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La Forme de l'eau - The Shape of Water
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Gregory S
55 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mai 2019
Film sur la différence avec une sublime photo, une actrice qui arrive à nous faire croire en son amour pour cette bête. Et une excellente BO avec un Oscar mérité. En revanche meilleur film de l'année c'est peut être un peu surestimé.
Saturées de références (on pense surtout à 'Amélie Poulain', mais aussi à la musique de 'Twin Peaks') au point de devenir caricaturales, les trente premières minutes de 'La forme de l'eau' sont particulièrement pénibles. Le film devient ensuite assez plaisant, tout en suivant une structure très convenue : 'E.T.' est clairement passé par là. Difficile de crier au génie donc, d'autant plus qu'il est évident que tout est bien manufacturé pour l'usine à Oscars, de l'esthétique rétro aux bons points distribués à toutes les minorités visibles ; mais, en se gardant de tout cynisme, on passe tout de même un bon moment.
Tres beau film, tant pas ses costumes, ses décors, sa bande son et ses acteurs. La réalisation est très subtile et soignée et nous emporte dans un tourbillon poétique au dénouement improbable
Très jolie mise en scène de Guillermo Del Toro à mi-chemin entre Tim Burton et Jean-Pierre Jeunet pour raconter cette histoire d'amour avec une créature bizarre. C'est mignon tout plein avec fort heureusement quelques scènes à déconseiller aux plus jeunes (sexe, violence) qui m'ont permis d'aller au bout sinon rien de très original dans ce film sentant le déjà vu y compris cet amphibien ressemblant à celle d' "Hell boy" déjà interprétée par Doug Jones...
Belle photographie dans des tons "aqueux" qui colle au sujet. Beau jeu d'acteur, alliant finesse et humour. Bien sûr, on est dans le registre du "Comic", mais c'est ici un "Comic" intelligent et savoureux. On y revient volontiers.
Le film le plus nul de la décennie. Toute la bêtise du monde est là, des méchants militaires, le bon monstre et la gentille muette. Seule l'image (modification des couleurs) est intéressante mais tout le reste est à jeter et bêtement caricatural. Vous me direz qu'il a eu l'oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur en 2018 mais, entre nous soit dit et il ne faut pas le répéter : il y a beaucoup de gens très niais en ce monde et ce film en est la preuve.
Poétique,touchant...irrésistible. Un film empreint de tendresse et d humanité,une fable dont la trame m a fait un peu penser à King-kong,à ne pas manquer!
Il semblerait qu'une nouvelle tendance émerge à Hollywood : publier un livre en même temps ou dans un temps proche de la sortie d'un film. Le scénario des "Animaux Fantastiques" avait ainsi été publié peu de temps après sa sortie. "La Forme de l'eau" reprend cette idée en publiant l'histoire en même temps que le film arrivait sur les écrans. Phénomène marginal qui viendra à s'essouffler ou technique durable de communication ? Vu le manque de recul, seul l'avenir nous le dira. Mais il me semble intéressant de garder un œil sur cette tendance, elle pourrait nous en dire beaucoup sur l'état de la culture actuelle.
Plus spécifiquement, le film de Guillermo Del Toro a su faire parler de lui : un Lion d'or à la Mostra de Venise puis quelques Oscars en 2018 dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur. Rien que cela.
"La Forme de l'eau" est un film poétique, presque mélancolique, où le réalisateur laisse exprimer son intérêt pour l'étrange et le gothique.
L'amour de Del Toro pour les monstres se ressent à nouveau. L'amphibien (on l'appellera comme cela puisque l'on ne connait pas son nom) n'est pas présenté comme une bête dangereuse mais comme un être doué de sensibilité, capable d'aimer ou de souffrir, et d'intelligence.
Seule une personne dont la société lui ferait comprendre qu'elle n'est pas "normale" pouvait se s'en rendre compte dans l'imaginaire de Del Toro. C'est donc une femme de ménage muette et seule qui hérite du rôle principal. Cela permet également au réalisateur de s'approcher par moment d'un film muet, renforçant la poésie de l'oeuvre et signant en même temps un hommage au cinéma (de vieux films sont régulièrement diffusés dans les décors).
Le côté presque muet des scènes d'Elisa est renforcé par la musique très présente et magnifique du français Alexandre Desplat. Ce dernier a réalisé un travail remarquable, récompensé par l'Oscar de la meilleure musique.
Cela tranche avec les scènes où apparaît le personnage de Michael Shannon, qui sont essentiellement basées sur les répliques et l'emportement du personnage. Celui-ci délivre des sentences pseudo-philosophiques sur le sens de la vie ou de la masculinité et représente la caricature de l'homme blanc américain des années 60. Un républicain pur jus.
Michael Shannon y est impressionnant. C'est probablement l'acteur le plus juste de tout le casting. Et son magnétisme naturel m'a maintenu rivé à l'écran à chaque fois qu'il y apparaissait.
Alors après toutes ces éloges, pourquoi seulement 7/10 ? Parce que tout n'est pas rose. Le film a beau être poétique, il manque parfois de subtilité. Les personnages sont rarement complexes dans leur personnalité : on identifie facilement les méchants et les gentils. De même, si la photographie est très belle, cette omniprésence de vert-bleu voulant rappeler les fonds marins est encore une fois peu subtile.
Enfin, et c'est peut-être le plus problématique, le film baisse parfois tellement en régime que le risque est grand de décrocher. Si l'équipe avait raccourci le film, il aurait été un peu dynamisé.
Alors méritait-il l'Oscar du meilleur film ? Je ne le pense pas même s'il reste un beau film. Ces périodes de flottement et cette histoire qui ne mène finalement pas très loin, hormis pour délivrer un message peu subtil, a tendance à entamer la poésie que toute l'équipe avait réussi à créer.
Film d' une grande beauté, qui nous inspire l 'univers de Genet par ses mélodies,ses décors et la candeur de cette héroïne muette. Cette histoire d'amour insaisissable, troublante, entre une créature et cette jeune femme ne nous laissera pas insensible. Beaucoup de cachet et de poésie.
Quand Amélie Poulain rencontre la créature du lac noir Dans l’Amérique des 60’s, une jeune femme sourde et femme de ménage dans une boite ressemblant à la NASA va tomber amoureuse d’une créature fantastique. Guillermo Del Toro livre un conte gothique romantico poétique sur fond de love story étrange. Il en profite aussi pour effectuer un plaidoyer flamboyant sur la tolérance autour d’un trio de personnages rejetés du fait de leur différence : une handicapée, une noire, un homo… autant monstrueux aux yeux de leurs semblables et mis à l’écart que le monstre lui-même. Le message est simple à l’image d’un scénario basique, succinct, mais parfois bancal. L’atout majeur du film est qu’il est un objet cinéphilique total : mise en scène, photographie, montage, ellipses, musique ; tout confère à produire une œuvre esthétiquement irréprochable. On y voie les références au cinéma de Jeunet et Caro (comme si Amélie Poulain entrait dans Délicatessen sur fond d’une magnifique partition musicale de Desplats), mais aussi à « La créature du Lac Noir » et « La belle et la bête ». Un joli film naïf mais sans plus. tout-un-cinema.blogspot.com
Guillermo del Toro connu pour le genre fantastique avec Le labyrinthe de Pan, Hellboy ou encore Pacif Rim réalise en 2018 La forme de l'eau. Mêlant romance et fantastique, ce film est riche en émotion, très poétique et au images visuellement saisissante accompagné d'un casting remarquable Michael Shannon, Richard Jenkins mais surtout de la magnifique prestation de Sally Hawkins très performante et qui renforce la qualité du film. C'est bien filmé et la BO est vraiment envoûtante. Les décors rétro des années 50 sont sublimes et les effets spéciaux soignés. Un très beau conte, agréable, émouvant qui se révèle efficace et auquel le spectateur plonge vite dans l'ambiance. A voir