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eliacam
24 abonnés
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3,0
Publiée le 25 décembre 2017
déçu par ce film ... les critiques étaient si louageuses que je m'attendais à un petit chef d oeuvre. Selon moi on est loin du chef d'oeuvre, une succession de scénettes ne fait pas nécessairement un (bon) film. Beaucoup (trop) de scènes sur les enfants certes pleines de fraicheur mais n'apportant pas un message particulier ... l'analyse sociale intervient très tard dans le film et de façon bien trop faible.
Malgré un bon début, alerte et insolent à l'image de ses jeunes protagonistes, ce film tourne assez rapidement en rond. Certes, le cinéaste évite de s'apitoyer sur ses personnages, en premier lieu la jeune mère de Moonie, qui vit de combines plus glauques les unes que les autres et laisse sa fille se débrouiller seule le plus clair du temps. Pourtant, l'absence de réelle empathie pour ces laissés pour compte, que seul essaie d'aider le manager du motel, conduit le spectateur à se désintéresser de l'histoire. Dommage, car les comédiens sont plutôt convaincants, l'excellent Willem Dafoe en tête.
L'envers du décor du rêve américain, celui où évoluent les sans grades et les laissés de côté du capitalisme triomphnt, prend encore plus de signification à proximité de Disney World et de son côté chatoyant et féérique. C'est à sa périphérie que Sean Baker a tourné, dans un univers coloré qui contraste avec la misère sociale, dans un motel où survivent nombre de femmes seules avec enfants. Le film procède à un autre décalage en suivant particulièrement une petite fille espiègle, joyeuse et qui n'a pas sa langue dans sa poche. La misère est-elle plus belle au soleil et dans le regard d'une gosse ? Pas vraiment. Mais quand le film séduit par son côté réaliste et documentaire, il déçoit quelque peu dans sa narration et sa mise en scène. Les vignettes se succèdent rapidement mais le temps semble parfois long tant le réalisateur enchaîne sans transition et sans que les scènes ne soient menées jusqu'à leur terme. La dramaturgie finale remet des enjeux véritables dans la balance mais cette bonne impression est gommée par un dénouement ouvert qui ne correspond pas du tout au reste du long-métrage. On a beau adhérer aux partis pris et au discours de Sean Baker, il y a une énorme frustration dans un traitement maladroit et trop vague de son sujet.
La fin se devine très vite ... Un film en huis clos un peu glauque par le sujet qu’il traite même si parfois la vulgarité et les réparties des enfants font sourire ..
Superbe ! Esthétiquement beau, cette chronique sur les laissés-pour-compte de l'Amérique est émouvante autant que drôle, en évitant toujours l'écueil de verser dans le misérabilisme. Quelques longueurs parfois et une critique sociale à mon sens pas suffisamment incisive, mais la petite actrice principale est absolument bluffante et la fin est très belle, ce qui suffit à donner tout son intérêt à ce film...
Les 400 coups version American Dream fracassé sur les trottoirs d’une zone périurbaine de Disneyworld. L’idée est bonne, le décor, tout en délabrement kitsch, parfait mais le film ne nous emporte jamais vraiment. Les gamins sont horripilants et je n’ai eu aucune empathie pour les 2 heroines, la mère ne fait que des mauvais choix et je n’ai pas réussi à la plaindre. L’issue est forcément tragique mais globalement on s’en contrefiche.
"Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil" écrivait Aznavour. Il n'est pas certain que Sean Baker connaisse cette chanson et qu'il ait eu envie de la mettre en images. Il dresse donc un constat sans concessions, sans complaisance, sans partis pris de la misère des laissés pour compte de l'American Dream qui côtoie les paillettes et les odeurs de crème à bronzer de la Floride nous tendant un miroir sur notre société individualiste. Malheureusement, son esthétique pop et ultra colorée noie petit à petit le message qui a, de plus, tendance à ne générer qu'une répétition de faits dont on sait très bien vers quoi ils vont nous conduire. Heureusement, une très belle séquence de fin tout à fait inattendue et porteuse d'espoir mais surtout les interprétations habitées et sidérantes de William Dafoe, Bria Vinaite et surtout la très jeune Brooklyn Prince permettent de quitter la salle sur une note positive.
Franchement c’est quoi ? Un docu sur la misère sociale aux USA ? Pas de scénario, on voit des gosses mal élevés livrés à eux-mêmes, une mère toxico et prostituée. On se dit que willem dafoe va faire quelque chose un « project » pour essayer de sortir tout le monde de ce marasme mais non rien du tout... A rebaptiser « the non project Florida »!!!
Le réalisateur a réuni un casting d'inconnus hormis l'acteur Willem Dafoe. Il a une gueule comme on dit. Il a tout à fait sa place dans ce petit monde, un bon gars qui tente d'aider ses locataires tout en restant ferme face aux débordements des enfants laissé livré à eux-mêmes.
The Florida Project c'est toute misère sociale US vue à travers les yeux d'une enfant de six ans. La petite Moonee joué par Brooklynn Prince n'est pas encore consciente du monde dans lequel est vie. Malgré ce que l'on peut penser au premier abord sa maman joué par Bria Vinaite la protège. Elle vie des aventures, drôles et piquantes. C'est assez surréaliste de voir qu'elle tient le film à bout de bras à cet âge. Espiègle et un poil effronté on ne peut rien lui refuser au final. Son innocence est jolie à voir alors que sa mère doit se prostituer pour payer son loyer.
Sans elle il ne serait pas très intéressant car soyons honnête scénario est un peu inexistant. C'est plus une peinture d'un endroit qu'une histoire, celle de ces motels où vivent tant bien que mal des familles pauvres. Le contraste est saisissant entre les décors surréalistes des hôtels et magasins tout droit sortis de conte de fée et la misère dans lequel vive ses habitants. J'ai tout de même eu envie plus d'une fois de secouer Halley...
spoiler: La fin m'a totalement désarçonnée. Elle est tranche avec le reste. Qui plus est on ne sait pas si c'est un rêve ou la réalité à cause du changement de caméra. N'ayant pas l'autorisation de filmer à DisneyLand il a pris son iphone pour cette dernière scène. Elle prend un air surréaliste. La fin est ouverte, tout ce qui a pu être abordé ou lancé dans le film n'y trouve pas de fin (ou bien je suis totalement passé à côté).
Je n'ai pas forcément été touché par The Florida Project certainement par le manque d'enjeu de son histoire. La misère même couleur rose bonbon reste bien triste. Le long métrage est malgré tout touché par la grâce notamment grâce à sa jeune actrice Brooklynn Prince.
Nul, il n'y a aucune histoire, très pénible à suivre, les cris des enfants deviennent vite insupportables, je mets une demie étoile car je ne peux pas mettre moins, à fuir absolument !
Un peu ennuyeu pendant le film mais à l'image de ce que vivent ces personnes en marge de la société qui vivent dans ce motel de Floride peint en rose. Mais le film prend toute sa ampleur quand on sort de la séance.
Le film est une série d'épisodes ou de sketchs comiques où les enfants sont les protagonistes absolus. Des enfants mal élevés, des petits diables, si adorables comme audacieux. Baker enregistre un cadre de couleurs vifs pour attirer les touristes de façon que le côté technique du film marche comme l'envers du cinéma de Wes Anderson. Ici, une réalité cruelle et frondeuse gifle cette esthétique si artificielle et imposée. Petit à petit, les aventures de l'été interminable pour les enfants laissent la place aux soucis des parents, ce qui devient le bémol du film.
Tout au long du film Baker défend l'enfance, même la plus difficile, comme un paradis indestructible. Cependant, le moment où il décide d'approfondir les soucis des parents, cette réussite s'effondre pour laisser la place à un prêchi-prêcha qui trouble le film. Aucun excès menait des conséquences dans Tangerine. La fin au bar était un acharnement des personnages contre le chauffeur de taxi arménien -qu'on voit très brièvement ici comme propriétaire du motel- où les fous rires bouclaient l'histoire de manière impeccable. Ceci fait de Tangerine un bijou à défendre: pas d’embellissements, pas de concessions aux spectateurs, pas de politesses, à prendre ou à laisser.
Par contre, cette fois-ci Baker décide de mettre sur les rails ses personnages. On boucle cette célébration et cet aplomb qui nous émerveillait avec un point final si triste comme inutile. Après avoir pris son élan tout au long du film, le réalisateur décide de ne pas sauter, nous laissant un film très beau mais pas si audace qu'on s'attendait. On célèbre ces personnages, leur humour, leur misère et même ce triste hôtel rose où ils habitent. On célèbre même la scène de fuite de l'horreur des adultes vers le seul endroit capable d’arrêter le temps dans notre enfance. Cependant, même si le résultat est correct, le film aurait pu être un chef d'oeuvre si seulement son réalisateur aurait osé comme il l'avait toujours fait.
////Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Sean Baker nous avait totalement surpris avec son premier film « Tangerine ». Une plongée hallucinante dans un Los Angeles interlope rarement montré au cinéma. Une œuvre filmée avec un smartphone gorgée d’humour et de tendresse qui suivait une poignée de marginaux composée de prostitués, de clochards, de bandits ou de transsexuels dans un joyeux bordel plein d’énergie. On retrouve ici cette vitalité folle ainsi que d’autres laissés pour compte du rêve américain. Mais une certaine douceur et une tendresse certaine remplacent ici la fureur de son premier long-métrage. Dans « The Florida Project », le cinéaste suit les habitants d’un motel près des grands parcs d’attraction de Floride. Il se focalise surtout sur une très jeune mère, sa petite fille et le gérant des lieux. Des personnes en marge de tout un système de consommation et de rêves vendu par la firme aux grandes oreilles dans ses parcs à thèmes.
Baker ne juge jamais ses personnages pourtant pas toujours très polis ni très sympathiques de prime abord. Mais il les aime, cela se voit dans sa façon de les filmer. Et il nous apprend à les aimer. Des êtres humains que la vie n’a pas épargné mais qui survivent en étant adeptes du système D et trouvent leur bonheur dans les choses simples de la vie. Le film dure près de deux heures (c’est vrai qu’il aurait pu faire un peu moins) et ne développe aucun semblant d’histoire mais on passe un excellent moment dans l’enceinte de ce motel. On est face à une chronique à hauteur d’enfant, de ceux qui ont encore l’âge de l’insouciance, des jeux et des bêtises. Les gamins présents à l’écran sont d’ailleurs d’un naturel époustouflant et participent à la réussite de ce film indépendant chaleureux et optimiste en dépit de la noirceur présente sous le vernis coloré des images.
En effet, c’est tout un pan de l’Amérique qui tire la gueule qu’on nous présente, très loin des riches banlieues cossues à la « Desperate Housewives ». On pense un peu à « Honey » d’Andrea Arnold présenté à Cannes l’an passé, l’aspect road-movie étant remplacé ici par des personnages faisant du surplace. Des protagonistes condamnés à être enfermés à ciel ouvert dans le périmètre d’un motel appelé Magic Castle, qui n’a de magique que le rose clinquant de ses murs pour mieux masquer la sinistrose ambiante et les gens pauvres qui le peuplent. Sean Baker ne tombe jamais dans le misérabilisme, au contraire, et nappe parfois son récit de très beaux plans en apesanteur. Notamment lorsque les enfants s’échappent du motel pour s’amuser comme en témoigne cette très belle séquence où les deux fillettes se retrouvent devant un troupeau de vache sous une pluie abondante et s’imaginent en safari. Willem Dafoe apporte de la sagesse dans un rôle apaisé et protecteur dans lequel on l’a rarement vu. Un joli film qui sait rester réaliste en n’oubliant pas d’être tendre et même parfois empreint de poésie.
Le film réserve quelques moments d'une étonnante poésie, comme ces instants de complicité mère - fille, mais globalement, sous couvert de raconter la face cachée de l'Amérique, le film montre des anecdotes de vie de cas sociaux braillards et mal élevés. C'est certainement criant de vérité, mais il est difficile d'éprouver de l'empathie pour ces personnages plutôt antipathiques, si ce n'est lors des ultimes images. Pour le reste, c'est surtout l'ennui qui guette.
Un film vraiment magnifique de Sean Baker. C'est quasiment une première de voir un film réalisé de cette manière, c'est un film d'adulte vu du niveau des enfants. On se prend à rire et sourire en partageant la vie de ces enfants avant d'être aussitôt rattrapé par la réalité glaçante qu'ils vivent. La petite Brooklynn Prince est assez extraordinaire, tout comme sa maman dans le film Bria Vinaite ou encore le vétéran Willem Dafoe, très touchant dans ce rôle assez inhabituel. Bref, une petite merveille de film indépendant américain à ne pas louper !