Avis : La Forme de l'eau - The Shape of Water - Page 4
La Forme de l'eau - The Shape of Water
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Fanatoile
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3,0
Publiée le 22 février 2018
J 'ai été vraiment déçue avec tout le battage fait autour de ce film. Essentiellement par le fait que l'on n'assiste pas du tout aux scènes où l héroïne "apprivoise" la créature et du coup tout l'intérêt du film perd de sa profondeur. De plus tous les rôles principaux sont vraiment trop caricaturaux, les gentils d in côté, les méchants de l'autre et il y a des invraisemblances notamment quand l héroïne accède seule au laboratoire pour des moments assez longs.
L’ensemble du long-métrage transpire de ce beau sentiment. On le retrouve dans cette romance transgenre un brin dérangeante et pourtant si belle, tout comme dans la déclaration passionnée d’un réalisateur au cinéma. Celui-ci se plaît ainsi à user de nombreux codes allant du film noir à la comédie romantique ; son amphibien renvoyant lui-même à L’étrange créature du lac noir. Un mélange harmonieux, sublimé par une photographie et une bande-originale qui transforment chaque scène en tableau vivant. On n’avait pas vu autant de poésie chez del Toro depuis Le Labyrinthe de Pan.
La forme de l'eau est une fable poétique fantastique. La photo est sombre et colorée à la fois donnant une touche intimiste . Guillermo Del Toro maitrise son art à la perfection. Il dirige l'actrice Sally Hawkins de main de maitre en femme handicapée poussé par sa volonté de romantisme. Un film référence
C’est le premier coup de cœur pour cette année 2018 : « La Forme de l’eau », réalisé par Guillermo Del Toro ! Une fable fantastico-romantique à la frontière artistique du gothique, avec des personnages attachants, une belle créature, une histoire simple mais efficace et un excellent casting ! A ne surtout pas manquer ! Retrouvez ma critique intégrale (sans spoilers) sur : https://mediashowbydk[.]com/critique-film-la-forme-de-leau/
En cette année 1962 de pleine Guerre Froide, un cruel chercheur militaire américain ramène d’Amazonie un étrange humanoïde mutant et amphibie dans un centre de recherche ultra-protégé de l’espionnage soviétique. Prisonnier, torturé et promis à la vivisection, la victime ne pourra espérer son salut qu’à l’association improvisée de quatre alliés potentiels. Une femme de ménage du centre, muette, traumatisée, solitaire, mais pourvue d’un cœur immense et d’un romantisme prêt à tout ; son voisin vieillissant, loser perpétuel, paria social dû à son homosexualité ; une collègue pleine de bon sens et solidaire envers tous les reclus du fait de sa négritude ; un autre savant, espion Russe ne supportant pas la perte d’un aussi merveilleux spécimen. L’aventure fantastique se déploie en harmonie parfaite avec le ton de ces anciennes BD-papier-journal mêlant le fantastique sombre, le thriller un peu caricatural, l’érotisme et les acrobaties scénaristiques où la cohérence compte bien moins que l’action ou le suspense. Guillermo del Toro saura y rajouter un supplément de poésie, d’évasion, de liberté et de romance insolite, rappelant parfois certains enjeux de son Labyrinthe de Pan. Le côté clairement conte de fée, certes moderne et très sombre, m’ont également ravivé cette joie sentimentale et onirique présente par exemple dans ceux des Caro et Jeunet des années 90.
La Forme de l'eau, réalisé par Guillermo del Toro est un très bon film. Peut-être influencé par la célèbre Étrange Créature du lac noir et indéniablement par l'esthétique des films de Jean-Pierre Jeunet. Voilà qui nous offre un bon scénario, sur fond de fantastique et de guerre froide et aussi une magnifique esthétique. Le travail de l'image, des couleurs, de la photo est remarquable. L'univers rétro, l'ambiance gris-vert, un graphisme des années 50/60, c'est un film à la réalisation soignée. Action, romance, humour aussi, le film est complet, il emprunte également à la comédie musicale. Très belle bande son. Une bonne distribution, Saluons le soin apporté à ce film et la volonté de faire de la qualité.
Le film de Guillermo del Toro débute par une plongée enthousiasmante dans son univers coloré chatoyant et par la découverte de sa galerie d’atypiques personnages. Cette introduction peut facilement rappeler l’univers de Jean-Pierre Jeunet, et on peut même faire un parallèle avec Amélie Poulain dans la description d’un personnage féminin pour le moins original. La magnifique partition d’Alexandre Desplat ajoute à l’ensemble une sorte de french touch plutôt agréable. Et les deux heures du film passent à toute allure, peut-être même trop vite. En effet, il y a dans la construction du récit comme un problème dans la mise en place de l’intrigue. La découverte du monstre et l’attachement entre les deux êtres se fait trop rapidement, ce qui n’aide pas vraiment à rentrer dans l’histoire et surtout à vraiment y croire. S’ensuit de beaux moments de grâce malheureusement parsemés au cœur d’un scénario un peu confus qui vire au thriller simpliste, alors qu’il y avait matière à raconter quelque chose de vraiment plus subtil. Michael Shannon qui interprète le méchant de l’histoire, un homme au caractère diabolique, est vraiment parfait au début. Mais l’écriture de son personnage ne tient pas la longueur, et le fait un peu basculer dans l’absurde vers la fin. Quant à Sally Hawkins, elle réalise une belle prestation, mais manque un peu de cette folie douce qui aurait rendu son personnage, pourtant bien écrit, encore plus attachant. Malgré ces quelques réserves The Shape of Water reste un conte fantastique de bonne facture largement magnifié par son ambiance, ses décors et sa musique.
Octavia Spencer et Michael Shannon rassemblés dans un film, une héroïne muette sous la direction et réalisation de Guillermo Del Toro... Il n'y a rien dans cette phrase qu'on puisse ne pas aimer. Et c'est vrai. Que dire sinon que le jeu des acteurs est passionnant, profond, coloré ? Dans cette ambiance 50', Octavia Spencer vit en toile de fond les tourments qu'une femme noire doit malheureusement attendre de l'existence à cette époque. Mais elle le fait avec la force, l'humour et la malice qui ont fait son succès, causant toujours le même plaisir à la revoir, quoi qu'elle joue. Bien sûr, Michael Shannon est exactement à l'opposé, jamais plus épanoui que dans des rôles d'ordure. Et comme il y excelle, on lui pardonnera volontiers. Éventuellement, on reprochera le côté un peu too much du personnage, accumulation de vices qui commence à sembler trop pour un seul homme... Mais en ce moment, qui s’inquiéterait d'un homme caricaturé en vilain ? En fin de compte, seule compte la performance de Sally Hawkins. Et si les acteurs transformistes ont toujours les faveurs des Oscars, il faut reconnaître la difficulté qu'il y a à jouer en se privant de la parole pour jouer un personnage muet. Et elle y réussi avec un certain brio, donnant vie, en langue des signes, à des dialogues tantôt tendres, tantôt profonds. Le tout soutenu par des décors conformes à ce qu'on peut attendre de l'époque, mais surtout, une bande-son offrant plusieurs perles musicales, parfaites pour l'ambiance fantastico-réaliste du film. De toute beauté. Malheureusement, c'est aussi sur cet axe que le bât blesse. Guillermo Del Toro semble avoir eu du mal à se décider sur ce qu'il souhaitait faire dire à son film, les messages et les thèmes... Ceux-ci foisonnent, en couches multiples, jusqu'à une forme d’écœurement inévitable. Chaque personnage fait l'objet d'un traitement relativement appuyé, mais qui noie l'ensemble dans une masse de détails sans grande pertinence. La vie de famille de Richard Strickland, celle de Zelda Fuller, la vie professionnelle et sentimentale de Giles autour de multiples parts de tartes ou encore les conflits de loyauté du Dr. Robert Hoffstetler. Tout ça est probablement destiné à créer une forme de réalisme malgré l'aspect fantastique du film. Cependant, cela crée plutôt une forme de malaise allègrement renforcée durant la seconde partie du film spoiler: (mais chacun pense ce qu'il veut de la zoophilie, peut-être...) . De mon point de vue, on en sort incertain de ce que l'on a vu, et peu ravi de ne pas pouvoir en tirer un propos cohérent. Dispersé, flou, the Shape of Water vous file entre les doigts et laisse, finalement, une impression de faiblesse que musique et jeu d'acteurs de parviennent pas à masquer. Décevant après tant de battage. Indigne d'une flambante victoire aux Oscars.
Guillermo del Toro est un réalisateur qui a toujours su créer un produit hors norme, dans le but de nous surprendre et de nous émouvoir. Pan's Labyrinth et Hellboy avaient réussi à nous faire transporter dans des univers fantastiques avec sensibilité et intelligence. The Shape of Water respecte donc cette cadence ! Cela décrit l'histoire émouvante d'une femme muette, Elisa qui découvre l'existence d'une créature aquatique dans l'un des bassins du laboratoire secret où elle travaille en tant que concierge. Elle fait la rencontre d'une créature vivant sous l'eau et développe une relation bien particulière avec ce poisson. Quand elle comprend que le responsable de la sécurité, M. Strickland, a décidé d'éliminer le spécimen, elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour le sauver... Les effets spéciaux - construits avec peu de moyens - s'avèrent féériques. spoiler: Cette scène dans la salle de bain remplie d'eau est d'une poésie sans nom ! Le film nous apparaît parfois comme une version « Guerre froide » de La belle et la bête alors qu'une jolie femme différente de ses semblables s'éprend d'une bête hideuse, redoutée de tous. Une ambiance glaciale dans lequel le spectateur est vite plongé dedans ! La musique a ses effets de transmettre quelques émotions et la distribution de ces acteurs est très bonne. Sally Hawkins, qui incarne l'héroïne, apporte une sensibilité rare à l'écran, à travers son personnage. Le public croit aux sentiments qu'elle éprouve pour cet homme exceptionnel. Octavia Spencer apporte un aspect plus comique et léger à la production et Richard Jenkins, qui interprète un ermite artiste qui s'est lié d'amitié avec Elisa se veut efficace (mais sa performance ne vaut pas une récompense pour les prochains Oscars). C'est plutôt Michael Shannon qui aurait dû être nominé, puisque l'acteur est parfaitement détestable dans le rôle du vilain. Un excellent méchant dans l'ère du cinéma américain ! Rappelons que The Shape of Water n'est pas un spin-off de Hellboy, il est vrai que le nouveau long-métrage del Toro a des ressemblances avec cette créature aquatique (peut être qu'il est incarné par le même acteur que dans les Hellboy : Doug Jones ?). Sinon, on aurait déjà eu quelques informations sur les précédents films du démon rouge ! Pour conclure, La Forme de l'eau - The Shape of Water est une œuvre fidèle à Guillermo del Toro et originale. Cette allégorie sur l'amour et la diversité frappe dans le mile ! Nul doute qu’il aura ses chances lors de la prochaine cérémonie des Oscars (pour 13 nominations).
Un film surprenant. , teinté de poésie. Un peu caricatural à mon goût entre les méchants américains et la gentille femme de ménage muette rêveuse et attirée par ce qui va la faire sortir de son quotidien et transformer sa vie. Très belle qualités des images ( un peu à la Jp Genet) et une musique justement couronnée. Sans doute pas le meilleur film vu récemment mais mérite le détour.
Très déçu par ce film très attendu. Tout d'abord, l'univers du film (couleurs, photo, ambiances, personnage, histoire, narration, ...) est une copie de l'univers de Jean-Pierre Jeunet, j'avais vraiment l'impression de regarder le nouveau film de Jeunet. Ensuite les personnages sont un peu trop caricaturaux, le méchant est vraiment méchant, les gentils sont trop gentils, oui ok c'est un conte donc c'est normal me direz-vous, mais le film se prend trop au sérieux pour qu'on puisse accepter ce manichéisme facile (Jeunet a l'intelligence d'ajouter plus de légèreté, de la profondeur et surtout de l'humour dans ses films pour les élever au-delà du simple conte). De plus je n'ai pas du tout réussi à adhérer à la rapide histoire d'amour et certaines scènes sont superflues voire hors propos (toutes les scènes avec Giles qui n'ont aucun lien avec l'histoire). Enfin il y a un gros problème de scénario, avec des facilités et des raccourcis dignes d'un téléfilm de TF1 (il y a des caméras partout sauf dans le labo avec la créature. Aucun personnel de sécurité qui protège l'entrée et la femme de ménage va et vient comme si elle était chez elle. La créature sort dans la rue, va dans un cinéma regarder un film et personne ne voit rien. Strickland connait les adresses de toutes les femme de ménage ? ...). Bref une grosse déception pour ma part. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas comment ce film a pu obtenir autant de prix et recevoir 13 nominations aux Oscars !
Je l'attendais avec impatience ce dernier long métrage de Guillermo del Toro et, après visionnement, je ne peux que constater ma déception. Parlons d'abord des points positifs et le premier d'entre eux se rattache au visuel. "La forme de l'eau" est esthétiquement magnifique. La photographie y est sublime et on retrouve avec plaisir un univers proche du "Labyrinthe de Pan". La patte stylistique du cinéaste est bien là et c'est déjà une bonne chose. Après, ma principale déception vient de l'histoire elle-même. On nous recycle celle de "La Belle et la Bête" en prenant comme "monstre" celui de "L'étrange créature du lac noir" de Jack Arnold. Il y a bien des idées dans le film de Del Toro mais on remarque surtout les clichés. Passer les quelques minutes et on devine rapidement la suite de l'intrigue jusqu'à son aboutissement final. J'attendais aussi plus de séquences oniriques et plus de poésie dans ce long métrage. Il y en a mais en trop petite quantité. En revanche, l'humour fonctionne bien. "La forme de l'eau" est un conte sympathique, assez violent par moments, qui ne me laissera assurément pas un souvenir indélébile.
Depuis qu’il a été récupéré par Hollywood, Guillermo del Toro aime à alterner grosses productions et films plus personnels. Cela n’empêche pas les premiers d’avoir régulièrement certaines effluves des seconds (« Hellboy »), l’inverse étant moins vrai. Le voilà qui revient avec « La Forme de l’eau » qui semble synthétiser le meilleur des deux. En effet, il propose une histoire pour le moins originale et loin des conventions en vigueur mais qui développe cependant tous les aspects du film à Oscars, donc du divertissement mainstream, quand bien même on n’est pas du tout dans le blockbuster à la « Pacific Rim ». Son histoire d’amour contre nature entre une muette et une créature au sein d’un laboratoire scientifique mélange énormément de genres, de thématiques et d’inspirations diverses dans un ensemble d’une cohérence pourtant évidente et tout à fait plaisante. Mais surtout, c’est un film qui ressemble en tous points à son réalisateur, qui semble là s’être fait plaisir tout en n’oubliant pas son public.
Il y télescope tout ce qui a pu faire le sel de son cinéma. Son amour pour les bestioles est incarné à merveille par cette homme-poisson qui incarne un hommage pertinent aux films de séries B , « L’étrange créature du lac noir » en ligne de mire et en premier lieu. Et il érige en héros des personnages tous porteurs d’un handicap pour l’époque, qu’il soit physique (une muette) ou social (un vieil homme gay et une femme black). Comme dans la plupart de ses œuvres plus intimes, il inscrit son film dans l’histoire, ici la Guerre froide (après le franquisme pour « L’Echine du Diable » son plus beau film, par exemple). Tous ces éléments à priori disparates s’emboîtent comme par magie devant la caméra du cinéaste pour un long-métrage qui ne ressemble à aucun autre. D’ailleurs, sa mise en scène est exemplaire voire virtuose. De l’utilisation de fabuleux décors rétro à l’emploi de toutes les possibilités visuelles en rapport avec l’eau et la palette de couleurs qui va avec (des verts aux bleus), il nous gâte les yeux dans une somptueuse réalisation, fluide et empreinte de magie.
Si cette histoire pour le moins étrange aurait pu souffrir d’un manque de crédibilité ou de ridicule, il n’en est jamais question. Pour contrer cela, il l’enrobe d’un emballage féerique où il emprunte à tous les codes du conte de fées (« La Belle et la Bête » en premier lieu), il parvient à rendre à la fois fantastique et tangible tout le petit monde qu’il a imaginé. Parfois l’émotion manque, remplacée par l’émerveillement et on a l’impression que tout cela est un peu trop fabriqué. Il y a une sorte d’adoration maniaque de la part du cinéaste pour tout son barnum, de l’hommage appuyé à un certain cinéma révolu en passant par des séquences trop appuyées (comme dans celle de la comédie musicale où on pense à « La La Land »). Mais ce manque de sincérité apparente est gommé par la magistrale réussite d’un film vintage et à la promesse artistique tenue de bout en bout. Si on n’est pas aussi conquis que par « Le Labyrinthe de Pan », le casting impeccable et le bon moment que l’on passe à suivre cette histoire d’amour pas comme les autres font le reste.
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Je ne vois pas trop pourquoi autant d'étoiles pour ce film. A part la zoophilie - voire pire vu que l'homme poiscaille agit comme un gosse - ça reste un film d'amour un film d'évasion plus que classique.
La muette est TELLEMENT Amélie Poulain. Le coup des doigts est tellement gratos. Le méchant est vraiment méchant - ça se voit, il est habillé tout le temps en noir.
Le dernier rebondissement de fin est navrant spoiler: (je suis mort - non je suis pas mort) . Sans elle, on aurait au moins pu croire que c'était pas un film américain basique. Au moins, c'est un peu joli (même si ça se voit un peu qu'on a frotté les murs avec du curry). J'ai regardé ma montre au bout d'une heure de film, ça aurait dû s'arrêter là.
Vu la bande annonce de Hurricane juste avant - ça m'a fait le même effet - "vas-y on va mettre 4 films en 1, ça va être génial" - là, ça serait Amélie Poulain n'importe quelle romcom les évadés ET. WTF?