La Forme de l'eau - The Shape of Water
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Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 556 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2018
Je comprends que ce film ait plu, il a beaucoup de consistance et de bonne orientations, des personnages convaincants en nombre suffisant pour une diversité correcte. Le sujet est un peu limité, le style du réalisateur maîtrisé mais un peu cru par différents aspects et l'époque choisie est comme un exercice de style qui multiplie les références, les clins d'œil et justifications de l'ensemble. Le tout fait un peu trop propre et s'il y a pas mal de poésie elle aussi est finalement assez propre non pas dans l'idée que cela soit terne mais convenu, aussi le tout tire plus pour moi vers le bien que le très bien car pas autant d'originalité que cela et au juste relativement peu de profondeur. Un film peut être très moyen et cela signifie moyen, dans le cas particulier du très bien ici cela veut dire juste bien, très peu en-deçà mais aussi peu au-dessus.
xsadg
xsadg

21 abonnés 103 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2018
Il ne se passe pas grand chose dans ce film, tout est prévisible. Le style est assez particulier, je ne suis pas spécialement fan non plus. Je ne dirais pas que c'est mauvais car il y a à priori du travail, mais je ne vais pas me rappeler de ce film très longtemps...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 novembre 2018
Un bon film qui m'a plutôt séduit. La réalisation est très propre, la photographie magnifique, le jeu d'acteur convaincant, la musique accompagne parfaitement les scènes alors où est le problème ? Et bien pour moi c'est un film qui a raté de peu la case chef d’œuvre. Je suis déçu parce que pour moi Del toro est passé complètement à côté de tout le potentiel de ce récit. Selon moi, le centre du film aurait dû être le pourquoi et le comment de la relation entre cette jeune femme et cette créature est possible. Or, cette partie de l'histoire est expédié. Dommage..
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2018
Guillermo Del Tolero nous offre une magnifique leçon de cinéma !
Conte tendre et lyrique pour le droit à la différence, film de monstre, drame romantique, hommage au cinéma d'antan, fable politique contre l'intolérance « la forme de l’eau » est tout cela à la fois... Et une mise en scène sophistiquée dans les moindres détails (qui n'est pas sans rappeler les films de "Caro et Jeunet") crée un univers onirique pour transcender la magie et la candeur de l’histoire....
Un véritable enchantement à voir absolument.......
Steven O.
Steven O.

33 abonnés 781 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2018
En général avec Guillermo Del Torro soit ça passe soit ça case.
Autant j'ai détesté les deux Hellboy autant le labyrinthe de Pan et Crimson Peak sont pour moi d'excellents films que je ne me laisserai pas de voir.

Ici donc on s'attaque à la forme de l'eau.
Il faut avouer que le synopsis ne m'attirait pas plus que ça .
Ni même la foison de récompenses qu'avait reçu le précédent Moonlight avait déjà jeter un froid pour moi sur ces films multi récompensés.

Et pour la forme de l'eau j'avoue que le film penche clairement du mauvais côté.

C'est sur c'est superbe c'est poétique et très perché.
mais sinon à part cela que ce qu'on cherche en allant voir un film. A contempler le délire sûrement égoïste d'une réalisateur ou à le partager...
Malheureusement ici on est clairement dans la contemplation. C'est beau original romantique mais le spectateur passe a côté.
A côté de part des personnages trop caricaturaux de part un manque d'empathie de part des délires scénaristiques qui vont trop loin.

Vous l'aurez compris ce Del Torro est pour moi à classer dans les déceptions malgré un beauté et une qualité certaines.
Mais cela ne fait pas un grand film
pierrot le flou
pierrot le flou

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2018
Silence Freaksion….Avec « La Forme de l'eau » Guillermo Del Toro replonge dans un de ses thèmes de prédilection, celui ou malgré leurs apparences, les monstres ne sont vraiment pas ceux que l’on pense. Un sujet apparu au cinéma peu après la naissance du parlant, le « Frankenstein » de James wales (1931) esquissant en 1931 le questionnement beaucoup plus direct de l’année suivante avec « La foire aux monstres » (« freaks») de Tod Browning. De « La belle et la bête » (Jean Cocteau -1946) a « Elephant man » (David Lynch -1980), en passant par « L'Étrange Créature du Lac Noir » (Jack Arnold -1954) difficile d’énumérer toutes les œuvres qui emprunteront, plus ou moins frontalement, cette trame de fond pas vraiment novatrice donc mais suffisamment universelle pour augurer, entre les mains d’un magicien comme le mexicain, que la bête soit apprêtée pour les concours. La pluie de récompenses et les scores du box-office consacreront un succès (presque) annoncé, et les dollars amassés donneront à la peau de l’amphibien un vert encore plus éclatant.

Ce monstre aquatique, c’est celui qui arrive dans un laboratoire gouvernemental tenu secret, enchaîné dans un réservoir d’eau aussi salée que celle de l’Amazone ou il a été capturé par l’armée américaine. Ramené par celui qui est chargé de sa surveillance, le colonel Strickland (Michael Shannon), dont l’allure et les attitudes tiennent de l’officier de la gestapo, fait régner la terreur auprès des employés du centre parmi lesquels une femme de ménage muette au physique quelconque. spoiler: Alors que le colonel se mue en bourreau avec la créature, Elisa (Sally Hawkins), intriguée par sa découverte et touchée par le martyre qu’elle endure, va faire preuve de la plus grande bienveillance envers cet être pour le moins singulier. Une complicité naîtra entre eux deux, au point de devenir son unique préoccupation dans sa vie routinière, ou elle partage sa solitude sentimentale avec un vieil artiste homosexuel dans un appartement au-dessus d’un cinéma.
Cette improbable histoire d'amour entre deux êtres au final pas si différents que cela dans le regard des autres tient de la pure fable fantasmagorique, un domaine de prédilection sur le papier pour un réalisateur rompu à l’exercice depuis le début de sa carrière.

Avant de nous laisser emporter par l’éblouissante reconstitution d’un Amérique « Cold War », la magnificence du « monstre » écaillé, la somptuosité de la pyrotechnique, la splendeur des images, je suis d’abord quelques peu interpellé dès les premières minutes par un étrange sentiment de « déjà vu ». Il m’aurait fallu être sourd ET aveugle pour ne pas entendre les aboiements de Jeunet et des fans de son « Amélie Poulain » à propos de supposées fortes inspirations et quelques ressemblances…sachant qu’il y a une certaine forme de récurrence à trouver des similitudes plus ou moins probantes entre deux ou plusieurs films, en partant du postulat simpliste que le 7e art n’invente plus grand chose depuis les Eisenstein, Murnau, Chaplin, Welles, Cooper et quelques autres pionniers ou/et génies du cinématographe, autant dire que je m’en tamponnai royalement. Et pourtant, il faut bien reconnaître que dès la scène d’intro, son esthétique avec ce grain jaunâtre, ses décors d’époque, sa voix off, sa comptine…on n’est pas très loin du Paris de carte postale du français, en un point presque déroutant, même en d’autre lieu et une époque différente. Je reconnais ne pas vouer un culte particulier à cette « Fabuleuse histoire » (un peu plus à « Delicatessen » auquel on pense aussi, mais plus en nuances). La suite du métrage contribue, avec notamment cette reprise de la « Javanaise », donc en francisant encore un peu plus un récit pourtant situé aux USA, a l’agitation.

Un malaise donc ? Non, pas vraiment.

Principalement parce que j’ai toujours trouvé que le film de Jean-Pierre Jeunet souffrait d’ un cruel manque d’aspérité sous couvert d’une imagerie aussi jolie qu’éthérée, au couleur d’un (certes très beau) roman photo parfumé a la guimauve, avec sa galerie de personnages empaillés et à la si forte caractérisation quelle pousse du cartoonesque à la caricature, une romance chloroformée et hygiénique…comme dans un numéro de « Nous Deux » (titre historique d’un pulp à la française, note pour les plus jeunes) !
Alors que de son côté avec une même recherche esthétique Guillermo Del Toro érotise cette histoire d’eau comme rarement dans ses précédents films, envoie quelques fulgurances notamment spoiler: avec des scènes de grande violence verbale et physique, lors de quelques plans sanguinolents parfois jusqu’à la mort, torture les sens en même temps que ses protagonistes, nous émeut….bref, une séance de vrai Cinéma, avec sa galerie d’émotions dont en particulier ce plan de la bête retrouvée en train de s’émerveiller au milieu de ce cinéma très Grand Rex-ien, face à l’écran: a tomber!


Pour ces raisons, le film n’a pas à souffrir de la comparaison avec celui de notre compatriote, « La Forme de l'eau » possédant tous les reliefs qui lui faisaient défaut, et à aucun moment ne sent le marshmallow à 50cents ! De plus la créature (extraordinaire combinaison et jeu de Richard Jenkins) est une des plus belles de l’ère contemporaine, même si (bien sûr) elle puise sur celle de Jack Arnold, mais sans nécessité de porter des lunettes en papier pour l’admirer. Michael Shannon est un s…..d de colonel moutarde (qui pique !) alors que Sally Hawkins, éblouissante de candeur est le personnage fort du film, dans une interprétation très « The Artist », tous réussiraient presque à faire de ce film un monument…mais qu’il n’est pas à mes yeux. L’intrigue manque d’exploration, un peu trop "a l’étroit", le message est quand même outrancièrement "politiquement correct" avec de bons gros clichés (le facho, l’homo, l'handicapée, la peur de l’étranger…), une union vite sacralisée (on comprend qu’elle soit en manque mais bon…), et l’ensemble quoique d’une incontestablement beauté s’étire un peu trop sur la longueur, avec malgré tout pas grand-chose de vraiment très nouveau.
Alors vous pourriez me dire que face à ce monument d’esthétique je fais la fine bouche, et je vous répondrai que non, car le mexicain succombe encore un peu trop à la forme au détriment du fond. Certes avec la forme majestueuse d’un produit Entertainment de luxe, mais comme à la bestiole, il me manque un peu de sel, ce petit supplément d’âme…
Alors on barbote d’un évidant plaisir, avec une jolie bouffée d’H.2.O . Rafraîchissant.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2018
Même si les décors sont sublimes et l’univers visuellement très abouti, emprunté esthétiquement d’ailleurs à ceux de Jean-Pierre Jeunet, ce film, récompensé par 4 oscars et 2 Golden Globes, a été fortement surévalué par le tout Hollywood. Sous des airs de conte fantastique, Del Torro nous livre une histoire d’amour sans émotion véritable, l’héroïne semblant plus intéressée par l’expérience charnelle avec la créature plutôt que par une relation où l’amour défie tous les codes du genre. Cela se traduit par une espèce de froideur larvée dans cet univers poisseux où les clichés sont légions : le monstre est forcément gentil, la femme de ménage est forcément noire ou espagnole, le blanc forcément méchant et hystérique. Les traits sont volontairement tirés et la morale n’est pas très subtile : il faut aimer les gens, par-delà leurs apparences et ne pas les rejeter pour leurs différences. Bref, une histoire pas inintéressante et avec un peu d’audace dans un univers léché mais bancale ne générant pas nécessairement d’empathie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2018
Un film d’une poésie et d’une beauté incroyable. On ne peut qu’être touché par cette petite merveille.
Show Main Prod
Show Main Prod

17 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 novembre 2018
Tant de vagues pour si peu de chose... A se demander comment le film de Guillermo del Toro a pu rafler autant de récompenses, seule celle du meilleur réalisateur pouvant à mon avis se justifier. Côté interprétation, je trouve Sally Hawkins d'une fadeur soporifique et celle de Doug Jones (effectivement pas aidé dans son costume ridicule) totalement insignifiante. Heureusement que les seconds rôles (Octavia Spencer et Michael Shannon) sauvent les meubles de l'inondation d'eau de rose servie par un scénario qui devait tenir sur deux pages. On en vient même à se retenir de rire lorsque spoiler: Eliza se met à chanter et à danser avec son amphibien dans une scène totalement ridicule
. Guillermo del Toro, dont j'apprécie en général le travail, a cette fois dû se fourvoyer dans les méandres politico-économiques de la course aux Oscars. Dommage...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2018
Tout dans ce film est extraordinaire ; de la photographie dans l'esprit de Jeunet, de la bande son d'Alexandre Desplat, des effets spéciaux et maquillages, et bien évidemment le scénario de ce conte ! On ressent bien les référence de Guillermo Del Torro, notamment l'hommage le plus important, l'aspect du "monstre" s'inspirant de "l'étrange créature du lac noir". Un chef d'oeuvre !
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2018
Un bon film qui mélange le genre thriller (avec un excellent Mickael Shannon dans le rôle du grand méchant façon agent Smith dans Matrix) la comédie, la romance façon Amélie Poulain (surtout le début) et le fantastique façon le Labyrinthe de Pan. Dommage que cette histoire d'amour entre deux êtres diamétralement différents, que cette ode à l'acceptation des différences sexuelles, ethniques soit parfois quelque peu caricaturale etc... Mais il faut cependant reconnaître le côté touchant et quelque peu poétique et sensible de l'ensemble avec des personnages réellement attachants (les acteurs ont tous livré une très bonne prestation). Un film à voir sans être mémorable.
Léarosi
Léarosi

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2018
Cela a un côté Amélie Poulain on peut pas le nier! Mais j'ai préféré ce film à celui de Jeunet et désolé si c'est un sacrilège ( par contre la musique d'Amélie Poulain est meilleure c'est peu dire ). L'histoire est touchante, on a particulièrement de l'affection pour Giles, son voisin, notamment quand spoiler: il se fait rejeter...
, un film que j'ai pris grand plaisir à regarder et qui pour moi mérite ses statuettes :) !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 octobre 2018
Tout simplement magnifique à regarder, une image artistiquement et agréablement colorée de vert, un aspect quelque peu dans l'esprit de notre Amélie POULAIN mais là, nous sommes plongés dans l'ambiance américaine du début des années soixante. Avec des décors que ce soit des intérieurs ou des labo-bunkers et des costumes très soignés, avec ces splendides limousines américaines, on rentre immédiatement dans l'histoire. Ou plutôt le conte en fait, car ici le fantastique fait vite son apparition pour nous tenir en haleine jusqu'au mot FIN. Malgré son, ou du fait, de son handicap, notre discrète et délicate héroïne est très convaincante, comme le méchant militaire d'ailleurs avec son sale état esprit macho-manichéen de l'époque, celle des américains en pleine guerre froide .... On ressent bien, à travers les différences de chacun des protagonistes, la morale du film qui nous interpelle subtilement, celle de l'éternelle lutte de l'intolérance contre la tolérance, que ce soit au niveau des mœurs, des origines, des engagements politiques... Mais bon toujours avec un petit zeste de poésie !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2018
Un chef d'oeuvre du monde cinéphille, à ne pas mettre entre les mains des enfants (car des scènes de sexes y sont présente à quelques mais ce n'est pas spécifiés dans la bande annonce ou n'importe où ailleurs). Néanmoins, durant ce films nous suivons une magnifique et extraordinaire histoire d'amour. Ce film mérite amplement d'être vue au moins une fois dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 octobre 2018
Onirique et émouvant, ce nouvel opus signé Del Toro mélange subtilement enquête et histoire d'amour fantastique, c'est comme si spoiler: Amelie poulain
avait donnée rendez-vous à l'homme de l'Atlantide au spoiler: Grand Budapest
Hôtel, blague à part ce film est réussit . A voir
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