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Charlotte28
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4,0
Publiée le 3 septembre 2019
Le principe du faux documentaire, très pertinent, renforce l'originalité du film dont le ton irrévérencieux et l'ambiance emphatique (importance conférée à la lumière et aux couleurs, bande son électrique, violences verbales et physiques) atténuent la douleur du cheminement tant personnel qu'artistique de Tonya sans l'innocenter définitivement vu les zones d'ombre ou contradictions des personnages. Une forme virevoltante pour un interrogatif propos construit.
L'histoire est folle mais vraie. Pour incarner Tonya Harding il y avait 2 choix : une bonne actrice qui devrait se former au patinage à haut niveau ou une professionnelle qui sache bien jouer la comédie. Et bien au final c'est une (bonne) actrice aidée par des effets visuels et le tout passe incroyablement bien. Voilà une figure parfaitement exécutée!
Un biopic très enlevée qui joue très bien de l'absurdité des situations et de la bétise de certains de ses personnages (la palme au second couteau joué par Paul Walter Hauser, irrésistible). Le film est un peu plus qu'une simple comédie, et dresse un portrait subtil et assez touchant de l'anti-conformiste Tonya...
D'une légende du patinage artistique (en étant la 1ere femme américaine à réussir la figure du triple axel) à un des visages médiatiques les plus controversés, Tonya Harding est un personnage cinématographique à part entière. Et Craig Gillepsie l'a bien compris. Très complexe à traiter, l'histoire de cette patineuse est merveilleusement bien interprétée par Margot Robbie. L'effet documentaire est un plus et apprte un semblant de pur réalisme mais il n'était pas du tout obligatoire. Entre drame, comédie et performances visuelles (scènes de patinage), "Moi, Tonya" occupe bien sa place de films à regarder dans les biopics modernes. Peu importe que vous connaissiez déjà l'histoire de cette affaire ou non, ici l'objectif est aussi de dépeindre l'histoire familiale et conjugale complexe de cette femme qui a été projetée sur le devant de la scène à l'aube de sa vingtaine et qui n'avait qu'une seule réussite : savoir glisser sur la glace comme personne.
Ce fait divers du début des années 90, qui a alimenté bien des tabloïds et des commentaires à l'époque, à qui on donne une version ciné pourquoi pas ? Le danger aurait été de livrer un film racoleur ou pudibond, alors que cette histoire a une portée bien plus intéressante qu'il n'y paraît. Une fille de rien, envahie par une famille toxique, douée dans le patinage. Lorsque la concurrence se fait menaçante un stratagème est élaboré pour supprimer les risques de perdre. Perdre en notoriété, perdre de l'argent, perdre la poule aux œufs d'or. Tonya Harding est plus victime de sa position sociale et de ses proches, tous affreux, que de sa propre envie de réussir. C'est une chronique acerbe de l'avidité et des petites gens oubliés qui se défendent avec ce qu'ils ont. Le réalisateur réussit son film, évite le biopic mélodramatique. Et donne une réelle ampleur à un simple fait divers qui dit tout de son époque. Ce qui est arrivé par la suite à Tonya Harding mériterait un second film. Mais le fondement de sa notoriété réelle a déjà un beau moment de cinéma. Margot Robbie est excellente, Allison Janney géniale.
"Moi, Tonya" de Craig Gillespie est un film qui présente l'histoire méconnu en France de la patineuse Tonya Harding qui a participé à l'agression de sa concurrence Nancy Kerrigan avant les JO de 1994. Margot Robbie incarne ce personnage haut en couleur, dans un biopic avec une mise en scène très rythmée et parfois un peu décalée avec son sujet assez sombre qui comporte en arrière-plan des violences conjugales et parentales. Les personnages sont peut-être parfois un peu trop caricaturaux, sans que cela ne serve toujours l'humour noir. "Moi, Tonya" reste un mélange entre drame et comédie assez original qui fonctionne assez bien.
Tonya Harding (Margot Robbie) est une patineuse américaine, impliquée - avec ses proches - dans une affaire d’agression sur Nancy Kerrigan, une patineuse concurrente. Le film revient sur le parcours de Tonya, son enfance, sa famille (en particulier sa mère interprétée par Allison Janney, très convaincante), la rencontre avec son compagnon. Le film est intéressant car tiré d’une histoire vraie, il est entrecoupé des témoignages de Tonya et de ses proches, façon documentaire. J’ai d’ailleurs aimé la narration qui permet d’avoir les différents points de vue et permet de ne pas tomber dans un classique biopic. Le film est rythmé, l’ambiance des années 80-90 est bien retranscrite.
Le metteur en scène fait le choix légèrement discutable de tourner en dérision (pour ne pas dire comédie grinçante) cette histoire et ses personnages ce qui enlève un coté dramatique certains à une histoire qu'il l'est beaucoup plus dans les faits. Le coté positif de ce choix c'est que le film est très accessible, très rythmé et plaisant à suivre malgré une baisse de régime lors du dernier acte. Le réalisateur ne cherche pas à glorifier la patineuse mais il pointe clairement le milieu social compliqué dans le lequel elle a toujours vécu pour nous prendre d'empathie envers elle... et ça marche. La relation plus que difficile entre Tonya et sa mère est très habilement réalisée. Impossible aussi de passer à coté l'excellente performance de Margot Robbie qui s'affiche comme une des meilleure actrice du moment.
Dans cette biopic de Tonya Harding, patineuse américaine déchue et dont le succès lui était monté à la tête, le tout correspond un peu à la carrière prometteuse mais détruite par cette affaire sur sa concurrente. Connue comme étant l'une des rivalités les plus fortes du sport moderne et ayant tenue en haleine le public américain, le film est plutôt bien réalisé, une mise en scène aux poings. Dans l'ensemble, le film est intéressant, mais on regrette les péripéties un peu longues et parfois inutiles de cette biopic
Au delà de la vie hallucinante de Tonya harding le film montre avec finesse la médiocrité d'une certaine Amérique. Margot Robbie est hallucinante, peut être son meilleure rôle. L'archive du générique de fin m'a ému. (je ne suis absolument pas amateur de patinage !)
Cela aurait pu être un film chiant sur une histoire anecdotique du sport mais la façon de filmer ,légère, permet de prendre de la distance et d'éviter le drame ou la comédie sociale. Il n'empêche ce film porte une vision des ploucs américains qui n'épargne pas les bien-pensants.
Une biographie assez surréaliste notamment dans sa fameuse partie finale. Si ce n'était vrai, on ne pourrait croire à un tel niveau d’imbécillité ! Le film en lui même est en tout cas à saluer avec des prestations hautes en couleurs de Margot Robbie et Sebastian Stan sans oublier, évidemment, la maman jouée par Allison Janney. A voir au moins une fois pour comprendre un peu plus le fonctionnement parfois hallucinant de l'Amérique profonde
Retraçant l’incroyable parcours de la patineuse artistique Tonya Harding dans les années 90 et sa fameuse implication dans l’attaque de sa compétitrice Nancy Kerrigan « Moi, Tonya » est tout simplement l’un des meilleurs biopic de ces dernières années. Inspirée dans sa mise en scène, incisif et mordant dans son écriture et bénéficiant d’une interprétation sans faille de l’intégralité de la distribution avec en particulier une surprenante et saisissante Margot Robbie incarnant cette patineuse au milieu social peu aisé doté et subissant les affronts d’un entourage nocif et violent.
L’histoire était floue dans ma mémoire, étant ado à l’époque des faits. Ce rappel / mise au point est très intéressant. Dommage que le film ne montre qu’un point de vue. Il aurait vraiment été intéressant, à l’instar de Bjorg/Mc Enroe d’avoir un aperçu de l’autre camp. Magnifiquement interprété, le film est une vraie réussite. Les acteurs sont presque trop beaux / au caractère trop fort pour vraiment souligner la tristesse de cette histoire, de cette Amérique loin des paillettes qui a le droit de rêver elle-aussi.