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Un visiteur
0,5
Publiée le 22 juillet 2009
Un film culte? Comme beaucoup je suis tombé dans le panneau et je n'ai jamais aimé les films de ce réalisateur: une dimension psychologique à l'américaine (chercher de la profondeur là où y'en a pas, faire du Freud à 2 balles). De plus ce film m'a fait pensé à un film français: vous apprendre la vie (vive la jet set riche en enseignements). Ce film est long, très long, on s'attend à quelque chose, on se dit, non c'est pas possible, va y avoir qqch d'intéressant, et bien non. Maintenant, c'est vrai que le film est beau visuellement, que les acteurs sont bons (aujourd'hui, on a que des mannequins) mais même avec tout cela, impossible de rentrer dans l'ambiance, trop superficiel, pas assez intimiste malgré tout ce qu'on dit. Il y'a des scènes absurdes, de la provoc pour biens pensants, on sent la bourgeoisie à perte. Je déconseille ce film, j'ai horreur d'acheter un DVD et avoir ensuite l'impression de m'être fait manipulé donc je veux avertir les gens: connaissez bien vos goûts. Les "intellos", vous allez adorer ce film...
Un film très difficile à noter, comme à l'accoutumée quand il s'agit de David Lynch. Pour moi, c'est loin d'être un chef d'oeuvre comme on peut le lire par ailleurs avec comme argument, "on comprend pas tout, c'est pour cela que c'est génial !". On a bien compris que le réalisateur livre un film à prendre au second degré (critique de la société américaine puritaine) à l'image de cette happy end stupide. On y suit l'enquête d'un jeune garçon qui découvre une oreille humaine dans un champ. Ceci n'étant qu'un prétexte pour s'immerger dans l'univers macabre et malsain du film. C'est tout ce travail de lumière, de plans, de musiques, sans parler du jeu d'acteurs, notamment un Dennis Hopper saisissant qui donne au film cette saveur particulière. On est comme hypnotisé devant ce film et pourtant, la magie opère beaucoup moins que dans un Mullholand Drive par exemple, mais c'est là tout le génie de Lynch.
pas vu jusqu'a la fin tellement c'etait nul.quand j'ai lu que ce film avait eu un prix j'ai pris la peine de mettre ma critique pour rectifier le tir...les "gentils" jouent assez bien mais les "méchants" sont vraiment des caricatures d'imbéciles sans compter le psychopathe pervers sexuel qui est le centre du film.
Ou comment, à l’occasion d’un événement pseudo tragique, un jeune homme rencontre l’aventure... Et attention, happy End ! David Lynch, déjà en route vers ses grandes fresques futures, fait ici une petite halte à la station du film pseudo simple, pseudo commercial et pseudo gentiment américain. « On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête »... Ce n’est plus romantique, c’est déjà du Rimbaud ! À voir, absolument, sans crier au chef d’œuvre ! Ne galvaudons pas ce mot et réservons le pour Lost Highway et Mulholland Drive.
L'intrigue du film prend son temps avant de s'installer, ce qui rend le début un peu lent. Le mystère, qui est à la base du film, confère à cette œuvre un intérêt certain, qui doit tout de même beaucoup aux acteurs Dennis Hopper et Isabella Rossellini, très inquiétants dans leurs rôles respectifs. Le troisième acteur principal, Kyle MacLachlan, paraît bien fade à côté, et manque totalement de charisme... Tout comme sa jeune coéquipière, qu'il finit par séduire. La composition de Dennis Hopper en pervers sexuel, avec la fameuse scène dans l'appartement de Isabella Rossellini, est vraiment bonne. Le thème du sadomasochisme, présent dans deux scènes mais qui imprègne tout le film, est traité de façon ambigüe par David Lynch : Isabella Rossellini est consentante, mais Dennis Hopper a kidnappé son fils et exerce un véritable chantage sur elle. Lynch ne cherche pas à tout expliquer, ce qui rend cette œuvre forte, très personnelle et donc dérangeante, même si on est loin du film culte pour moi.
Lynch nous là un de ses film les plus fascinant et pervers Il nous livre ici un portrait acerbe de l'Amerique bien-pensante et bourgeoise mais aussi qu'un monstre peux ce cacher parmi nous et c'est le cas. Un film dément a voir absolument
Ce n'est pas mon Lynch préféré mais dans l'ensemble, ce polar glauque est quand même excellent. Denis Hooper nous prouve, une fois de plus, qu'il est vraiment un grand acteur.
Une oreille trouvée par terre donne le fil de l'intrigue. Tout un programme! Le climat étrange "breveté" David Lynch intrigue mais reste assez malsain, surtout quand l'un des thèmes de l'histoire est le voyeurisme. Le style du réalisateur est bien ancré. C'est bizarre. On en ressort complètement frustré. Et moi, ça m'énerve un peu... On aime ou on aime pas. BOF.
Dans tous les films de David Lynch, le réalisateur traite le thème de l’illusion et du faux-semblant par le biais d’images oniriques. C’était déjà le cas avec Elephant Man, dans lequel un homme semble apparemment être monstrueux et sauvage mais est très humain et sensible en cherchant un peu derrière l'apparence première ; ce sera le cas avec Mulholland Drive, qui prend place à Hollywood, ville du cinéma donc de l’illusion, et qui présente une héroïne qui se voit dans ses rêves aveuglées par les flashs des photographes (la scène au club Silencio résume à elle seule cette idée de supercherie).Blue Velvet prend place dans un village typiquement Américain, aux formes droites, linéaires, aux maisons propres et aux pelouses parfaitement tondues. Mais même ces pelouses peuvent cacher un monstre informe (première scène symbolique) ou une oreille coupée. Jeffrey fait un voyage au cœur de ces ténèbres que cachent les fleurs bien arrosées, des ténèbres à la fois terrifiants (le caïd joué par Dennis Hopper) et attirants (la superbe Dorothy Vallens). Le message semble être qu’il ne faut pas rester aveugle et bercé d’illusions, le monde a sa part de ténèbres (« the world is strange ») et il n’est pas parfait comme le fait croire le village de Lumberton. Néanmoins il ne faut pas tomber dans les extrêmes et voir ce monde en demi-teinte, comme le montre un des derniers plans, celui du rouge-gorge, qui symbolisait l’amour dans un rêve fait par Sandy, tenant pourtant un insecte mort dans son bec. L’alternance entre les scènes avec la brune, triste et mystérieuse, et la blonde, tendre et affectueuse, comme entre l’ombre et la lumière, fait une fois de plus de ce film de Lynch un long rêve, une hallucination (avec quelques détails absurdes, comme « l’homme en jaune »). (...) 9.5/10
Nouvelle démonstration du talent de david lynch avec ce thriller onirique. Complexe et stylisé avec soins , blue velvet s'avère captivant des premiers instants jusqu'au bouquet final.
L'un des cauchemars les plus esthétisants et les plus flippants de David Lynch. On est pas prêt d'oublier le martyr d'Isabelle Rossellini qui n'a jamais été aussi fascinante. Et puis, Dennis Hopper en frappadingue, c'est toujours quelque chose, particulièrement ici. "Blue velvet", un film et une chanson qui ne sort pas facilement de la tête. Une réussite et pourtant Lynch fera 1000 fois dans les années à venir.