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tisma
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4,0
Publiée le 23 juillet 2024
Moi, Tonya est fort car grâce à la mise en scène et les talents des acteurs, on est emmené à 100km/h dans cette histoire passionnante et qui nous rend passionné !
Cette petite fille, cachée derrière cette mère terrible, digne d'un dessin-animé, n'a pas froid aux yeux, elle se précipite sur la patinoire, et le sourire aux lèvres, entame une ronde de séduction pour obtenir les faveurs de l'entraîneuse. "Moi, Tonya" est un film hybride qui joue avec les genres. Le spectateur se laisse prendre aux rires, et surtout au cynisme qui se dégage de ce qui n'est pas moins qu'une tragédie sociale. Derrière cette collection d'anti-héros, le réalisateur dresse le portrait d'une Amérique, pauvre, complexée, très loin des clichés que le cinéma fabrique de ce pays. Tonya, c'est cette patineuse, tristement célèbre, certes pour le fameux triple Axel, mais surtout toutes ses tentatives de médailles aux jeux Olympiques, à chaque fois avortées. Elle évolue dans un milieu populaire au sens négatif du terme. Les mères sont autoritaires et manipulatrices, les hommes sont violents et bêtes, et elle, Tonya, se défend en permanence d'être responsable de son destin. "Moi, Tonya" est un film résolument exaltant. Il met en scène le sujet périlleux de la violence conjugale en fuyant absolument le Pathos. Le ton choisit délibérément la caricature pour mieux raconter le désespoir social qui hante une certaine Amérique pauvre et isolée. C'est un film intelligent, rythmé, écrit comme un roman policier et une fable sociale.
Le principe du faux documentaire, très pertinent, renforce l'originalité du film dont le ton irrévérencieux et l'ambiance emphatique (importance conférée à la lumière et aux couleurs, bande son électrique, violences verbales et physiques) atténuent la douleur du cheminement tant personnel qu'artistique de Tonya sans l'innocenter définitivement vu les zones d'ombre ou contradictions des personnages. Une forme virevoltante pour un interrogatif propos construit.
L'histoire est folle mais vraie. Pour incarner Tonya Harding il y avait 2 choix : une bonne actrice qui devrait se former au patinage à haut niveau ou une professionnelle qui sache bien jouer la comédie. Et bien au final c'est une (bonne) actrice aidée par des effets visuels et le tout passe incroyablement bien. Voilà une figure parfaitement exécutée!
D'une légende du patinage artistique (en étant la 1ere femme américaine à réussir la figure du triple axel) à un des visages médiatiques les plus controversés, Tonya Harding est un personnage cinématographique à part entière. Et Craig Gillepsie l'a bien compris. Très complexe à traiter, l'histoire de cette patineuse est merveilleusement bien interprétée par Margot Robbie. L'effet documentaire est un plus et apprte un semblant de pur réalisme mais il n'était pas du tout obligatoire. Entre drame, comédie et performances visuelles (scènes de patinage), "Moi, Tonya" occupe bien sa place de films à regarder dans les biopics modernes. Peu importe que vous connaissiez déjà l'histoire de cette affaire ou non, ici l'objectif est aussi de dépeindre l'histoire familiale et conjugale complexe de cette femme qui a été projetée sur le devant de la scène à l'aube de sa vingtaine et qui n'avait qu'une seule réussite : savoir glisser sur la glace comme personne.
Cela aurait pu être un film chiant sur une histoire anecdotique du sport mais la façon de filmer ,légère, permet de prendre de la distance et d'éviter le drame ou la comédie sociale. Il n'empêche ce film porte une vision des ploucs américains qui n'épargne pas les bien-pensants.
Retraçant l’incroyable parcours de la patineuse artistique Tonya Harding dans les années 90 et sa fameuse implication dans l’attaque de sa compétitrice Nancy Kerrigan « Moi, Tonya » est tout simplement l’un des meilleurs biopic de ces dernières années. Inspirée dans sa mise en scène, incisif et mordant dans son écriture et bénéficiant d’une interprétation sans faille de l’intégralité de la distribution avec en particulier une surprenante et saisissante Margot Robbie incarnant cette patineuse au milieu social peu aisé doté et subissant les affronts d’un entourage nocif et violent.
Un très bon film, rythmé, bien joué, mis en scène de façon percutante. Et, en ces temps de #metoo et #balancetonporc, un édifiant témoignage sur le quotidien d'une femme battue. De ce point de vue, le film est peut-être plus efficace que "Jusqu'à la garde" car la description de cette vie d'une jeune femme qui se prend raclée sur raclée est hyper-réaliste, sans en passer par la folie démesurée d'un compagnon armé d'un fusil. Le personnage de garde du corps complètement débile qui se prend pour un espion est très drôle. Et la mère est effroyable à souhait. Reste une petite déception, toute personnelle : j'ai confondu l'affaire Harding avec l'affaire Bobbitt, et j'attendais donc avec impatience qu'elle coupe "l'origine de la guerre" à son crétin de mari... Dommage, on ne peut désormais qu'espérer qu'il ne batte pas sa nouvelle compagne. L'espoir fait vivre.
Ce biopic a été réaliser autour d’un scénario mêlant dérision et humour. Il a voulut se centrer autour de la vie « trash » de Tonya harding. la qualité d’interprétation et de ressemblance des acteurs avec les protagonistes est de qualité. Ça change des biopic habituel et cela donne un bonus à un film injustement oublié de certaines programmations dans certaines salles obscures.
Grinçant, ironique, énergique, violent, sarcastique, Craig Gillespie électrise le rêve américain en montant toute la crudité du déterminisme social. Le film trash fait corps avec son personnage. Derrière la comédie caustique, pointe la fêlure, derrière un monde de tarés, l'horreur d'une sinistre réalité. Les paillettes retombent et laissent planter dans la glace leur terrible réalité. Absurde et fort à la fois !
Étonnant Biopic narrant le destin tragique de Tonya Harding, patineuse artistique, célèbre pour être la première à avoir fait un triple axel en compétition, qui va voir son ascension brisée par des soupçons d'agression envers sa rivale Nancy Kerrigan, juste avant les jeux olympiques d’hiver de 1994 à Lillehammer (Norvège). Un film qui amène de la lumière dans ce fait divers
Un biopic corrosif qui évoque l’ascension de la patineuse Tonya Harding puis sa chute occasionnée par l’incident qui précéda les JOs de Lillehammer ... c’est finalement l’histoire d’une fille plutôt touchante, écorchée vive, privée d’amour filial, qui chercha en vain la reconnaissance de tous ...
quelle belle découverte ce film! entre interview loufoque, d un humour grinçant mais attachant, film et scène de patinage, ce film est une pépite. le rôle de la mère de tonya est si fascinant. le rôle du mari du ambivalent. l actrice qui joue le rôle de tonya rend grâce à tonya car avec son physique plus avenant et son attitude moins arrogante nous fait presque l aimer ...à moins que ce ne soit son histoire qui nous fait nous attendrir. ce pauvre canard noir " c est pas ma faute" qui se révèle que dans le combat. et finalement on parle si peu de Nancy et je conviens que ce film ait pu déranger. mais vu que tonya a tout perdu..laissons lui le mérite d essayer d être aimée vu que ce film montre que c est le but de cette patineuse. originalité, humour, bande son qui dépôte. film qui decape et nous met une claque
" Moi, Tonya " est un excellent moment de cinéma. Ce film m'a définitivement beaucoup plu pour son humour corrosif, pour cette histoire passionnante et pour le jeu des acteurs absolument déroutant (l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle est promis à juste titre à la brillante Allison Janney). A travers ce film, j'ai aussi revécu ces histoires incroyables du début des années 90 autour du patinage artistique féminin et du célèbre fait divers qui entourait les Jeux Olympiques de Lillehammer en 1994 : le scandale Harding vs Kerrigan. De mes souvenirs, les aspects techniques et sportifs sont tous vrais et rendent finalement un sacré hommage à Tonya Harding qui, à défaut d'être une femme intelligente et attachante, était une sacrée championne pour avoir réussi à faire ce qu'elle a fait (le triple axel, ni plus ni moins !), venant d'où elle venait. Un très bon film drôle, touchant et particulièrement original.