Derniers Avis : La Forme de l'eau - The Shape of Water - Page 30
La Forme de l'eau - The Shape of Water
Note moyenne
3,8
22669 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 145 critiques spectateurs
5
155 critiques
4
352 critiques
3
293 critiques
2
181 critiques
1
85 critiques
0
79 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 avril 2018
Guillermo Del Toro propose une œuvre intéressante et décalée avec ce « The Shape of Water », dont l’aspect visuel rappelle sans hésitation certaines œuvres de Jean-Pierre Jeunet, en particulier Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus, ou des œuvres d’industries connexes comme « Bioshock », en plus des propres films du cinéaste. Les thèmes abordés en revanche sont assez éloignés, puisque l’on peut considérer la relation qui unie les deux personnages principaux comme une variation de l’histoire de La Belle et la Bête. Je n’ai pas été pleinement convaincu par l’agencement de tous les éléments du film, sans pouvoir précisément déterminer si cela est lié au sentiment de malaise permanent qui l’habite (effet probablement recherché), ou à la profondeur très relative du scénario et de certains aspects abordés. Je n’ai pas non plus été très sensible à sa « poésie », mais cela, c’est une question de goût !
"The Shape of Water", de Guillermo Del Toro, est un conte sombre et baroque, une histoire d’amour impossible, une ode à la différence et aussi un tableau social d’une certaine Amérique de la guerre froide. Sally Hawkins apporte sa frêle silhouette et sa fragilité à cette héroïne muette, improbable amoureuse d'un mystérieux amphibien, et Michael Shannon son physique dérangeant et son regard d’acier à un agent secret des plus diaboliques qui canalise tous les défauts de l'Américain moyen. Au centre de ce ballet fantastique, une créature aquatique aux pouvoirs inimaginables est la convoitise de tous. Mais pas seulement. L'eau. L'eau est en effet le centre de l'aventure. Présente dans toutes les séquences du film, sous diverses formes, Del Toro évoque le précieux liquide vital sous de très nombreux aspects : la créature a été kidnappée dans les eaux amazoniennes, le bain du matin d'Elisa, les gouttes d'eau sur la vitre de l'autobus, le seau qui est censé nettoyer le laboratoire top secret, les verres d'eau que s'envoie Strickland, la séquence dans la salle de bain emplie d'eau, le rêve inaugural d'Elisa, le final prévisible sur les quais du port de Baltimore... Cet aspect est intéressant. Le monstre n'est évidemment pas celui que l'on imagine... Évidemment cette trame cinématographique n'est pas nouvelle, et le message du réalisateur mexicain est in fine assez caricatural. Toutefois, la métaphore se révèle un beau pied de nez à cette Amérique bienpensante et omnipotente. Au final, un film original d’une richesse foisonnante, mais pas le chef d’œuvre attendu.
En voilà un film audacieux. Guillermo del Toro nous présente son nouveau conte, "La Forme de l'eau". Dans la lignée du "Labyrinthe de Pan", le cinéaste mêle l'histoire, ici la Guerre froide, et le fantastique. Elisa, femme de ménage d'un mystérieux laboratoire américain, est muette depuis sa naissance. Elle va faire la connaissance, dans ce laboratoire, d'une intrigante créature marine. Il va ainsi naître une histoire d'amour digne de "La Belle et la Bête". Certains y verront une analogie avec "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" et il est vrai que les tons verts, les décors du milieux du XXème siècle ainsi que les musiques légères et enjouées d'Alexandre Desplat font évidemment écho à la formidable œuvre de Jean-Pierre Jeunet. Guillermo del Toro ajoute des séquences d'une violence très crue à l'écran, parfois même déstabilisante, mais ajoutant parfois de l'intensité au film. L'ensemble donne un conte original, bien mené, très bien réalisé, "La Forme de l'eau" est, globalement, une bonne réussite.
« La Forme de l’eau » est un film marquant et marqué par son auteur Guillermo Del Toro. Maitre du cinéma fantastique du XXIè siècle, réalisateur de nombreux films à succès, Del Toro s’affirme une fois de plus comme un réalisateur hors pair. Reconnu avec « La Forme de l’eau » par ses confrères, notamment lors de nombreuses cérémonies du cinéma, « The Shape of Water » (de son titre original) vaut-il autant d’acclamation ?
Del Toro part d’un postulat de base simple : une créature (l’atout) est capturée par un agent du centre de recherche spatial américain (brillamment interprété par Michael Shannon). Travaillant dans le laboratoire où est retenu la créature comme femme de ménage, une jeune femme muette (tout aussi brillamment interprété par Sally Hawkins) se lie de passion avec cette créature et va chercher à tout prix la sauver. La résolution du film est simple, mais pas tellement prévisible. Michael Shannon est le méchant, mais pas le seul méchant, car les soviétiques remplissent aussi bien ce rôle.
Del Toro met en évidence un thème dans son film : Dieu. La créature est Dieu, Elle a le droit de vie ou de mourir sur n’importe qui selon la religion et le montre assez bien. Mais la créature est aussi la représentation du Monde actuel : chose que l’on cherche à exploiter au maximum afin d’en tirer profit et de faire jouir les intérêts de l’Homme, jusqu’à la détruire car l’utilisation est limitée. L’Homme ne se soucie plus de ce qui l’entoure, tout est un kleenex pour lui : on prend, on utilise, on jette.
Côté technique, le film jouit d’une bonne réalisation et d’une magnifique photographie. Les décors sont splendides, ce qui donnent l’impression d’être dans la réalité et à côté des personnages. La musique est quant à elle très belle aussi. Le choix d’Alexandre Desplat peut paraitre douteux au vu de ce qu’il a pu produire auparavant, mais Desplat s’affirme comme un grand compositeur dans ce film, notamment au travers de thèmes qui resteront en mémoire pendant longtemps...
Je ne m'attendais pas à ce film et j'aurais préféré m'y attendre ca m'aurait évité de perdre 2h car je n'ai juste pas du tout accroché à l'histoire ni le coté fantastique.
Pas désagréable à regarder mais des personnages creux. Une histoire dont on a gardé que l'action, retirant ainsi tout l'aspect philosophique et donnant l'impression d'un scénario mal écrit.
Un scénario très simpliste sur un remake de la belle et la bête sur fond de guerre froide. À cela on gratine des scènes de violence, de sexe et une tragédie d'amour qui finit bien pour embellir la fin du film. Désolant à mourir d'ennui... et dire qu'ils ont raflé les oscars !!
Difficile de dire qu’on n’a pas trop aimé un film oscarisé. Et pourtant c’est mon cas J’avais un a priori négatif sur Sally Hopkins depuis « be happy « Là, elle ne parle pas et ne ricane pas Mais elle semble un peu égarée dans un univers parallèle entre Amélie Poulain et l’étrange créature du lac noir. Le méchant est caricatural. La créature un peu aussi. Difficile d’entrer dans ce film. La fin est émouvante, comme un conte de fées mais ça reste très long et ça m’a peu touchée Vraiment déçue....
D'un point de vue cinématographique, ce film peut être considérer comme un chef d'oeuvre dans le même style qu’Amélie poulain. Beaucoup d'émotions, de suspens, de découvertes et rebondissements, le tout au cœur d'un complexe expérimental et d'une enquête. spoiler: Cependant certain seront déçu par le manque de rythme à certains moments, des incohérences ou des raccourcis qui rendent le film un peu léger.
de belles images des personnages sympathiques une histoire qui permet de ne pas s'endormir mais ce film peut être vu à la TV dans quelques mois sans regret
Superbes images, superbe bande son, superbe réalisation. C'est beau, mais c'est convenu, et alors passe le premier quart d'heure qu'est-ce que c'est chiant.