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Scorcm83
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4,5
Publiée le 18 novembre 2014
Blue Velvet est surprenant par rapport au reste de la filmographie lynchienne. Il se trouve être un film relativement classique dans sa mise en scène et sa narration, il n'en reste pas moins une oeuvre unique que seul l'ami David peut offrir. Le scénario est excellent, on n'en sort pas une seule seconde tant l'intrigue est prenante et inattendue. Les acteurs sont excellents. Mais c'est surtout l'ambiance que Badalamenti et Lynch instaurent qui fait de ce film un quasi chef d'oeuvre. C'est assez difficile de critiquer un film de Lynch tant les mots sont difficiles à trouver pour caractériser notre ressenti par rapport à lui. La seule chose que je peux faire, c'est d'inciter quiconque ne l'a pas vu à se jeter dessus car il s'agit indubitablement d'un très grand film !
D'entrée, la BOF est superbe (Blue velvet version originale de Bobby Vinton de 1963). L'action se passe dans les années 80 à Lumberton petite ville lambda des USA, apparemment très calme.
Kyle MacLachlan incarne le rôle principal de Jeffrey Beaumont. Cet adolescent et sa petite amie Sandy, curieux de vérité, cherchent à résoudre le mystère de l'appartement de LINCOLN Street ? Ils ne manqueront pas de découvrir des choses cachées.
Des séquences surréalistes d'un monde bizarre, des personnages mystérieux : Dorothy Vallens, la chanteuse sensuelle et maso, jouée par l'envoutante Isabella Rossellini. Des personnages déjantés : Frank, le pervers psychopathe, campé par un incroyable Dennis Hopper. Le scénario est extrêmement complexe, mais aussi sophistiqué que macabre. Cette histoire déroutante, obscure et fascinante, nous plonge dans une ambiance mystérieuse et malsaine. Le suspense ne vous lâche pas un instant, les coups d'éclats ne manquent pas.
David Lynch nous propose ici un film décalé, une mise en scène sublime, des gros plans savoureux. Attention aux âmes sensibles, les scènes violentes, voire pornographiques, risquent de choquer les non avertis. Toute l'habileté de la réalisation réside précisément dans les limites atteintes dans ce fabuleux thriller noir.
Le meilleur film de David Lynch ! Angoissant, dérangeant, mais on ne peut s'empêcher de regarder comme on regarde par le trou d'une serrure. Tout ici est au plus juste : la réalisation, les acteurs, le scénario. L'alchimie prend dès le départ et ne nous quitte pas de tout le film. Un chef d'oeuvre intemporel.
Bien qu'il doit renfermer un bon nombre de mystères, "Blue velvet" est un Lynch à la portée de tout le monde, du moins sur son histoire relativement simple, à savoir une enquête à laquelle se livre un parfait amateur, attiré par un mystère permanent et inexplicable. La réalisation de Lynch sur ce film, est brillante et se pose là comme une leçon de metteur en scène. D'une beauté enivrante et d'une propreté léchée, "Blue velvet", à l'image de son personnage principal, provoque le même effet de mystère à notre égard, passionné par un élément que l'on ne peut décrire. D'autre part, la prestation de Dennis Hopper et la musique, ajoutent à ce long-métrage une qualité impressionnante. La seule chose que l'on pourrait regretter, et de ne pas laisser de réel doute au terme de son histoire, à l'image de l'indétrônable "Mulholland drive", où le chamboulement débarque dans notre tête.
Vraiment déçu, voire même un peu dépité devant ce film. Ambiance typique de David Lynch : pesante et glauque, mais surtout un tout qui ne prend pas. Le rythme est lent, certains plans sont très moches (énormément de gros plans inutiles), le scénario est tortueux (certaines scènes sont incompréhensibles) et ce n'est pas étonnant que ça ne plaise pas à tout le monde. Même les acteurs ne sont pas tops contrairement à ce que j'ai pu lire par-ci, par-là. En effet, Denis Hooper n'est pas exceptionnel dans ce rôle. A noter les débuts de Laura Dern et un bon Kyle MacLachlan, qui a un peu disparu par la suite. Enfin, la BO ne remonte pas le niveau. Bref, c'était long ! David Lynch n'est définitivement pas ma tasse de thé.
David Lynch est un fou, mais qu'est-ce que c'est bon de voir un fou de cette qualité. "Blue Velvet" est l'un des films les plus extraordinaires (au sens premier du terme avant tout) que j'ai vu dans ma vie. J'avoue que je ne connais pas bien les films de Lynch (oui, je sais, honte à moi). J'ai du voir "Mulholland Drive" il y a plusieurs années, je n'avais rien compris et je n'en ai aucun souvenir. Mais celui-ci j'avais envie de le voir, et je n'ai pas été déçu par mon choix de film du soir. "Blue Velvet" est à l'image de la musique (du même titre) qui caractérise l’œuvre : hypnotique, envoûtant, lent, noir, froid. Tout semble surnaturel pendant deux heures, mais ce n'est pas que ça semble en fait, c'est totalement surnaturel dès la première minute avec le pompier qui passe sur son camion en faisant mécaniquement signe à la caméra, tout le long c'est la même chose. Souvent, on ne comprend rien à ce qu'il se passe, c'est le genre de film que t'as besoin de revoir des dizaines de fois pour comprendre à peu près le pourquoi du comment. Et ça, j'aime. J'aime être surpris, j'aime les situations déjantées, j'aimes les surprises. Alors ici, je suis totalement servi. Y'a un paquet de scènes cultes, notamment avec un énorme Denis Hopper, complètement fou dans son rôle de psychopathe. Les autres acteurs sont également très bons mais lui m'a impressionné particulièrement. Et puis, cette réalisation surnaturelle de Lynch est incroyable et basée sur un scénario en béton armé. J'ai un regret, c'est que je trouve le début un peu longuet, j'ai eu un peu de mal à entrer totalement dans l'intrigue pendant une vingtaine de minutes mais après ça, j'ai été totalement envoûté par ce film. Un film à voir absolument, n'attendez pas aussi longtemps que moi avant de le visionner.
(...) Lorsque David Lynch s’attaque à Blue Velvet, son aura a considérablement baissée auprès des majors, suite à l’échec fracassant de Dune, le seul film que le maître ait choisi de renier. Son retour au premier plan avec Blue Velvet, peut-être le meilleur de sa filmographie, n’en est que plus admirable. Lynch s’y affirme définitivement comme un cinéaste de l’étrange, implantant fermement son univers schizophrène dans l’inconscient collectif. Deux ans avant de se lancer dans l’aventure Twin Peaks, il s’attache déjà à dépeindre l’aspect sombre qui sommeille derrière l’apparente normalité du quotidien. (...) Blue Velvet, c’est aussi la quintessence du film lynchien, la toile sur laquelle se projettent ses obsessions de cinéaste, sans parvenir encore à la maturation qui tendront ses futurs films. Le film pourrait presque se voir comme un brouillon de Twin Peaks, un ancêtre de Mulholland Drive, une ébauche de Lost Highway. Dans son opposition radicale entre des journées baignant la banlieue américaine dans la normalité la plus banale et la nuit la plus sombre d’où émergent les folies destructrices et la perversité. Dans sa façon de diviser le monde entre la pureté et l’innocence presque naïve d’un côté, et les plus noirs fantasmes d’un esprit malade de l’autre. Dans sa manière de faire s’entrechoquer ces deux univers, de les imbriquer l’un dans l’autre pour leur donner plus de substance (...)
Bon film, avec un bon scénario et un très bpn casting. Ce n'est vraiment pas le meilleur film de ce réalisateur talentueux mais il mérite malgré tout d'être vu. Bon visionnage.
Blue velvet est un film énigmatique, étrange et génial. Esthétiquement, c'est juste superbe (comme tous les films du génial Lynch), la bo est superbe même si les meilleurs moments sont quand il n'y a pas de musique, ce qui rend ces scènes très angoissantes, les acteurs jouent très bien, etc. Ce film est impossible à décrire, c'est juste du Lynch quoi, du très grand Lynch même.
Un film envoutant et mystérieux, à la mise en scène sublime. Lynch réalise encore une fois un objet cinématographique d'une élégance folle. Dès les premiers plans, le ton est donné, la caméra bouge avec fluidité, les cadrages sont d'une grande justesse et l'ambiance est posée. Le réalisateur va toujours là où on ne l'attend pas, à la fois dans sa façon de filmer, mais aussi dans l'évolution de son récit. L'intrigue est rondement menée, le suspense est toujours là et les personnages sont complexes et singuliers. Le tout est servi par une écriture superbe et audacieuse et une bande originale divine. Enfin, Isabella Rossellini est bouleversante, et Dennis Hopper est à la fois terrifiant et drôlissime.
Un peu déçu par ce Blue Velvet, je m'attendais à un David Lynch sous acide et finalement c'est simplement un thriller banal, bon ok pas si banal que ça, y'a des personnages haut en couleurs comme Dennis Hopper complètement siphonné. Y'a une très bonne mise en scène, une excellente réalisation, une magnifique bande son, un très bon casting mais un scénario banal j'ai envie de dire, c'est bien travaillé mais je m'attendais peut être à plus, à trop surement, chez Lynch j'aime les histoires qui s'entrecroisent, quand plein de chose arrive, là on reste trop focalisé sur une chose, c'est pas mauvais loin de là même mais pas extraordinaire. J'aurais voulu une bonne grosse histoire mystérieuse et plus complexe.
Après l'échec commercial de "Dune" David Lynch retourne dans un style plus intimiste avec "Blue Velvet", marquant un tournant dans sa filmographie en terme de réalisation. L'histoire, Jeffrey (Kyle MacLachlan) trouve une oreille humaine dans un terrain vague, il décide de mener son enquête avec Sandy (Laura Dern) et de fil en aiguille ils vont remonter la piste jusqu'à une mystérieuse chanteuse de cabaret Dorothy Vallens (Isabella Rossellini). Jeffrey se prend alors d'un désir pour elle, ne se doutant pas du danger qu'il encourt. Ce film montre une autre facette de David Lynch, à l'esthétisme plus édulcoré s'inspirant des années 50 avec une réalisation nouvelle qui deviendra sa marque de fabrique. "Blue Velvet" n'a pas la dimension extrasensorielle de "Eraserhead" ni la profondeur de "Elephant Man", mais il n'en reste pas moins énigmatique, avec une ambiance unique. On pourrait voir ce film comme un polar sombre et romantique à la fois, la mise en scène atypique du réalisateur voit réellement le jour et il gardera ce style pour ses films suivants. La musique joue un rôle très important dès les premières minutes, on entends ce morceau "Blue Velvet", sonnant très rétro, comme si l'on avait toujours connu cette mélodie, elle est reprise plusieurs fois dans le film, gravant de manière imperméable notre mémoire sélective. C'est d'ailleurs la première collaboration avec Angelo Badalamenti qui signera les bandes originales de tout les autres films de Lynch (à l'exception de son dernier "Inland Empire"). Kyle MacLachlan est la grande révélation de ce long métrage, son deuxième après sa première expérience mitigée dans "Dune", il colle parfaitement avec le cadre que Lynch voulait donner à son œuvre, le passage du statut de jeune candide à celui d'homme. Les seconds rôles sont également excellents, avec notamment un Dennis Hopper magistral en fou furieux psychopathe et une Isabella Rossellini en envoûtante muse masochiste. Bien que "Blue Velvet" soit extrêmement novateur, il reste tout de même moins captivant que ces précédents films (à l'exception de "Dune" qui est un peu à part), bien que tout soit mît en œuvre pour, il manque tout de même un petit quelque chose que je ne saurais expliquer pour en faire réellement un chef d'œuvre. Dans tout les cas "Blue Velvet" reste forcément très bon et est à voir rien que pour son originalité et son ambiance si particulière.
A deux reprises j'ai tenté de voir s'il pouvait me plaire, mais rien à faire. Coup de blues Velvet... L'histoire à la ramasse au point que les acteurs sont sous des prestations parfois si bête que le froid s'installe dans mon esprit.