La Route sauvage (Lean on Pete)
Note moyenne
3,8
640 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

67 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
28 critiques
3
26 critiques
2
7 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mai 2018
Un road movie parfois éprouvant mais puissant; quelques longueurs mais aussi des moments d'une beauté extrême et poétique.
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2018
Il lui arrive bien des malheurs à ce pauvre Charley : mère inconnue, père totalement irresponsable, vie précaire, absence d'un véritable foyer... Il y a du "Sans famille" dans le dernier film d'Andrew Haigh, du mélo et des rebondissements incessants. L'ado de quinze ans va toutefois pouvoir sortir de cet enfer quotidien en découvrant le monde des courses de chevaux et plus particulièrement en se prenant d'affection pour un cheval du nom de Lean on Pete - c'est du reste le titre anglais du film. Et pourtant la route va être jonchée de bien des obstacles que le garçon va devoir affronter sans jamais cependant perdre courage. Son but ? Rejoindre une tante qui est la seule personne au monde auprès de qui il pourra trouver quelque réconfort. Et pour cela Charley, parti de l'Oregon, devra parcourir près de deux mille kilomètres avant de gagner le Wyoming où réside le seul espoir de l'adolescent. On aura compris qu'il s'agit d'une quête qui doit pouvoir émouvoir un public jeune et enclin aux bons sentiments. Mais le film va plus loin qu'un scénario de Bibliothèque verte. C'est qu'il comporte une réflexion sur la place d'un adolescent au sein d'une société cruelle ou seulement égoïste, mais aussi un message d'espoir fondé sur un lien à redécouvrir avec la nature. Cette nature que représente le cheval aimé de Charley, mais qui est malheureusement promis à l'abattoir, mais aussi cette somme de paysages grandioses que traverse l'adolescent lorsqu'il abandonne l'enfer des villes. Il est intéressant de constater que le metteur en scène est britannique - on n'a pas oublié son avant-dernier film, "45 ans" - et que l'itinéraire de Charley est aussi le sien puisqu'il découvre des paysages que lui-même n'avait pas imaginés. De ce point de vue, la caméra saisit des plans d'une infinie beauté, passant de plans serrés à des plans d'ensemble extrêmement vastes où se lit la fascination du cinéaste pour le paysage évoqué. Ajoutons la belle prestation de l'acteur principal, Charlie Plummer, dont le jeu tout de retenue et de délicatesse tranche avec l'extraversion que l'on pourrait attendre de bien des acteurs adolescents. Certains verront peut-être dans ce film une immense naïveté, mais il n'est pas interdit d'être optimiste et de penser que tout peut s'arranger alors que tout va mal : c'est exactement le message que délivre ce film.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2018
Charley Thompson, 15 ans, vit en Oregon avec son père, un homme inconstant enchaînant les conquêtes depuis que sa femme est partie sans donner d'explications. Déscolarisé, Charley trouve du travail auprès de Del, un éleveur de chevaux de courses. Là, Charley se lie avec Lean on Pete, un vieux cheval destiné à être vendu, désormais incapable de gagner une course sans être dopé. Lorsqu'un drame arrive à Charley, il décide de fuir jusqu'au Wyoming pour retrouver sa tante, accompagné par Lean on Pete. Adaptant un roman, Andrew Haigh réalise là un très beau film, balade dans l'americana où Charley éprouve la dureté de l'Amérique avant de trouver son refuge. Loin de tomber dans les clichés du film initiatique, "La route sauvage" vient tâter de beaux sommets d'émotion en toute simplicité, prenant des tournants inattendus mettant Charley à rude épreuve. Charley, c'est Charlie Plummer, vu dans "Boardwalk Empire" ou encore "Tout l'argent du monde" qui irradie littéralement l'écran avec son talent et sa bouille qui n'est pas loin de rappeler River Phoenix. S'il s'égare un peu dans quelques longueurs en deuxième partie, "La route sauvage" reste un film très fort, sur un jeune homme qui apprend à embrasser son chagrin et à se débrouiller avec les moyens du bord sans jamais se plaindre. Le tout truffé de superbes plans où les espaces sauvages, Plummer et Lean on Pete trouvent parfaitement leur harmonie.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 mai 2018
Un « joli film »… sans grande originalité, un peu trop étiré, un peu trop lénifiant, un peu trop habité par l’intention de nous toucher et de nous attendrir, mais qui parvient à nous faire partager les émois et les espérances de son personnage principal, le très attachant Charley, que nous suivons dans ses tribulations, puis dans sa périlleuse migration de l’Oregon au Wyoming par les contrées sauvages et désertiques de l’Idaho. Au commencement, Charley habite avec son père dans un modeste logement, non loin du centre équestre de Portland Meadows, là où l’attend son improbable alter ego, son seul ami, un être solipède et hennissant, le cheval Lean On Pete. Charley n’a que quinze ans, et pourtant il est déscolarisé. Livré à lui-même la plupart du temps, il aime courir dans les rues de son quartier. C’est là son exutoire, le petit dérivatif qui lui permet sans doute de s’évader autant que de se défouler. Mais dans la symbolique du film, ce besoin vital de galoper instaure aussi dès le départ une complicité ontologique entre Charley et Lean On Pete. En effet, étant un cheval de course, ce dernier a lui aussi besoin de galoper pour vivre, c’est même la condition de sa survie, car le jour où son galop ne sera plus assez rapide, son propriétaire véreux l’expédiera à l’abattage. Par la suite, cette complicité entre l’enfant et le cheval est redoublée par la commune nécessité de fuir : l’un pour échapper au placement dans une famille d’accueil, l’autre pour échapper à l’abattoir. De plus, étant l’enfant d’une mère instable qui l’a abandonné et d’un père immature qui n’a pas trop su l’éduquer, Charley a quelque chose de sauvage, une innocence et une spontanéité qui le rapprochent aussi de Lean On Pete. Par exemple, il ignore les manières de table et engloutit voracement les aliments. Et quand plus tard la faim le pousse à un « resto basket » qui tourne mal, si la serveuse du fast-food le laisse partir avant que la police n’arrive, c’est parce qu’elle a compris qu’il n’est qu’un pauvre enfant perdu qui a commis sa grivèlerie sans la moindre malice, tel un petit animal à bout de forces qui serait venu se repaître sur un pâturage où il n’a pas droit de cité. Il y a d’ailleurs de l’exagération dans la pureté et la douceur qui sont prêtées à Charley. Certes, il a beaucoup de cran et de débrouillardise, mais il incarne surtout un pauvre agneau surempathique et bienveillant. L’unique fois où brièvement la rage s’empare de lui (i.e., la scène où il attaque à coups de démonte-pneu le SDF qui lui a pris tout son argent), on est presque soulagé de voir qu’il est capable de violence ! De fait, le film est un peu trop manichéen : on a souvent l’impression que Charley est le seul être vraiment bon et pur, et que ces qualités de cœur ne sont sinon présentes ou détectables que chez les figures féminines… Mais ce parti pris contribue néanmoins à souligner l’immense solitude de Charley, ainsi qu’à décliner, y compris sur un mode projectif, l’amour maternel qu’il n’a jamais connu et qu’il n’a pu que fantasmer…
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2018
La première moitié du film est vraiment de haute qualité avec une description d'une certaine Amérique, la passion naissante de l'adolescent pour les chevaux, l'univers des courses hippiques de seconde catégorie et la construction d'une famille de substitution avec Steve Buscemi et Chloé Sévigny, toujours aussi bons et qu'il me semble ne pas avoir revu ensemble depuis "happy hour". La seconde partie, plutôt road-movie, est peut-être plus classique dans sa forme, mais réserve de bonnes scènes et de très belles images même si on peut s'étonner spoiler: qu'à chaque fois le jeune Charley échappe à la vigilance de la police
. L'acteur Charlie Plummer m'a ici beaucoup plus convaincu que dans "tout l'argent du monde".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mai 2018
La rue et ses dangers plutôt que les services sociaux américain.
Le cinéma Yankee peut lorsqu’il est indépendant faire de bon films.
Elisa.W
Elisa.W

5 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2018
L'histoire d'un jeune garçon qui a une vie simple et ennuyeuse avec son père dans une Amérique dure et parfois sordide. Il fait la rencontre d'un entraîneur de chevaux de course et se.prend d'amitié avec un cheval qui bientôt ne.pourra plus courir . Pour le sauver et se sauver lui de cette vie , il entame une longue route pour rejoindre une tante. Celle-ci sera jalonnée de personnages , d'embûches, de déceptions et de souffrances. La résilience de cet enfant est surprenante. Les paysages sont magnifiques, la musique également. Film à voir vraiment.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2018
Un road movie sur une recherche d’amour et de sécurité émouvante et prenante. L’histoire d’une dérive subie d’un garçon de 15 ans, perdu dans une version du rêve américain qui ne fonctionne pas pour lui.
J’ai eu l’impression d’être plongée dans une réalité violente et touchante, comme je l’avais été avec « the Florida project ». Une vision des États Unis en décrépitude, cette fois ci à l’ouest, chez les cowboys.
Les acteurs sont tous parfaits, notamment Steve Buscemi et Chloë Sevigny, mais retenez le nom du jeune acteur qui joue le rôle principal, il a 18 ans s’appelle Charlie Plummer et il est parfait.
Depuis Ryan Gosling, Scarlett Johansson et Natalie Portman je n’avais pas assisté aux débuts d’un jeune acteur aussi prometteur.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2018
Après week-end et "45 ans", Andrew Haigh nous emmène dans un autre univers: les grands espaces, les chevaux, les combines et surtout le parcours "sinueux" d'un jeune homme qui doit s'en sortir tout seul.....
Un scénario solide, un jeune comédien attachant, Charlie Plummer...nous transportent dans cette Amérique profonde qui fait encore rêver les vieux enfants.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 avril 2018
Splendide film. Les images sont belles. La relation des personnages est bien écrite. Ca sentait le beau film rien qu'a voir l'affiche et je n'ai pas été décu
Marie D
Marie D

12 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2018
Très émouvant. L’Amérique telle qu’on ne l’imagine jamais. Ce jeune acteur est très prometteur. Bravo.
janus72
janus72

52 abonnés 287 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2018
LEAN ON PETE est un vrai bon road-movie, avec un jeune homme qui crève l'écran (un rien de Paul Dano).
Un scénario qui tient plutôt bien la route - une mise en scène efficace, sans chichi et une distribution solide qui entoure Charlie Plummer.
Il y a aussi l'Amérique - celle des grands espaces mais aussi des petites gens et des paumés.
Un bon film même si tout n'est pas franchement joyeux et léger.
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2018
Un film parfois bouleversant, d'où l'on peut sortir très triste même si c'est une ode au courage, et même si on  trouve que Andrew Haigh charge un peu la barque; on frôle le mélo, et on se dit qu'il est bien peu probable que le jeune héros ait pu vivre toutes ces tribulations sans se faire rattraper (quoique aux US certaines procédures sont caduques quand on change d'Etat).

        Charley (le formidable Charlie Plummer) est un ado de quinze ans, courageux, honnête, et qui au fond, n'a qu'un souhait: avoir une famille. Sa mère l'a planté là quand il était bébé, alors il vit avec un père totalement immature, Ray, (Travis Fimmel) -il y a beaucoup d'amour entre eux d'ailleurs- qui change souvent de copine, éventuellement mariée, ce qui risque fort de mal finir un jour. Il a bien une tante Margit, qui s'est occupé tendrement de lui dans son enfance, mais le frère et la soeur se sont brouillés.... et Ray refuse de donner à son fils le numéro de téléphone de Margit.

        Charley a trouvé un travail dans un hippodrome, auprès d'un entraîneur minable, Del, Steve Buscemi (moins drôle qu'en Krouchtchev....) et de sa meilleure jockey, Bonnie (Chloë Sevigny). Ce ne sont pas des courses prestigieuses; on court à l'occasion de foires de village, sur de mauvaises pistes. Ce sont des épreuves de Quarter horses, des sprints sur quelques centaines de mètres (quarter = un quart de mile) où les chevaux sont poussés à leurs extrêmes limites. Comme Del est perpétuellement fauché, il fait courir les malheureux animaux trop souvent,à coup d'excitants, et quand le cheval n'en peut plus, on le vend au Mexique. Pourquoi au Mexique? Parce qu'au Mexique on bouffe les chevaux, pardi, ce que les anglo-saxons se refusent à faire. Comme Bonnie le dit à Charley: t'attache pas, c'est pas un chien. C'est un cheval. C'est un outil de travail. Mais Charley s'est attaché à Lean on Pete, qui a cinq ans -vieux dans le métier donc, et promis au Mexique. Si je peux faire un a parte personnel, ayant un peu connu le milieu du trot, c'est tout aussi terrible. Ces futures vedettes choyées dans des écuries somptueuses, si à deux ans elles n'ont pas montré de performances, zou, c'est l'horreur de l'abattoir. Non, faut pas s'attacher dans le milieu des courses....

        Quand Charley se retrouve seul, il n'a plus qu'une idée: retrouver cette tante Margit, qui sans doute se prénomme Margaret, Margaret qui? Elle s'est mariée. Tout ce qu'il sait, c'est qu'elle habite de Wyoming. Retrouver une Margaret dans le Wyoming.... Pas évident. Mais Charley part, de Portland jusqu'au Wyoming, et avec lui il emmène, pour le sauver, Lean on Pete.... Avec le van, tant qu'il y a de l'essence. Puis à pieds.Et dans cette odyssée pathétique, il va rencontrer toute l'Amérique paumée, marginale...

        Le visage de Charley, à la fois perdu et résolu, vous trottera longtemps dans la tête. C'est un beau film. A voir.
Guiciné
Guiciné

208 abonnés 1 350 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2018
Un film plutôt attachant et sensible, grâce à son personnage principal particulièrement bien interprété ainsi que son récit qui ne manque pas d’originalité. Tout à fait recommandable.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2018
Très bon film, très bonne interprétation. ... une grande angoisse croissante pour cet adolescent très attachant, très sensible et à la vie qui ne le gâte pas.... j'adore son attachement à ce cheval qui lui rend bien .... Ce film est superbe
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse