Après la tempête
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Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

93 abonnés 909 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2020
Sans doute le film le plus abouti de Kore-eda. Contrairement à son habitude, le japonais nous propose ici un récit dense, maîtrisé de bout en bout, dans lequel il dépeint, avec une sensibilité et une justesse remarquables, la situation émouvante de cette famille. On se prend d'empathie pour ces personnages ancrés dans une réalité dure dans laquelle chacun peut s'identifier.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2017
Ah chic ! un film japonais. Avec ce que je sais de ses réalisateurs, pour filmer les familles, ce sont les plus fins. Et comme leur pays vieillit encore plus que le nôtre, leurs vieilles, bien présentes, sont séduisantes.
Celle qui jouait dans « Les Délices de Tokyo » reçoit son fils, son petit fils, son ex belle fille, chez elle le temps que le 23° typhon de l’année s’éloigne.
Ce fils, écrivain raté, mauvais menteur, détective privé minable, dégingandé, toujours à se plier, a hérité de son père qui vient de disparaître, l’addiction aux jeux de hasard qu’il risque à son tour de transmettre à son propre fils. Et parce qu’il pourrait être dépressif, se montre fort, finalement.
Dans cette chronique qui nous tient en éveil par l’étrangeté de certaines réactions, nous sommes en même temps parfaitement concernés par la question de ces patrimoines familiaux constitués de faiblesses, de tendresse ignorée, de maladresse, de générosité. Comme le ragoût préparé par la chèfe de famille a besoin de temps pour exprimer tous ses parfums, le film aurait pu durer au-delà de ses deux heures.
La retenue des beaux acteurs ne masque ni la violence qui nous atteint plus intimement que bien des boum boum, ni l’intensité des sentiments, ni leur ambiguïté.
Limpide, élégant et familier, délicat avec des pointes d’amertume, subtil, « d’une tristesse nonchalante » comme je l’ai lu sur le site « Bande à part ».
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Un film intéressant qui m'apparaît tout de meme un peu caricatural dans sa peinture d'un Japon un poil convenu.
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2019
Ma cinquième incursion dans la filmographie de Hirokazu Kore-eda que j'avais découvert par son superbe et bouleversant chef d'oeuvre qu'est "After life" que je place invariablement parmi mes films préférés. Après une longue première heure d'exposition presque ennuyeuse, une dernière partie centrée sur le typhon en huis-clos forcément plus intimiste et plus forte d'un point de vue émotionnel. Comme à l'accoutumée, une superbe analyse d'une cellule familiale toute en subtilités et en retenue avec des thématiques sous-jacentes comme la responsabilité, la paternité, l'héritage ou encore le poids d'une carrière d'artiste dans le Japon contemporain. Peut-être pas le meilleur long-métrage du réalisateur japonais mais une oeuvre qui demeure très touchante. Hiroshi Abe, dans le rôle du père, est magnifique de justesse et de présence.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2019
Pas le meilleur film du cinéaste (mon préféré reste After Life). Pas très original sur le fond. Mais cette chronique familiale, douce-amère, sensible, tient la route, notamment grâce au regard toujours bienveillant du réalisateur sur ses personnages.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2017
il ne se passe rien, il n'y a pas d'histoire, les dialogues insignifiants et sans intérêt c'est filmé sans recherche , c'est un puissant somnifère , une façon de montrer la vie au Japon aujourd'hui qui ne donne pas envie d'y aller. en bref c'est un film a oublier , même si les critiques sont assez snobs pour le porter aux nues.
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2017
Un film sensible, poétique, rafraichissant porté par une réalisation sobre mais offrant des plans plastiquement très réussis. Ce film parlera à chacun car il traite sans prétention d'une thématique universelle : l'enfance.
David B.
David B.

55 abonnés 595 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2018
Un scénario à la base plutôt intéressant mais définitivement très long à se mettre en place. Près de 2h de film : tout ça pour ça...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 mai 2017
Sympathique mais trop long: 2heures pendant lesquelles il ne se passe pas grand chose. On va, on vient, on espionne, on se réunit. Certes, mais l'intérêt du spectateur là dedans?
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2017
Quel usage peut-on faire d'un père ? En quoi le fait d'être un joueur engage-t-il sur la voie de l'irresponsabilité ? Un couple se sépare. Lui a publié un roman, il "gagne" sa vie comme détective privé, mais en profite pour espionner son ex-femme. Ce qu'il gagne, il le rejoue en espérant toujours gagner le gros lot. Mais il n'est "qu'un père qui perd"... Il y a du pathétique dans cette quête de ce père empêché, qui cherche sa part d'héritage, qu'il pourrait rapter de son défunt père, comme s'il n'avait pas reçu la reconnaissance de son propre père, lorsqu'il a publié et aurait voulu être reconnu comme auteur. Ce père se montre parfois totalement irresponsable avec son fils, même s'il lui offre la part de rêve, tout en reproduisant sans doute la contamination de son propre père, qui lui a insufflé le virus du jeu. La répétition transgénérationnelle est ici clairement montrée à l'écran.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 juin 2018
On ne peut pas dire qu'on passe un mauvais moment devant Umi yori mo Mada Fukaku, mais le film ne commence jamais réellement puis l'exploration des sujets évoqués ou des personnages cités est bien trop timide. Un peu déçu !
Anne M.
Anne M.

86 abonnés 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2017
Au Japon, de nos jours. Ryôta, après un premier roman prometteur, ne trouve plus d’inspiration. Il travaille dans une agence de détective, où il arnaque les clients et dépense son argent dans les courses cyclistes. Son père est mort récemment, il rend souvent visite à sa mère. Sa femme, Kyoko l’a quitté et élève leur fils Shingo. Elle est en passe de refaire sa vie. Un soir de typhon, Ryôta, Kyoko et Shingo se retrouve dans l’appartement en HLM de la mère de Ryôta.

J’ai été déçue, ayant beaucoup aimé les deux films précédents, je trouve qu’ « Après la tempête » manque d’âme, de souffle. Les personnages stagnent, n’évoluent pas, le film met surtout les désillusions et les échecs en relief.

Ceci dit, les acteurs sont très bons, mention spéciale à la grand-mère, Kirin Kiki, déjà remarquable dans « les délices de Tokyo ». L’analyse de la société japonaise, avec ce portrait croisé, reste intéressante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2017
La tempête est dans les coeurs, mais des rapports humains d'une rare profondeur l'emportent et rétablissent le calme.
KORE-EDA nous entraîne comme d'habitude dans une introspection familiale à trois générations avec ses acteurs favoris, dont Kirin KIKI qui joue la grand-mère. Dans une interview sur france-inter, avec Laure ADLER, le 27 avril 2017, il a dit qu'elle lui rappelait sa mère par son petit côté langue de vipère et sa gaieté. Comme le père du film lui rappelait son propre père, un peu immature, obligeant l'enfant à devenir mature rapidement, sans connaître l'insouciance d'une enfance révée.
Un film pour ceux que la famille et sa psychologie intéressent.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2017
Après la tempête a un précèdent, Still walking de huit ans son aîné. Outre Hiroshi Abe comme acteur principal, ces deux drames familiaux de Hirokazu Kore-eda partagent des thématiques voisines : portrait d’un père dans son rôle d’éducateur sur fond de crise de la quarantaine, désunion d’une famille « ordinaire » et, à force de renoncement, les ambitions individuelles d’un passé révolu forgent les désillusions collectives d’un présent.
La mécanique scénaristique garde un même axe, celui composé par la génération familiale la plus ancienne qui, à nouveau, offre le principal lieu de conciliabule. Un lieu confiné à l’image de la mise en scène de Hirokazu Kore-eda moins porteuse de souffle dans Après la tempête que dans Sill walking. Le portrait unilatéral et sévère de la gente masculine et le peu d’empathie générée font barrage à l’appropriation du film par le spectateur. En ne renouvelant pas son cinéma, Hirokazu Kore-eda donne l’impression de le bégayer. De film en film, la magie attendue disparaît au point de sembler absente dans Après la tempête. Celle observée dans Nobody knows (2004) paraît désormais très lointaine des derniers métrages du cinéaste.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2025
Kore-eda est en train de confirmer à chaque œuvre qu’il maîtrise la complexité des relations familiales d’une main de maître. Encore de la profondeur dans sa mise en scène jusqu’au personnage de Ryota, incarné par Hiroshi Abe de manière excellente et très juste à l’écran. Ce que j’aime dans sa réalisation, c’est l’émotion sincère et subtile qui dégage du récit, les gestes quotidiens jusqu’au silence, pas besoin d’être explicite pour comprendre ce qui se passe, j’adore ça. Le développement du personnage paraît lent mais moi ça m’a quand même convaincu et touché, on pourrait le détester mais l’erreur est humaine, on se sent attaché à lui. Les éléments extérieurs comme la tempête vient se lier aux bouleversements des personnages, c’est bien maitrisé, rien n’est montré ou prononcer au hasard. Je regrette seulement que l’œuvre est trop familière à certaines œuvres déjà réalisées par le réalisateur dans sa narration, c’est assez dommage, y’a vraiment rien de surprenant.
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