The Florida Project
Note moyenne
3,8
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203 critiques spectateurs

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poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2017
« Bienvenue au royaume enchanté », est-il écrit en grand en haut de certaines des affiches de ce film. Belle ironie puisque, en fait de « royaume enchanté », le réalisateur Sean Baker nous en fait plutôt visiter l’arrière-cour. Nous voici donc non loin du parc de Disneyland d’Orlando, en Floride, mais dans une réalité tout autre que celle qui est dédiée aux touristes. Là se trouvent des motels qui, probablement, avaient été initialement construits pour recevoir la clientèle la moins fortunée du parc, mais qui sont aujourd’hui les abris des laissés-pour-compte, de gens très pauvres s’étant fixés là et essayant de s’en sortir comme ils peuvent pour y subsister.
C’est le cas de Halley, une jeune femme au corps couvert de tatouages et qui ne parvient à régler son loyer que par le moyen de combines louches, de trafics et de vols. Le reste du temps, elle le passe à ne rien faire ou, parfois, à participer aux jeux de Moonee, sa fille d’à peine six ans. On ne peut pas dire que la mère ne s’occupe pas du tout de son enfant : elle lui fait prendre son bain et se débrouille pour que la fillette puisse manger à sa faim. C’est vrai, mais néanmoins, Halley se comportant elle-même plus ou moins comme une enfant, la petite Moonee reste souvent livrée à elle-même.
Et à quoi peut passer son temps la fillette ? Comme elle est pour le moins dégourdie et qu’elle parvient à se faire accompagner par un garçon et une fille de son âge, elle ne manque pas une occasion de faire les 400 coups. Ces épisodes sont à la fois la force et la limite du film : ils lui donnent une formidable énergie, car on a affaire à des enfants qui n’ont peur de rien, mais ils en font aussi quelque chose comme une suite de sketchs divertissants spoiler: . Voici Moonee et ses camarades crachant sur une voiture, puis les mêmes provoquant une panne d’électricité, puis les mêmes mettant le feu à un motel abandonné, etc.
Il manque peut-être au film un élément scénaristique venant perturber cette suite de saynètes et relançant l’attention du spectateur. En vérité, cet élément survient, mais seulement à la fin du film, et de manière assez prévisible. Car on se doute bien qu’une jeune femme comme Halley vivant seule avec son enfant et n’ayant pas froid aux yeux peut voir se retourner contre elle ses audaces et ses impertinences.
Quant à Bobby (Willem Dafoe), le gérant du motel, même s’il se doit de faire preuve d’un minimum d’autorité, on le devine rempli de bienveillance pour les résidents, et en particulier pour Halley et Moonee. Lui aussi, malgré son employeur qui, à l’occasion, lui fait la leçon, se montre capable de complicité avec les laissés-pour-compte, et y compris avec les enfants qui font des bêtises. Il apporte une belle chaleur humaine à ce film, quelque chose qui fait du bien, même si cela ne suffit pas à écarter tous les dangers. 7/10
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2017
En prenant le point de vue des enfants, le réalisateur impose au spectateur une vision forcément naïve et joyeuse de la classe populaire. Il faut malgré tout aimer le style hystérique, la vulgarité et les cris incessants des héros enfantins. C’est le reproche que je lui fais car le film devient parfois assez insupportable.
Le soleil, la piscine, le parc d’attractions tout proche, tout concourt à embellir la vie si ce n’est la pauvreté qui menace la bonne volonté et l’éducation.
Splendide fin élégiaque pleine d’un double sens terrible et féerique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 décembre 2017
Sean Baker entre dans la cour des grands avec The Florida project, après nous avoir impressionné avec Tangerine il a quelques années. Son portrait des laissés pour compte de l'Amérique est au même niveau qu'American Honey, autre grand film de cette année, mais avec quelque chose de plus pop et plus espiègle grâce aux personnages des enfants.Ce serait une grave erreur de ne pas remettre l'Oscar à Willem Dafoe, tout à fait magistral dans le film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 décembre 2017
Le film est une série d'épisodes ou de sketchs comiques où les enfants sont les protagonistes absolus. Des enfants mal élevés, des petits diables, si adorables comme audacieux. Baker enregistre un cadre de couleurs vifs pour attirer les touristes de façon que le côté technique du film marche comme l'envers du cinéma de Wes Anderson. Ici, une réalité cruelle et frondeuse gifle cette esthétique si artificielle et imposée. Petit à petit, les aventures de l'été interminable pour les enfants laissent la place aux soucis des parents, ce qui devient le bémol du film.

Tout au long du film Baker défend l'enfance, même la plus difficile, comme un paradis indestructible. Cependant, le moment où il décide d'approfondir les soucis des parents, cette réussite s'effondre pour laisser la place à un prêchi-prêcha qui trouble le film. Aucun excès menait des conséquences dans Tangerine. La fin au bar était un acharnement des personnages contre le chauffeur de taxi arménien -qu'on voit très brièvement ici comme propriétaire du motel- où les fous rires bouclaient l'histoire de manière impeccable. Ceci fait de Tangerine un bijou à défendre: pas d’embellissements, pas de concessions aux spectateurs, pas de politesses, à prendre ou à laisser.

Par contre, cette fois-ci Baker décide de mettre sur les rails ses personnages. On boucle cette célébration et cet aplomb qui nous émerveillait avec un point final si triste comme inutile. Après avoir pris son élan tout au long du film, le réalisateur décide de ne pas sauter, nous laissant un film très beau mais pas si audace qu'on s'attendait. On célèbre ces personnages, leur humour, leur misère et même ce triste hôtel rose où ils habitent. On célèbre même la scène de fuite de l'horreur des adultes vers le seul endroit capable d’arrêter le temps dans notre enfance. Cependant, même si le résultat est correct, le film aurait pu être un chef d'oeuvre si seulement son réalisateur aurait osé comme il l'avait toujours fait.

////Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2017
Malgré tous les artifices, cette réalité n’est pas belle à voir. Les pitreries de l’enfant résultent d’un manque total d’éducation de la part d’une mère irresponsable. On assiste ainsi à « l’horreur » de la situation, d’un drame faussement déguisé en comédie. Sadique, Baker joue avec la tension lors de scènes qui n’en méritent pas, comme pour nous préparer à la tragédie. On ressent ainsi un profond malaise. Celui de rire lorsque l’on devrait pleurer, d’imaginer la fin terrible qui suivra sûrement ces moments d’insouciance. Un mot qualifie The Florida Project : cruel.
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2017
Floride project rejoins les grands’ films sur. L’enfance comme Les’ 400 coups, Zero de conduite ou Là guerre des boutons
Juste dans sa drôlerie , mais émouvant sur le fond, ce récit des bêtises d’Une bande de gamins dirigée par une fille insolente et espiègle vous fera rire aux larmes
Pas étonnant que le cast à commencer pa Brooklyn’ 6 ans et le vétéran Willem Dafoe soit dans les favoris de la presse américaine pour les prochains oscar, tout comme le film et son metteur en scène
Aston L
Aston L

42 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2017
Florida Project est un film pop, coloré, drôle, bouleversant, brillant, surprenant, merveilleux, nécessaire... La liste de ses qualités est bien trop longue!
C'est le chef d'oeuvre de l'année !!!
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2017
Florida Project est une merveille absolue.
Porté par la mise en scène brillante de Sean Baker (après son génial Tangerine) le film suit la vie de Moone, incroyablement bien interprétée par la jeune brooklynn prince
On rit beaucoup, on pleure, un chef d'oeuvre absolu!!
De très loin et sans aucun doute le meilleur film de l'année !!!!!!
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2017
Avant 2015, le nom de Sean Baker n’évoquait pas grand chose auprès du public français. La sortie de "Tangerine", survenue peu de temps après l’obtention du Prix du Jury au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2015, était arrivée à le mettre en lumière. Cette année, "The Florida Project", le nouveau film de ce réalisateur américain, a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes et ce serait mentir que d’affirmer qu’il a été jusqu’à fasciner l’ensemble des spectateurs.
Pour ce film, dont le titre fait référence au nom donné par Walt Disney au projet qui allait donner naissance au Disney World d’Orlando, Sean Baker dit avoir eu comme modèle la série "Our gang", créée dans les années 20 par Hal Roach. Sean Baker a choisi de nous faire vivre les péripéties de son film au travers de la perception qu’en a la toute jeune Moonee, d’où une caméra placée à hauteur d’enfant. D’où l’obligation de rester à la surface des choses, ce que, manifestement, le réalisateur assume entièrement mais peut laisser des regrets aux spectateurs. D’où, également, une arrivée dans "The Florida project" qui demande un temps d’adaptation : celui qu’il faut pour s’habituer à ces enfants dont les actions montrent un manque total d’éducation ; pour s’habituer, aussi, au cabotinage dont font preuve les jeunes comédiens qui les interprètent, avec une mention spéciale à Brooklynn Prince, l’interprète de Moonee.
A la vision de "The Florida project", on s’étonne vraiment que ce film se voit attribuer, aux Etats-Unis, autant de nominations et de récompenses dans les diverses cérémonies qui précèdent les Oscars. Ce n’est certes pas un film sans intérêt, les sujets qu’il traite étant des sujets sérieux, mais le choix qu’a fait le réalisateur de les aborder au travers de la perception qu’en a un enfant de 6 ans l’oblige à rester à la surface des choses et on peut le regretter !
Angèle I
Angèle I

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2017
Le film le plus touchant et réussi de cette année. Un vrai chef-d’œuvre, je le conseille vivement !!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 décembre 2017
Le réalisateur a réuni un casting d'inconnus hormis l'acteur Willem Dafoe. Il a une gueule comme on dit. Il a tout à fait sa place dans ce petit monde, un bon gars qui tente d'aider ses locataires tout en restant ferme face aux débordements des enfants laissé livré à eux-mêmes.

The Florida Project c'est toute misère sociale US vue à travers les yeux d'une enfant de six ans. La petite Moonee joué par Brooklynn Prince n'est pas encore consciente du monde dans lequel est vie. Malgré ce que l'on peut penser au premier abord sa maman joué par Bria Vinaite la protège. Elle vie des  aventures, drôles et piquantes. C'est assez surréaliste de voir qu'elle tient le film à bout de bras à cet âge. Espiègle et un poil effronté on ne peut rien lui refuser au final. Son innocence est jolie à voir alors que sa mère doit se prostituer pour payer son loyer.

Sans elle il ne serait pas très intéressant car soyons honnête scénario est un peu inexistant. C'est plus une peinture d'un endroit qu'une histoire, celle de ces motels où vivent tant bien que mal des familles pauvres. Le contraste est saisissant entre les décors surréalistes des hôtels et magasins tout droit sortis de conte de fée et la misère dans lequel vive ses habitants. J'ai tout de même eu envie plus d'une fois de secouer Halley...

spoiler: La fin m'a totalement désarçonnée. Elle est tranche avec le reste. Qui plus est on ne sait pas si c'est un rêve ou la réalité à cause du changement de caméra. N'ayant pas l'autorisation de filmer à DisneyLand il a pris son iphone pour cette dernière scène. Elle prend un air surréaliste. La fin est ouverte, tout ce qui a pu être abordé ou lancé dans le film n'y trouve pas de fin (ou bien je suis totalement passé à côté).


Je n'ai pas forcément été touché par The Florida Project certainement par le manque d'enjeu de son histoire. La misère même couleur rose bonbon reste bien triste. Le long métrage est malgré tout touché par la grâce notamment grâce à sa jeune actrice Brooklynn Prince.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2017
Sean Baker nous avait totalement surpris avec son premier film « Tangerine ». Une plongée hallucinante dans un Los Angeles interlope rarement montré au cinéma. Une œuvre filmée avec un smartphone gorgée d’humour et de tendresse qui suivait une poignée de marginaux composée de prostitués, de clochards, de bandits ou de transsexuels dans un joyeux bordel plein d’énergie. On retrouve ici cette vitalité folle ainsi que d’autres laissés pour compte du rêve américain. Mais une certaine douceur et une tendresse certaine remplacent ici la fureur de son premier long-métrage. Dans « The Florida Project », le cinéaste suit les habitants d’un motel près des grands parcs d’attraction de Floride. Il se focalise surtout sur une très jeune mère, sa petite fille et le gérant des lieux. Des personnes en marge de tout un système de consommation et de rêves vendu par la firme aux grandes oreilles dans ses parcs à thèmes.

Baker ne juge jamais ses personnages pourtant pas toujours très polis ni très sympathiques de prime abord. Mais il les aime, cela se voit dans sa façon de les filmer. Et il nous apprend à les aimer. Des êtres humains que la vie n’a pas épargné mais qui survivent en étant adeptes du système D et trouvent leur bonheur dans les choses simples de la vie. Le film dure près de deux heures (c’est vrai qu’il aurait pu faire un peu moins) et ne développe aucun semblant d’histoire mais on passe un excellent moment dans l’enceinte de ce motel. On est face à une chronique à hauteur d’enfant, de ceux qui ont encore l’âge de l’insouciance, des jeux et des bêtises. Les gamins présents à l’écran sont d’ailleurs d’un naturel époustouflant et participent à la réussite de ce film indépendant chaleureux et optimiste en dépit de la noirceur présente sous le vernis coloré des images.

En effet, c’est tout un pan de l’Amérique qui tire la gueule qu’on nous présente, très loin des riches banlieues cossues à la « Desperate Housewives ». On pense un peu à « Honey » d’Andrea Arnold présenté à Cannes l’an passé, l’aspect road-movie étant remplacé ici par des personnages faisant du surplace. Des protagonistes condamnés à être enfermés à ciel ouvert dans le périmètre d’un motel appelé Magic Castle, qui n’a de magique que le rose clinquant de ses murs pour mieux masquer la sinistrose ambiante et les gens pauvres qui le peuplent. Sean Baker ne tombe jamais dans le misérabilisme, au contraire, et nappe parfois son récit de très beaux plans en apesanteur. Notamment lorsque les enfants s’échappent du motel pour s’amuser comme en témoigne cette très belle séquence où les deux fillettes se retrouvent devant un troupeau de vache sous une pluie abondante et s’imaginent en safari. Willem Dafoe apporte de la sagesse dans un rôle apaisé et protecteur dans lequel on l’a rarement vu. Un joli film qui sait rester réaliste en n’oubliant pas d’être tendre et même parfois empreint de poésie.
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2017
Un très beau film, sobre, fin et intelligent. La chronique d’un petit motel de la banlieue d’Orlando, à quelques miles du fastueux Disney World . Mais on est bien loin du rêve américain. Le motel est propre et bien entretenu par son manager William Dafoe, qui fait tout ce qu’il peut pour maintenir un semblant d’ordre, avec beaucoup d’empathie et d’humanité (très belle composition tout en finesse) mais à 30 € la nuit , sa clientèle est composée des sans- grades, des paumés , des laisser pour compte de la société américaine. Beaucoup de femmes mères célibataires, de métis, de familles de minorités. Mais tout cela est vu sous l’angle original et ingénu d’un bande de jeunes gamins, d’une dizaine d’années , emmené par Moonee une « petite peste » , espiègle et coquine . Ils font les 400 coups, beaucoup de bêtises, à la limite de l’acceptable. La mère de Moonee est elle même une paumée, sympathique, taouée de la tête au pieds, trop jeune pour être mère, et très irresponsable (très belle prestation de Bria Vinaite, qui donne beaucoup de substance à son personnage) . Le film est très bien filmé, de manière une peu clinique, beaucoup de plans larges fixes, peu de gros plans. Mais construit comme une sorte de puzzle. C’est à la sortie de la salle que l’on comprend tout le montage « savant » . Chacune des petites scénettes qui paraissait anodine ( i.e. la petite Moonee prend très souvent des « longs bains » ) s’éclaircit au final. L’image est belle, proche de la peinture Hyper-réaliste . De très belles lumières, pour nous amener à cette scène finale superbe, tout en accéléré sur un fonds de Rock endiablé, qui dévoile tout le mystère. Les deux mondes sont là sous nos yeux qui se côtoient mais s’ignorent et que Moonee voudrait réunir. Sublime allégorie.
bsalvert

521 abonnés 3 718 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 décembre 2017
Une petite fille est livrée à elle-même tandis que sa mère cherche à survivre. La manière dont elle gagne de l'argent est incompatible avec son rôle de mère et génère une extraction de la cellule familiale la petite fille.
PLV : ce film vous fera aimer votre quotidien
DAVS25
DAVS25

4 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2017
Un triste constat de la société américaine, bien loin des fantaisies familiales de Disney, et pourtant à quelques mètres du lieu emblématique des USA. Très beau film indépendant avec des acteurs au top.
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