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BeatJunky
192 abonnés
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3,5
Publiée le 19 février 2017
Une histoire d'actualité assez prenante bien mise en scène par Marie-Castille Mention-Schaar mais qui vaut principalement le coup d'oeil pour la très bonne interprétation de Noémie Merlant et Naomi Amarger qui sont vraiment convaincantes. Un film qui explique parfaitement comment un(e) jeune peut se laisser convaincre par un groupe terroriste ou une secte (pas bcp de différences entre les deux au final!).... Mais du coup, pas facile de s'attacher aux personnages et se mettre à la place des familles... Bon film, limite documentaire, très instructif ( avec les réunions de Donia Bouzar notamment) mais qui manque d'un peu d'émotion, il y a un peu trop de distance avec les personnages selon moi..
Le ciel attendra mais pas le visionnage de ce film! Une pure merveille d'émotion chaque minute passée est une prise de conscience sur la gravité de ce fléau qu'est l'embrigadement des jeunes femmes pour la cause de Daesh À voir de toute urgence et dans la lignée de "made on France" à utiliser dans les collèges et les lycées
Brillante interprétation des acteurs sur un sujet brûlant de société qui nous concerne tous. Personnellement, je pensais que les parents avaient très probablement une forte responsabilité dans le depart de leurs enfants pour faire le djihâd, dans des pays en guerre. Avec ce film, je me suis rendue compte que ce n'était pas exact et que les parents (pour la plupart) n'étaient pas au courant du départ de leur (s) enfant (s) qui, complètement manipulés par ce qu'on peut appeler une secte, mentent à leurs parents et leur dissimulent totalement leur nouveau mode de vie ! Les parents éplorés tombent des nues. Ils n'ont rien vu venir ... Très touchant même si cela n'absout en rien les "rêves" de ces futurs dhihadistes, qui cherchent la rédemption pour eux et leurs proches et qui ont subi un lavage de cerveau. Doit-on les accuser d'être faibles d'esprit ou d'irresponsables pour tomber si facilement dans le panneau ?! La question peut-être posée. Film à diffuser rapidement à la télévision pour que le plus grand nombre de jeunes soient avertis et que leurs proches le soient également pour noter rapidement tout changement de comportement ... Cela pourrait éviter de nombreux départs ... Non souhaités par les familles !
Une grosse claque. Ce film nous montre un autre visage de ce qu'on peut entendre à travers les medias. On se met à la place des jeunes filles mais aussi de leurs parents. En expliquant l'embrigadement de l'une des filles, on comprend, en évitant d'expliquer l'embrigadement de l'autre on évite de stigmatiser et de juger. C'est en plus très bien joué.
Je ne sais pas si ce film - militant et engagé - rencontrera un large public au cinéma... Il me semble que le spectateur lambda a envie de s'évader, de voir des choses plus légères - sur grand écran en tous cas - et surtout un peu moins en lien avec l'actualité anxiogène du moment. Mais il serait dommage de passer à côté.
Ce film, à travers les deux trajectoires croisées de ces jeunes filles, va nous plonger dans les dérives sectaires liées à l'Islam. Sans jamais juger, en combattant les préjugés, il va afficher toutes les étapes de l'enrôlement djihadiste... et c'est effrayant. Flirtant parfois avec le documentaire, insistant sur le poids des mots plus que le choc des images, ce film ne vous attendra pas...
Intéressant, émouvant et très bien réalisé. Un film qui interroge et permet de mieux comprendre le processus de radicalisation. Le passer dans les lycées serait sûrement une bonne idée !
Waaaaah ! Superbe film ! Magnifique ! Désarmant. Qui prend aux tripes. Voilà un film qui devrait être obligatoire pour les 14/25 ans ! Toute cette détresse est d'une tristesse sans nom !
Beaucoup d'émotion dans ce film poignant qui nous plonge au cœur du doute de l'embrigadement jihadiste. Peut-être qu'il relève un peu trop du documentaire mis en scène pour faire un grand film de cinéma.
film touchant, avec des moment très forts. ça me rappelle une citation: "on est responsable de tout devant tous", Le mal qui est loin ne l est jamais vraiment!, les acteurs nous plongent vraiment dans leur rôle, bravo
merci. Ce film devrait aider beaucoup de monde, parents perdus, enfants embrigadés. Nous sommes tous concernés. Cela peut nous arriver à tous. Merci à Dounia Bouzar car elle donne beaucoup. Les jeunes actrices sont remarquables.
Retraçant le parcours croisé de deux jeunes filles, la réalisatrice montre comment l’une d’entre-elles, Mélanie Thenot, se fait manipuler et finit par se convertir et se radicaliser. Lycéenne dont l’engagement humanitaire transpire la naïveté, issue d’une famille française, elle cède rapidement aux appels d’un « prince charmant » rencontré sur la toile. Profitant du deuil que traverse Mélanie, ce jeune lion va lui faire découvrir « le mensonge dans lequel nous vivons » à grand renfort de liens YouTube. Les vidéos complotistes cèdent la place aux massacres d’enfants en Syrie et il n’en faut pas plus à jeune fille pour troquer son violoncelle contre le jilbab. Chantage affectif et manipulation médiatique sont présentés comme suffisants pour abuser de ce « cerveau troublé » par le deuil et pour transformer Mélanie en candidate au djihad. La problématique est ainsi présentée comme étant de nature affective et politique. Derrière la conversion à une religion qui n’était pas la sienne, aucun élan spirituel, aucun besoin de transcendance. Quant aux raisons qui ont mené le personnage de Sonia Bouzaria à se radicaliser, le film n’en présente aucune. Tout juste la jeune fille explique-t-elle avoir ressenti « comme une force en [elle] ». Était-il question de foi ou de révélation religieuse ? Nous n’en saurons rien, la piste ne sera pas explorée. C’est plutôt la thèse de la pathologie qui est servie, Sonia étant victime de rechutes d’extrémisme qui ressemblent davantage à des crises d’hystérie, voire de schizophrénie, qu’à des élans spirituels.
Extrait de notre dossier "Filmer l'islamisme : le refus de l'invisible" à lire sur Film Exposure.
Quel thème casse gueule et quel aboutissement ! s'appuyant sur un contenu proche du documentaire, la réalisatrice a concocté une véritable oeuvre de fiction avec deux boucles narratives haletantes. Les héroïnes respectives sont sidérantes de réalisme et de justesse et mériteraient toutes les deux un césar du meilleure espoir. Le thème est évidemment d'actualité mais permet aussi de manière plus universelle d'illustrer la puissance de la manipulation mentale, celle-ci prenant sa source à des fins de pouvoir absolu, dans les blessures sentimentales, l'ersatz spirituel, le manque d'estime de soi et toutes les failles émotionnelles individuelles. Une splendide réussite à ne point rater.
Les Dossiers de l’Écran présentent : « Radicalisation : Des clés pour comprendre » avec un film de Marie-Castille Mention-Schaar qui raconte en parallèle l’histoire – vraie sinon vraisemblable – de Mélanie qui se radicalise et de Sonia qui se deradicalise.
La réalisatrice récidive. Avec « Les Héritiers », elle avait déjà fourni le film du mardi soir avant le débat « Intégration à l’école : mission impossible ? ». Ariane Ascaride – qu’on aperçoit en juge d’instruction compréhensive – y était plus-que-parfaite en professeure d’histoire de seconde qui, à force de patience et d’humanité, réussissait à transmettre à une classe black-blanc-beur de ZEP les valeurs de la République.
Comment reprocher à Marie-Castille Mention-Schaar de prendre à bras le corps les sujets d’actualité les plus brûlants ? Comment ne pas être bouleversé par ces deux jeunes filles, par leur vulnérabilité, par leurs erreurs, par l’impuissance de leurs parents ?
Mais comment dans le même temps ne pas être gêné par le didactisme pesant de « Le Ciel attendra », par le manichéisme de ses personnages, jeunes filles révoltées, parents dépassés, recruteurs invisibles et manipulateurs ? Comment se laisser emporter par un suspense tué dans l’œuf puisqu’on sait dès le départ que Sonia se déradicalisera tandis que Mélanie suivra le chemin inverse ? Et comment ne pas préférer « Les Cowboys » qui, avec une toute autre finesse, décrivait sans chercher à la catégoriser, la rage impuissante d’un père à la recherche de sa fille disparue ?