Blue Velvet
Note moyenne
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359 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2026
Avec Blue Velvet, David Lynch dissèque les apparences policées de l’Amérique pavillonnaire pour révéler les pulsions, les fantasmes et la violence qui couvent sous sa surface rassurante. Le film déploie un univers où l’innocence et la corruption coexistent en permanence, transformant une intrigue de faux film noir en véritable plongée dans l’inconscient collectif américain. Dennis Hopper livre une composition inoubliable de Frank Booth, incarnation terrifiante d’un désir sans limites et d’une brutalité profondément dérangeante. Lynch maîtrise avec virtuosité les contrastes entre onirisme, humour absurde et menace permanente, créant une atmosphère dont l’étrangeté ne cesse de croître au fil du récit. Malgré certaines provocations qui peuvent sembler appuyées, Blue Velvet demeure une œuvre majeure, aussi fascinante qu’inquiétante.
maildechien chien
maildechien chien

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2026
Bon, je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à ce film. Le scénario est improbable et sans originalité. On peut quand même noter le grand soin apporté aux prises de vues.
Gaël
Gaël

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Un super film au symbolisme très présent dans le cinéma de Lynch.
On assiste lors de ce film à l'entrecroisement de plusieurs destinées qui se lieront autour de cette même pièce, mystérieuse et terrifiante qu'est la chambre de Dorothy Valence
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Les chansons “In dreams” de Roy Orbison “Blue velvet” trouvent ici un aspect dramatique en tant que musiques de fond intimement liées à l’intrigue.
David Lynch réalise un film noir à énigme dans lequel les attachants Kyle MacLachlan et Laura Dern trouvent une oreille humaine coupée dans un champs et se retrouvent mêlés aux affaires d’un gang de détraqués, trafiquants de drogue, meurtriers et violeurs. La mise en scène ne révolutionne rien mais l’intrigue est assez audacieuse, notamment en ce qui concerne la découverte de la sexualité par Jeffrey, spoiler: qui commence par un voyeurisme et qui enchaîne sur de la gérontophilie, mais qui a tout de même le mérite de révéler le sadomasochisme comme un moyen de relâchement et de soulagement mental. Jeffrey ne s’arrêtera pas à ça puisqu’il comment lui-même un meurtre de sang froid.
Bien que vieilli sur ses aspects “années 80” le film reste psychologiquement choquant et inadapté à un jeune public.
La VF est franchement mauvaise.
Éloi
Éloi

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 septembre 2025
Je… je… je sais pas. Autant sur la première heure on peut comprendre vaguement ce qu’il se passe dans ce monde, autant la seconde heure qui quoi comment ? Et surtout cette fin, bref j’ai rien compris
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2025
Après l’échec cuisant de « Dune » le réalisateur David Lynch parvient à retomber sur ses pattes avec ce film policier atypique où en dépit de certains tics de réalisation et d’un récit décousu qui sont à déplorer le cinéaste parvient à capter l’attention grâce à une ambiance chaude si singulière ainsi qu’une musique envoutante.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juillet 2025
Alors oui, ce film est très étrange, mais il est surtout très réussi ! L'ambiance sombre, peuplée de psychopathes pervers, est vraiment captivante et tient le spectateur en haleine. On suit avec intérêt cet étudiant trop curieux qui cherche à découvrir où cette oreille le mène. En définitive, ce polar noir est un incontournable pour les amateurs du genre.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2025
Avec Blue Velvet, David Lynch dissèque la face sombre d’une petite ville en apparence tranquille. L’atmosphère dérangeante, la mise en scène soignée et l’interprétation intense de Dennis Hopper créent un malaise fascinant.
Un thriller psychologique captivant, déroutant et esthétiquement marquant. Un classique du cinéma étrange et hypnotique.
David Davau
David Davau

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5,0
Publiée le 22 mars 2025
Film culte, une claque cinématographique. David Lynch est un maître du cinéma, il n'a pas son pareil pour nous transporter dans un monde à mi-chemin entre le rêve et la réalité.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2025
David Lynch nous plonge une fois de plus dans son univers très étrange et des plus original. Je ne suis pas sur d'avoir aimé, tant il va loin dans son délire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 février 2025
Un thriller de David Lynch si prenant dans son ambiance et son rythme. Il y a dans ce film un énorme travail de cadrage sur les plans très stylisés et une alchimie hypnotisante entre les personnages parfaitement incarnés. Un métrage qui déborde de charme, un pur chef d’œuvre! 17/20
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2025
Un film moins puissant, moins dense et moins réussi que « Mulholland Drive». Un enquête policière menée par un jeune homme, un peu ahuri , grand benêt, qui découvre une oreille humaine coupée dans un terrain vague . Après une plainte à la police inefficace il se lance lui-même dans l’enquête aidé par sa jeune fiancée, jeune sainte nitouche WASP, toujours bien habillée mais encore plus naïve et fleur bleue que lui. Mais il y a beaucoup de farfelu et de grotesque et on ne s’approche pas d’un surréalisme qui aurait pu être séduisant . Des personnages trop caricaturaux, comme celui de Denis Hopper, que j’aime pourtant beaucoup, mais qui surjoue tellement ; le dingue, le drogué , le parano que l’on y croit pas du tout . Le personnage de Isabella Rosellini est aussi déglingué, peu crédible, sorte de prostituée soumise à son mac, un peu SM. Le héros est bien sûr tiraillé entre une expérience de découverte d’hypersex avec Rossellini et ses fiançailles avec la jeune WASP. Mais le scénario est trop bancal. Il y a bien un retournement de situation par un effet de miroir inversé dans la culpabilité des personnages, vers la fin de l’enquête , mais cela ne suffira pas à rendre le film abouti ou passionnant.
Gautier Delapierre
Gautier Delapierre

25 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2025
Autant, il y'a ce travail sur les couleurs qui éclate aux yeux, autant nous ne pouvons pas dire c'est Lynch qui a réussi ça plutôt que son décorateur. Eclat de rouge et de bleu, c'est sympathique mais ça n'avait rien d'innovant. Lynch influencé par Kubrick, l'élève inspiré par le maître et l'élève qui inspirera le maître. Dans les films de Lynch et dans l'atmosphère de Blue Velvett notamment, je sens une vrai similarité avec celle de Eye White Shot.

Blue Velvett, c'est clairement un film basé sur une chanson. L'ambiance du film c'est à la fois la mélodie et les paroles de la chanson, vous regardez la dernière séquence au club, Franck Booth pleure avec un morceau de soie bleu dans la main, un amoureux insatisfait, c'est exactement ce que raconte la chanson et en l'espèce on pourrait faire de cette séquence un vidéo-clip.

La chanson en elle même, est parfaite pour illustrer le message principal de Lynch au travers de toute sa filmographie. C'est une chanson qui parle de la vie de manière innocente, on ne sentira jamais rien de troublant au premier abord et c'est justement ça qui créer l'inquiétude Lynchéene. Quand tout semble aller pour le mieux, il faut s'attendre au pire, derrière une chanson d'amour peuvent se cacher des appels à l'aide. etc

L'interprétation de la chanson n'est pas particulièrement émouvante à mon goût, bien qu'elle soit réussie et qu'elle captive. Ce film est malsain, dans la veine des autres films de Lynch. Ces thématiques malsaines ne sont pas innovantes non plus, ce que nous accordons à Lynch c'est de les avoir popularisées. Malheureusement les petits gens qui font leurs affaires en cachettes ne s'arrenteront pas parce qu'ils auront vu un film de Lynch.
safia lornette
safia lornette

9 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 février 2025
Film correct, un thriller qui met dans l'ambiance.globalement un bon film, on ne comprend cependant pas tout sur l'intrigue, ce qui fait finalement baisser la note finale.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2025
Blue Velvet explore les abîmes de l’Amérique de banlieue, où l’idylle initiale, cadrée avec symétrie, dissimule un malaise latent. Cette perfection apparente se brise brutalement avec l’apparition d’une oreille putréfiée, comme un signe que la corruption gangrène déjà le cœur de ce décor. Lumberton devient alors le miroir cruel d’une Amérique post-seconde guerre mondiale, aveuglée par ses mythes d’optimisme et de pureté.

Ici, la narration se concentre sur Jeffrey Beaumont, un jeune homme d’une innocence en apparence immaculée, qui est attiré irrésistiblement vers Dorothy Vallens, chanteuse torturée, dont l’appartement baigne dans une lumière âpre et oppressante, contrastant avec la chaleur des autres domestiques.

Quant à l'antagoniste, Frank, avec son masque à oxygène, n’est pas un simple psychopathe, mais une bête humaine, un avatar de ce que Nietzsche et Freud décriraient comme l’explosion incontrôlée du chaos et de l’instinct. À ses côtés, Dorothy subit, résiste et est prisonnière de son emprise violente.

Blue Velvet est une descente dans le conflit entre le principe de plaisir et le principe de réalité, où Jeffrey découvre ses propres désirs, attiré et terrifié à la fois par ce monde de pulsions brutes.

Lynch sublime l'angoisse par la suggestion. La violence, souvent hors champ, devient insupportable dans ce qu'elle laisse entendre : les cris étouffés de Dorothy, entendus depuis le placard où Jeffrey se cache, deviennent insoutenables précisément parce qu’ils sont invisibles.

Lorsqu’elle est montrée, cette violence s'impose, nue et implacable, emprisonnant le spectateur dans une passivité terrifiée. La caméra fixe lors de l’agression de Dorothy ne coupe pas, ne bouge pas : elle contraint le spectateur à endurer, à ressentir l’impuissance brute face à l’horreur.

Blue Velvet joue avec les codes du film noir pour les tordre en une vision hallucinée. La quête du jeune détective amateur devient une plongée psychosexuelle dans une noirceur qui engloutit toute naïveté. Lynch ne raconte pas : il suggère, distille et laisse éclater. L’oreille décomposée devient le motif central de l’écoute d’un monde qu’on préfère ignorer, une plongée dans le bruit du refoulé.
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