Moi, Tonya
Note moyenne
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299 critiques spectateurs

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Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2018
Une excellente dramedie qui ne s'enferme pas dans le biopic classique et donne un ton rigolo-cruel à cette histoire tout aussi fascinante qu'inattendue. Jamais on n'a aussi bien raconté l'ambivalence des sportifs et leur milieu social.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2020
Vilain petit canard du monde guindé du patinage artistique, Tonya Harding fut pourtant adulée lorsqu’elle fut la première américaine à réussir un triple axel en compétition avant d’être la plus détestée au moment de l’affaire Nancy Kerrigan en 1994. On est pris d’une certaine compassion en découvrant sa vie sans glamour et son entourage toxique (mère alcoolique, mari stupide et brutal) dans ce très bon biopic réalisé par Craig Gillepsie qui réhabilite en quelque sorte la patineuse aux yeux des spectateurs, ceci bien que le film ne fasse pas dans l’analyse sociale mais se veut avant tout un divertissement à la fois drôle et trash. Margot Robbie est parfaite dans le rôle-titre, tout comme l’est également ses partenaires Allison Janney, Sébastien Stan et Paul Walter Hauser.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2018
Margot Robbie est tout bonnement impressionnante, et les seconds rôles sont également impeccables, en particulier Allison Janney dans le rôle de la mère (elle méritera amplement son Oscar). La réalisation est géniale, elle nous renverra avec brio dans les années 80/90, et proposera de superbes idées de mise en scène (notamment son utilisation des faces caméra), qui plus est, adossée à un montage, une musique, et des dialogues réussis. La technique est donc là (en cherchant la petite bête, on ne pourra lui reprocher que ses effets-spéciaux quant à la greffe du visage de Margot Robbie sur le corps de la patineuse professionnelle), mais le scénario, tantôt déjanté et comique, tantôt touchant et dramatique, sera également de qualité. On ne s'attendait pas à être aussi surpris par le style si frais et si efficace de ce "Moi, Tonya", qui apportera un souffle nouveau dans la catégorie biopic. Les images originales qui viendront clore le film seront d'autant plus émouvantes et intenses après avoir découvert ce parcours de vie (attention à la larmichette). "Moi, Tonya" surprend véritablement, il faut dire qu'il arrivera à faire apprécier le patinage au public non initié, et en ça, c'est déjà une sacrée prouesse. Un sublime biopic à voir de toute urgence !
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 avril 2018
« Moi, Tonya » est un lent métrage qui n'a absolument aucun intérêt. Si on s'intéresse à l'affaire, il y a plein de documents qui en rendent compte avec beaucoup plus de pertinence notamment le live des JO avec le problème des lacets... Alors plus-value artistique ? Même pas... Je trouve surtout que l'actrice principale est mal choisie, elle ne renvoie pas du tout le côté terroir qui pouvait émanait de la vraie Tonya Harding. Voir ce film obtenir autant de plébiscites fait froid dans le dos...
bsalvert

521 abonnés 3 718 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 avril 2018
Un film qui se veut la vérité de l'affaire Tonya. On suit cette histoire 'vraie' où la victime n'est autre que l'heroine elle-même ont l'erreur aura été de mal choisir son entourage.
PLV : une autre vision de l'histoire
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2018
Ce biopic romancé raconte l’ascension et la chute de Tonya Harding, prodige du patinage artistique de 1986 à 94, championne internationale et probablement olympique si on se l’imagine sans les excès dont elle a fait preuve. Dressée plus qu’entrainée depuis ses 3 ans par la violence, la rigueur et l’insupportable tyrannie d’une mère sans cœur, jouée avec la mention bravo par Allison Journey, elle confirme ce fonctionnement conflictuel, devenu encourageant voire vital, dans la brutalité qui se perpétue dans son couple. Tout en haïssant ce processus construit sur la haine, la compétition et l’égoïsme, ni lui ni la vulgarité de son entourage ne lui laissent d’autre choix pour ses performances et son dépassement.
Craig Gillespie consacre une grande partie du film à une interprétation de son écroulement professionnel par l’affaire Harding-Kerrigan en 94, en attribuant efficacement cette pathétique déconfiture aux plans foireux, à la médiocrité ambiante et aux copains bidons, bien plus qu’à de véritables malveillances. Hélas un incompréhensible style pseudo-burlesque truffé de pitreries speed et crispantes vulgarise tout du long actes, enjeux et personnages. Les plans s’enchainent d’une manière tellement saccadée, caricaturale et agitée que malgré l’intérêt du sujet il est malheureusement impossible d’entrer dans le film un seul instant. Merci en tout cas à la sélection musicale qui m’a refait vibrer le cœur et les oreilles, malgré le peu de sérieux encore, vu que j’écoutais ces dans les années 80 et non 90.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 avril 2018
Ce film est magnifique, tellement ce fut génial et triste en même temps pour la fin.
Tres beau travail de réalisation et d'interprétation de la bad girl de l'amérique.
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2018
« Tonya Harding ? Eh bien ... sacrée personnage ! On se souvient bien d’elle, Tonya Harding, une grande patineuse artistique, célèbre pour être la première à avoir fait un triple axel en compétition et surtout de l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan peu avant les JO d’hiver en 1994. Elle a été soupçonnée d’avoir planifié et mis à l’exécution cette hallucinante agression avec son entourage.

Le film, un vrai-faux documentaire remonte dans le temps de l’enfance et la jeunesse de Tonya Harding, en rassemblant les témoignages des protagonistes qui ont connu ou vécu avec elle, lors des interviews face à la caméra. Mais, il est complètement fou de constater que ces protagonistes sont drôles, voire loufoques ! Grotesques ou quoi ... Les interviews s’entrechoquent, où chacun, une mère terrifiante et vulgaire, un mari violent, un ami complètement barge et bien sûr Tony Harding essayent d’apporter leurs propres versions qui divergent sur le parcours chaotique de cette dernière. Pourtant, leurs versions sont crédibles et subtiles, elles méritent d’être réfléchies et analysées pour nous forger un avis et comprendre la personnalité à la fois tenace et fragile de Tonya. Est-elle en réalité malmenée par son entourage et dans le monde du patinage artistique ? Une sorte du mélange de vilain petit canard et de Calimero ? Enfin, l’actrice Margot Robbie est fascinante dans le rôle de Tonya Harding surtout dans ses moments de confrontation avec sa mère jouée superbement par Allison Janney. Vraiment à la fois drôle et et intriguant, ce film ! J’ai bien aimé ce film. Pas mal ! »
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2018
Excellente surprise que ce film très bien réalisé, avec d'excellents acteurs. Les scènes de patinage de l'actrice principale sont particulièrement incroyables. La fable sociale est très crédible et la satire du milieu sportif également. De beaux portraits de pauvres hères qui essaient de se dépasser, pour le meilleur et, souvent, pour le pire tant le fatalisme social et culturel les soumet. Tiré d'un fait réel qui avait défrayé la chronique sportive, le scénario joue toutefois habilement pour en donner une portée bien plus large et en dresser un portrait de femme et la description d'un milieu social de "petits blancs", très loin du rêve américain. A voir, absolument.
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2018
Un biopic en forme de réhabilitation pour Tonya Harding, montrée en victime de son milieu et des ses fréquentations.... Pour la première fois, Margot Robbie est excellente et prouve enfin son talent d'actrice. Le reste du casting est génial, la preuve on les déteste tous, ce qui montre leur niveau de jeu. Le film est captivant car sans temps morts, on comprend beaucoup plusles raisons concernant ce fait divers.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2018
"Moi, Tonya" revient sur une bien triste affaire sportive ayant eu lieu durant les années 1990 : la rivalité entre les patineuses Tonya Harding et Nancy Kerrigan. Celle-ci s'est notamment soldée par l'agression physique de cette dernière ayant valu à sa rivale une exclusion de la compétition. Nouveau film biographique de Craig Gillespie, celui-ci se dstingue en livrant une image intéressante de Harding. Loin de la sportive jalouse et calculatrice souvent présentée, aux abois et surtout très mal entourée. Prise entre l'étau d'une mère proprement insipide (jouée excellemment par Allison Janney) et un mari violent. Ainsi Tonya se présente comme une victime mais également quelque part une battante qui s'est ensuite reconvertie avec succès dans la boxe. Conventionnel mais efficace, le film constitue une certaine consécration pour Margot Robbie, qui agis même en tant que productrice. Un portrait assez touchant.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2018
Un film dur qui nous montre le vrai visage de Tonya Harding, issue d'une famille populaire et profondément conservatrice. Finalement la moins "dangereuse" de sa famille e de son entourage, elle a grandie dans l'humiliation et la violence. Le fait célèbre des JO de Lillehammer est abordé d'une façon claire, Harding n'est pas responsable mais seulement son entourage qui pensait bien faire pour faciliter sa réussite. Très bien joué, c'est à la fois touchant et triste.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2018
Je sais que c’est une phrase bateau que je vais vous sortir, mais pour le coup, je trouve que cette phrase est tellement bien illustrée par ce « I, Tonya » que je ne peux m’empêcher de vous la sortir. Cette phrase c’est la suivante : « au fond au cinéma, ce qui compte ce n’est pas ce qu’on nous raconte, mais c’est la manière avec laquelle ça nous est raconté. » Bah oui, parce que pour être franc avec vous : à la base, moi, l’affaire Tonya Harding contre Nancy Kerrigan je m’en foutais un peu royalement. Je me souviens que quand j’étais gosse je n’entendais parler que de ça : une banale rivalité au royaume des princesses en tutu sur glace. La belle affaire ! Seulement voilà, comme je vous le disais à l’instant : « au fond au cinéma ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on nous raconte, mais c’est la manière avec laquelle ça nous est raconté. » Or, quand il s’agit d’aborder une « histoire vraie » comme celle-ci, tout l’enjeu repose sur quelques points seulement. Qu’est-ce qui m’intéresse en tant que réalisateur dans cette histoire ? Qu’est-ce que je veux mettre en lumière ? Comment je le mets en lumière ? Et moi, je trouve que sur ces points là, Craig Gillepsie s’est posé les bonnes questions et il a su y apporter les bonnes réponses. Au fond le plus intéressant dans cette histoire, ce n’est pas l’incident. Le plus intéressant, c’est Tonya Harding. Et si Tonya Harding est intéressante, ce n’est pas parce qu’elle est patineuse, ce n’est pas parce qu’elle est douée, ce n’est pas parce que c’est une icône qui a chuté de très haut et qu’on a vu se rouler dans la fange. Non, ce qui est intéressant chez Tonya Harding c’est qu’elle dit quelque-chose de l’Amérique. (Bah oui, encore une phrase bateau, mais on en n’est plus à une près maintenant. Non ?) Tonya c’est cette gosse qui, poussée par sa mère, croit qu’on a beau être une plouc, on peut se hisser et devenir une star pourvu qu’on soit bonne. Or, ce n’est pas comme ça que ça marche. Le jeu des déterminismes sociaux et des violences de classe sont des forces qui peuvent avoir raison même des meilleures, et ce film semble vouloir nous le démontrer de la manière la plus drôle et la plus cruelle qui soit. Dès le départ, le film nous pose cette pauvre gamine comme le jouet permanent des projections, fantasmes et pulsions de son entourage. Et la grande force de Craig Gillepsie c’est qu’il ne s’embarrasse pas des poncifs du genre. Son œuvre est incroyablement « cut ». L’intrigue ellipse ou insère très souvent. Le but est de faire le menu des embuches de la pauvre Tonya tout en se débarassant du superflu. Mère, père, coach, petit-ami, ami, institutions : tout y passe. Chaque relation n’est qu’abandon, dédain, projection ou violence. Mais là où avec n’importe quel autre sujet / personnage, ce côté accumulatif et sans concession aurait donné naissance à un véritable assommoir de pathos, avec cette Tonya à la fois battante et naïve, on se retrouve avec un personnage qui – parce qu’elle ne se rend pas vraiment compte de ce qu’elle subit – décide de foncer malgré tout en ne s’apitoyant sur rien, persuadé que ça finira par marcher. Du coup, l’acharnement autour du personnage étant désamorcé par l’incroyable résilience du personnage principal, les situations en deviennent risibles et absurdes. La dimension comique est de toute façon évidente dans ce film. Et là encore, les effets de rupture dans la réalisation sont au cœur du procédé. Le film ne cesse de présenter des situations classiques qui finissent toujours par être interrompues par des paroles et des gestes assez dingues – souvent inattendus – qui viennent renforcer sans cesse le côté « humour noir ». Et personnellement, je pense que ça reste au final la démarche la plus pertinente à adopter face à ce genre de sujet. Quand la situation exposée est rude, mieux vaut encore prendre du recul plutôt que de faire s’apitoyer les spectateurs. Mieux vaut regarder la petitesse et l’insignifiance des choses plutôt que de chercher à grandir les icônes qu’on s’est choisi pour héros ou pour anti-héros. En cela donc, ce « I, Tonya » est vraiment très efficace. Ce rythme soutenu, cette écriture très incisive et cette réalisation très inventive permettent en plus aux acteurs et actrices d’être dans les meilleurs dispositions pour dérouler leur rôle, ce qui les conduit très rapidement sortir un véritable récital d’interprétation. Pour le coup je ne cite personne tellement tout le monde se met au diapason de ses voisins. Et pour être honnête avec vous, sur la première moitié, toute cette symbiose était tellement efficace que je pensais que ce « I, Tonya » allait tout emporter sur son passage dans sa seconde moitié… Et pourtant non. Et c’est sûrement là ma petite déception le concernant. Quand arrive le moment de traiter l’incident Harding / Kerrigan, le film s’essouffle un peu. Le rythme baisse. La densité aussi. On s’attarde davantage sur l’événement. Pour le coup, j’ai l’impression que la pédagogie et la révélation l’ont emporté sur le reste et que, du coup, l’auteur y a perdu en liberté et en panache. Alors malgré tout cela reste très propre. Certaines scènes restent hallucinantes de stupidité drolatique comme c’est le cas de tout ce qui tourne autour de Shawn et de son équipe de bras cassés. En cela d’ailleurs, l’agression de Nancy Kerrigan est un petit bijou d’absurdité. En somme, ça reste donc efficace. A aucun moment le temps ne m’a paru long. Néanmoins, j’ai trouvé que ça devenait clairement plus classique. C’était un peu comme si Gillepsie considérait depuis le début que tout ce qui tournerait autour de l’incident serait fun et intéressant en soi, ce qui l’a amené à la jouer plus facile. Dommage. D’autant plus dommage que cette prédominance donnée par le film à l’incident Harding / Kerrigan explique sûrement le fait qu’on passe si peu de temps sur « l’après ». Or, moi je trouvais qu’il y avait autant à dire sur « l’après » – si ce n’est plus – que sur le « pendant » ou « l’avant » incident. L’air de rien, la descente aux enfers de cette fille est quand même juste hallucinante et si Craig Gillepsie avait davantage condensé le passage sur l’incident pour laisser une bonne place sur ce qui suit, je pense qu’on aurait eu un très beau « rise and fall » scorsesien très dense et sacrément riche dans ce qu’il traite. Alors après, peut-être que l’intention était de rester sur une note comique et absurde. Peut-être y avait-il aussi volonté de préserver l’image d’une Tonya Harding sympathique et battante. Ceci explique peut-être aussi pourquoi ont été évitées les questions de sa sex-tape et sa participation à des tournois de catch ou au tournage d’un film de série Z. Dommage donc, parce que je pense qu’il y avait moyen de faire quelque-chose avec ça. Mais bon, malgré tout cela n’empêche pas ce film d’être globalement efficace et fort sympathique. Une vraie bouffée de fraicheur dans les biopics du moment… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2018
Je découvre le cinéma de Craig Gillespie à travers un évènement qui marqua durablement la justice américaine au même titre que l'affaire OJ Simpson. Quelques années auparavant, la patineuse Tonya Harding fut accusée de tricherie et de violence à l'égard de son adversaire pour participer aux épreuves olympiques. Mais, au-delà de l’événement, le film accorde une large place à la psychologie du personnage jouée par Margot Robbie, ex-mannequin prouvant une nouvelle fois son talent de comédienne hors-paire. Je suis fasciné par la facilité à camper des personnages hors du commun et immoraux (on a tous à l'esprit sa prestation de Harley Quinn qui sauva du naufrage Suicide Squad). Globalement, c'est l'intégralité du casting qui est convaincant : Allison Janney est méconnaissable en mère autoritaire et ingrate. L'inexistence de la relation mère/fille est une composante majeure du film : d'ailleurs, c'est ce qui forme psychologiquement la conduite du personnage de Tonya. Je reviens brièvement sur la réalisation des scènes de patinage qui sont impressionnantes et particulièrement bien exécutés. On se croirait réellement sur la glace avec les personnages. D'ailleurs, l'ensemble des chorégraphies sont illustrées musicalement par des tubes des années 80/90 particulièrement jouissifs. Par moment, nous nous retrouvons avec un format clip efficace ; je suis attristé qu'elle n'est pas remportée la statuette dorée lors de la dernière cérémonie Oscar. Ainsi, visuellement et scénaristiquement le film mérite les qualificatifs qui lui sont décernées : l'histoire est rondement menée, dynamique et sans temps-mort (ma principale inquiétude lorsque j'aborde un biopic de ce poids) grâce à une technique irréprochable et un casting sans faille. On pourrait éventuellement critiquer quelques longueurs mais cela n’entache en rien la dimension artistique de l'oeuvre. Une jolie réussite !
CaMéo Gironde
CaMéo Gironde

5 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2018
Avec Moi, Tonya le réalisateur Craig Gillespie a relevé le défi de nous raconter cette affaire, plus complexe que ce qu’on a pu entendre à l’époque. Ce film présenté comme un faux documentaire est un biopic très dynamique : entrecoupé d’interviews parfois contradictoires des personnages, Moi, Tonya emporte le spectateur dans les méandres d’une vie mouvementée et ne le lâche pas jusqu’à la fin. Le film, pourtant tragique, ne tombe jamais dans la lourdeur en jonglant entre touches d’humour et moments dramatiques. Il faut aussi saluer la prestation de Margot Robbie qui a réussi à cerner le côté impulsif, imprévisible et têtu de la patineuse élevée par une mère parfaitement détestable incarnée avec brio par Allison Janney. Plus qu’un simple film biographique, Moi, Tonya est une vraie satire de la société qui cherche à tout prix quelqu’un à adorer et quelqu’un à haïr.
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