Chez Nous
Note moyenne
3,2
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286 critiques spectateurs

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54 critiques
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84 critiques
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83 critiques
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27 critiques
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8 critiques
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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2017
Lucas Belvaux est un cinéaste estimable, l'un des rares en France (oui, il est belge de naissance mais cela ne change rien) dont les oeuvres sont irriguées par une forte veine sociale. Même l'histoire d'amour du très beau Pas son genre n'y échappe pas. Ses films sont cependant des fictions assumées, même si leur terreau est réaliste, avec des tentations romanesques qui trouvent leur meilleur équilibre entre ces deux pôles, chez ce réalisateur pas si éloigné de Ken Loach dans ses préoccupations. Chez nous ne surprend donc pas dans son ancrage social nordiste, dans une des régions françaises les plus touchées par une crise qui n'en finit pas de durer et un haut taux de chômage. La nouveauté du film réside dans son caractère politique avec en transparence les manoeuvres et la stratégie d'un parti politique facilement reconnaissable jusqu'à la personnification de sa chef de file. Là, c'est le militant Belvaux qui s'exprime et il faut bien avouer que, quelles que soient ses propres convictions, cette attaque "frontale" n'est plus tant du ressort de la fiction cinématographique que du documentaire engagé. D'autant que si l'on possède un minimum de culture politique, on n'apprend pratiquement rien quant à la stratégie de n'importe quel parti populiste pour séduire des électeurs. Laissons de côté les idéologies (le film a déjà été rejeté par ceux qu'ils ciblent sans avoir été vu) car c'est aussi et surtout sur sa valeur cinématographique que doit être jugé Chez nous. Le vrai sujet : comment une jeune femme se retrouve de bonne foi "tête de gondole" d'un parti sans connaître autre chose que de vagues préceptes et une opposition viscérale à la droite et à la gauche "traditionnelles", eh bien ce thème n'est pas totalement traité. Emporté par son didactisme, le film part dans d'autres directions (le portrait d'un ancien militant) qui finissent sinon par brouiller le message sinon à le charger démesurément. On enrage (un peu) de voir le film à ce point décentré au point que la fiction a du mal à suivre (voir la scène finale, plutôt ratée). Du côté de l'interprétation, très bonne note pour Emilie Dequenne, Catherine Jacob, Anne Marivin et surtout André Dussolier. Guillaume Gouix est lui exceptionnel dans un rôle terriblement compliqué. Du film ressort finalement, et malgré ses défauts liés principalement à son envie de montrer et démontrer beaucoup trop, l'aspect humain de personnages qui se débattent dans un quotidien difficile et souvent insoutenable. C'est donc bien un film de Lucas Belvaux, cinéaste de la souffrance et du désespoir au quotidien dans une époque troublée et accablante.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2017
Un film d'un grande richesse qui interpelle et ne peut laisser indifférent, grâce un scénario superbement construit et interprété magistralement. Un choc!
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2017
Excellent film qui tombe très bien.
Non seulement on a une très bonne comédie sociale mais de surcroît le message véhiculé est parfait.
Merci au réalisateur.
Roman G.
Roman G.

19 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2017
Un film d'utilité publique... Toutes ressemblances sont bien réelles. Un film à voir, a faire connaître, à voir et revoir. Une plongée dans une réalité d'hier et d'aujourd'hui
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2017
Lucas Belvaux peut remercier les frontistes Florian Philippot, Nicolas Bay et Steeve Briois d'avoir fait une publicité gratuite pour ce film alors qu'ils n'en avaient vu que la bande annonce. Avant même la sortie du film, il était difficile de ne pas savoir qu'on allait se trouver face à Pauline Duhez, une infirmière du nord de la France, très peu politisée bien que son père soit communiste, infirmière très estimée par ses patients et que le Rassemblement national populaire, mouvement dirigé par une femme, version en apparence soft du Bloc patriotique de son père, va chercher pour en faire une tête de liste dans une élection municipale. On rajoute que, simultanément, la dite infirmière, mère de deux enfants et divorcée depuis 5 ans, retombe en amour avec un amour de jeunesse dont elle ignore qu'il est tricard au Rassemblement national populaire car membre d'un groupuscule aux tendances fascisantes, ce qui va à l'encontre des tentatives de dédiabolisation du rassemblement.

On ne va pas mentir : le film est à la fois un peu lourd et tellement proche de la réalité qu'il n'apprend pas grand chose, voire rien du tout, à celles et ceux qui suivent de près la politique. Cela étant, le fait de faire de Pauline une infirmière est assez malin car, dans cette profession, on rencontre pas mal de monde, et le film en profite. Et puis, il est bon de ne pas se cacher derrière son petit doigt : il est tout à fait exact que les professions d'infirmière, de professeur et autres ne sont plus à l'abri de la contagion venant de la droite extrême. Autre point positif du film : le casting, avec une excellente Emilie Dequenne dans le rôle de Pauline, André Dussolier dans celui d'un médecin qui recrute Pauline, Guillaume Gouix dans le rôle du néo-nazi, Patrick Descamps dans celui du père de Pauline. Même Catherine Jacob arrive à être meilleure que d'habitude dans son interprétation d'une chef de parti d'extrême droite blonde et fille de son père.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2017
Il faut avouer que le film de Lucas Belvaux, à deux mois des présidentielles, ne passe pas inaperçu et j'ai l'impression que les critiques s'emportent sans vraiment essayer de comprendre le sujet, mettant tout de suite les termes de "propagande" et "humiliation aux habitant du Nord" sur le tapis... J'ai tenté d'être le plus neutre possible et de voir l’intérêt cinématographique de "Chez nous" sans me laisser déborder par la massue politique dont il fait l'objet. Car oui, "Chez nous" est un film politique, donc il est risqué, et en cela je crois que c'est un film qui mérite qu'on s'y penche sans s'offusquer dès la bande-annonce comme ont pu le faire beaucoup de partisans du FN... La force de ce film, c'est qu'il ne nous soumet pas un point de vue ! Avec habileté dans des dialogues très bien écrit, on assiste autant à la répugnance et au dégoût d'appartenir à un parti politique extrémiste qu'à des paroles lucides ou emportées de gens déterminés, qui ont envie de changement pour une sécurité optimale dans leur pays. Ce n'est pas un cinéma totalitaire mais bel et bien un cinéma démocratique que propose le réalisateur, son point de vue n'est pas absent mais il raconte cette histoire avec assez de distance pour qu'on développe notre propre avis. Les acteurs sont très performants car il parait évident qu'ils campent des rôles qui vont à l'encontre de leur conviction (rares sont les acteurs qui votent FN, ou alors c'est qu'ils n'ont pas d'empathie, et dans ce cas là, ce sont des mauvais acteurs...), je pense surtout à Catherine Jacob, André Dussolier et Anne Marivin. Ils portent des propos forts et assumés et ne jugent pas leurs personnages. Je n'ai pas vu en "Chez Nous" un film qui choque ou un film de propagande. J'ai plutôt vu un film qui parle d'embrigadement des consciences politiques égarées et je me suis même dit dans la première partie du film que cela pourrait s'attribuer à n'importe quel parti politique, pas uniquement celui d'extrême droite. J'ai eu personnellement un peu plus de mal avec le personnages incarné par Guillaume Gouix qui joue un rebelle qui salit l'image de la future députée incarnée par Emilie Dequenne. Cette dernière est simple, pure, sans avis politique précis, et se laisse embrigader dans un parti où les mots et formes donnent envie et rendent possible un monde meilleur. Sans en faire des caisses et sans rentrer dans les clichés (bon, je trouve qu'on aurait pu éviter la perruque blonde à Catherine Jacob...), "Chez nous" établit cinématographiquement la puissance qu'a un parti extrême sur des gens qui n'ont pas d'avis. Il y a des scènes fortes et poignantes où les convictions politiques s'enveniment, mais il y a aussi l'humanisation de ce parti, sans faire passer ses partisans pour des monstres (bien qu'Anne Marivin et André Dussolier sont totalement inquiétants à certains moment...). Cinématographiquement, le film n'a pas un intérêt fou mais pour son propos, il affirme en chacun ses convictions, qu'on soit d'accord ou non, et nous montre bien que la politique est avant tout une histoire de manipulation...
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2017
Bravo à tous les comédiens, ces rôles ne devaient pas être évidents à jouer. Bien écrit, un peu caricatural ce que je regrette car cela peut empêcher une identification plus générale.
Toutes ces mauvaises notes de personnes qui donnent leur avis pour la première fois sur un film sont assez incompréhensibles.
Merci pour ce film!
Philippe A.
Philippe A.

20 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2017
Film fort. Belvaux a encore frappé avec un film intimiste, subtil, qui va au coeur de la vie des gens avec leurs forces et leurs fragilités. Similaire a "38 Témoins", il sait aller dans ce qui fait le courage et la détermination a aller de l' avant, pour soi et avec les autres. Ce n' est pas un film politique. Comme Costa Gavras l' a fait en son temps (de l' Aveu à Missing), il s' éloigne des systèmes pour rentrer subtilement dans l' humain et l' humanité. Jeu d' acteurs formidable !
Barnabé Jarrot
Barnabé Jarrot

18 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2017
Excellent film !! Chez nous est merveilleusement interprété par Emilie Dequenne, toujours juste ; on est totalement pris tout au long du film, notamment grâce aux acteurs et à une mise en scène intelligente et élégante. Un film beau et fort. A voir absolument !
Sloughi
Sloughi

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2017
Avec ce magnifique et émouvant portait d'une femme, (Emilie Dequenne toute en justesse) mère célibataire de deux enfants infirmière à domicile, que 'tout le monde connait et tout le monde aime', qui se retrouve peu à peu happée par un parti politique populiste, Lucas Belvaux nous offre une plongée au cœur de la France d'aujourd'hui, sans parti pris, sans jugement moral, bien au contraire, mais sans vaciller ou fermer les yeux.
Loin du milieu médiatique Parisien, un film qui ose enfin s'adresser à cette France trop peu représentée et dont on ne parle pas.
Lucas Belvaux, lui, filme ses personnages à hauteur d'homme, les regarde droit dans les yeux, aidé en cela par un casting formidable: André Dussolier, Guillaume Gouix ou Anne Marivin sont tous impressionnants de présence.
Un film qui nous tend un miroir de la France d'aujourd'hui et qui donne à réfléchir.
C'est rare et ça fait réellement du bien !
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2017
Édifiant ! Tellement réel qu'on ne peut que voir notre propre environnement menacé comme il on est dans le film
Apparement, la fachosphère n'a pas aimé ce film
Cela doit déjà suffire pour donner envie de la voir
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 février 2017
Chez Nous c’est le « Chn’ord », quelque part entre terrils et corons anciens. C’est dans cette campagne orpheline des emplois de la mine, que Pauline est infirmière à domicile. Elle fait le job, avec dévouement et empathie. Mais avec deux enfants et un père à charge, elle est tout le temps le nez dans le guidon. Pas le temps de s’occuper de politique… Sauf que la politique va s’occuper d’elle. Les municipales approchant, elle se laisse finalement convaincre d’être tête de liste d’un parti nationaliste ravi de se servir de cette image d’oie blanche et innocente.
Le Rassemblement populaire est dirigé par Agnès, une femme blonde qui parle comme Marine. Elle a succédé à son père fondateur du Bloc patriotique. Son discours est plus policé, mais les thèmes sont les mêmes : chômage de masse, immigration massive, obsession sécuritaire, préférence communautaire… Et si ses méthodes de recrutement se parent des habits du marketing, son parti a encore du mal à se séparer de militants néo-nazis, comme son chéri. La commune de Pauline s’appelle Henart, presque comme Henin dirigé par le FN.
Toute ressemblance avec la réalité n’est donc pas fortuite dans le dernier film de Lucas Belvaux. Mais au-delà des polémiques de période électorale, son film ne fait pas œuvre de militantisme. Et si un responsable du FN a jugé que Catherine Jacob/Agnès « s’abimait » dans ce film, ce n’est pas faute de ressembler au modèle… Quant à Emilie Dequenne/ Pauline, elle ressemble à beaucoup de monde. Et Dussolier en vieux sage malin est terriblement crédible. Chez Nous est un docu-fiction ou est à l’œuvre un parti d’extrême-droite en campagne. Et c’est plutôt réussi.
Aston L
Aston L

42 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2017
Un film fort, juste et nécessaire !!! Très subtil dans le fond et dans la forme
Indispensable !!!!
Les acteurs sont exceptionnels
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2017
Toute tentative est louable. Chez Nous est la tentative d’un cinéaste inquiet de comprendre toutes les parties prenantes à une banalisation des extrêmes. Loin de la propagande gauchiste attendue, le film sait faire apprécier chaque personnage sans en cacher les facettes les plus sombres. Le regard humain et souvent compassionnel dont fait preuve le cinéaste s’accorde bien à la dureté du paysage humain qu’il dépeint.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 février 2017
Oubliez le "buzz" autour de la bande-annonce, et allez plutôt voir le film pour vous faire votre propre opinion : loin d'être un récit "anti" extrême droite, "anti" Marine Le Pen ou anti quoi que ce soit, il s'agit de relater les difficultés sociales liées à la crise et comment, en réaction, les personnes les mieux intentionnées peuvent se laisser séduire par la pensée populiste. Il n'y a rien de didactique dans ce récit, au contraire. Lucas Belvaux fait le constat d'une réalité qui dépasse largement le Nord de la France et concerne toute l'Europe.
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