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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 15 juillet 2025
Autre époque, autre mœurs. Aujourd'hui, la graine de violence dont fait état Richard Brooks en 1955 apparait infiniment moins problématique que dans nos sociétés contemporaines. Pour autant, son film est un drame social pertinent même pour les années 50. Le cinéaste explique, s'il est besoin, qu'il y a parmi la belle jeunesse américaine -illustrée par ce plan un peu bête et convenu montrant des centaines de jeunes américains bien propres sur eux entonnant un hymne patriotique- qu'il y a des groupes marginaux et cosmopolites d'adolescents délinquants. Confiant dans les valeurs républicaines des Etats-Unis, ainsi qu'en témoigne le dénouement allégorique, le réalisateur raconte le travail complexe d'un enseignant dans un collège d'élèves difficiles. Son abnégation et son empathie, malgré le découragement et quelques réflexes d'hostilité, sa vocation véritable lui permettent de renouer le contact avec sa classe de gosses de la rue, de vilains canards. Dans ce collège soumis à la violence et au racisme, le personnage de Glenn Ford est le modèle à suivre parmi des professeurs démissionnaires ou cyniques. Au-delà de ce message humaniste mais peu critique à l'endroit de la société américaine, le film a surtout le mérite de dire combien est difficile parfois le métier d'enseignant. C'est un film qui en appelle autant au devoir des adultes qu'au sens civique des jeunes. En cela, il est très moral.
Bien que la solution apportée y soit assez simpliste, ce drame met en avant une problématique réelle, toujours aussi actuelle, à savoir la difficulté pour des personnes voulant aider des jeunes malgré leur maigre considération sociale et leur salaire saugrenu (oui les enseignants) à atteindre leur dessein, la faute à un hermétisme apparent de la part des premiers concernés, au dédain des parents et aux difficultés économiques qui font passer les études - notamment professionnelles- pour une perte de temps et d'énergie. Par un éventail (un catalogue?) des réactions néfastes des élèves et de leur créativité le récit conserve un certain dynamisme, aidé par un casting impliqué (avec un jeune Sydney Poitier!) et une ambiance nerveuse - bien que la réalisation demeure assez sage. Portant un message d'espoir l'intrigue impose cependant aux professeurs de s'adapter sans proposer de résolution de fond mais condamne la violence de ceux qui perdent leur statut de victimes esseulées. Percutant.
J'ai vu pour la première fois " graine de violence" à la télévision, il y a plusieurs décennies. Ce film m'avait profondément impressionné. Je n'ai pu le revoir que récemment car sa diffusion est aujourd'hui pour le moins confidentielle malgré les immenses qualités qu' il recèle. C'est tout d'abord, selon moi, un des films les plus forts de cet immense réalisateur que fût Richard Brooks dont la filmographie comporte plusieurs opus de très grande qualité. Patrick Brion, le formidable historien du cinéma, le place au plus haut dans son Panthéon personnel. Pour ma part, je place même "graine de violence " au dessus du film le plus primé de Brooks qui est "Elmer Gantry " ( adaptation du célèbre roman de Sinclair Lewis- prix nobel de littérature). Ajoutons que l'acteur principal, l'excellent Glenn Ford assure ici, selon moi, sa meilleure prestation de toute sa prestigieuse fimographie. Certes, c'est un acteur peu charismatique desservi par un physique plutôt commun, mais grand professionnel, qui eut l'opportunité de trouver des premiers rôles dans plusieurs chefs-d'œuvre de l'histoire du cinéma. Au privé, il montra l'ampleur de sa dimension humaine. C'est ainsi que pendant la seconde guerre mondiale, il fût un officier supérieur décoré et pas pour être resté dans un bureau d'état-major. Dans ce film, il tient le film sur ses épaules et Sidney Poitier dans un ses premiers rôles lui donne la réplique avec beaucoup de talent. Il s'agit de l'histoire d'un professeur qui trouve un poste dans un établissement dont les élèves sont des voyous qui lui mènent la vie difficile. Il tente malgré tout d'exercer son travail. C'est aussi une métaphore de l'homme seul qui fait face à un groupe hostile Ce qui est incroyable est la modernité de "graine de violence "qui n'a pas pris une ride. Il n'y a pas un seul temps mort, le film est parfaitement réalisé, tous les acteurs mêmes les seconds rôles sont excellents. Certaines scènes sont d'une intensité émotionnelle telle ,que le spectateur est collé à son siège. Le sujet abordé est aujourd'hui plus que jamais d' une actualité brulante. Signalons en passant la participation musicale du film qui comprend "round around the clock" le tube intemporel de Bill Haley. Le film aurait ainsi, accessoirement, introduit le Rock and Roll en France. Les amateurs du cinéma du patrimoine ne doivent pas rater ce film. Il est formidable et sur le sujet, il est selon moi toujours inégalé.
Pour son premier film (qui a bcp vieilli), Richard Brooks pose un regard engagé sur le système éducatif américain en évoquant de manière un peu caricaturale la délinquance juvénile et les préjugés raciaux, porté par une mise en scène impeccable.
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1,5
Publiée le 15 juin 2021
Commençons par la scène d'ouverture de Graine de violence Glenn Ford entre dans le bureau du directeur passe une entrevue qui dure moins de cinq minutes et en plus c'est une entrevue ridicule. Les deux scènes suivantes Ford rencontre quelques-uns des autres enseignants d'accord. Mais des enseignants qui sont stéréotypés à la fois bons et mauvais totalement irréalistes et tellement clichés. Je n'ai jamais vu dans un film des enseignants même de première année qui soit aussi naïfs qu'eux. Et puis Ford et un autre professeur décident de prendre un raccourci à travers une allée la nuit dans le centre-ville et bien sûr ils se font tabasser. Et puis juste après avoir été battu on lui offre un poste d'enseignant dans une école secondaire très respectée et il la refuse pour retourner enseigner aux mêmes membres du gang qui l'ont battu tous ce est complètement irréaliste. Glenn Ford aurait dû gagner un prix pour le plus mauvais costume et la pire coupe de cheveux pour un acteur principal dans l'histoire du cinéma. Mais je suppose que c'était censé le faire ressembler à un jeune professeur pauvre...
Premier film de richard brooks, qui allait parlais par la suite beaucoup de l'etre humain. Ce film est bon, ryhtmé, bien monté, bien raconté on passe un très bon moment. Glenn Ford impecable en prof qui essaye par tout les moyen de faire évoluer ses élèves. Sydney Poitier dans son premier role est aussi impecable.
Lle film est rentré dans la légende pour le morceau "Rock around the Clock" que l'on peut entendre à son générique. Pour le reste Blackboard Jungle fait partie de ses quelques films devenus cultes (" La Fureur de vivre" , " l’Equipée sauvage"...) qui au mi-temps des 50's , s'interrogent sur le mal-être et la délinquance adolescente. En dépit d'une tonalité moralisatrice et paternaliste, le cinéma de Richard Brooks empreint d'idéalisme ,pose comme à son habitude un regard humaniste sur ses personnages et interroge la société américaine dans son ensemble.
La musique "Rock around the clock" est déjà culte ! Le film est un pur chef d'oeuvre des milieux scolaires difficiles que chaque professeur et chaque élève devrait voir ! Un professeur va subir ses élèves en cherchant à les instruire. Il y a toujours des récalcitrants et des personnes qui ne font que suivre le groupe dans la crainte ou la neutralité. Mais quand cela va trop loin, chacun, élève comme professeur va devoir prendre une décision et fixer des limites. Un très bon film qui ne prend pas une ride en plus de 60 ans !
« Graine de violence » est sans aucun doute un film engagé mais les traits sont tellement grossis et les personnages si caricaturaux que le propos perd de sa crédibilité. Le film donne une impression de conservatisme ignorant jouant sur la peur d'une jeune génération incompréhensible avec sa musique rock et son look de loubard. Malgré les clichés, le long métrage reste captivant grâce notamment à cette confrontation entre le professeur et ses élèves.
C’est une révolution pour ces années 50, L‘Amérique bien sous tout rapport, où le système est souvent dépeint comme une machine à bonheur, ce rêve Américain égratigné par ce film, le système en prend un coup, toutes les formes d’intolérances sont abordées avec justesse, inégalité, racisme, sexisme, une perle joué à merveille par des acteurs en grande forme. Ce film a donné la voix à bien d’autre de ce genre, on pense au très violent Class 1984. Néanmoins, il est préférable de voir ce film remarquable et réaliste.
Films éducatifs ou sociaux ? c'est le débat qui s'ensuit après visionnage du film de Brooks. L'histoire décrit le problème récurrent de l'éducation de jeunes paumés qui n'ont plus leur place dans la société. Le nouveau professeur, Ford, entame son entrée dans le lycée difficile sans y être préparé, et subira les provocations et moqueries de ses élèves, qui iront jusqu'à harceler sa femme et s'en prendre physiquement à lui, lui mettant la pression tous les jours. Sans compter ses collègues, qui ont depuis longtemps abandonnés leur but de donner un vrai avenir à ces jeunes. Le film puise toute sa puissance dans le scénario, forgeant ainsi de belles répliques qui témoignent du contexte de l'époque, sur la société et le racisme. Il n y a pas, comme certains films qui traitent le même problème, un élève innocent qui ne se joint pas aux gangs : tous au début sont contre le professeur, mais leur retournement de veste se fera progressivement, lorsque Ford aura compris que la violence ne résout rien et qu'il fallait comprendre le souci de ces élèves. Le film se garde de dévoiler la violence de ces quartiers, la psychologie suffisant amplement ; la musique rock'n' roll dominant les scènes de bagarre évitent de trop dramatiser, mais d'établir un lien entre musique de l'époque et contexte de l'époque, ce qui marche plus qu'une musique classique. Pas de réalisation visuelle remarquable de la part de Brooks, mais une façon de construire un film témoin de la société qui est mené en avant par son jeu d'acteurs et son scénario.
Un super film des années 50, musique rock n roll dédramatisant les scènes de violence, et des acteurs brio! L'histoire retrace bien l'évolution des mentalités et des courants pédagogiques auprès des élèves difficiles. Sans angélisme, avec beaucoup d'humanité. La phrase du film résume bien l'ensemble "I guess everybody learns in school, even teachers"!
Précurseur d'un sous-genre les films d'école. le sujet qui est abordé est sensible et toujours d'actualité, la violence en milieu scolaire. Parfois un peu facile dans certaines des situations montrer à l'écran mais cela reste pertinent. En bonus c'est une des premières fois que l'ont entend du rock dans un film !
Un très beau film de Richard Brooks sur le milieu scolaire des années 50 dans un établissement très difficile. On pourrait comparer ce film, avec la modernité en plus, avec des films du genre "Esprits rebelles" ou "187 code meurtre". Ici, il faut se remettre dans le contexte de l'époque et on se rend vite compte qu'il n'est finalement pas plus différent que le nôtre actuel. Il y a et il y aura toujours des problèmes de violence et de non-intégration aux normes scolaires dans les écoles. C'est peut-être difficile à avaler mais c'est la vérité. A part cela, le film est bien écrit et les rôles des différents personnages sont intéressant à suivre. A voir !!