Derniers Avis : La Forme de l'eau - The Shape of Water - Page 19
La Forme de l'eau - The Shape of Water
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Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2018
" La forme de l'eau " est un film que j'avais envie de voir depuis son annonce. Je me suis donc rendu au cinéma avec beaucoup d'attente. Et je n'ai été, ni déçu, ni vraiment surpris. Le travail de Guillermo Del Toro est très efficace (comme d'habitude), les décors sont sublimes, la musique d'Alexandre Desplat est magnifique et colle complètement à l'univers (comme d'habitude). En plus, on rajoute Sally Hawkins et Octavia Spencer, le film ne pouvait pas être un échec. Les détails sont très important, toujours un élément qui nous ramène à l'eau, les doigts de Pie Guy, les gouttes d'eau sur les vitres... Bref, j'étais heureux devant ma télé lorsque le film recevait les différents Oscar (film, réalisateur, musique et décors). C'est celui qui les méritaient le plus dans les catégories concernées. Il me manque juste d'être surpris par le scénario qui, bien qu'il soit très bien mené, manque un peu d'originalité sur le fond.
Une femme de ménage muette veut sauver une créature étrange à l'intelligence exceptionnelle. Nous sommes en pleine guerre froide où les EU et l'URSS s'affrontent notamment par l'intermédiaire de la science. Ce film qui allie l'histoire et la science-fiction se regarde avec plaisir. On se prend de sympathie pour cette "masse à écailles" qui est capable de sentiments et on souhaite vraiment qu'elle soit sauvée. J'avoue que je ne pensais pas être aussi réceptif à cette histoire en allant voir ce film dont les critiques vantaient les mérites. Et pourtant, si!
Magnifique artiste, Del Toro signe ici une œuvre poétique et poignante, magistralement interprétée (tous sont stupéfiants) et filmée. Les décors, également, méritent la note maxi. Cette rencontre entre Amelie Poulain et l'homme de l'Atlantide pourrait être sotte, mais c'est beau. Après un tel film, vous ne pourrez plus ingurgiter de la même façon les carrés panés Findus. Je recommande vraiment ce film.
Film assez prenant et original ! Très bien fait également au niveaux des effets spéciaux et des acteurs très bons. Peut-être un poil long mais une bonne expérience ! 3,5/5
Chapeau pour les décors, un rendu des années 60' super bluffant. Quand à l'histoire, on reste tout de même dans le conventionnel méchant-gentils et la fin habituelle….
moi qui suis un grand fan de del toro, je trouve qu'il nous enmène sur un sujet un peu loin de son domaine de prédilection, la musique est pas mal ça c'est sur, mais l'histoire est tellement prévisible.
Me concernant, j'ai trouvé le film trop long. Pas beaucoup d'action. Le décor passable, les acteurs mouhais pourtant j'apprécie beaucoup l'actrice Octavia Spencer, mais le film m'a ecoeuré, désolé d'écrire cela mais c'est mon ressenti. Le fait qu'une femme puisse tomber amoureuse d'une chose inhumaine m'a secoué. Je veux bien comprendre que l'on peut se lier d'amitié, mais là c'est trop pour moi.
Je ne vois pas en quoi ce film, à la bande originale pourtant intelligente, pourrait être l'un des meilleurs films de l'année. J'ai même pas bien compris l'histoire de départ, je pensais plutôt à voir un film assez sensuel, finalement, on voit apparaître des personnages peu intéressants, assez bizarre tout de même. Et même, j'ai trouvé que le ton était faux (malgré le génial Richard Jenkins). On peut aussi saluer la très belle mise en scène assez rustique mais très personnel, mais rien ne m'a vraiment pris aux tripes, c'est vraiment dommage, je suis passé à côté peut être des meilleurs messages de Shape of Water.
Alors que le titre me faisait espérer une œuvre mystique et spirituelle, quelle ne fut pas ma déception de voir une simple histoire d'amour finalement assez banale. Oui, c'est bien fait, bien narré, joliment mis en scène et sous une musique envoutante, mais d'une, l'histoire est en fait très prévisible et surtout, c'est un véritable film de propagande. J'avais déjà été déçu par "le Labyrinthe de Pan" et le traitement complètement caricatural des conservateurs espagnols. Ici, rebelote : une femme handicapée et un homosexuel incompris et rejeté, tous deux marginaux sont en fait les bons spoiler: qui sauvent "celui qui est différent" et le monsieur blanc, marié, deux enfants, une belle maison et une belle voiture est une brute abominable, ingrate qui maltraite les pauvres et gentils employés immigrés. Un exemple pour montrer également que c'est un film vulgaire : le traitement des rapports sexuels. Lorsque c'est avec un personnage gentil, la sexualité est onirique avec musique magnifique. Lorsque c'est avec un méchant, c'est froid, vulgaire et mesquin. Pas un film philosophique, juste une fable caricaturale esthétiquement bien faite.
Un conte fantastique entre Amélie Poulain et ET, bien filmé et ingénieusement situé dans un décor des années 50, qui distille agréablement son émotion et captive sans tomber dans la mièvrerie. Merci.
Donc : - Une femme de ménage a accès au secret le mieux gardé des Etats-Unis en pleine guerre Froide. - Des femmes de ménages sont laissées seules pour travailler dans une pièce avec un "monstre" enchaîné. - Toute l'électricité d'un complexe militaire se coupe lorsqu'un compteur électrique saute. - Il n'y a qu'un seul garde et aucune barrière à l'entrée d'un complexe militaire, on rentre et on sort fastoch. Tout va bien...
Si la médiocrité de la mise en scène et la facilité désespérantes des dialogues ne vous dérange pas, le scénario est bien et les images sont belles.
Un joli film qui creuse le sillon du Labyrinthe de Pan (revisiter la face sombre de l’histoire sous l’angle du merveilleux). Cette fois-ci c’est la guerre froide, avec d’un côté l’american way of life et son incarnation maléfique (Michael Shannon) et de l’autre les cibles d'une chasse aux sorcières élargie : Russes, créatures sous-marines (représentant indirectement les Indiens d’Amérique), mais aussi handicapés, noirs, homosexuels et marginaux en tout genre. C’est donc à nouveau très manichéen, peut-être un poil moins émouvant selon moi, mais aussi plus abouti et virtuose que le Labyrinthe.