard artistique posé sur nos existences quotidiennes.
"Visages Villages" ou deux monstres de la création artistique au plus près des vrais gens. D'un côté, il y a ce monstre de cinéma, Agnès Varda, dont le talent, la réputation, le génie ne sont plus à prouver. De l'autre, il y a ce photographe magicien, J. R., que l'inventivité et la créativité définissent absolument. Ils sont un peu dandys tous les deux, l'un avec ses lunettes de soleil et son air désinvolte, l'autre avec ses cheveux bicolores et sa petite taille amusante. Les deux compères vont à la rencontre des visages, dans ce bout du monde qu'est la France. Ils rencontrent toutes sortes de personnages : des dockers et leur épouse, des cinéastes, des agriculteurs, des ouvriers etc. Bref, "Visages Villages" raconte la France, disons une certaine France. Mais c'est un film qui n'oublie pas de faire du cinéma. Les grues qui surplombent les paysages, les travallings, les champs et hors-champs. Tout le talent de Varda est là. Elle saisit les émotions, les paysages, à chaque fois comme des prétextes à faire du Beau. Et J. R. se raconte avec elle. Car "Visages Villages" est aussi une sorte d'autofiction cinématographique où les deux artistes décrivent le procesus même de la création. Le spectateur voyage avec ces deux bêtes d'art, aux côtés des délicatesses musicicales de Mathieu Chédid. On saluera une démonstration empirique de la diversification nécessaire des financements puisque dès le générique de départ, les réalisateurs remercient les anonymes qui ont contribué au financement. Voilà un beau film, jusqu'au générique final, qui respire la vie, la vraie vie dirait Rimbaud.
D'abord une rencontre, JR, la trentaine, Agnès Varda, proche des 90 ans, seule l'âge diffère finalement de ces 2 artistes charismatiques dont la démarche de rencontrer les gens est similaire; la photo pour l'un, la caméra pour l'autre, 2 moyens d'expression pas si éloignés et surtout une même démarche d'aller vers l'autre, de l'écouter et de le magnifier si possible. Des visages, donc, humains, sensibles, triés sur le volet, c'est certain pour donner une vision positive de l'humain, et c'est plutôt régénérant. Des villages, du nord, de l'ouest ou du sud, mais toujours des rencontres insolites et touchantes. Et puis surtout, 2 artistes qui veut devenir de plus en plus complices. Un documentaire toujours chaleureux, souvent drôle et parfois vraiment émouvant.
Une fois de plus Madame Agnès Varda dans tout l'éclat de sa splendeur c'est frais , léger , pas prise de tête , original ce film documentaire nous fait voyager dans notre belle France le duo est au diapason tout été réuni pour faire un bon film , pari gagné haut la main merci madame
Agnés Varda et JR, tout deux artistes engagés dans des disciplines différentes, décident de faire un film ensemble.
Si la feuille de route n'est pas très précise et laisse place au hasard et à l'improvisation, le but est bien de partir à la rencontre d'habitants de villages. Agnés interroge et écoute et JR photographie et affiche en très grand. Le duo fait ainsi connaissance avec Jeanine petite fille et fille de mineur, dernière habitante forcenée d'une rue de corons de Bruay-la-Buissière destinée à être rapidement détruite, d'un agriculteur de Gérence, village de Nathalie Sarrault amie d'Agnés, qui gère à lui seul 800 hectares, d'éleveurs de chèvres dont on coupe ou pas les cornes, d'un village fantôme qui reprend soudainement vie, de salariés de l'usine Arkema à Saint-Auban, de dockers et leurs épouses au Havre... Les deux artistes s'asticotent et se complétent. JR, de son corps jeune et longiline, soutient et bouscule gentillement Agnés Varda qui équipée de son mètre cinquante et de sa vue floue, lui résiste et le guide là où l'art la mène. Plus le film se construit plus l'on se rapproche d'Agnés. On l'accompagne chez le médecin qui soigne ses yeux, on visite une galerie du Louvre, façon Godard, en courant en fauteuil,on rencontre un facteur-artiste peintre qu'Agnés connait depuis plus de 20 ans, on colle sur un bunker harmonieusemen planté dans le sable une photographie de Guy Bourdin qu'Agnés Varda a prise pas très loin il y a bien longtemps, on photographie ses yeux malades, ses mains fatiguées et ses pieds qui ont "mal à l'escalier" pour leur permettre de voyager et de témoigner encore, on affronte une tempête de sable et on finit notre périple par une visite chez Jean-Luc Godard. Visages Villages est un très bel hommage à l'artiste Agnés Varda parfaitement servi par la présence et le travail de JR. Un film drôle, bienveillant et émouvant. zabouille.over-blog.com