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Gfa Cro
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5,0
Publiée le 12 mai 2017
Vu et avis le 20170511 .-.-.-.-.-.-. Film lent, exigent et profond .-.-.-.-.-.-. Le premier film de koreeda que j ai vu est distance qui m avait estomaqué. J ai du essayer de le voir 6 fois au cinéma, pas une seule fois j ai réussi à le regarder sans m endormir, et des la première vision j ai considéré distance et koreeda parmi ce que je préfère. .-.-.-.-.-.-. Comme souvent, le film cherche à montrer l indicible, ni à l expliquer, ni à le théoriser, juste le montrer et le faire comprendre. Pas d explication, pas de morale/de vrai fil conducteur, c est juste au spectateur de comprendre ce qu il veut. Le film est lent, ne dit pas grand chose, il montre des gens simples, communs, et pourtant le film à la profondeur de la vérité lorsqu elle est simple. Il y a même une gravité inhabituelle chez koreeda. .-.-.-.-.-.-. Le début est assez lent, le film a un peu de mal a se mettre en place. Les petites combines du père, ses faiblesses, il me semble qu'il n'était pas utile d'y consacrer autant de temps, que le sujet n'est pas aussi porteur que la fin du film avec les relations intrafamiliales. A la fin du film, on peut se demander quelle est l'utilité du jeune détective avec qui le père fait ses enquêtes. Probablement à montrer que Ryota a pu être auparavant un homme plus attachant, Si le début me semble discutable, à partir du repas avec la famille de la soeur de Ryota et le début de la tempête, le film prend une profondeur bien supérieure. Les discutions entre ryota et successivement son ex-femme, sa mere et son fils sont passionnantes et justifient amplement la longue mise en place du film.
Ce qui caractérise ce film, tout autant que le réalisateur, c'est sa finesse. Sur fond d'une histoire de couple divorcé avec un enfant qui ne peut voir son père qu'une fois par mois, tout repose sur la complexité des personnages, leurs questionnements, leurs faiblesses et leurs regrets. On ne s'ennuie pas une minute dans ce film, où les personnages deviennent très vite attachants. Le regard de l'enfant est évidemment clé, et c'est autour de lui que l'histoire s'articule. Un très bon film, qui confirme que Hirokazu Kore-eda est un grand réalisateur.
Voilà une bonne comédie dramatique japonaise. C'est tout en lenteur, en dialogues, en émotions. Le cinéma asiatique en général est toujours excellent. Seul petit bémol toutefois, par moments on peut s'ennuyer.
« Les grands talents fleurissent tard. » prévient la grand-mère Yoshiko (Kirin Kiki) au sujet de son fils Ryota (Hiroshi Abe). Dans un film où les personnages parlent souvent en adage, celui-ci a toutefois en réalité moins valeur d’avertissement que d’excuse. Auteur d’un premier ouvrage titulaire d’un prix, Ryota n’a pas « confirmé » avec la parution d’un second. Les années passant, ses aspirations littéraires n’ont jamais trouvé l’épanouissement, celui-ci mettant désormais ses dons d’observations au service des besognes d’une agence de détective. Cet échec à concrétiser son rêve pourrait après tout ne regarder que lui (dans une communauté par trop soucieuse de la réussite sociale du voisin). Son attitude face à cet état de fait lui a cependant coûté une vie de famille : avec le divorce de son épouse Kyoko (Yôko Maki) pour ce qu’on comprend être ses manquements dans l’éducation de leur fils unique, Shingo (Taiyô Yoshizawa). Accaparé à guetter sa propre floraison, ce père n’aura su accompagner celle de sa progéniture. Après la Tempête les réunit, entre l’arrivée sur les côtes d’un vingt-quatrième typhon et les désastres successifs qui ont parsemé leur vie commune, alors que Ryota se met à suivre en filature son ex-épouse, vestige d’un passé qui, dans son cas, décidément ne passe pas. (notre entretien avec Kore-eda est à lire ici
Peut-être me faudrait-il avouer n’avoir jusqu’ici accordé à Hirokazu Kore-eda une attention ne dépassant que moyennement le stade de l’intérêt poli. L’occasion de s’adonner de temps à autre au petit jeu consistant à chercher derrière la mièvrerie apparente des signes de difficulté existentielle (filmer le bonheur est une tâche résolument ingrate). Il est comme rafraîchissant de le voir se confronter à des existences pleinement malheureuses, autant que peut s’y déceler certaines facilités. Se mettant au chromo de l’humeur générale, sa photographie adopte des teintes mornes, à l’uniformité maronne (la fidélité de Kore-eda au 35 millimètres s’avère payante en terme de densité). Le dialogue est thématiquement appuyé : si les bons plats demandent une longue cuisson, c’est immédiatement pour s’en référer à un personnage qui, lui, le temps passant, à force de bouillir intérieurement s’est transformé en un être acariâtre. Ce souci temporel touche jusqu’aux aliments eux-mêmes, Ryota se plaignant à deux reprises de la péremption (largement dépassée) des produits que sa mère conserve – et avale sans trouver, elle, à y redire. Elle fait avec, s’est constituée une raison, comme elle accepte la condition de son fils mieux qu’il ne la vit lui-même. Exilé d’un passé prometteur, butant face au barrage d’un avenir qui lui rendrait sa bonne fortune, il est un être condamné à hanter sa propre existence plus qu’il ne l’habite, en banqueroute du présent. Son obsession du jeu (il claque toute sa fortune aux courses avant de s’acquitter de la pension qu’il doit pour son enfant) reflète ce désespoir, autant que la filature de son ancienne épouse donne la mesure de son envie.
À l’ère du numérique et de ses facilités de traçage, il y a quelque chose de presque touchant à voir les indépassables méthodes façonnées par une époque analogique employées par l’agence de détective où il opère, autant que dans leur reprise à titre personnel. Suivre en voiture, fournir des photographies papiers, rester planqué dans une chambre d’hôtel avec vue ou passage sonore, etc. Son métier, sa méthode, paraissent déjà élaborés par un autre temps. Les formes de médiocrité et de mesquinerie auxquelles Ryota se trouve confronté durant ses journées (autant qu’il y contribue) peuvent, ou se voir comme des bassesses immémoriales, ou au contraire, tel qu’un de ses collègues le suggère, comme ayant trait à une vulgarité contemporaine. Le drame d’Après la Tempête a en partie à voir avec l’incapacité de certains profils à s’adapter aux contours sociaux qui leur sont imposés, se retrouvant alors piégés dans des failles de la vie moderne. Ce qui fait la tristesse de l’existence menée par son personnage ne ressort pleinement qu’au sein d’une famille modeste, où les attentes ont été redoublées, des sacrifices consentis (à moins que ce ne soit l’enfant qui sacrifie en fait son avenir aux attentes irréalistes de ses proches ?), pour que celui-ci s’élève au-dessus de cette condition préalable.
Portrait tendre et attachant mais manquant de souffle d’une famille japonaise disloquée, à travers les errements d’un ex-écrivain devenu détective privé.
Du pur Kore-Eda Hirokazu : une simple histoire de famille racontée avec finesse et sobriété, sans esbroufe ni artifice stylistique. Ce père de famille, ayant bien du mal à assumer son rôle et devenir adulte, est un personnage complexe et attachant.
Une famille qui se sépare et qui se retrouve le temps d'une soirée en pleine tempête, et qui avec pudeur relate ses sentiments et états d'âme. Excellent quatuor d'acteurs mais l'ensemble est tout de même long et quelques fois soporifique...
Quasi-totale réussite pour ce nouveau film de Hirokazu Kore-eda, à la filmographie inégale depuis le magnifique Still walking. On revient toujours aux relations familiales, à la filiation, avec un regard nostalgique sur le passé, une difficulté à vivre le moment présent et une peur sourde de l'avenir. Par petites touches impressionnistes, on découvre peu à peu l'univers mental du principal protagoniste Shinoda (Hiroshi Abe, toujours superbe) et ce qui paraissait simple de prime abord - un divorce mal digéré - prend un relief dramatique au fur et à mesure du déroulement de l'histoire. Toujours de belles images, une direction d'acteurs impeccable (à noter la très fine Yoko Maki dans le rôle de l'ex-épouse). Seul, le rythme, parfois alangui pourrait affadir notre jugement.
Ce qui est agréable, c’est qu’on rentre de suite dans l’ambiance du film, ses personnages. On suit notamment Ryota (Hirsohi Abe), romancier obligé d’être détective pour gagner de l’argent, divorcé essayant tant bien que mal de voir et de gâter son fils, mais dépensant tout son argent aux courses ou dans les tickets de loterie. Le personnage le plus attachant est sa mère (Kiki Kirin), récemment veuve, ne regrettant pas son mari, très franche, pleine de “phrases choc”, rigolote. Les scènes où elle apparaît sont les meilleures, les dialogues sont très réussis, avec beaucoup d’humour. Les personnages sont attachants et touchants, l'histoire est intéressante. C’est un joli film.
Les films asiatiques ont toujours cette atmosphère austère, un peu raide, "Après la tempête ne déroge pas à cette règle. Dans les galères du père divorcé, englué dans une routine et des problèmes d'argent, on sent un peu le film pesé sur les épaules du public. Au début avec un peu d'indulgence, le film avance, parfois avec de l'innocence dans les regards, mais plus on avance, plus les dialogues sortent un peu plus matures. On attendait une chute ou un coup d'éclat dans le scénario, ce qui n'est jamais arrivé. Un film plutôt bien tourné, mais un peu mou.
Un film touchant qui montre que les choix dont on est responsables nous font devenir adultes qu'on le veuille ou non. Accepter les erreurs accepter de ne pas être l'adulte dont on rêvait d'être fait partie du processus. La relation avec la mère ajoute une bonne touche d'humour. Un bon moment passé.
Le prolifique réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda livre une chronique familiale explorant les rapports père-fils avec sa justesse habituelle. On pourra simplement reprocher au récit une certaine monotonie tant la recherche de la mise en scène du cinéaste se rapproche d’une forme de naturalisme parfois ennuyeux. Néanmoins la qualité de l’écriture associée à une excellente direction d’acteurs font de ce « Après la tempête » un drame teinté de mélancolie mais qui se drape pourtant d’une note d’espoir.
"Le bonheur est de savoir ce dont il faut se passer, pour l'obtenir". Le cinéaste Kore-Eda nous rejoue sa partition en sourdine sur le thème des rêves brisés et des querelles familiales. Sa partition est tout en pas feutré, ne cédant jamais à la dramaturgie, qui pourtant, tend ses tentacules sur le quotidien des personnages... Cette façon de faire avancer ses histoires tout en douceur, est rare, précieuse et permet la réflexion sur la condition humaine, loin du bruit et des fracas de certains spectacles d'aujourd'hui. Le scénario n'est pas très bien construit, allongeant la première partie mais on savourera aussi la joliesse des images avec notamment ce refuge au cœur du typhon et la prestation de la grand-mère
Kore Eda retrouve son immense talent de Cineaste de la famille, ses conflits, ses souvenirs, ses déchirements mais aussi son amour et ses joies simples.Un ton de comédie illuminé ce récit doux amer d'une nuit ious la tempête