Le Ciel Attendra
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velocio

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4,0
Publiée le 29 septembre 2016
C’est en tant que productrice que Marie-Castille Mention-Schaar a commencé, en 2002, à travailler pour le cinéma. Il y a 5 ans, elle s’est lancée dans la réalisation et, ces cinq dernières années, elle a écrit et réalisé les quatre films qu’elle a produits. Les trois premiers ont reçu un très bon accueil, aussi bien de la part du public que des spectateurs. Le quatrième, "Le Ciel attendra", s’attaque à un sujet très lourd, celui de la radicalisation jihadiste de jeunes filles, une radicalisation que les parents n’ont pas vu venir. Le cinéma français nous avait déjà offert, récemment, "Les Cowboys" de Thomas Bidegain et "a Route d’Istanbul" de Rachid Bouchareb, deux films qui s’intéressaient à l’action menée par des parents pour rechercher leur enfant parti rejoindre Daech en Syrie. Dans "Le Ciel attendra", Marie-Castille Mention-Schaar a choisi de se concentrer sur les enfants, son but étant de montrer la phase de recrutement, celle qui se passe en amont d’un éventuel départ en Syrie, ainsi que la phase de déradicalisation, celle qui se passe lorsque ce départ a avorté ou lorsque, par chance, l’enfant revient vivant de Syrie. On aura compris que "Le Ciel attendra" est un film très fort, un film important, un film nécessaire et on espère qu’il sera vu par un grand nombre de spectateurs, adolescents, parents, enseignants, hommes et femmes politiques.
E M.
E M.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2016
Actuellement, il pouvait, difficilement, y avoir sujet plus glissant que celui de ce film. Le brio de Marie-Castille Mention-Schaar est de l'avoir traité avec une si grande justesse de ton et une telle acuité émotionnelle. La radicalisation djihadiste et les méthodes d'embrigadement à l'œuvre envers les jeunes adolescentes occidentales y sont méticuleusement montrées puis lumineusement démontées par Dounia Bouzar lors de séances de thérapie de groupe. J'en suis ressortie abasourdie. Abasourdie et consciente de l'ampleur du phénomène mais aussi confiante dans la possibilité d'agir contre ces dérives sectaires. Ce film est non seulement noble par son propos et, plus encore, par la façon d'en rendre compte. Il est véritablement utile à tout un chacun pour comprendre ce qui se joue, depuis déjà plusieurs années, vis-à-vis de la jeunesse occidentale. Et ce film est indispensable pour tout proche d'adolescents car, selon la formule consacrée, cela n'arrive pas qu'aux autres.
Précipitez-vous dès le 5 octobre. Tout y est pertinent et utile (pour moi, utile est tout sauf un gros mot), jusqu'au regard porté, au passage, sur le service de gériatrie et son irrespect de nos anciens. Les comédiennes sont sublimes avec une mention toute particulière à Noémie Merlant et un coup de chapeau à Yvan Attal pour sa courte mais forte apparition. Noémie est bouleversante de haine puis de vertige lorsqu'elle émerge peu à peu. En petites touches impressionnistes, certaines scènes sont des pépites. Je pense, par exemple, à la petite sœur revêtant le niqab ou à la prière de Mélanie en compagnie de Jamila qui la ramène à la vraie pratique de la foi et à son humilité. Ce film est une immense œuvre pédagogique. Il permet de savoir, de comprendre et d'éviter les amalgames si dangereux. En cette année électorale si délicate, aucun film ne pouvait être plus à propos. Je veux croire au sursaut républicain du peuple de France éclairé par cette œuvre engagée et engageante.
Puissions-nous, à la suite de ce film, prendre notre part de lutte contre l'embrigadement et de compassion envers les repentis pour être digne, un instant, d'un "je suis Dounia".
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 septembre 2016
Marie-Castille Mention-Schaar, scénariste à la base, a débuté avec deux bons gros navets. L’un romantique s’appelait « Ma première fois » quand l’autre comique se nommait « Bowling ». Il y a deux ans elle nous avait surpris avec le très beau et émouvant « Les Héritiers », film sur le souvenir et la Shoah. Mais visiblement c’était une exception car elle se vautre complètement ici avec son film sur la radicalisation de jeunes adolescentes françaises partant faire le Djihad. On ne le mettra pas dans la catégorie des navets sus-cités mais dans celle des films ratés en dépit de leurs bonnes intentions.

Le principal problème de « Le ciel attendra » vient des choix opérés pour sa structure narrative inutilement alambiquée. Plutôt que de se concentrer sur le parcours d’une seule adolescente, elle choisit de croiser trois destins. Celui d’une jeune fille en cours d’embrigadement, celui de sa mère qui cherche à la sauver un peu plus tard dans la chronologie du film et celui d’une autre jeune fille qui n’a pas pu partir et qui est en train de se déradicaliser. Pourquoi pas. Mais ce choix aboutit à un film brouillon qui s’éparpille complètement et ne traite que partiellement chacun de ces personnages.

Il n’y a qu’à voir le début du film, complètement chaotique pour s’en convaincre. On passe de l’une à l’autre sans véritable point d’accroche au bon vouloir d’un montage erratique qui alterne les scènes de l’une ou l’autre et les allers et retours dans le temps. Peut-être que de diviser le film en trois parties eut à la limite été plus clair. Mais ici on décroche vite et on ne parvient jamais à s’attacher au sort des trois personnages. De plus, jamais l’émotion ne parvient à émerger et la réflexion s’en trouve limitée.

Enfin, on a l’impression d’être autant dans un documentaire que dans un film de fiction. Il semblerait que la réalisatrice n’ait pas voulu choisir et se retrouve le fessier entre deux fauteuils de cinéma pour rester poli. L’ajout au casting de Dounia Bouzar, figure du désembrigadement existant réellement, floute encore plus la frontière entre les deux. Et les acteurs de poids qui entourent les deux jeunes actrices ne ressemblent qu’à des silhouettes inutiles plus qu’à de véritables personnages de cinéma. Mal dirigés, Sandrine Bonnaire, Yvan Attal ou Clotilde Courau font peine à voir dans un film didactique qui n’atteint jamais son but en dépit de quelques clés de compréhension. Même traité de façon plus lointaine, « Les Cowboys » était autrement plus réussi.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juin 2016
je viens de voir le film en avant 1ERE, très dur et plein d espoir pour notre société, je plaint les pauvres parents qui sont dans l attente et le désespoir, dés la sortie ne pas hésiter a aller voir ce film, actrice et acteur sont tres bon et mention pour spécial pour Mme Dounia BOUZAR qui joue son propre rôle
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