Rocco
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 octobre 2017
Comme j’avais bien aimé « La Relève », j’étais impatient de visionner ce « Rocco », icône du cinéma porno et qui fait mouiller les jeunes actrices à l’idée de tourner une scène avec lui. Il se trouve qu’au moment du tournage, Rocco n’avait pas encore pris la décision d’arrêter son métier et c’est en cours de tournage que lui est venu sa décision de prendre sa retraite. Demaiziere et Teurlai tenaient là une exclusivité. Intérêt supplémentaire du film. Justement, d’aucuns se posent la question quant à la crédibilité du documentaire ou son flou qu’il peut dégager. Je m’y associe aussi. Je me demande si par moments ce documentaire ne s’est pas égaré par nécessité dans un scénario fictionnel. Et enfin, certains dénoncent qu’un seul point de vue : le bon côté du porno. Ces mêmes interrogateurs auraient aimé connaître la réaction de cette jeune débutante vêtue en infirmière qui semblait comme un peu perdue, prenant conscience que ce monde dans lequel elle désirait évoluer ne correspondait plus vraiment à ce qu’elle espérait. Mais ce n’est pas le propos du film. C’est Rocco le propos. Le centre névralgique du documentaire et tout le reste n’est que satellites. Il est évident que le monde qui le fréquente c’est du haut niveau. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’univers qui nous est donné à découvrir ne me semble pas glauque. Au contraire, tout est feutré, contrôlé, polissé, bien balisé. Ce qui ne signifie pas pour autant que ce monde porno, le monde de Rocco, soit facile. Les actrices tout comme les managers connaissent la trivialité de Rocco. Lui-même ne s’en cache pas. D’après ce que j’ai capté, Rocco n’est pas qu’un énorme sexe, c’est aussi une bête de scène qui ne s’impose aucune limite. Et comme toute star, Rocco n’échappe pas à ses démons et à ses contradictions. Il n’a rien non plus d’exceptionnel en tant que catholique qui dévie de sa morale. S’en accommode-t-il vraiment ? Je ne sais que penser. A l’entendre, il aurait deux visages : celui du bien, celui du mal. Mais qu’est-ce que le mal ? Son métier ? Non, la pornographie si elle est consentie, voulue est un art comme un autre. Sa sexualité ? Laquelle ? Celle exercée dans l’intimité avec sa femme ? Celle exercée avec ses partenaires dans un film ? Celle qui le pousse à commettre des actes qu’il dit lui-même le rendent parfois honteux ? spoiler: Comme le fait de jouir dans la bouche d’une femme de 70 ans alors qu’il venait d’enterrer sa maman ?!
Son sexe serait-il un démon ? Serait-il manipulé par son sexe ? D’aucunes pourraient lui dire : « Encore un qui trouve une excuse pour justifier ses perversions ! » La chance ou l’intelligence de Rocco Siffredi c’est d’avoir pu exprimer ses démons légalement en accomplissant son métier de hardeur. Mais à quel prix pour ses partenaires ? Nous ne le saurons pas. Celles qu’on nous montre semblent consentantes et impatientes de tourner avec lui malgré une réputation pas toujours flatteuse. Au-delà du sexe, et pourtant tout est relié à ce sexe, Rocco nous apparaît fragile, sensible, sincère dans sa confession et rempli de scrupules envers son métier, de la façon dont il exerce, et envers ses fils. Son langage est dénué de tout tabou et ça fait du bien. Cela dit, ce monde pornographique, celui que côtoie Rocco, est un peu terrifiant. Je reviens à cette jeune actrice débutante vêtue en infirmière, on parle de lui cacher sa dentition avec du scotche ! La caméra s’attarde sur elle pendant qu’elle regarde ses partenaires, elle est comme hagarde ; plus tard, elle semble en effet un peu perdue. Son rêve de devenir célèbre semble compromis et rempli d’obstacles. Interprète-t-on bien son regard ? N’est-elle pas tout bonnement éreintée ? Terrifiant quand Rocco plonge deux, trois quatre doigts puis sa main dans la gorge d’une autre actrice. Les larmes qu’elle verse sont certainement provoquées par les mouvements brutaux, par l’étouffement que par la douleur. Acte dont elle est à l’origine puisqu’elle invite Rocco à le faire. Terrifiant aussi cette photo d’une autre actrice qui dévoile son dos en sang parce qu’elle a accepté d’être lacérée, adepte du sexe brutal. Terrifiant dans la mesure où chacun peut ne pas se reconnaître dans cette sexualité. Une sexualité qui correspond à Rocco et en principe à ses partenaires. Enfin, pourquoi aussi tenir des propos désobligeants sur Mark Spiegler, directeur d’une agence de casting de 25 actrices ? D’aucunes le comparent à un maquereaux. On ne sait rien de ces filles et il n’est nulle question de plonger la tête dans le sable, il faut arrêter de voir le mal partout. Tout directeur de casting est alors un proxénète ! Non, je ne confonds pas les genres et ne polémique pas autour d’un rouge, ça tombe bien, je ne bois pas. Tout directeur de casting a un catalogue pour se faire de l’argent et peu importe pour quel département du cinéma il travaille. Je cite Virginie Despentes à propos de cet univers : « Ici, les femmes sont contentes du service rendu, les hommes bandent dur et éjaculent, tout le monde parle le même langage, pour une fois tout se passe bien. » Voilà, tout le monde parle le même langage, alors pourquoi chercher polémique là où il n’y en a pas. Le monde de « Rocco » peut paraître sordide à certains, moi même je découvre son monde, monde que je ne connaîtrais jamais mais en aucune façon je ne porterai un jugement moralisateur. Dans la mesure où se monde parle un même langage et s’y retrouve, a ses codes. Enfin, ce documentaire « Rocco » aborde très succinctement la place de la femme dans la pornographie. Ce ne sont pas toutes des jeunes fleurs. Il y a aussi de fortes personnalités en la personne de Kelly Stafford qui se revendique féministe quitte à en choquer la communauté. Je cite Wendy Mc Elroy, une féministe pro-sexe: « La pornographie est possible, personnellement et politiquement pour les femmes » Elle reproche au féminisme puritain « de détruire la liberté des femmes à disposer de leur corps et de leur sexe comme elles l'entendent, et d'imposer une idéologie sexuellement correcte dissimulée derrière de fausses préoccupations de bien et de justice. » Oui, Kelly Stafford est une femme intelligente et elle a su enrager par son argumentation Gabriela Galetta, cousin et réalisateur attitré de Rocco. Mais cette séquence était-elle scénarisée ? A voir pour satisfaire sa curiosité.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2020
A la fois intimiste et immersif, le documentaire dessine les contours d'un métier et d'une personnalité cachée qui en devient attachante.
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2017
Bravo. C'est extremement bien fait, touchant, les musiques accompagnatrices sont super.
Ce film est aussi une excellente idée.
Un métier ; des acteurs méconnus. Des psychologies.
C'est beau.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 avril 2020
On a le droit d’aimer le documentaire Rocco et de souscrire à la vision de la pornographie ici défendue. À la seule condition de reconnaître, d’avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître qu’il s’agit là d’un film de propagande. Que ce que font Thierry Demaizière et Alban Teurlai n’est autre chose que l’érection d’un monument à la gloire de l’acteur qui se confesse, qui décharge sa philosophie de l’existence entre deux fellations ou conseils donnés, en bon papa protecteur, à des gamines fraîchement débarquées d’Europe de l’Est. Le point de vue du long métrage est un point de vue messianique : le monstre est dédiabolisé, redoublé par son cousin et ses emportements violents, sa rédemption garantie, jusqu’à sa crucifixion. Pauvre Rocco, toujours dominé, toujours assujetti aux tensions de son zizi. Patior, passus sum. Amen. La malhonnêteté profonde du film est de subordonner l’approche documentaire et l’ambition biographique à un projet mythologique sans jamais remettre en question les actions de son héros : qu’il blesse les actrices, qu’il les brutalise, qu’il confonde pulsion de vie et pulsion de mort, pas grave, la femme est consentante après tout, non ? L’actrice est même dépeinte comme une effigie du féminisme : faire du porno, recevoir des coups, c’est un art de vie, pas juste une profession ! Preuve à l’appui, l’épouse de Rocco est d’accord, elle sait faire la part des choses, eh. Et les enfants de Rocco, pareil : le meilleur père au monde, qu’il est, Rocco. On se chamaille, on s’entraîne ensemble, on prend le petit déjeuner, tout sourire. Mais quid des vraies questions que le film balaie d’un revers de main ? Quelles sont les motivations véritables de ces jeunes femmes encore adolescentes, sinon l’argent et le succès rapides ? Que deviennent les actrices une fois démodées ? Comme Hollywood, l’art en moins, la pornographie constitue un terrible et terrifiant mirage, un aimant qui attire à lui les rêves de gloire d’une génération qui a grandi avec la banalisation galopante des images sexuelles, la standardisation des pratiques sexuelles, le détournement des relations sexuelles sous l’influence des codes du porno. Attends attends, Rocco verse une larme, là, c’est beau ! Il se repent. Le documentaire ne réfléchit pas mais infléchit beaucoup, compose une hagiographie complaisante et mise en scène tel un reportage pour chaînes publiques. On a l’impression d’être dans Les Dieux du stade, format calendrier religieux et format « fête des peuples ».
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2016
Un portrait intime et troublant de cet homme, hors norme, justement filmé pour saisir à la fois toute la brutalité d'un milieu qu'il a choisi, et sa quête pour en sortir.
chloé V.
chloé V.

146 abonnés 254 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 décembre 2016
D'abord on prend une claque. C'est vrai. Je ne connaissais pas l'œuvre de Rocco mais evidemment son nom et la taille de son sexe qu'on prend en Pleine face dès le début du film (au repos et usée je vous rassure). La confession de l'homme Rocco est intéressante, on découvre sa folie aussi démesurée que la taille de son engin et la découverte du monde du porno bien que remplie de détresse humaine est intéressante.
Mais j'ai un vrai problème avec le traitement du film. En le suivant trop longtemps, les réalisateurs sont malgré eux tombés sous le charme de la bête et la distance que ce genre d'exercice impose n'a pas tenu jusqu'au bout. On les sent de plus en plus fascinés par le monstre et au final il les a sodomisé à leur tour en les soumettant (autant que les femmes qui travaillent avec lui) a aller dans la surenchère, aller plus profondément dans le vice et l'insoutenable, de plus en plus gratuitement en faisant croire que tout est senti et consenti. La fin est à la gloire du héros et C'est tres dérangeant meme si Cest surement le reflet d'une époque. La notre.
Dommage parce que la première moitié du film est vraiment bien foutue. La deuxième partie nous fait nous souvenir pourquoi le porno supporte mal la longueur. Et finalement quelques heures apres, il ne reste que 2 scènes particulièrement gores qui sont l'œuvre de Rocco... pas des réalisateurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 décembre 2016
J'ai été très agréablement surprise par ce film.

A la base, ce n'est pas du tout mon genre de prédilection, j'étais même un peu gênée en y allant. J'espérais ne tomber sur aucune connaissance. Après l'avoir vu je n'ai aucune honte à dire que c'est un très bon documentaire que je conseille à tout le monde d'aller voir.

Alors oui, nous sommes dans l'univers de la pornographie, donc forcément nous voyons par moments des seins et des pénis en érection. Le langage peut être cru. Mais tout cela a été capturé de façon très élégante (d'ailleurs les séquences de sexe ne montrent que l'expression des visages). L'image est très esthétique et aucunement vulgaire. C'est ce qui fait la puissance du film, car bien qu'il s'agisse d'un documentaire, il possède tous les ingrédients d'un film de fiction:
Un personnage principal torturé, évoluant dans un monde peu connu du grand public dans lequel il est considéré comme un Dieu. Son entourage, les personnes avec qui il collabore, tous ont leur propre opinion sur sa personne, certaines plus juste que d'autres. C'est ce qui fait toute la complexité de l'oeuvre, et ce qui en fait un film plus cérébral. Nous sommes emportés par son histoire. C'est l'homme qui nous intéresse. Il y a une réelle montée dramatique, le point culminant étant le moment ou il tourne son tout dernier film avant de se retirer (#lol) définitivement.

Donc allez le voir, si une prude comme moi a réussi à l'apprécier, vous devriez également.
Patrick A
Patrick A

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 décembre 2016
Film à vomir. Ce n'est pas moi qui le dit, mais Rocco lui-même au début du film. Dire que ce "film" est un documentaire est d'une mauvaise foi assumée. Ce n'est qu'une succession de scènes pornos, hétéros, évidemment... j'accompagnais un ami qui travaille pour un festival de cinéma et l'ai suivi résigné... le fait de ne pas être de se bord-là pas influe certainement sur mon dégoût profond de ce film... mais voyons plus loin... l'interdire au moins de 16 ans est très limite, vu le contenu du "film". C'est un porno déguisé pour pervers qui ne s'assument pas. En outre, Rocco est très surfait. Beaucoup de bruit pour rien.
Pour les (vrais) connaisseurs, voyez auprès des Studios Belami, Lucas entertainment, le groupe Falcon... Rocco est très dans la moyenne et d'une vulgarité propre au X hétéro. Le "porno" gay est plus sain et surtout les acteurs ne sont pas exploités et bien plus autonomes et spontanés. On voit qu'ils ont plaisir à tourner, sans "trucage" et ont une vraie complicité avec leur(s) partenaire(s), et ce, bien au-delà de leur(s) scène(s).
Bon, il faut être homo, mais c'est une autre histoire...
Fuyez ce film faux-cul, c'est le cas de le dire. Et pour les autres louez ou achetez un DVD X.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2016
Il s'agit d'une tentative de réhabiliter un acteur porno qui a certainement la tête plus remplie que ce que nous laisse entrevoir sa carrière, mais qui reste le symbole d'une misogynie incroyable (plusieurs scènes sont d'un machisme d'autant plus inconfortable qu'il est davantage portée par les femmes elles-mêmes que par les libidineux les entourant).
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2023
Un documentaire très intimiste sur un mythe qu'on a très peu montré à l'écran hors Pornographie, et qui se place d'un côté jamais vu jusqu'à présent, celui d'un homme adulé, mais épuisé, après une longue carrière. Quelques scènes un peu chaudes, mais rien de choquant ici, au contraire, on découvre un univers très privé jusqu'à présent.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 juillet 2022
Un reportage avec quasiment aucune surprise ou chose surprenante. On n'y voit que toutes les choses déjà connues sur l'industrie pornographique et on n'apprend quasiment rien sur Rocco. Inutile.
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2017
Le symbole de la pornographie grand public Rocco Siffredi nous offre une biopic-documentaire qui avec une mise en scène, une exploration en profondeur et un film tourné dans l'égocentrisme, rend le personnage sympathique. Tout est monté pour que le personnage puisse finir sa carrière sur un dogme de la culture fort à l'image d'un chef d'Etat. Evidemment, ce documentaire reste aux prémices de ce que l'on peut trouver mais c'est un documentaire qui est intéressant/
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 août 2017
C'est toujours compliqué de juger un documentaire cinématographique. Au delà de son sujet, c'est tout un langage et une méthode qui reste difficile à appréhender. Ainsi, selon mon avis, un documentaire est un matériel complexe et qui dépasse facilement la construction d'un film scénarisé et anticipé. En effet, à l'exception de quelques directions ou axes, un documentaire reste une plongée dans l'inconnu. Thierry Demaizière et Alban Teurlai en font l'expérience avec Rocco - icône de la pornographie qui au crépuscule de ses 50 ans - tente une remise en question de son identité et de son aura au sein de cet univers dangereux et illusionniste. Le film documentaire prend une dimension intimiste (à l'aide de la voix off) mais tombe beaucoup trop facilement dans la facilité débordant ainsi rapidement dans la mélancolie et le pathos. Or, je préfère un documentaire qui dispose de plusieurs angles et il manque ici cruellement un avis extérieur (peut-être un consommateur) et une tonalité plus neutre. Rocco a tendance rapidement à devenir une immense propagande autour de cette légende vivante et ce parfois de manière envahissante. Néanmoins, le documentaire dispose d'une réalisation soignée, de témoignages et de scènes sincères qui pousse le spectateur à s'interroger sur ce monde clos et dont l'envers du décors reste relativement inconnu aux yeux du grand public. Nécessaire mais pas indispensable à mes yeux ! Un visionnage en demi-teinte mais qui permet d'approfondir et de connaître un peu mieux le personnage Rocco Siffredi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 septembre 2019
"Rocco" est un film documentaire intelligent et très bien réalisé, doublé d'une captivante fresque du renommé Siffredi.
Sans tabou, l'égérie se livre tel qu'il est - et tel qu'il devrait être.
Une réflexion sur fond de dualité schizophrénique, troublante, choquante, et obscène d'authenticité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2017
Rocco la légende, et comme le dit à un moment donné une de ses amies, ce n’est pas seulement le gros engin, mais son attitude qui le met 10 niveaux au dessus de tous les autres acteurs pornographique.
Ne comptez pas sur ce film pour vous faire réfléchir, n’y emmenez pas votre copine, ça pourrait lui donner des envies que vous ne pourriez pas assumer ou assurer.
Filmé comme un documentaire, ce film ravira nos appétits voyeuristes, comme un porno soft. On a apprend un peu comment Rocco et son équipe travaillent, on découvre finalement qu’on est loin d’un plateau de cinéma (peut être qu’à une certaine époque cela se faisait), et on dirait qu’il suffit d’être trois pour tourner un film : une fille, un qui s’occupe de la fille, un qui s’occupe de la camera.
Il en sort un coté étonnamment artisanal…
Pour ce qui est des acteurs, Rocco et son manageur, on dirait qu’à force de toujours évoluer dans le même milieu ils sont devenus un peu obsédé par la chose, et le film a beau faire ressortir leurs états d’âmes et réflexions, il montre aussi l’absence de recul dont ils font preuve. Les filles défilent, ils font une ou plusieurs scènes avec, et on enchaine sur la suite.
On apprend aussi quel est l’état d’esprit, la motivation de Rocco, on découvre que l’explication de ses extraordinaires capacités fornicatrices tient dans sa volonté, sa détermination, son souci de bien faire.
Un film à la gloire du héros Rocco.
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