Moi, Tonya
Note moyenne
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298 critiques spectateurs

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Martin M.
Martin M.

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2018
Moi Tonya nous démontre à quel point il faut faire preuve de cruauté pour survire en milieu crueul. Pourtant, avant tout victime de l'éducation à la dure de sa mère et de la violente affection que lui porte son mari incapable de vivre sans elle, on se prend facilement à tout pardonner à Tonya, qui n'a d'ailleurs rien fait de bien méchant, sinon avoir côtoyé des personnalités toxiques, et pratiqué un sport dont les premières places lui seraient toujours refusées, quoi qu'il advienne.
À sa place j'aurai sans doute quitté ce milieu si mesquin que constitue le patinage professionnel, mais Tonya a voulu persévérer pour finalement en être très sévèrement punie. Triste histoire, mais riche de sens...
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2018
(...) Dans son déroulement, le film est plutôt scolaire. on commence par l'enfance, avec la petite Tonya qui débarque sur la glace à 4 ans, accompagnée par sa mère, vulgaire, qui fume, et surtout, l’œil mauvais. Elle gravit les échelons, jusqu'au départ de son père, puis elle rencontre son futur mari, et là, tout s'enchaîne. Elle connaît un échec douloureux au JO de 1992 puis verra à un moment poindre cette fameuse 2nde chance, avant que son entourage, et sa propre propension à faire les mauvais choix, ne viennent tout gâcher, dans un enchaînement malheureux de circonstances, avec à la base, un manque de communication et de mauvais exécutants. Bref, une histoire pour les frères Coen. Sauf qu'à la place ces Coen, on a un produit bien calibré du cinéma indé, ou plutôt faussement indé. Craig Gillespie est issue de ce sérail. Là, il offre donc à Margot Robbie, nouvelle coqueluche des médias venue d'Angleterre, actrice révélée dans "Le loup de Wall Street" de Scorsese, et qui s'octroie ici le rôle de productrice. Ce qui fait que son rôle est grandement mis en avant, son point de vue, teintée d'un certain féminisme de bon aloi. Harding était donc une femme battue, méprisée par sa mère, écrasée par sa condition de redneck, face à un establishment et une fédération privilégiant l'origine sociale et l'apparence sur le talent pur, et l’exécution. Préférant ZZ Top à Mozart, Harding, qui faisait elle-même ses costumes, faute de moyens, aura bon mettre des triple axel dans tous ses programmes, chose hyper rare car elle sera la 1ère femme américaine à en réussir un en compétition, puis à le tenter aux Jeux Olympiques (elles ne sont que six à l'avoir fait depuis), elle se sera jamais le petite chouchoute de sa discipline. Puissante, athlétique, déterminée, passionnée, certainement talentueuse, parfois gagnante, mais jamais admirée ou encore soutenue. Seule contre tous. En soi, le film n'est pas désagréable, bien au contraire, il est même plaisant à suivre. Margot Robbie est excellente, vraiment investie dans son rôle (même si régulièrement doublée, numériquement pour le triple axel par exemple, que personne n'a voulu tenter par crainte de blessure), incarnant le personnage de 15 à 45 ans avec une belle assurance, quelques regards émouvants et une réelle présence. En face, Sebastian Stan est très bon en mari violent de Harding. Son personnage est forcément moins développé, ce n'est pas son biopic après tout, mais on ressent à la fois son amour pour sa belle, mais aussi son irrépressible violence. Et que dire de Alison Janney, qui incarne la mère maléfique, prestation récompensée d'un Oscar. Grimée, aussi moche à l'intérieur qu'à l'extérieur, elle ne laisse pas indifférent et enchaîne les répliques vachardes et les comportements inhumains. Et autour, gravite une belle brochette de neuneus, dont l'inénarrable Shawn, meilleur pote du mari et garde du corps de Tonya, mythomane notoire et qui sera finalement le coupable désigné par le film, celui qui provoquera l'impensable, avec l'aide précieuse de deux couillons. En se cantonnant à ce cadre, le film développe son point de vue de manière efficace, puisqu'on se prend vraiment d'affection pour le couple, et son héroïne, même si on peut s'agacer de certaines exagérations, comme le fait de présenter chacun des protagonistes comme le centre du monde à ce moment-là. Il lance quelques pistes intéressantes, critique, légèrement, le fonctionnement médiatique et parfois, il surprend avec quelques bonnes idées de mise en scène. Oui, mais voilà, Gillespie est clairement limité comme metteur en scène, véritable produit de son époque, et souvent, il se vautre dans l'insupportable redite, via sa voix off, de ce qu'on voit à l'image. Déjà, il blinde sa bande-son, enchaînant les morceaux d'accompagnements, censés accompagnés et illustrés les différentes séquences clés. Du coup, on a plus ou moins l'impression de voir un film illustré par un IPod en mode shuffle, quitte à broyer l'émotion. Par exemple, pourquoi ne pas s'être plus appliqué à laisser vivre la scène où le père de Tonya quitte le foyer. Avec le morceau pop en fond, on est plus pris par le rythme de ce dernier, que par ce qu'il se passe à l'écran, qui est proprement déchirant. Du coup, ce passage devient une vignette parmi d'autres, jamais émouvant, jamais mis en valeur. Et c'est comme ça pour toutes les scènes clé du film. Est-ce un choix de producteur ou un choix de facilité du réalisateur ? Difficile à dire, reste que ça rend le tout assez fade, empêchant pour ma part toute implication émotionnelle. De même, les réflexions qu'il induit restent à la surface, comme s'il n'avait jamais totalement réussi à faire corps avec son sujet, qui narre les aventures d'une bande de débiles qui se brûlent les ailes. Cela peut venir du cynisme qui habite les auteurs aussi, qui n'ont aucun respect ni aucune empathie avec ces représentants d'une couche sociale inférieure (ce qui est paradoxal puisque le film dénonce l'attitude méprisante et aristocratique des officiels du patinage). C'est dommage et ça nuit un peu au film, qui reste toutefois assez emballant et agréable à suivre sur presque deux heures, ce qui n'est pas rien. La critique complète sur thisismymovies.over-blog.com
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 septembre 2018
Je me rappelais de cette histoire dans ma jeunesse mais je n'avais tous les détails, le film nous relate ce fais divers dans le monde du patinage americain, les acteurs sont parfait!!
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2018
Très bon biopic. Fort que la beauftitude dans toute sa splendeur , puisse arriver à ce haut niveau de patinage artistique , incroyable , dans un tel environnement quotidien . Réalisation déjanté avec talent......Je conseille.......3 étoiles et demie.......!!!!!!
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2018
moi , Tonya m'a pris aux tripes dès l'introduction et ce pendant les deux heures du film. on découvre cette jeune patineuse de 4 ans lancée dans le grand bain par une mère complètement névrosée qui ne lui donne aucun amour, la frappe régulièrement l'insulte et la pousse à patiner en le lui reprochant de lui coûter cher. puis un mariage encore plus difficile où les coups pleuvent régulièrement. malgré tout courageuse elle patine mais les juges la déteste et lui inflige des notes complètement imméritées. Margot Robbie livre une prestation haut de gamme complètement habitée par son rôle. la bande son remplie de rock rétro style supertramp et zz top est entrainante. Allison Janney en mère violente est extraordinaire, Sébastien Stan rempli très bien le rôle du mari de tonya et margot Robbie signe le rôle de sa vie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 août 2018
Bon "biopic" qui ne révolutionne pas le genre mais bénéficie d'une très bonne interprétation du rôle titre par Margot Robbie (aussi présente à la production), une mise en scène suffisamment rythmée pour ne pas qu'on s'ennuie.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2018
Un excellent biopic. Margot Robbie incarne une patineuse artistique au tempérament provocatrice et agressive.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2018
Tourné en mode documentaire, un biopic génial, passionnant, délirant, rendu possible par les interprétations folles de deux très grandes actrices, Margot Robbie et Allison Janney (Oscarisée).
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2018
Biopic anticonformiste car mettant ici en valeur la « méchante », très connue et décriée par « l’histoire Kerrigan - Harding », “Moi, Tonya“ décide de traiter son histoire par la vilaine porte, la moche et la moins élogieuse, et c’est tout en son honneur. Le scénario met en scène une Tonya Harding, femme pugnace, ambitieuse et meurtrie, mal aimée dans son sport, violentée par ses proches, destinée aux abîmes mais formatée (malgré elle?) à la descente aux enfers. Le film insiste énormément sur son entourage nocif (sa mère, son mari, son garde du corps) comme responsable de ses actes et comportements, et ferait presque passer comme innocente son personnage principal. C.Gillepsie a une empathie basée sur un cynisme affectif envers son personnage, et moqueuse par la bêtise de ses coachs, se défend de toute louange gratuite, et fait le bon choix en mettant en scène un personnage antipathique et arrogant qu’on s’étonne finalement à apprécier sans pardonner. Au final, il est bien plus intéressant de traiter du parcours de la sportive atypique plutôt que de s'attacher uniquement sur l’affaire médiatique et juridique, voire de mettre en valeur le contre-poids gentillet de N.Kerrigan (quasiment pas traité ici). Il fallait une belle hauteur et une vulgarité bien gracieuse pour interpréter Tonya Harding, et M.Robbie est particulièrement convaincante. Son incarnation investie fait énormément à la réussite de ce film. La prestation et les dialogues attribuées à A.Janney resteront aussi longtemps gravés dans nos mémoires. Réalisation soignée, dynamique, avec une belle reconstitution 90’s dans ses images comme dans ses sons, ainsi que dans ses effets de reconstitution et de vraies-fausses interviews, le réalisateur s’empare du sujet avec beaucoup d’audace. Les cadrages lors de scènes de patinage feraient passer les compétitions de patinage artistique télévisées comme ringardes. On peut regretter néanmoins que le film prend parfois des tournures de comédie et le terrain d’un humour un peu forcé qui atténue parfois le sérieux de son sujet. A-t’il vraiment besoin d’insister par des gags appuyés sur les situations grossières des manigances de l’entourage de T.Harding, pas si drôles et suffisamment explicites par la débilité des actes eux-mêmes? Et même si le clin d’oeil peut faire sourire, il y a beaucoup trop de Harley Quinn dans l’interprétation de M.Robbie (jusqu’à ce sourire lors d’une scène irréelle où elle frappe N.Kerrigan). Peut-être parfois victime de ses effets de style un peu tapageur, “Moi, Tonya“ a la lame affutée et glaçante, qui fait glisser le film vers un flip ravageur, loin des figures imposées et élogieuses, en combinant bonnes notes artistiques et techniques. T.Harding n’aura pas convaincu ses juges sportifs, mais son biopic convaincra sans triche les cinéphiles.
Florence G
Florence G

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2018
Film dramatique et très touchant .... mais ça ne c’est pas réellement l’histoire finalement puisque elle seule a témoignée pour la version du film .... beaucoup d’interrogations à cette histoire
Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2018
Un film déjanté mais extrêmement touchant ! Moi,Tonya est une biographie totalement folle de Tonya Harding avec pour actrice principale la parfaite Margot Robbie, mais les personnages secondaires comme la mère de Tonya sont aussi incroyable ! Tout est fait pour que le spectateur passe un bon moment (pas ennuyant) devant une "biographie".
Insp. Harry Callahan
Insp. Harry Callahan

7 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2018
Comme la plupart du monde, j'étais choqué par l'agression de Kerrigan et comme beaucoup de monde j'ai détesté Harding pour ça.

Mais, ce film réussit à rendre presque sympathique, Harding. Et, c'est fait brillamment en adoptant un thème très comique. Les acteurs jouent bien et on ne peut s'empêcher de rigoler du début jusqu'à la fin. Bref, ce film ne me changera pas mon opinion sur Harding, mais j'ai passé un bon moment en regardant ce pur divertissement.
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2018
Dans "I, Tonya", il y a d'abord le "I". Outre le fait qu'il coïncide avec une narration à la première personne (chaque personnage donnant sa version de l'histoire), il fait état de l’égoïsme général qui touche tout le monde spoiler: (Tonya et sa carrière, Jeff et ses envies, Shawn désireux d'être pris au sérieux quitte à mentir, la mère de Tonya qui pense qu'à ses sacrifices (financiers, temps) et elle-même (elle veut enregistrer sa fille à son insu en l'amadouant))
mais disparaît étrangement quand il faut assumer les responsabilités spoiler: (la notion de "C'est pas ma faute" revient souvent dans la bouche de Tonya (le problème de lacet ou de patin), de Jeff (qui rejette le projet d'agression sur Tonya), de Shawn (qui blâme Jeff) et de LaVona (qui ne veut pas être accusée d'être à l'origine de certaines choses à cause de l'éducation qu'elle a donnée à Tonya))
. Ensuite, il y a "Tonya", protagoniste centrale dont la vie est dépeinte en 2 parties. La première, axée sur ce que les autres lui ont fait subir, adopte le registre de la violence trash, montrant que Tonya spoiler: a vécu avec une mère impossible (allure négligée (lunettes, perruques), mépris et critique permanents, dispute au couteau), un père vite parti, un mari qui la bat régulièrement et des juges dont l'avis est motivé seulement par le déterminisme social (Tonya est jugée en dehors des clous de l'américaine modèle, car pas assez gracieuse, faisant elle-même ses costumes et patinant sur du Heavy Metal; la scène d'énervement de Tonya face aux juges est excellente, tout comme l'aveu clair de l'un des juges)
. La seconde moitié du film bascule dans un autre style, à savoir la tragédie ubuesque et ironique qui pourrait s'apparenter à un film des Frères Coen spoiler: (des gens cons et insignifiants (le gars qui se tape la tête contre la vitre, faire des tours du mauvais bâtiment 2 jours de suite pour ne pas attirer l'attention!!!) impliqués dans un truc trop grand pour eux)
aux conséquences terribles spoiler: (Tonya est la victime collatérale qui paie plus que les autres (l'interdiction de patiner est prononcée à vie alors que les autres prennent juste de la prison) et échoue à son rêve des JO(8ème et souci de lacet))
. Ce que je regrette dans tout cela, c'est que le film n'évoque pas assez Nancy Kerrigan et ne souligne pas suffisamment l'ironie importante de la situation, à savoir que spoiler: LaVona avait raison (Tonya devait être gracieuse pour gagner, ne pas épouser Jeff, elle a fait d'elle une battante (symbolisée par la boxe rageuse à la fin))
. Sur la forme, la mise en place est un peu longue et trop dialoguée mais par la suite, j'ai adoré les apartés dans le récit (avec de l'humour politiquement incorrect), l'aspect "chacun sa version" est pas mal du tout et l'idée des interviews donne du cachet au film spoiler: (le grain de la pellicule, le format des images, les personnages vieillis)
. Pour le reste, la réalisation de Craig Gillespie met bien en valeur les moments de patinage et le choix de musiques de l'époque aux paroles résonnant avec les événements est plus que pertinent. Enfin, le film est porté par les prestations magistrales de Margot Robbie et Allison Janney, avec le toujours hilarant Bobby Cannavale en bonus. Au final, "I, Tonya" est un faux biopic acerbe sur le rêve américain, très bien interprété, rythmé et quasiment abouti aussi bien sur la forme que sur le fond.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2018
Comment Margot Robbie la jolie poupée barbie adulée d'Hollywood découverte dans Le Loup de Wall Street a pu incarné l'anti-grâce incarnée, symbole de l'Amérique profonde et détesté par ses pairs ? La magie du cinéma. Elle se débrouille plutôt pas mal, mais reste nettement plus canon que l'originale. On a donc l'histoire non officielle mais un peu quand même de Tonya Harding, destin brisé du patinage artistique qui a choqué l'Amérique. Malgré un talent indéniable, rien ne prédisposait Tonya au milieu délicat du patinage. Après avoir quitté une mère dragon, la voilà qui se retrouve aux prises d'un mari violent... Bon c'est pas de sa faute, mais disons que Tonya fait partie de ses gens qui "attirent" les ennuis. Pour autant le film ne prend jamais partie, mais avec une légère tendance à l'empathie appuyée pour cette chère Tonya. On ne s'ennuit pas une seconde, j'adore la façon dont on raconte cette histoire. Tout est fait pour se rendre à l'évidence de la supercherie que peut réserver l'existence de certaine personne, pas né sous la bonne étoile. Et pourtant pendant un moment fugace, Tonya a brillé, sur la glace... En partie reconstitué (les interviews, faits-divers), en partie ponctué de passages empruntants le chemin du biopic traditionnel, l'ensemble est un peu maladroit, mais fonctionne.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2018
Mise en scène discutable, traitement discutable, voix off discutable. Le reste est très bon : une famille et un environnement de bras cassés, sans foi ni loi, limite pieds nickelés, impressionnant.
Une bio très précise, un regard sur le coté politique du sport et l'engouement souvent irrationnel des "fans". Très bonnes interprétations. 3/5 !!!
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