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Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juin 2008
Qu'est-ce qu'il est fort ce David Lynch!!! Un magnifique polar noir, portée par une Isabella Rossellini mystérieuse à souhait. Le travaille de lumière fait par le réalisateur est incroyable. Un film culte!!!
Lorsque l'on compare Blue Velvet aux dernières oeuvres furieusement esthétiques de Lynch (dont il forme en quelque sorte les prémices), celui-ci a un peu vieilli. Il n'en reste pas moins un de ses films majeurs: angoissant, vénéneux, sulfureux (le film a failli être classé X à l'époque pour sa scène de fellation implicite). Intéressant dans sa façon de parasiter le genre noir pour l'amener dans des contrées inconnues: ainsi, Geoffrey Beaumont, jeune homme a l'existence vide, décide de jouer le détective et enquête sur une histoire dont toute la noirceur dissimulée finira par le dépasser totalement. Blue Velvet montre parfaitement cette violence et cette étrangeté qui peuvent se cacher derrière les fenêtres d'un monde en apparence paisible. "The world is strange".
heu..c'est de David Lynch ce film ? j'ai beau être fan de Lynch, je ne vois là qu'une vulgaire série b malsaine dépourvue de scénario conséquent, qu'on croirait filmé par le réalisateur de la série "les feux de l'amour" et dépourvu d'imagination. tout juste voit-on une pointe d'ambiguité surgire ça et là au travers des comportements des personnages (Isabella Rossellini et Dennis Hopper en particulier). là je suis d'accord avec ceux qui disent qu'on a du mal a croire que ce film soit de David Lynch. Ce n'est sans doute pas un navet, mais de la part de Lynch, je m'atendais à mieux que cette série b au scénario qui tient en 3 lignes. surtout quand on voit le premier film de David Lynch, Eraserhead.
Apogée de l'imagination colossale du grand Lynch, Blue Velvet est de ces films intemporels et nébuleux qui gravent dans nos idéaux de beauté, un souvenir mutique.
Au debut on regarde un film policier, on cherche ou se cache le maitre on est aux aguets... Puis la scene du placard accelere les choses on est entrainé, tout comme le heros dans l'univers de David Lynch on se perd on se laisse envouter on s'interroge...jusqu'à la happy end qui sonne comme un reve... Un des meilleur film de Lynch à la fois accesible et déjanté.
Un film noir à la sauce Lynch paradoxalement clair, trop clair. Le réalisateur ne va pas au bout de son envie de cinéma, restant trop consensuel, et le film en pâtit à l’image de l’investigateur, contemplatif.
Encore une fois le grand Lynch nous emmène dans des profondeurs sublimes avec un film langoureux et ultraviolent à la fois,et nous prépare un subtil mélange entre haine, beauté et amour. La musique, comme toujours, est superbe et les acteurs, incroyables. Un coup de maître de plus.
Une intrigue à l'allure ordinaire, des personnages plutôt classiques, un environnement presque cliché.. et Blue Velvet s'emballe, l'incroyable script étant remarquablement servi par une mise en scène superbe, ajoutant profondeur et émotion à une aventure qui passione.
Le moins étrange des films étranges de Lynch ! Une (ou plutôt deux) histoire(s) d'amour dans un "monde si bizarre" sur fond de polar noir haletant, sulfureux et violent.
Quelques années après "l'echec" de "Dune", David Lynch s'attelle a ce projet qui lui tient tant à coeur, une étrange romance d'un jeune garçon aux prises d'une jeune lycéenne et d'une mysterieuse chanteuse,qui, suite a un concours de circonstances, va mettre fin aux crimes d'un dangereux criminel pervers et manipulateur. La base de cette hsitoire va permettre au spectateur de faire un voyage peu banal dans un univers proche du réel, mais toutefois teinté d'un certain hâle étrange qui embaume le film, et le rend tout autant passionant.
Une interpretation magnifique (La enième collaboration Lynch/MacLachlan est fructueuse, tandis que la première entre le metteur en scène et Laura Dern est prometteuse. Dennis Hopper y excelle aussi en psychopate survolté entre autres), un scenario efficace, mais une mise en scène moins sublime que dans ses futurs chefs d'oeuvre. A croire que le génie du surréaliste s'améliore au fil du temps....
"She wooooore bluuuue velvet..." ou un suspense chaud, sombre mais absolument efficace, a ranger aux côtés de "Sailor et Lula" et "Twin Peaks"... Pas dans les chefs d'oeuvre de Lynch quoi.
Film assez étrange surtout la fin mais qui au final n'est pas s'y compliqué que ça comparé a "Mulloland Drive" (qui est génial). Il faudrait que je m'achète un livre parlant des symboles présent dans les films de Lynch car je pense que "Blue Velvet" est bourré de symbole. Comme d'habitude, l'univers est torturé, étrange, angoissant. On est captivé par cette histoire ! La chanson"Blue Velvet" est magnifique. Rosselini et Hopper sont grandiose. Mais après "Mulloland Drive" et "Une Histoire Vraie", rien ne peut être meilleur.
Le deuxième film de David Lynch que je vois après Mulholland drive et les deux films n'ont rien à voir, c'est sûr on sent quand même la patte du réalisateur mais l'histoire n'est pas aussi tordue. J'ai beaucoup aimé surtout les scènes des personnages de Laura Dern et Kyle MacLachlan car celles avec Isabella Rossellini étaient trop bizarres, ça partait un peu dans tous les sens. Un film très suspense avec de très bons acteurs, peu être un poil long mais à voir !!
Tout part d'une oreille et ce, une nouvelle fois, au Champo, festival Lynch, âge du film, né en 1987, 20 ans, presque le tien, Joyce ! Tout part donc d'un organe, et ne faites pas la fine bouche, ne soyez pas difficile, ce film-là est à déguster avec dégoût, désarroi, noirceur, douleur mais, quel régal !
Réalisé par David Lynch en 1987, "Blue Velvet" est une descente aux enfers décalée et fascinante. Le cineaste s'est attelé à narrer une histoire linéaire sans que cela ne nuise à aucun moment à sa thématique mise en place. Explorant la face cachée de l'amérique, plongeant au plus profond de ses vices et tourments, son audacieux pari prend forme petit à petit et s'installe finalement dans nos esprits tel un crescendo orchestré de main de maître. Le désir interdit est le point principal de cette oeuvre originale et déroutante, parfois bestiale, souvent sublime. Si le point de départ pouvait faire penser à "Blow-Up" d'Antonioni, on quitte aussitôt l'univers dépressif de l'Italien pour rentrer dans celui rêvé mais cauchemardesque de son successeur. Le protagoniste principal est un jeune homme somme toute ordinaire qui finira par perdre ses idéaux au cours d'une virée nocturne et d'un voyage plus général qu'il n'est pas prêt d'oublier. Sa bonne conscience laisse vite place à ses réflexes voyeurs, provocant et dérangeant au maximum un spectateur cloué à son siège, amené à s'interroger sur le sens du cinéma, sa définition et ce que celui-ci peut montrer comme apporter aussi bien dans son traitement visuel qu'intellectuellement parlant. La diva déchue demeure l'objet le plus intense du film, traumatisée et ambigüe, souvent représentée sous la forme d'une silhouette faussement superficielle que tout le monde admire de façon plus ou moins saine. L'aspect labyrinthique de Lynch revient de temps à autres, notamment au cours de sa métaphore du phantasme à la fois idéalisé et repoussant comme une attraction dangeureuse et corruptrice des âmes. Le tout s'avère complètement déjanté, s'identifiant d'ailleurs parfaitement à l'interprétation haute en couleurs de Dennis Hopper. Le climat langoureux aurait pu être porté plus à l'extrême, tout comme la tension émotionnelle pas toujours palpable. Cela reste globalement excellent et difficilement contournable.