2070 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
184 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
82 critiques
3
42 critiques
2
18 critiques
1
7 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Psah
12 abonnés
43 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 9 octobre 2016
belle enquête à hauteur de jeune fille sur les étapes de l'endoctrinement par les rabatteurs de Daesh, tout près de chez nous, à Créteil. Vu "de l'intérieur", on comprend comment ces ados basculent : on découvre (moi, je n'avais vu jusqu'ici que des propagandes de guerre, très primaires) leur argumentaire, et sa dimension révolutionnaire : une critique plutôt pertinente (mêlée de fantasmes complotistes) des aberrations des sociétés libérales-marchandes, qui rappelle les luttes gauchistes des années 70, mais débouchant sur un délire religieux et la servitude, pour le plus grand bénéfice des appétits de rustres de ces messieurs (rien de nouveau sous le soleil).
Sublime et perturbant à la fois. Les deux jeunes actrices sont époustouflantes, l'ambiance nous saisit dès le début et on reste jusqu'à la fin scotché sur son siège, le souffle coupé. Sonia va-t-elle s'en sortir ? Mélanie va-t-elle aller jusqu'au bout ? Aussi la tension a envahit la salle, pleine et lorsque les lumières se sont rallumées, tout le monde est resté assis, comme sonné. On comprend comment se passe un endoctrinement (même si j'aurais aussi aimé voir un garçon se faire embrigader, pour voir une autre "tactique"), c'est effrayant.
un film poignant. des interprétations magistrales. les métaphores sont justes. quelle désolation pour les parents désespérés et quelle tristesse pour ces jeunes filles qui se laissent berner et endoctriner. c'est dramatique. ce film devrait être projeté dans les établissements scolaires dès la 6eme.
Il est illusoire d'attendre d'un film d'une heure et quarante minutes qu'il nous fasse saisir toutes les techniques de l'embrigadement et les étapes qui conduisent à la radicalisation. Néanmoins, Le ciel atteindra essaie avec une volonté pédagogique convaincante et des élans démonstratifs qui le sont parfois moins. Plus que les scènes documentaires (les ateliers de discussions), c'est la fiction qui trouve le mieux le bon ton et la distance idéale. Autant du côté des adolescentes contaminées (mais pourquoi seulement des filles ?) que des parents, leur douleur et leur incompréhension étant particulièrement saisissantes. Le film évite le didactisme et le dogmatisme dans un scénario écrit subtilement qui tient du cinéma choral avant de rapprocher les histoires parallèles. Un bon point pour un cinéma français si souvent décrié mais qui hésite de moins en moins à traiter des sujets d'actualité et fondamentaux quitte à s'exposer à la critique. Le ciel attendra provoquera de larges débats et c'est tant mieux.
Un film quelque peu construit comme un documentaire ou un exposé avec un genre narratif laissant une grande part à l'explication, à la mise en perspective, en un mot à la vulgarisation des ressorts de l'embrigadement religieux islamiste. La démonstration se veut inquiétante car reposant sur deux exemples croisés de jeunes filles au départ ordinaires dans leur rapport à leur famille, à leurs amis, aux autres en général. A voir pour approcher le sujet même si ça reste sans doute en réalité plus compliqué et complexe que ça, notamment sur le plan psychologique. La célèbre émission de télévision "Les dossiers de l'écran", suivie d'un débat autour du film, que les spectateurs quinquagénaires et au-delà ont connu, n'existe plus. Sinon c'était typiquement le genre de film pour une entrée en matière sur le sujet évoqué (et mes propos se veulent ici factuels sans rien de péjoratif).
J'ai admiré la finesse du montage et la grande émotion que dégage la seconde partie du film....Effectivement on est secoué par ce film d'une grande dignité, qui essaie d'être objectif tout en rendant lucide le spectateur et en l’informant avec beaucoup de détails, et qui sait trouver son équilibre entre la fiction et le documentaire ..... Les jeunes actrices, on en tomberait facilement amoureux mais aussi on est désemparé par la fragilité psychologique de ces gamines, par un conflit qu'elles expriment entre leur moi et leur famille..... Clotilde Coureau et Sandrine Bonnaire, les mamans n'apparaissent pas très souvent mais le font à bon escient à la fin du film.... Beaucoup de sensibilité dans la musique aussi, dans la photographie,et l'on voudrait que toutes ces manipulations affectives n’arrivent pas, les ados sont une proie, et l'on n'a d'autre alternative que de ne pas mépriser leurs états d'âme, puis d 'entrer en empathie avec leur fragilité égotiste, ce qui nous rend à la fois plus fragiles, mais aussi plus humains.....Bref on a rien sans rien.....Je conseille
Quand elle parle à sa mère, la brune Sonia, 17 ans, n’a pas peur de lui balancer « Allah passe avant toi ! ». Elle est même convaincue que son engagement pour la Syrie garantira à sa famille une place au paradis ! La rousse Mélanie, 16 ans, aime sa mère et le violoncelle, l’école et ses copines. Mais pour l’amour de son « prince » rencontré sur Internet, elle aussi est prête pour le grand voyage. A travers l’histoire de deux filles ordinaires, le film plonge au cœur du processus de radicalisation. En temps réel, on voit Mélanie sur le chemin de l’embrigadement, alors que Sonia en revient. L’artifice de montage n’apporte rien à la démonstration. Si ce n’est pour illustrer la confusion qui gagne les têtes. D’un côté des adolescentes qui perdent tout contrôle d’elles-mêmes, sous l’emprise de rabatteurs qui profitent de leur fragilité pour leur faire miroiter un idéal transcendantal. De l’autre, des parents désemparés qui s’en remettent à des groupes de paroles, comme celui qu’anime Dounia Bouzar qui joue son propre rôle. Marie-Castille Mention-Shaar se tire brillamment d’un sujet casse-gueule. En prenant bien soin d’éviter l’amalgame entre religion musulmane et islam intégriste. Son docu-fiction montre le glissement « de la liberté de conscience à la conscience capturée ». Sandrine Bonnaire et Clothilde Courau sont deux mères parfaites dans leur sidération. Et Noémie Merlant et Naomi Amerger sont si vraies, qu’on se dit que ce cinéma-là sert à quelque chose. Le ciel peut sans doute attendre, mais le film est à voir en urgence.
Je n'ai pas vu le film et je n'irais sûrement pas le voir je ne peux m'empêcher de penser aux proches et aux victimes des attentats tuer à cause de tes radicaliser et sa me donne juste envie de vomir ... Alors attention les jeunes enrôler la dedans c'est horrible mais de là à faire un film pour voir les familles pleurer !? Et les famille des victimes ??? Vous croyez pas qu'ils sont triste eux aussi ? Je trouve que le sujet est trop frais pour qu'on fasse un film comme sa !
Le scénario est brouillon et lent. Il y a parti pris qui me dérange :le jeune se radicalise seul face à internet, l entourage est impuissant et responsable de rien car il n y aurait rien à faire si ce n est attendre la gourou de la deradicalisatuon dans son propre rôle.il me semble que la Radicalisation se fait dans des environnements spécifiques et des entourages passifs voire complice.
Le sujet a beau être fort, le film n'est pas palpitant et, malgré le thème, ne dégage que peu d'émotions. Le choix de la réalisatrice de s'éparpiller, en suivant 2 jeunes femmes mineures, non musulmanes, ainsi que les parents, le tout entrecoupé de scènes (quasi-documentaire) de déradicalisation avec la présence de Dounia Bouzar dans son propre rôle n'est pas forcément judicieux, même si ces séances sont parfois les plus intéressantes du film. Les plans de la mère jouée par Clotilde Coureau, le regard perdu, qui ressasse ce qu'elle a pu rater pour que sa fille en arrive là, n'apportent par exemple strictement rien au récit. D'un côté, on a donc une fille, dont on ne sait pas grand chose sur son endoctrinement, qui est en fait complètement hystérique, paranoïaque et qui relève de la psychiatrie et de l'autre une jeune, qui est prête à faire à peu près n'importe quoi, par amour, ici c'est le djihad mais cela pourrait très bien être autre chose (secte, délinquance ...). Même si on comprend la fragilité de ce personnage suite au décès de sa mère, sa radicalisation, très très rapide, est largement caricaturale, 3 vidéos sur youtube, 2 compliments et elle est prête à partir faire le djihad !
J'ai eu la chance d'assister à dernière avant dernière hier soir à Paris, et je dois dire qu'il faut montrer ce film au plus grand nombre! Ce film tourné comme un docu pédagogique, sera d'utilité publique ! Outre le fait que les acteurs jouent ultra bien ( Noémie survole son sujet ) il nous informe de la façon dont daesh procède pour twister le cerveau des plus jeunes d'entre nous. LE seul bémol que je pourrais dire c'est qu'il est parfois un peu "lent".. Très instructif en tous cas. Je vous le recommande, surtout s'y vous avez des ados dans votre entourage ! Emmenez les en courant si c'est le cas.
Comprendre les techniques d'embrigadement et la solitude face à laquelle les familles touchées se retrouvent. Entendre même les mots et interrogations des candidates au djihad. J'en suis ressortie abasourdie. Un film qui instruit à voir avec les ados.
Comment adresser un sujet d'une telle complexité en moins de 2h ? En faisant le choix du point de vue centré sur les jeunes filles converties. Forcement réducteur mais ô combien réussi ! A voir et revoir avec vos ados. Un film intelligent qui éveille les consciences. Le ciel attendra mais pas vous. Courez-y !