Un film à la fois nécessaire et construit méticuleusement pour montrer tous les aspects du radicalisme religieux. On y voit certains personnages se radicaliser, ou essayer de s'en sortir. Leurs parents désemparés, les structures d'aide, etc. Et un casting assez prestigieux. Il y a néanmoins souvent ces tics agaçant de jeu d'acteur faisant exprès de balbutier leurs dialogues comme (mauvaise) "technique" de sonner naturel en cherchant ses mots. Mais on arrive à passer outre.
Porté par un gros casting, un drame familial imparfait mais pédagogique qui aborde la radicalisation djihadiste d’ado françaises à travers le parcours de deux jeunes filles fragiles, happées par le discours extrémiste. 2,75
Abordant le sujet délicat et brulant de l’embrigadement religieux « Le ciel attendra » touche du doigt avec une profonde justesse et un rejet absolu de toute forme de sensationnel, qui par le portrait croisé de jeunes filles radicalisées et des conséquences sur leurs familles privilégie l’approche humaine avec intelligence et pudeur.
Un film qui sensibilise à un sujet grave, sorti en 2016 donc au pic du problème. On voit bien la détresse des parents quand leurs enfants sont pris dans cet engrenage.
Ce film parle d’un sujet fort, la radicalisation, mais ça manque un peu de punch. Les actrices sont touchantes, mais l’histoire traîne parfois en longueur et manque de profondeur. Ça se regarde, mais ça aurait pu être mieux.
Comment passe t-on de “la liberté de conscience” à la “capture de la conscience” ? Ce film est d’utilité publique, poignant, porté par des acteurs bluffants, notamment Noémie Merlant et Clotilde Courau.
« On sait rien du tout, Monsieur. On connaît rien. »
Un peu à la façon d’un André Cayatte contemporain, avec un récit éclaté et une caméra plus énergique que dans Les Héritiers (2014) et A Good Man (2020), Marie-Castille Mention-Schaar poursuit son immersion dans les sujets de société à fleur de peau (là la banlieue et l’antisémitisme, la transidentité et la parentalité) pour s’attaquer, en compagnie d’Emilie Frèche comme co-scénariste, au thème des adolescentes endoctrinées pour partir en Syrie. Comme dans les deux autres films cités, le point de vue se veut le plus neutre possible, ce qui n’est sans doute pas anodin quand on sait que MCMS et journaliste de formation.
En deux histoires croisées en chiasme temporel, l’une narrant le parcours de radicalisation, l’autre celui de déradicalisation, Le Ciel Attendra présente le parcours de Sonia (toujours aussi bluffante Noémie Merlant) et Mélanie (Naomi Amarger, déjà présente, comme la précédente dans Les Héritiers) mais aussi leurs parents respectifs, interprétés par Zinedine Soualem, Sandrine Bonnaire, Clotilde Courau et Yvan Attal. Comme ce fut le cas avec Léon Zyguel, rescapé des camps, dans les Héritiers, MCMS fait intervenir Dounia Bouzar, spécialiste française en déradicalisation, dans son propre rôle (note : le film a été réalisé avant une polémique ternissant son action).
Si le sujet est traité de manière très propre par la réalisatrice, voire de façon esthétisante, si l’interprétation ne souffre aucune critique, on pourra regretter que le parcours de radicalisation soit survolé et ne prenne pas, au contraire de l’autre, beaucoup plus subtilement amené. Peut-être aurait-il fallu séparer cette œuvre eu deux parties, l’avant et l’après ?
Au final, cependant, le film amène pas mal d’éléments de réponses aux questions qu’on peut se poser et pointe le manque de réactions de l’État devant la détresse des parents.
À la limite du docu-fiction, on est plongé dans l'univers glaçant du recrutement de jeunes filles futures jihadistes. On se dit que nos adolescentes sont des proies faciles pour qui sait leur parler. Pourtant de prime abord tout parait sain, de par le respect des codes de la spiritualité, dans les propos tenus sous couvert de pseudo. Le travail méthodique des rabatteurs fait lentement passer à la victime les étapes d'un chemin sans retour. Lentement ? Pas tant que ça puisque l'action se déroule sur quelques mois. Difficile de se faire une idée précise tant les repères temporels sont brouillés, à coups de flashbacks et de scènes croisées. Un film qui fait réfléchir sur la dangerosité de l'endoctrinement sur notre territoire, par l'exploitation des failles de notre système social.
Incroyable... comment le cinéma Français et le cinéma tout court a t-il pu en arriver la? Toute la pourriture de la pensée ambiante liée aux pires clichés les plus immondes de parti pris se retrouvent dans cette abomination cinématographique. Marion Shaar y va le plus qu'elle peut... spoiler: Dés les 5 premières scènes tout y est: un jeune garçon blanc et catholique très proche de ses parents se fait arrêter à la frontière Syrienne, il partait faire le djihad, la scène suivante, une jeune fille (issue de la mixité, une mère Européenne, un père Musulman) se fait arrêter par le GIGN, elle aussi était en lien étroit avec des terroristes, des lycéennes qui ne parle que de sexe et accessoirement sont lesbiennes, une mère se dévoilant volontairement nue devant sa fille afin de sanctifier le corps de la femme, cette mère de famille ayant bien pris soin de demander à sa fille su RV avec le gynéco avait été pris pour parer aux premiers rapports. Comment peut on être aussi éloigné de la réalité en cherchant à manipuler et à salir les catholiques, les musulmans? Non madame Shaar, en dépit de vos films largement et volontairement orientés idéologiquement et religieusement, tous les jeunes Français blancs et catholiques ne sont pas de futurs terroristes, idem pour les jeunes issus de la mixité, toutes les mamans enseignent les valeurs de mères à leurs filles et non l’exhibition du corps tendant vers le sexe. J'ai arrêté ce film, cette purge insultante et délétère au bout de 10 mn, honte à vous Marion Castille Shaar.
J’avoue avoir eu du mal au début du film pour replacer les personnages. Et puis la sauce a pris et’j’ai suivi avec intérêt les parcours de ces jeunes filles sous influence. J’ai aimé découvrir le travail d’accompagnement des parents après, comme si il n’était jamais trop tard. Un film qui interpelle en douceur sur un problème de société encore tu.
Film avec un thème délicat mais la réalisatrice n'est pas tombée dans le piège. On sent réellement que la documentation a été approfondie. On ne tombe pas dans des généralités. Tout est traité avec beaucoup de respect notamment de la religion musulmane. Sandrine Bonnaire est extrêmement touchante!
Sur un sujet délicat à traiter , le choix est fait d'un montage complexe, usant des flash backs et mêlant les récits. ce n'est pas toujours agréable, on s'y perd un peu dans la 1ère moitié.Il y a aussi un sur jeu de certains acteurs (i.e. Sandrine Bonaire et Clotilde Courault qui enlève de la crédibilité au récit. Seule Noémie Merlant s'en tire , elle est excellente et juste comme d'habitude; la meilleure de sa génération. On croit à son personnage en finesse.
Quel film de Marie-Castille Mention-Schaar qui est saisissant de vérité. Un film essentiel terrifiant de réalisme, un uppercut en plein visage et face à ce réalisme de notre société actuelle. Les deux actrices, Noémie Merlant et Naomi Amarger ont interprété leur rôle avec une vérité impressionnante qui donne à ce film tout le pouvoir face à ces fléaux. Un bon film du cinéma français si souvent décrié mais pour le coup grâce à ce film fait preuve de puissance et aborde cette thématique difficile.
Très beau film tourné presque comme un document . la radicalisation de 2 filles , le schéma de destruction progressive de celles ci. Très bien de montrer le désarroi et l'impuissance des familles face au sujet.