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La Forme de l'eau - The Shape of Water
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Léo DESS
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4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Véritable fable Belle et la bête version Aquatique, le Casting est absolument fabuleux, Alexandre desplat compose les musiques à merveilles tellement que c'est marquants, Guillermo Del Toro me rend heureux dans ce film.
Sorti en 2017, "La forme de l’eau" a bénéficié d’une séance film culte récemment à l’UGC Ciné Atlantis. Je n’ai pas hésité à retourner le voir. Pour le plaisir car je me souviens l’avoir aimé à sa sortie et aussi pour vérifier si certaines critiques qu’il avait suscitées en 2017, allaient me modérer voire changer mon avis. Et non, j’ai même eu l’agréable impression de l’apprécier encore plus. Guillermo del Toro a sans doute puisé dans l’univers d’autres cinéastes, d’autres ambiances de film mais serait-ce un "crime de lèse-majesté" que de se nourrir des créations inspirantes trouvées ici et là sur les toiles du passé plus ou moins récent ? "La forme de l’eau" n’est pas un plagiat alors pourquoi reprocher à Guillermo del Toro ses clins d’œil lorsque d’autres sont encenser pour avoir procéder de la sorte ?
Je vais me ranger du côté de ceux qui ont vu un excellent film fantastique et onirique, récompensé, à juste titre, d’un Lion d’Or, à Venise et de quatre Oscars, à L.A. dont celui de meilleur film. Sans oublier les Golden Globes, les BAFTA de la British Academy Film et autres récompenses et nominations… A noter parmi tous ces honneurs, les prix décernés à Alexandre Desplat pour la meilleure musique.
Le conte vécu entre la belle Elisa (Sally Hawkins) et l’homme amphibien (Doug Jones) sur fond de guerre froide entre les Américains et les Russes est d’un romantisme qui rappelle La Belle et la Bête (conte dont les origines remonterait au IIème siècle). La quête d’un amour incroyable mais si intense entre ces deux êtres est magnifiquement mis en scène. Le contraste entre la fragilité d’Elisa, jeune fille muette (femme de ménage dans un labo scientifique militaire) et la force bestiale de l’humanoïde amphibien (sujet de recherche des Américains en retard sur les avancées soviétiques dans la conquête spatiale) est saisissant ! Tout comme celui entre le très modeste appartement d’Elisa et l’esthétisme des scènes qui y sont tournées.
Je ne regrette pas 7 ans après sa sortie d’être venu replonger dans cet univers. Les salles obscures des cinémas sont parfaites pour nous offrir un autre éclairage sur le genre humain et tous ses dérapages…
Je m’en voudrais de spoiler la fin en espérant avoir donner envie à ceux qui ne l’ont pas vu…
Visuellement très beau , c'est là un excellent film de Guillermo del Toro qui oscille entre Triller et Mélodrame ! Il y a là une accointance , assumée j'imagine , avec "La Belle et la Bête" .
Avec La Forme de l'eau, on ne peut pas reprocher à Del Toro de ne pas représenter les minorités stigmatisées. Le personnage principal est une femme de ménage sourde, dont la meilleure amie est noire, et vivant en collocation avec un artiste homosexuel précaire.
Le colonel Richard illustre, dans son incarnation la plus évidente, le patriarcat et le virilisme : il méprise les femmes – même la sienne, mère au foyer docile –, tend vers la mégalomanie, et assoit son autorité avec une brutalité physique comme morale. Malheureusement, en choisissant de radicaliser cet antagoniste, on lui brosse un portrait poussiéreux, on individualise le mal, sans montrer les causes de cette construction.
Cette écriture de personnages rarement représentés ne sert pas un scénario original. La Forme de l'eau n'est ni plus ni moins que l'extension aquatique du conte de La Belle et la Bête, auquel on ajoute un contexte politique de Guerre Froide, pour l'ancrer historiquement, et un étalonnage verdâtre plutôt laid.
Un film très beau, visuellement, mais un peu niais et simple dans ses messages et dans ses différents personnages qui ont déjà été vus à plusieurs reprises (genre le méchant est très froid et cruel sans motivation très convaincante). Je sais ça parait un peu méchant pour rien mais c'est vraiment l'impression que j'ai eu en visionnant ce long-métrage : on dirait un peu un film Disney avec un peu de sexe et de violence pour qu'il soit considéré comme un film non-destiné aux enfants. Mais bon, ça reste un film agréable et bon, c'est juste que je m'attendais à un peu mieux pour un long-métrage ayant gagné l'Oscar du meilleur film (personnellement, je l'aurais donné à Get Out mais bon, c'est normal de ne pas avoir exactement les mêmes avis que les autres).
Ce n’est pas mon style de film mais Del Toro étant à la baguette, je me suis décidé à le regarder, les acteurs, décors, etc sont tops. Histoire plutôt simple mais Très beau film.
"La Forme de l'eau - The Shape of Water" est un projet extrêmement particulier. Réalisé par Guillermo del Toro, il a énormément fait parler de lui à sa sortie, et on comprend vite pourquoi en se lançant dans le visionnage. Traitant d'une histoire d'amour qui n'est clairement pas comme les autres, le long-métrage cherche avant tout à nous proposer une romance qui sort un peu de l'ordinaire. Forcément, le fait que ce projet soit de Guillermo del Toro se sent rapidement, on retrouve cette thématique du monstre assez présent dans sa filmographie. Ici, le monstre souligne une différence, car bien qu'il soit humanoïde, il est incompris par les humains de par son physique et son incapacité à communiquer. Et c'est exactement ce point qui servira d'élément de départ pour lancer cette romance, celle-ci étant basée sur la communication. J'ai trouvé cela assez intéressant de rendre muet le personnage d'Élisa, pour renforcer cet aspect. Elle est parfaitement interprétée par Sally Hawkins et, de par son incapacité à communiquer, elle dégage rapidement une naïveté très touchante. On plonge littéralement dans le film avec elle, dans une esthétique qui n'est pas sans rappeler certaines inspirations. Dès le lancement du long-métrage, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un rapprochement avec "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain". Que ce soit dans cette façon qu'à l'héroïne de vouloir aider, ou bien dans les visuels, je suis certain que Guillermo del Toro s'est inspiré de Jean-Pierre Jeunet pour son film. Et globalement, si c'est le cas, c'était une très bonne idée ! Le projet est vraiment très intéressant à suivre, cette romance traitant correctement son sujet, tout en réussissant à nous offrir quelques surprises. Je pense à la séquence de fin, ou bien à cette scène d'inondation dans la salle de bain, des moments qui semblent assez hors du temps. Cet effet se rapproche effectivement de moments en apnée, et en soi, le résultat est donc totalement en adéquation avec le film. Il est crédible, du début à la fin, non seulement grâce au sublime costume de la créature, mais aussi une sorte de naïveté très touchante qu'il dégage. Certes, il peut être facile de trouver cette histoire "bizarre", car il est vrai qu'elle ne va jamais chercher à être gentille avec sa romance, elle y va à fond et exprime tous les points possibles d'un sentiment amoureux. Et dans un contexte comme ce type, il est très vite facile de trouver cela dérangeant. Mais dans mon cas, j'ai adoré cette façon de faire et ces deux personnages m'ont extrêmement touché. Grâce à son esthétique soignée et à sa romance très bien écrite, ce film mérite clairement d'être nommé dans les meilleurs de son année de sortie. Pour conclure, un des meilleurs de Guillermo del Toro.
13 nominations aux Oscars, 9 aux BAFTA et 7 aux Golden sans compter les innombrables aux festivals et cérémonies mondiales, un record absolu depuis "Le Retour du Roi" du maître Jackson, Del Toro réussi là une prouesse technique et visuelle sans pareil surtout lorsque l'on découvre la production principale du film. Un récit d'auteur fantastique, intimiste et moralement virtuose ou les places d'hommes et de femmes correspondent parfaitement à l'époque U.S.A. vs U.R.S.S., spoiler: une romance semi marine, semi spatiale ou plutôt, une version ultra moderne de la légendaire créature du marais. Visuellement donc parfaite, notre amphibien bleu fluo d'une perfection sans nom s'approprie clairement l'espace et évolue aussi discrètement que romanesque dans des décors souterrains aussi militaire que scientifiquement réussis. Le duo principal Sally Hawkins ("Gozilla 1 & 2"...) / Octavia Spencer jouent le féminisme n'existant pas et ne pouvant faire sa place dans cet ultra patriarcat sexiste et sadique, parfaitement incarne par l'excellent mais ici-même, horrible Michael Shannon ("Man of Stell"...) qui par son charisme déconcertant, parvient à nous happer dans sa folie sexuellement sadique, machiste et non ouvert aux différences qui le dépassent de très loin. De plus, il s'agit du premier film mettant ouvertement en vedette les muets ainsi qu'une femme noire en "porte parole", double prouesse. Michael Stuhlbarg enfin, incarne ces "agents double" soviets qui, n'avaient aussi bien, aucune affection pour leur ennemis mais une sensibilité scientifique naturelle pour l'objet de leur recherches. Un rôle opposé à celui de Shannon qui à l'inverse, ne cherche qu'à humilier et détruire celle qu'il considère comme "impure" ou "erreur de la nature", un véritable discours nazis. Un récit mêlant habillement original & vrai, entrant sans aucune difficulté au panthéon des films d'auteur parfaits avec longueurs faisant parfois mouche.
Quelle déception franchement. A part l’esthétique et le côté rétro, les scènes du labo, une histoire qui si elle prenait le chemin du conte , nous abreuve d’ennui et de scènes de nu sans intérêt et sans mauvais jeu de mot, sans queue ni tête . Tout est bâclé, les personnages, le méchant, véritable caricature, le docteur qui semble bon mais que le réalisateur se plait à humilier sans raison et surtout le traitement de cette histoire d’amour. Mon dieu ça tourne autour d’œufs, de musique ( ça encore ça le fait) et de petite lumières sur le dos de la créature qui a plutôt le comportement d’un animal que d’un être doué de raison: comment fait elle pour tomber amoureuse, je n’en sais fichtre rien? Mais faites attention, à ce compte là vous risquez de tomber amoureux de votre chat ou votre chien… parce que c’est mignon et ça a besoin de vous … les personnages ont des arcs narratifs sans commencement, leurs relations sortent de nul part. On sent la volonté de surfer sur le style Amélie Poulain mais l’esthétisme ne sauve pas un scénario bâclé dans le fond comme dans la forme. Je me suis arrêté avant la fin, trop dégoûtée et déçue par le traitement artificiel, branlant et sans profondeur de ce film dont le script était pourtant prometteur. Del Toro avait tout pour réussir , un très beau casting, une belle bande son, une atmosphère et ça fait flop … Raaah trop déçue
Le résultat final est loin du conte de fée romantique escompté, revisité dans les 50s aux US sur fond de course aux innovations scientifiques contre l'URSS. Dommage car c'est graphique et la B.O. est travaillée, mais ça ne rattrappe pas le scenario plus que bancal, les scènes complètement inutiles n'apportant rien ni à l'histoire ni à la construction d'un contexte autour des personnages. Film étrange et dérangeant, entre language violent/injurieux ("gratuitement", comme dans la plupart des films d'aujourd'hui et en plus en décalage avec la période de l'histoire) et scènes inutiles de nudité et masturbation féminines et d'amour physique entre une femme et une créature qui était présentée jusqu'alors plus comme un animal qu'un être comparable à un humain et avec qui on aurait donc pu imaginer une romance.
C'est magique, onirique. Ce film est une ode à la poésie, on se laisse tendrement bercer pour finir de ne pas en sortir indemne. Chef d'œuvre, ne passe surtout pas à côté toi qui me lis !
La Forme de l'eau de Guillermo del Toro est une expérience cinématographique aussi fascinante qu'imparfaite. Le film repose sur une idée forte et visuellement captivante : une romance interdite entre une femme muette et une créature amphibienne dans le contexte tendu de la guerre froide. Sur le papier, c’est une fable moderne intrigante. Sur l’écran, cependant, l'exécution laisse parfois à désirer.
Le film débute de manière prometteuse. Les premières scènes, baignées dans des teintes aquatiques et mystérieuses, capturent instantanément l'attention. Le design de la créature, évitant la simple caricature monstrueuse, est à la fois étrangement attirant et repoussant, symbolisant à merveille cette dualité entre l'humain et l'animal. Del Toro, comme à son habitude, excelle dans l'art de la création de mondes fantastiques, et ici, il ne fait pas exception.
Sally Hawkins, qui incarne Elisa, est touchante dans son rôle. Sans dire un mot, elle parvient à transmettre toute la palette d’émotions que traverse son personnage. Cependant, c’est justement cette absence de dialogue et l'insistance sur la douceur naïve de son personnage qui finissent par peser sur la dynamique du film. La relation entre Elisa et la créature manque de profondeur émotionnelle. Elle semble davantage dictée par l'envie de surprendre que par un développement naturel et crédible.
Michael Shannon, dans le rôle du colonel Strickland, est peut-être le personnage le plus mémorable. Son antagonisme brutal et implacable ajoute une dose de tension palpable, mais là encore, l’écriture tombe dans un schéma manichéen un peu trop évident. Le mal est brutal, primaire ; le bien, fragile et innocent. On aurait espéré des nuances plus subtiles, mais le film choisit de rester dans une dichotomie simpliste.
Là où La Forme de l'eau brille, c'est dans son esthétique et sa bande sonore. Les compositions d'Alexandre Desplat ajoutent une élégance rare à l'ensemble, soutenant magnifiquement les scènes les plus poétiques. Pourtant, cette beauté visuelle et sonore ne suffit pas à masquer les faiblesses de l'intrigue. Le film semble parfois trop préoccupé par son propre style, au point de négliger la substance.
L’histoire d’amour, bien que centrale, peine à convaincre sur la durée. Les enjeux restent superficiels, et le déroulement est prévisible, même si le dernier acte tente de surprendre avec une conclusion tragique à demi-mesure. Ce manque de réelle profondeur narrative affaiblit l’impact émotionnel que le film cherche à créer. Certains moments, pourtant remplis de potentiel, semblent étirés de manière artificielle, tandis que d’autres, cruciaux pour la progression des personnages, sont trop rapidement expédiés.
Au final, La Forme de l'eau est un film magnifique à regarder, mais qui manque d'un souffle véritable pour en faire un chef-d'œuvre. Il s’agit d’un conte charmant, empreint d’une nostalgie pour l’âge d’or du cinéma, mais qui ne parvient jamais vraiment à s’élever au-dessus de ses propres ambitions. Il est beau, il est poétique, mais il est également quelque peu creux et prévisible. On en ressort avec des images plein les yeux, mais avec un sentiment de satisfaction incomplète.
Guillermo del Toro creuse sa veine fantastique avec cette romance aquatique vintage qui lorgne sur Amélie Poulain, Cocteau et l'homme de l'Atlantide. Très onirique, ce film laisse l'impression persistante d'avoir rêvé. A noter, un Michael Shannon très convaincant dans son rôle de sale type ambitieux.