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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2018
Un bout de vie, une expérience. Ce film est magnifique, une réalisation et un scénario réel, jamais dans l'excès, tout est authentique on a vraiment l'impression d'être avec eux, on partage les émotions, on vit d'un point de vue enfantin, ce qui efface tout jugement (grande qualité du film). Les couleurs du film (les motels, les maisons, les bâtiments, les magasins avec le ciel) sont magnifiques, les plans sont axial, le film est super bien monté. La musique est superbement représentée et nous immerge vraiment dans la vraie vie, c'est un détail super important et surtout intéressent : la musique est une musique in et diégétique, elle est réelle dans le film, on entend ce qu'entendent les protagonistes,spoiler: ils écoutent de la musique sur leur téléphones portables, ce qui renforce l'idée de vivre ce qu'ils vivent. Willem Dafoe est touchant et la jeune actrice incarnant Moonie est excellente. Sean Baker signe un film très cadré et Humain.
Sur fond de crise sociale, ce drame coécrit et réalisé par Sean Baker nous conte les difficultés d'une mère célibataire, irresponsable et sans travail. Sa fille Moonee de six ans joue toute la journée dehors avec 2 gosses de son âge. Même si les frasques de ces gamins font rire un moment, la répétition de ces turbulences devient lassante après une cinquantaine de minutes. L'image est belle mais les dialogues restent très basiques et la BO inexistante. Même si Willem Dafoe est excellent dans le rôle de Bobby le gérant du motel, même si Brooklynn Prince est craquante dans le rôle principal de la petite Moonee, ce film se révèle beaucoup trop long. Le scénario très plat nous conte une histoire pathétique qui manque sérieusement de rythme.
Brillante chronique sur l'Amérique désabusée, loin du rêve américain vendu par Hollywood. Un cocktail assez dingue entre plans fixes, pop et trash.
Le film n'est pas glauque, au contraire, il émane de ce conte moderne aux allures d'apocalypse sociale sous-jacent un certaine virtuosité. Il ne montre rien mais dit tout : drogue, prostitution, abandon... Le misérabilisme qu'il aurait pu engendrer est dégagé avec énergie et ingéniosité. Côté casting, Dafoe est encore une fois exceptionnel.
un film à 100 à l'heure sur l'enfance ,la liberté et le renoncement éducatif d'une classe populaire américaine dans le désœuvrement ,un beau film coloré et dérangeant ..
La première partie est insupportable : on croit assister à une récréation de maternelle bruyante et extrêmement longue. Puis l'histoire finit heureusement par prendre le dessus. Bria Vinaite et son personnage font le film à eux seuls. Paradoxalement, le goût de l'Amérique n'est guère prononcé dans cette énième dénonciation de l'american dream... Il y a dans ce film des relents européens qui en font une sorte d'hybride pas très convaincant. Mais Sean Baker a quand même progressé depuis le déplorable "Tangerine".
Certes ce film peut être considéré comme un bon documentaire sur certaines populations américaines largement défavorisées et laissées pour compte, mais malheureusement on a du mal à trouver la moindre empathie avec les personnages qui passent leur temps tout au long du film à se disputer et à hurler. Film trop long et très difficile à supporter.
Le film montre la triste réalité de notre société. Wiliam dafoe est tres bon dans ce film ainsi que les enfants qui y jouent. Apres Ca restera pas pour moi le film de l'année
Ce film est très sombre mais révélateur de la vie compliquée d'une tranche de la population qui vit comme elle peut, qui est amenée à faire des choix difficiles plus ou moins judicieux tout en assumant de jeunes enfants...Il y a des moments très touchants voire déchirants et les deux jeunes actrices sont excellentes. En plus, il y a des notes d'humour tout au long du film qui sont très bien trouvées et viennent rendre l'ambiance moins "pesante"
La misère serait-elle moins pénible au soleil? Pas sûre. En tout cas il se dégage de ce film quelque chose de très solaire malgré l'obscurité de son propos et une indéniable légèreté malgré la lourdeur du sujet. Serait-ce parce qu'il est vu à hauteur de Moonee, cette adorable Zazie qui n'a jamais vu de métro? Ou parce qu'elle est interprétée par cette extraordinaire petite actrice dont il va sans aucun doute falloir retenir le nom, Brooklynn Prince? Mais ce film n'est pas que léger et solaire: il est aussi gênant et attendrissant et révoltant et bouleversant. Il est beau en fait, en toute simplicité et sans chichis, tout subtil et plein de nuances. Et édifiant aussi car j'ignorais l'existence de ces motels sociaux en bordure de disneyland à Orlando. Les choix techniques sont surprenants, différents, audacieux. Bref du bon cinéma comme on en aimerait plus. Bien joué.
Des gamins insolents qui vivent dans la banlieue de Disney World, voici le speech de ce drame implosif présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. C’est en traversant l’autoroute 192, l’axe principal pour se rendre au parc d’attraction, que Chris Bergoch, le scénariste, remarqua que les motels n’hébergeaient pas des touristes mais des familles en situations précaires. Sous les cris, les conneries et les couleurs, les gamins font les quatre cents coups sans véritable autorité parentale. Ces derniers sont en effet trop occupé à s’en sortir financièrement, avec ou sans une once de bon sens. Avec Florida Project vous êtes certain de ne pas avoir le temps de respirer. Pourtant, les choses se répètent et nous donnent le sentiment, comme pour ces gosses, de tourner en rond. Une chose est sure, Sean Baker affirme son style et nous rappelle le Tangerine d’il y a deux ans. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le film pourrait s’appeler : voilà ce qui pourrait arriver si on est mal éduqué ‘ En milieu du film je me suis dit que le scénario n’était pas très touffu, mais le film est super dans ce qu’il montre et ce qu’il dit. Il faut le voir , ne serait-ce que pour retomber en enfance et se souvenir. Les plans et les couleurs sont vraiment magnifiques Malgré la misère. Bien vu.
J'ai été captivée par ce film ! Sur fond de pauvreté sociale et intellectuelle, on ne tombe pas dans le pathos. Le film est centré sur l'insouciance des enfants qui sont joyeux, malgré une vie précaire. La complicité entre Moonee et sa maman Halley font plaisir à voir. Halley permet tout à sa fille, en premier lieu de rêver, au prix du mensonge et des faux-semblants. Derrière un visage angélique, Moonee est une meneuse, impressionnante pour 6 ans. Ce film est poétique, car pour Halley tout est possible, armée de son audace et "ses règles à elle", qui sont non conventionnelles. Elle invente son monde chaque jour.
J'ai trouvé ce film un peu perturbant pour être honnête. C'est un bon film mais rien qui vaille la peine d'être regardé une deuxième fois. C'est juste la description de notre société actuelle....triste.
Malgré un bon début, alerte et insolent à l'image de ses jeunes protagonistes, ce film tourne assez rapidement en rond. Certes, le cinéaste évite de s'apitoyer sur ses personnages, en premier lieu la jeune mère de Moonie, qui vit de combines plus glauques les unes que les autres et laisse sa fille se débrouiller seule le plus clair du temps. Pourtant, l'absence de réelle empathie pour ces laissés pour compte, que seul essaie d'aider le manager du motel, conduit le spectateur à se désintéresser de l'histoire. Dommage, car les comédiens sont plutôt convaincants, l'excellent Willem Dafoe en tête.
De façon originale, "The Florida Project" prend pour cadre le parc d'attraction Disney ou plutôt ses alentours. Ici la maison aux grandes oreilles ne constitue qu'un vaste cache misère ; au loin pullulent les logements mauves flambant neuf où coexistent les populations défavorisées. Cette chronique sur les déclassés d'Amérique ne convainc néanmoins qu'à moitié. Pour son second long-métrage, Sean Baker bénéficie en premier lieu de deux actrices époustouflantes : Bria Vinaite et la fabuleuse Brooklynn Kimberly Prince, sorte d'Agnès de "Moi moche et méchant" en mode trash. Par ailleurs, le cinéaste manie avec tact l'art de la suggestion et présente subtilement plusieurs états de fait inhérents au sujet sans gros sabots. Mais le principal reproche qu'on peut faire à "The Florida Project" est qu'il fait figure de film à tiroirs et ne présente qu'une succession de péripéties sans réelle continuité. Ajouter à cela quelques longueurs de moins en moins discrètes et une intrigue qui ne décolle pour ainsi dire jamais. Malgré cela et sa fin complètement ratée, Baker demeure à suivre et l'on peut espérer qu'il nous livre son grand film sur le rêve américain.