Bleu velvet est le tournant de la filmographie de Lynch il y impose ses obsessions cinématographiques. Seulement l'intrigue de Blue Velvet n'a rien d'envoutante ni de passionnante. Le film possède une atmosphère,malheureusement qui est bien peu prenante.
Blue Velvet est l'autobiographie parfaite de Lynch (selon ses dires) et de son Oeuvre. Tout y est: Folie, Femme fatale, Chanson, Scène d'exposition et les rapports sexuels. Il est certain qu'on ne peut qu'apprécier davantage Blue Velvet en connaissant plus amplement son réalisateur.
Je découvre David Lynch, après avoir vu Elephant Man et l'étrange Inland Empire. Blue Velvet est pour l'instant celui que je préfère. L'intrigue est très intéressante. Suspens, émotion ... dans une ambiance à la fois malsaine, sensuelle, déséquilibrée ... propre à David Lynch. L'on perçoit bien le contraste entre deux réalités (L' " American Dream " et l'envers du décor). L'on peut voir de nombreuse interprétation dans son film, parfois même explicite. Je le recommande. La musique est par ailleurs superbe.
Ce film est un chef-d'oeuvre d'esthétique et d'interprétation. Au fur et à mesure que le film avance l'ambiance devient de plus en plus sombre, oppressante, étrange. La mise en scène est particulièrement réussie et l'interprétation de Dennis Hopper fantastique. Certaines scènes renvoient à une poésie tellement malsaine qu'on voudrait en détourner le regard mais on est à ce point fascinés par la beauté et la cruauté des tableaux qu'on en redemanderait presque. Au delà de l’esthétique, le scénario est également très intéressant et très présent, avec une intrigue accrocheuse qui rend très bien service à l'environnement inquiétant du film.
je vais lui faire le même reproche qu'à lost highway : il manque l'humour et la puissance narrative des autres oeuvres de David Lynch. On sent encore qu'il n'ose pas exprimer pleinement son univers. Ca reste néanmoins un sacré film, qui nous embarque dans des ambiances inquiétantes, et qui ne lève jamais le voile sur le personnage principal : veut-il vraiment aider isabella rossellini, ou est-il juste pervers comme le méchant interprété par dennis hopper ?
Peut-être a-t-il pris un léger coup de vieux, néanmoins l'univers décalé de David Lynch m'immerge totalement. Les acteurs, surtout Dennis Hopper, sont excellents, la B.O est super soigné, le scénario relativement bien écrit. Mention spéciale à Dean Stockwell qui n'apparaît que 4 minutes mais qui moi me maquera pendant longtemps. Bref bon film que je conseille vraiment
L’univers de David Lynch est un cadeau fait au cinéma et plus encore aux cinéphiles. A ce jour, je ne connais aucun réalisateur – vivant – capable de transcender et de captiver le spectateur comme il a l’habitude de le faire. Et ce « Blue Velvet », qui marque la première collaboration de Lynch et de l’incroyable Kyle MacLachlan, n’échappe pas à la règle. Souvent considéré comme étant le Lynch le plus accessible, « Blue Velvet » s’inscrit dans la digne lignée des autres œuvres du réalisateur. En effet, si l’histoire semble s’offrir de manière plus fluide au spectateur, il n’en demeure pas moins, comme toujours chez ce cher David, complexe, symbolique et énigmatique. Face à une œuvre telle que « Blue Velvet », on peut, évidemment, se contenter d’une lecture que je qualifierais - sans dédain - de terre-à-terre, mais, personnellement, je considère que c’est lorsque la trame narrative de Dorothy Vallens (I. Rossellini, magnétique) et Frank Booth (D. Hopper, plus pervers que jamais) fait écho avec celle de Jeffrey Beaumont (K. MacLachlan, déjà comme un poisson dans l’eau dans l’univers de Lynch), quand le velours bleu vient couvrir le tabou familial que le film atteint son intensité maximale et qu’il déploie toute sa force évocatrice. Formellement le film est également une merveille indiscutable : le jeu des couleurs est irréprochable, le travail de l’image épouse le contenu du récit et le velours recouvre chaque plan. De même toutes les prises de vue de l’appartement de Dorothy depuis l’armoire d’où Jeffrey l’observe sont d’une précision incroyable, les aller-retours caméra soulignent parfaitement ce jeu du chat et de la souris, du voyeur qui se retrouve observé à son tour et la musique, toujours en lien étroit avec le rêve chez Lynch, habite le film et fait raisonner pour longtemps, dans nos esprits captivés, ce « Blue Velvet » de Bobby Vinton. Le casting, typiquement Lynchien, s’avère lui aussi sans fausse note et si K. MacLachlan est une nouvelle fois parfait, le prix de la meilleure performance du film revient sans conteste à Dennis Hopper qui signe-là l’interprétation la plus angoissante et la plus troublante de sa carrière. Pour résumer, avec « Blue Velvet », David Lynch confirme qu’il est un des rarissimes cinéastes qui enrichissent à chaque œuvre le 7e Art. Une masterpiece en somme !
Et si ce rideau de velours bleu cachait la porte d’entrée vers l’univers étrange de David Lynch? Dans ce quatrième long métrage, le réalisateur trouve réellement son style singulier. L’ambition du film est claire: dévoiler le monde insondable et malveillant, bien caché derrière l’apparente perfection du style de vie américain (du Chabrol sous extasy en quelque sorte). Dès lors, cette banale histoire de chantage se transforme en une expérience dérangeante, saturée de violence, de sexe et de perversité. En revanche, si le réalisateur aborde ici pour la première fois ses obsessions majeures, il n’ose pas encore s’affranchir d’une trame narrative classique. Ce sera chose faite avec les moins conventionnels Lost Hiway et Mulholand Drive. Blue Velvet marque donc une étape importante dans la filmographie de Lynch, à mi-chemin entre ses « films de commande » et ses « films labyrinthiques ».
En voyant ce film, on ne peut que regretter de voir ce qu'est devenu Kyle MacLachlan, acteur génial boudé par le cinéma, et qui doit se contenter de jouer dans des séries objectivement médiocres telles que Desperate Housewives. Quel gâchis... Heureusement qu'il nous reste Blue Velvet (sans parler de Twin Peaks, évidemment) pour juger cet acteur qui est sans aucun doute l'un des meilleurs de sa génération. MacLachlan se montre ici très touchant et attachant. Difficile d'incarner un héros aussi parfait, il relève pourtant le défi avec brio. Le reste du casting est à la hauteur, je pense notamment à l'actrice qui interprète Dorothy, un rôle pourtant très complexe. Du côté de la mise en scène c'est excellent, mais cela ne surprendra personne. Lynch nous propose un voyage très particulier, une vision unique du cinéma, et c'est un régal.
Un thriller à la fois cauchemardesque et envoûtant, dans lequel David Lynch gratte le vernis d'une Amérique puritaine et tranquille, trop belle et trop lisse, pour en laisser apparaître les pires travers. Le réalisateur impose son style unique et soigne ici ses cadres, en proposant des tableaux d’une beauté saisissante. Une réalisation, cependant, déséquilibrée, avec une part importante de bizarre, de folie et de malsain, pas toujours compréhensible. Un film malgré tout assez intelligent et stupéfiant, qui surprend par ce contraste drastique entre les deux mondes qu'il expose !
Après deux films de commande (Elephant Man & Dune) dont il s’est sorti avec les honneurs pour le premier, pas si mal pour le deuxième, David Lynch put enfin (re)mettre en scène une de ses créations.
Utilisant son acteur de Dune, Kyle MacLachlan, comme double du spectateur, David Lynch nous plonge, avec Blue Velvet dans une Amérique angélique au premier abord mais dont le Mal suinte de partout, comme ce plan terrifiant sur des insectes grouillant dans un gazon immaculé. Ce thriller un poil érotique et vraiment étrange est le digne successeur d’Eraserhead dans le malaise qu’il procure à son spectateur grâce à son univers décalé et toujours surprenant. Les performances des acteurs sont excellentes, surtout celle de Dennis Hopper, évidemment, exceptionnel en méchant fou furieux, capable de tout et seul personnage autorisé à dire le F-Word dans le film et celle de Dean Stockwell, suave à souhait dans une interprétation étonnante d’In Dreams de Roy Urbison. Elles portent un film déjà bien garni grâce à une mise en scène parfaitement maitrisée avec une musique oppressante, qui ne souffre que d’un troisième acte un peu trop graphique, qui affaiblit vraiment le tout.
Dommage, car Blue Velvet en reste une expérience inoubliable, à l’instar d’un Eraserhead, une plongée dans le cerveau dérangé et pourtant jamais indulgent de David Lynch.
Un bon film de Lynch, bien qu'assez violent, ce film ne fais pas partie de mes Lynch préféré(je le préfère dans sa période "rêves") mais il reste tout de même bon!