Transfiguration
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2,9
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 juillet 2017
Premier film du réalisateur Michael O’shea, transfiguration est un faux film de genre. Il ne s’agit pas d’un film d’horreur épouvante. Il ne faut pas s’attendre à un film de vampire, mais un film sur le vampirisme. Transfiguration est plus un drame qui frôle le fantastique. A la suite du suicide de sa mère dont il est témoin, laissé livré à lui-même, Milo est un adolescent tourmenté qui va survivre dans un milieu hostile, le ghetto, en se croyant être un vampire (d’ailleurs le réalisateur jouera sur le doute jusqu’à la fin). Le film est avant tout un drame social sur le mal-être de ce personnage sans ami, mais qui va se découvrir des sentiments pour sa voisine. Filmé comme un film « indé », avec la caméra qui tremble pour faire genre, transfiguration alterne entre intérêt et ennui, peut être lié au fait que le personnage principal est plutôt insipide dans sa palette d’expression très limitée (les personnages secondaires auraient mérité plus de développement comme le grand frère de Milo, ainsi que sa jeune voisine aussi perturbée que lui d’ailleurs). Assez glauque avec quelques scènes de violences sordides, le suicide souvent présent, ce film reste une manière intéressante d’aborder le sujet du vampirisme avec pleins de références cinématographiques dans les dialogues des personnages.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2017
Une présence assidue au Festival de Cannes donne parfois l'occasion de se confronter à des films qu'on ne serait jamais allé voir dans la "vie normale" ! C'est ainsi que, l'an dernier, la sélection Un Certain Regard a hébergé un film de vampires, "Transfiguration", film qui sort plus d'un an après sur nos écrans. Film de vampires ? Pas tout à fait, quand même, car si Milo, le héros du film, un jeune noir vivant à New-York dans le quartier de Rockaway, est fasciné par les vampires et les films de vampires, il s'avère extrêmement mauvais quand il veut pratiquer le vampirisme : il vomit à chaque fois !
Faux film de vampire, donc, mais qui ne prend pas pour autant le vampirisme à la rigolade, même si, parfois, quelques scènes s'avèrent assez drôles. C'est ainsi que, étant devenu ami avec une voisine, il s'aperçoit que, question films de vampire, ils ne sont pas sur la même planète : elle n'en a que pour "twilight", film qu'il n'a jamais vu, n'étant intéressé que par les vieux films, "Nosferatu", par exemple !
"Transfiguration" est le premier long métrage de Michael O'Shea, lui-même natif de New-York. Le scénario ne reste pas cantonné dans le vampirisme : c'est également un film d'amour et un film social sur les exactions commises par les bandes qui sévissent dans certains quartiers de New-York. La mise en scène est très efficace et, sachez le, il n'y a que 2 scènes pouvant être qualifiées de gores, dont une, la première, est très courte.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

148 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 septembre 2016
Premier film à l’univers singulier, ce long métrage a deux défauts : le manque de rythme et un carcan un peu trop élitiste et pas toujours très compréhensible.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2016
The Transfiguration de Michael O'Shea, première réalisation ratée, tente d'allier film de genre et romance adolescente sans réussir à atteindre la pureté et le discours véhiculé par Morse. Pur cliché Sundancien, The Transfiguration ne ravira même pas les fans des histoires de vampires…
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
Existe-il encore des façons de surprendre un spectateur avec un film de vampire ? Aujourd’hui le genre est épuisé et même apprivoisé comme Twilight, sans cesse rappelé par le personnage de Sophie. Milo, orphelin, vivant avec son frère, est un adolescent solitaire. Il se plaît à regarder en cachette, des vidéos de tortures d’animaux ou des films de vampires comme le ferait quelqu’un de son âge devant ses premiers films pornographiques. Sans vraiment être précis avec le spectateur, Michael O’Shea nous apprend qu’en fait, Milo est un vampire. Celui-ci a besoin de se nourrir les soirs de pleines lunes. Avant d’être un film d’épouvante, Transfiguration est avant tout un film sur la mélancolie et la différence. Le film avance certes, avec énormément de lenteur, mais seuls les meilleurs clichés du vampire ont été conservés. C’est comme si le réalisateur réinventait le genre en l’incluant dans tout ce vérisme dérangeant. Le film va plus loin lors d’une petite scène où le personnage regarde son calendrier caché sous son lit. En toute intelligence, car avec retenue, Transfiguration dénonce ce monde où chacun suit des codes imposés par nos cultures, sans jamais se poser la question de leurs utilités réelles. En compétition dans la section Un Certain Regard à Cannes 2016, Transfiguration aurait gagné à être plus dynamique, mais déjoue toutes idées que nous nous étions faits avant la séance.
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