Nos Années Folles
Note moyenne
2,6
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89 critiques spectateurs

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4 critiques
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yosatis1 ..
yosatis1 ..

1 abonné 61 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2017
Une bonne idée de départ tirée d'une histoire vraie. Très vite, ça n'est guère crédible. Les scènes de la guerre de tranchées nous laissent de marbre. Pour le reste, c'est long, parfois ennuyeux. La fin est mieux mais ne permet pas de récupérer le reste. Dommage!
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2017
André Téchiné s’empare d’un fait réel de la Première Guerre Mondiale, relaté dans le roman La garçonne et l'assassin de Fabrice Virgili et Danièle Voldman. Après deux années au front, Paul Grapp se mutile pour échapper au massacre. Rapidement démasqué, il va déserter pour vivre caché avec sa femme. Celle-ci va alors l’inciter à se travestir pour sortir du sous-sol et ainsi être libre dans le Paris des Années Folles. Le poilu va alors enfiler robe et perruque et se découvrir une nouvelle identité jusqu’à prendre goût à la prostitution. C’est un sujet fort que nous offre le grand cinéaste. Malheureusement le scénario semble mal construit et laisse un sentiment perplexe. En effet, Téchiné use abondamment des ellipses et nous surprend à chacun des changements de Paul devenu Suzanne. Au départ troublés, c’est la confusion qui nous guette au fur et à mesure que le film avance, pour finir par nous déranger. Est-ce que Pierre Deladonchamps n’avait pas la carrure pour interpréter un tel rôle, comme l’avait fait Romain Duris dans Une nouvelle amie par exemple ? Où est-ce le manque de place laissé à Céline Salette dans le rôle de sa femme, qui d’ailleurs est incroyablement bouleversante. En tout cas, nous ne citerons pas Grégoire Leprince Ringuet, qui comme à son habitude, se caricature trop dans une expression théâtrale. Nos années folles aurait pu dresser le portrait d’un homme perdu dans sa propre identité. Au lieu de cela, le film nous impose une lâcheté tragiquement égoïste.
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ghislaine18
ghislaine18

11 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2017
L'histoire de cette femme qui accepte tellement de choses par amour est troublante et attachante et lui, le mari, tellement plein de défauts qu'on se demande quand ça s'arrêtera ! Je n'imaginais pas l'histoire ainsi mais je l'ai suivie avec beaucoup d'émotion, de passion et aussi de colère et je dis : félicitations aux acteurs ! Lui je l'avais adoré dans Le fils de Jean et il confirme ici son talent même si là son rôle est déplaisant il le tient bien ! Beau moment de cinéma comme je les aime...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 octobre 2017
Ce film de Téchiné est intéressant par son originalité. Davantage que le thème de l'homosexualité, il traite celui de l'aliénation de la personnalité et de la culpabilité. L'homosexualité et les travestis ne sont ici qu'un moyen dans le récit. Le fait que le héro du film Pierre Grappe joué par Pierre Delalonchamps se travestit pour échapper au conseil de guerre après avoir déserté des tranchées de 1914 sert en fait à traduire les nuances progressives de sa mise en marge de la société des hommes dont sa désertion l'a exclu. La haine qu'il éprouve pour l'existence de son enfant qu'il manque de faire mourir est celle qu'il a pour lui-même. La méthode est originale surtout que la mise en scène théâtrale avec un Monsieur Royal qui introduit les scènes, postérieures dans le temps d'une théâtralisation de sa vie et de celle de sa femme, sert en quelque sorte de mise en abîme . La forme filmique du récit situé pendant sa désertion avec sa transformation en travesti évoque le théâtre, ce qui rend le récit volontairement indistinct des scènes où les personnages font effectivement des répétitions théâtrales dans un temps ultérieur. Très bonne prestation des deux protagonistes.
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2020
Cette histoire vraie est terrible. Je me suis mis totalement à spoiler: la place de Louise qui normalement par amour protégera son mari et aura cette idée de le faire déguiser en femme. Aussi on comprend parfaitement que le fait d'avoir dû se cacher, se travestir, se prostituer (là c'était pas par plaisir), cela a complètement chamboulé et déstabilisé cet homme pendant plusieurs années et quand sa femme tombe enceinte il ne le supporte pas. Il ne supportera pas son enfant, deviendra alcoolique et violent. La guerre, sa désertion, sa cachette, son travestissement, sa prostitution; le pauvre homme au bout de toutes ces années aura été complètement détruit psychologiquement
. André Téchiné s’est inspiré de faits réels pour raconter ce parcours singulier, comme il l’avait entrepris avec "La Fille du RER". Ici cependant André Téchiné opte pour un ton plus sombre et sobre. Le cinéaste avait en fait déjà abordé les questions de l’identité et de l’orientation sexuelles dans plusieurs de ses films dont "Les Roseaux sauvages", "Les Témoins" et "Quand j’avais 17 ans". Mais rarement il n’avait été aussi loin dans la description de la valse des sentiments et des questions liées aux identités de genre. "Nos Années Folles" est d’abord une reconstitution soignée de la fin de la Première Guerre mondiale et du début des années 1920 qui n’est pas sans rappeler le classicisme d’un Bertrand Tavernier dans "La Vie et rien d’autre". Mais le poids des costumes ou le souci d’authenticité historique n’écrasent jamais le film qui n’abuse pas non plus des séquences "obligées" (le cynisme des gradés, la camaraderie des tranchées, les bals libertins de l’après-guerre). L’essentiel est ailleurs : dans spoiler: l’amour sans réserve de Louise envers Pierre, qui aura dans un premier temps du mal à endosser l’apparence physique de Suzanne; dans la relation trouble entre la jeune femme et sa "nouvelle amie", qui fait jaser les riverains; dans le revirement de Pierre qui finit par s’habituer pleinement à son nouveau rôle, au point d’avoir du mal à s’en débarrasser une fois l’amnistie accordée. Car "Suzanne" revient hanter ses rêves. Un bâton de rouge à lèvres, une perruque bouclée, une robe à dentelles et un foulard destiné à cacher une pomme d’Adam ressortiront vite du placard. Pierre est alors confronté à un dilemme : retrouver la normalité, tout en gardant son statut d’ex-déserteur, ou assumer définitivement son identité de substitution, quitte à mettre en péril son couple
. Bref, un très bon film français dramatique que je recommande chaudement
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2017
sur fond de première guerre mondiale plusieurs histoires
concernant le héros s’entremêlent.
sa désertion, sa transformation physique, l'amour pour sa femme.
puis il change radicalement de caractère et le film devient pour moi
beaucoup moins intéressant.
Céline Sallette est formidable.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 octobre 2017
Voici la douloureuse démonstration qu'un très bon sujet ne fait pas automatiquement un bon scénario. Et sans bon scénario, il n'y a plus que les comédiens pour porter le film. Ils "font le job", comme disent les Américains, mais cela ne suffit pas. Même la mise en scène laborieuse ne parvient pas à dynamiser le film, à captiver l'attention et à attiser les sentiments des spectateurs, d'autant que la dislocation du récit, au lieu d'enrichir le film, l'affaiblit; la dramaturgie est maladroite et répétitive. Téchiné, à mon sens, est passé à côté de son film et j'en suis fort marri.
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2017
S'inspirer d'une histoire vraie mais par le plus grand des paradoxes totalement invraisemblable et la rendre crédible aux yeux des spectateurs, voilà qui relève de l'exploit. C'est à ce défi que se livre André Téchiné dans son dernier film, "Nos années folles". Difficile en effet de prendre pour argent comptant cette histoire de soldat qui déserte au début de la Première Guerre Mondiale et qui, pour éviter l'arrestation et sans doute la condamnation à mort, est amené à se travestir sur les conseils de sa femme. Or voilà que Paul, le déserteur en question, se prend au jeu de la débauche et, délaissant Louise, son épouse, se livre avec un plaisir de plus en plus vif à ses amants d'un soir, habitués du Bois de Boulogne. La guerre finie, Paul devient le héros d'un spectacle de cabaret mettant en scène sa véritable et sulfureuse histoire. "Nos années folles", annonce le titre, faisant écho à cette période de folie qui caractérisa les années 20. Et le scénario relate bien une folie : folie du corps en proie à un plaisir effréné dans un désir de compenser les douleurs éprouvées naguère au front, mais aussi folie d'un corps masculin qui se révèle à soi-même une dimension insoupçonnée, la part de féminité naguère occultée. Toutefois la forme adoptée par le cinéaste traduit-elle cette folie ? Hélas, non. André Téchiné, comme à son habitude, pratique un cinéma sage et distancié. Trop sage et trop distancié pour susciter l'intérêt du spectateur. Et voilà où le bât blesse... Le film est agréable à regarder, l'histoire est contée avec une grande clarté, les acteurs sont impeccables. Mais il manque à l'ensemble une folie que quelques nudités dévoilées et mises en action ne sauraient compenser. Contentons-nous de saluer le jeu de Pierre Deladonchamps, cet acteur que "L'inconnu du lac" nous avait révélé dans un rôle tout aussi inconfortable, celui de Céline Sallette, cultivant à la perfection l'art de la nuance, et d'applaudir à tout rompre la prestation de cet acteur décidément atypique, Michel Fau, magistral dans son rôle de Monsieur Loyal présentant l'histoire de Paul et Louise dans une intéressante mise en abyme.
Thibaud G
Thibaud G

50 abonnés 177 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2017
J'avais déjà lu il y a quelque temps un article de presse sur cette histoire vraie totalement incroyable et je m'étais dit que cela pourrait faire un bon film. C'est chose faite grâce à Alain Téchiné, un réalisateur plein de talent que j'apprécie beaucoup pour ses oeuvres toujours touchantes, déchirantes, prenantes, bouleversantes... Mais quelle déception ! Tout est lourd, répétitif, jamais empreint de passion, cela sonne faux, tout y semble trop scolaire et j'ai trouvé cela ennuyeux, froid, sans âme, creux, vide, laid et, c'est un comble avec un tel sujet, ni subversif ni transgressif ni sensuel. La seule idée originale est d'avoir opté à quelques reprises pour une mise en abyme en représentant certaines scènes dans un spectacle dont le personnage principal interprète son propre rôle. Et finalement, on se dit que c'est une fausse bonne idée car cela rend l'ensemble encore plus artificiel et désincarné... alors que Michel Fau nous refait le coup du grand môssieur du théâtre avec des envolées même plus amusantes après "Marguerite" et "Fleur de Cactus"...
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2017
Paul et Suzanne s'aiment mais c'est la guerre. Après deux années sur le front, se mutile et déserte. Pour le cacher, son épouse Louise le travestit en femme, il devient Suzanne. En 1925, enfin amnistié, Suzanne tentera de redevenir Paul.

Nos années folles est un film d'André Téchiné de 2017. Bâti sur un script pourtant très original, le réalisateur construit un film plat et sans intérêt, qui se rapproche davantage d'un téléfilm que d'une fiction de qualité.

Les acteurs et actrices sont terriblement "éteints", au premier rang desquels les 2 acteurs principaux: Pierre Deladonchamps et Céline Salette. J'ai traditionnellement du mal avec Grégoire Leprince-Ringuet, mais dans son rôle d'ancien gradé estropié pour l'occasion, c'est encore pire que d'habitude.
Le personnage de Paul/Suzanne est complètement bipolaire, on n'y croit pas un seul instant. Le voir devenir hystérique devant son bébé qui pleurniche 24h/24 à la fin du métrage m'aurait presque fait éclater de rire dans le cinéma.

La mise en scène est molassonne et sans conviction, si bien qu'en dépit de quelques scènes érotiques, on s'ennuie terriblement devant nos années folles.

Cette fiction est l'adaptation d'une histoire vraie.
Maxence!
Maxence!

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2017
Le film instaure le malaise en abordant des thèmes qui dérangent: la désertion, la prostitution et le travestissement. Les jeunes générations associent le déserteur à Boris Vian plus qu'à au drame intime infamant qu'il a dû représenté au début du siècle précédent. Quant au travestissement, il reste diversement accepté en 2017. Et la prostitution a été pénalisée par un gouvernement qui entend se mêler de la vie privée. Potion épicée et stimulante mais qui peut s'avérer pesante.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 septembre 2017
Un film sympa mais avec une mise en scène très ordinaire qui ne convainc qu’à demi
On ne s’ennuie pas mais il manque de profondeur.
marc C.
marc C.

29 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2017
Film fort et poignant.
L'interprétation de Pierre Deladonchamps et Cécile Sallette est exceptionnelle.
A Téchiné avec son souci du détail et de la perfection réalise a nouveau un tres grand moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 septembre 2017
Film qui se laisse regarder...Il pose la question du dédoublement de personnalité qui permet de laisser libre court à ses fantasmes au risque de se perdre. Expression de la féminité telle que l'identité masculine s efface et mène à sa propre perte. Quelques longueurs. ..idée originale
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2017
Une histoire étonnante, servie par un couple de comédiens épatants. La passion d'une femme pour son époux est particulièrement bien mise en scène par Téchiné, qui ne gomme aucun des défauts de cet homme veule, finalement assez brutal et égoïste. Quelques longueurs dans la 2ème partie du récit, notamment dans les scènes où apparaït le bourgeois amoureux de Louise, mais le final, terrible, emporte l'adhésion.
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