Borg/McEnroe
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dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2017
Wimbledon, juillet 1980. La finale du tournoi masculin oppose Bjorn Borg, numéro un mondial, vainqueur de 4 titres consécutifs sur le gazon anglais à John Mac Enroe, son challenger en pleine ascension. Un match pour entrer dans l'histoire...

Il y eu un temps où je me passionnais pour le tennis, Bjorn Borg, avec son allure d'"extra terrestre" et son tennis d'exterminateur, m'avait donné envie de commencer à la pratiquer. J'ai passé de nombreuses heures devant le téléviseur à regarder les tournois de Roland Garros et de Wimbledon durant des années. Je me souviens parfaitement de la finale de 1980 et du tie break de folie dans le quatrième set.
Le réalisateur Janus Metz Pedersen rend hommage à la légende à travers ce biopic. Les passionnés de tennis ne découvriront pas grand chose mais ce biopic caressera les nostalgiques dans le sens du poil et rend plutôt bien hommage à un sport où les champions de l'époque étaient des icônes, certainement plus qu'aujourd'hui...
On découvre dans le film que joueur aguerri au calme imperturbable, Bjorn Borg était un adolescent colérique et irascible qui ne supportait pas la défaite. On découvre également un champion maniaque et superstitieux qui respectait et imposait à ses proches un cérémonial ainsi qu'un homme à la personnalité complexe. Le film est plus axé sur le champion suédois que sur le jeune joueur américain en pleine ascension.
On découvre chez John Mac Enroe beaucoup d'admiration pour son ainé et une grande ambition qui le fera accéder au rang de numéro un mondial en 1981. En effet, en juillet 1981, Mac Enroe remportera la victoire contre un Borg au crépuscule de sa carrière. Les 2 joueurs deviendront des amis. Assez curieusement, une fois la place de numéro un mondial acquise, Mac Enroe ne confirmera pas vraiment tout son talent, se gâchant dans des colères mémorables et des attitudes anti sportives.

Le film s'appuie sur les performances de Shia Labeouf (Mac Enroe), Sverrir Gunarsson (impressionnant dans les mimiques et la gestuelle du champion suédois y compris sur le court), Stellan Skasgard (Lennart Bergelin, l'entraineur de Borg) et Tuva Novotny (Mariana Simionescu).

Alors que le tennis s'est depuis encore "professionnalisé" et que les gains ont explosé, on découvre qu'à seulement 26 ans et alors que les saisons étaient bien plus courtes qu'aujourd'hui, le champion suédois était arrivé au bout, ne rêvant plus que de prendre sa retraite. Aujourd'hui, les matériels ont évolué, la vitesse du jeu a explosé et les records sont tombés (Sampras, Nadal et Federer ont dépassé le nombre de tournois du grand chelem remportés par Bjorn Borg depuis longtemps).
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2017
Ah, nostalgie... J'ai la quarantaine et Borg me rappelle mon enfance tant il a laissé une marque indélébile, qu'on aimait le tennis ou pas, c'était toujours un événement. Par contre je ne me rappelais pas que Mc Enroe était aussi infect à ses débuts. Sinon le film est vraiment bien fait, les acteurs bien choisis. Ce qui est stupéfiant c'est la ressemblance de l'acteur jouant Borg, c'est saisissant lorsqu'on revoit des images d'archive à la fin du film. Un super moment, qu'on connaisse ou pas les joueurs d'ailleurs, une véritable ode au sur-dépassage de soi pour être le premier.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2017
Je l’ai toujours dit, il y a pour moi deux domaines qui me touchent : le sport et les arts. Deux domaines où les protagonistes ne se reposent pas sur leurs lauriers. Deux domaines où l’on se doit de se remettre sans cesse en question. Il n’y a jamais rien d’acquis. Pourtant, il n’est pas nécessaire d’être numéro UN. J’aime les acteurs de théâtre et de cinéma et respecte les sportifs de haut niveau quelles que soient leurs disciplines sportives. Deux domaines où les protagonistes souffrent et dont les larmes me touchent. Larmes de joie pour une récompense, larmes de tristesse pour une défaite. Deux domaines qui génèrent émotion, passion, frustration, déception, amour, haine, excès. Deux domaines où les protagonistes sont exposés sous les feux de l’injure, de la vindicte ou de la grâce, de l’encouragement, de l’acclamation, de la fascination. Deux domaines où les protagonistes peuvent se révéler fragiles ou fragiliser par des critiques gratuites, des quolibets puérils. Deux domaines où la chance ne suffit pas toujours, seuls le talent et le travail, l’envie pour certains d’être au haut de l’affiche font loi. «Borg/McEnroe » nous conte la finale du tournoi de Wimbledon en 1980. Je ne pensais pas que cette finale qualifiée de « légendaire » pouvait faire l’objet d’un film. D’autant que le tennis ne m’a jamais convaincu au cinéma. Ce n’est pas un sport cinématographiquement esthétique ou à défaut réussi. Le football idem. Seuls les sports de combat s’en sortent bien. Et je le dis d’emblée car ce sera mon bémol : « les séquences tennistiques » n’ont rien d’exceptionnelles. Pourtant, l’intensité est là. Elle l’est d’autant plus que le réalisateur a choisi de s’attarder sur le mental des deux joueurs et plus spécifiquement sur Bjorn Borg. Mon modèle. J’étais admiratif de ce mental de fer. De ce joueur qui ne laissait aucune marque d’émotion. Elle s’exprimait en toute fin de tournoi, quand la victoire finale était acquise. Et pourtant, je n’étais pas partisan du jeu de fond de court. Mais il savait être d’une précision chirurgicale pour des points délicats. Par contre, le jeu offensif, parfois kamikaze de McEnroe, me plaisait. Ses colères tantôt m’irritaient tantôt m’amusaient. Je me souviens de l’issue de la finale, j’avais 20 ans, je l’ai regardée dans un grand supermarché de la région parisienne mais je ne me souvenais plus du tie-break. Je croyais qu’il était situé dans le dernier set. Au-delà du fait que ce film m’a rafraîchi la mémoire, j’ai été surpris d’apprendre que Bjorn Borg était un gamin super mauvais joueur ! J’aimais le joueur mais je ne m’attardais pas sur sa vie privée. C’est pourquoi j’ai été surpris. Et le film nous montre à quel point le suédois a dû faire d’incroyables efforts pour étouffer cette rage qu’il avait en lui. Cette rage enfouie, contenue. Cependant on sent bien combien la marmite bouillonne ; et quand elle explose elle reste dans la sphère privée. On a l’impression que Borg souffre constamment pour dompter cette rage. Evidemment, j’aurais pu m’en douter, pour être numéro UN, on doit être hors du commun. Je ne me rappelle plus que l’on ait dit de lui qu’il était maniaco-maniaque. Il me semble qu’on ne commentait pas autant comme pour Nadal, les petites mimiques, et autres TOC du joueur. Apparemment, le suédois, là encore, le réservait dans son intimité. En soi, comme il n’affichait aucune émotion, il ne pouvait afficher aucun signe extérieur qui aurait pu trahir ses angoisses, ses démons intérieurs. En face, McEnroe est brut de décoffrage. Sa rage est extériorisée. Ce qui est intéressant dans ce film, on s’aperçoit au bout du compte que ces deux joueurs sont sur la même longueur d’onde. Borg comprend McEnroe. Il connaît sa rage. Il y a une séquence où sa femme pense que l’américain, tellement emporté, va rater le point suivant. Pour Borg, il pense le contraire et il a raison. Parce que Borg connaît cette rage. Connaît le mental de McEnroe, sait qu’il est un grand joueur en devenir. Et qu’il pourrait l’être plus tôt que prévu d’où son angoisse durant ce tournoi. En soi, il n’y a rien d’étonnant à ce que ces deux hommes soient devenus amis. Ce ne sont pas deux contraires. Deux opposés. Dans leur style de jeu, aucun doute, mais mentalement, ils sont proches l’un de l’autre. Après tout, n’est-ce pas le point commun de tous les compétiteurs : la gagne coûte que coûte. Et pour ça, il faut un mental de fer. Que l’on soit calme ou enragé. L’un peut déstabiliser l’autre et vice versa. Ce qui rapproche ses champions c’est leur « viscéralité ». Cette souffrance qui compresse le ventre qui hante l'esprit. Cette soif de vaincre, la détestation de la défaite, cette haine qui les poussent à vouloir être numéro UN les qualifient de joueurs hors normes. spoiler: Cette souffrance est terrible puisque l’année suivante, McEnroe prendra sa revanche et mettra fin non seulement au règne du suédois mais sonnera la fin de sa carrière. Bjorn Borg ne supportera pas d’être numéro Deux.
C’est numéro UN ou rien. A vingt-six ans le suédois prend sa retraite ! En soi, ce n’est pas tant la finale qui est en jeu dans ce film, c’est le joueur Bjorn Borg. Dans le titre, seul le suédois ressort selon moi. Interprété par Sverrir Gudnason. Bluffant de ressemblance par moments. J’ai eu l’impression que Bjorn Borg (re)jouait un pan de sa vie. Quant à Shia LaBeouf, il s’en sort très bien. Voilà longtemps que je ne l’avais pas vu aussi convaincant. On retrouve bien le joueur. Il y a une séquence après un match en conférence de presse où son personnage en a assez que l’on évoque son caractère plutôt que de parler de son jeu. Les journaleux, en ignorant sciemment le jeu de McEnroe, contribuent à entretenir la rage de l’américain. Cette scène est saisissante. Un film instructif et touchant. A voir en VO évidemment, car les colères de McEnroe se vivent et s’entendent dans sa langue… A ce propos, la finale de Roland Garros, en 1984, qui opposa Lendl à McEnroe est mythique. Elle mériterait un film. Et là, je vous promets des colères savoureuses !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 novembre 2017
Je n’ai pas de souvenirs de ce duel légendaire, en revanche je me souviens des colères de McEnroe sur les cours de tennis. Ce film retrace leur rivalité lors du tournoi de Wimbledon de 1980. Au vu des photos que l’on voit dans le générique de fin, l’ambiance, et les temps forts ont été parfaitement retranscrits. Le réalisateur Danois, Janus Metz Pedersen, a parfaitement comprit la rivalité des deux hommes qui à travers elle vont chasser leurs vieux démons.
L’histoire oscille entre leurs jeunesses tourmentés et le présent où ils veulent montrer leur talent et leur force. Borg veut être le meilleur et rentrer dans l’histoire du tennis. McEnroe est un jeune lion décidé à battre son idole. On pourrait croire que tout sépare ces deux hommes pourtant ils sont bien plus semblable qu’il n’y parait. D’ailleurs cette rivalité se transformera en amitié quelques années plus tard.
Les deux acteurs principaux ont fait un beau travail sur leur personnage. Pour Sia Laboeuf ce n’était pas forcément un rôle de composition, ses réactions dans la vie étant assez proche de McEnroe. Anecdote amusante c’est le vrai fils de Björn Borg, Leo Borg, qui joue le rôle de son père à 14 ans.
Si vous connaissez leur histoire vous serez ravi de la revivre, si vous la connaissez pas vous serez tenu en haleine par un suspense savamment dosé. BORG/McENROE est une bonne surprise.
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2017
On est plongés dans la vie intime de ces deux champions.
C'est instructif car toutes les petites anecdotes sont vrais.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 novembre 2017
Très belle films jouer par des acteurs épatant surtout Shia qui m'as carrément épaté même si c'est pas pour la première fois
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2017
J’ai adoré ce film de la 1ère à la dernière minute. Je manque peut être un peu d’objectivité car je suis fasciné par les histoires de sportifs surtout quand ils sont aussi emblématiques. Mais le film est objectivement très bien réalisé. Les alternances passé / présent permettent de véritablement cerner et comprendre les personnalités des 2 champions qui se révèlent bien différentes de leurs images publiques. On comprend le pourquoi de la froideur de Borg et de sa retraite prématurée. La souffrance de McEnroe et sa passion pour ce jeu. Les 2 acteurs incarnent magnifiquement les 2 champions. La réalisation est soignée, on est pas dans un documentaire, il y a une vraie démarche esthétique, artistique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 novembre 2017
Vrai bonne surprise que ce film sur la rivalité entre Borg et McEnroe en 1980. J'y suis allé plus ou moins par hasard et dès les premières minutes du film, j'ai été agréablement surpris par l'esthétique travaillée du film (photographie, retranscription de l'époque, musique). J'avais un peu peur que le film se concentre trop sur la finale de 1980 à Wimbledon mais en fait ce n'est pas le cas. Un certain nombre de flashbacks permettent de revenir sur l'enfance et la formation de ces deux champions qui, malgré les apparences, se ressemblent plus qu'ils ne s'opposent. Cependant, le film se concentre plus sur Borg (le long-métrage est d'ailleurs plus flatteur à son égard que vis à vis de McEnroe). La retranscription du match final est bien réussie puisqu'elle est condensée en une dizaine de minutes tout en maintenant la tension qui peut exister lors d'un événement sportif de cette ampleur. Les amateurs de tennis apprécieront donc particulièrement mais pas exclusivement : l'émotion qui se dégage du film pourra toucher un public plus large.
Laura B
Laura B

12 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2017
Film qui se centre plus sur Borg que McEnroe tout en se focalisant sur le mental des deux joueurs. Les flash back nous montre les joueurs comme on ne les connait pas. tout le film d'ailleurs. Les vestiaires, la relation de Borg et de son coach, la vie hors court de McEnroe. Ce qui m'a le plus marquée c'est l'obsession de Borg avec la voiture, les raquettes ... Je ne pensais pas qu'il est comme ça !
La réalisation est au top, surtout pendant les match, les vues de dessus sont superbes !
Les deux acteurs principaux tiennent bien leurs rôles. Celui qui joue Borg un peu plus à mon avis. Ou c'est peut-être dû à sa forte ressemblance avec le vrai joueur.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2017
Le film est surtout un bain de jouvence pour replonger dans ses jeunes années. Qui ne se souvient pas de cette finale incroyable où le nom du vainqueur semblait l'enjeu d'une rivalité entre les dieux ? Apollon du côté de Borg, demi-Dieu viking vénéré des filles qui est d'un calme olympien. Dionysos du côté de McEnroe, roi de la folie et de la démesure qui promenait une réputation de sale gosse mal élevé, "superbrat" pour les English, soit "sale morveux". Je me souviens bien de ce match et de son indécision totale. Sans doute un des plus grands matchs de tennis de tous les temps. Fallait-il en faire un film, selon cette mode tyrannique du biopic qui veut remettre en image toutes les célébrités passées ? Pour les amoureux du tennis, oui bien sûr. Ce film est d'une fidélité absolue aux deux héros, avec notamment un Borg plus vrai que nature. Leurs jeux, leurs matériels, leurs tocs, leurs passions, tout est repris, ce qui permet de faire revivre deux personnages qui ont marqué leur sport. On découvre aussi leurs personnalités intimes, ce qui n'apporte rien de neuf sur McEnroe, mais fait découvrir un Borg surprenant. Pas tout à fait aussi calme qu'il le laisse paraître. Mais tous deux animés d'une rage de vaincre insolente qui ne les font jamais dévier de l'objectif. Comment, en effet, Borg a-t-il pu trouver en lui les ressources pour se re-mobiliser pour le 5ème set, après avoir vendangé tant de balles de matchs dans le 4ème set ? C'est la question centrale de ce match. Le film apporte un éclairage instructif avec quelques images sur la jeunesse de Borg, ses rapports compliqués avec son coach. Et l'on se persuade que ce champion était pour ainsi dire un martien. Un garçon tellement shooté à la victoire qu'il a interrompu sa carrière le jour où il a commencé à perdre. Arrogance ? Orgueil ? Certainement un peu, mais sans doute aussi une dévorante envie de gagner qui rendait le jeu moins intéressant quand la victoire n'était plus au bout du chemin. Je comprends mieux après le film la conviction que j'avais à l'époque que Borg était imbattable. Il exsudait la victoire de tous les pores de sa peau. Toujours en restant calme ce qui contribuait à sa légende. Rien que pour cela, le film mérite le détour. Mais, passion tennistique mise à part, le film n'enflamme guère le spectateur. Cela restera donc un petit film, discret sur les écrans. Une forme d'hommage de tous les quinquagénaires et plus à un grand champion qui a marqué leur jeunesse....( Calembredaines.fr )
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Ce biopic sur l'histoire de ces deux monstres du tennis mondial est une réussite sur pas mal de points; Plus que le jeu en lui-même, c'est la psychologie et l'éducation des deux athlètes qui sont mises en avant dans ce film. Shia LaBeouf et surtout Sverrir Gudnason dans le rôle de Borg sont excellents. Le film pêche un peu par sa lenteur (notamment quand il s'agit de l'enfance de Borg) et insiste un peu trop sur les tourments de chacun. Pour le reste, la reconstitution de la finale de Wimbledon 1980 est tout simplement sublime pour les esthètes, surtout si l'on ne connait pas l'issue de celle-ci. Le contrat est rempli pour le réalisateur danois Janus Metz Pedersen.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2017
Les rivalités sportives ont souvent alimenté les films, une façon comme une autre de s'attarder sur les coulisses de certains sports et de maintenir l'attention du spectateur, pas forcément passionné par le sport qu'il a sous les yeux. En l'occurrence, le monde du tennis me laisse particulièrement insensible et je n'avais jamais entendu parler de Björn Borg et de John McEnroe avant la sortie de ce film. Comme quoi, j'ai même eu la surprise du suspense du match de fin, n'en connaissant pas du tout l'issue. Mais plus qu'un film sur le tennis (dont les matchs sont décidément très difficiles à filmer,), "Borg/McEncore est avant tout un film sur deux écorchés vifs, deux joueurs aux tempéraments différents (quoique le stoïque Borg fut aussi colérique que McEnroe dans sa jeunesse) qui joueront tous deux leurs tripes sur le terrain de Wimbledon. Borg est en lice pour une cinquième victoire consécutive, McEnroe est l'outsider qui rêve de gloire. Ils ont tout à perdre et à gagner et le match final, bourré de tension, est filmé comme s'ils jouaient avec leur vie. C'est cependant en coulisses que le principal se joue, le film se concentrant sur les personnalités de ses deux personnages. Si Borg, incarné avec une ressemblance physique frappante et avec un sacré charisme par Sverrir Gudnason, est clairement le personnage principal du film, bénéficiant d'un léger surplus de flash-backs dévoilant une personnalité fragile derrière tout ce calme apparent, McEnroe dévoile lui aussi ses fêlures à travers quelques belles scènes où Shia LaBeouf confirme son talent. Bien que classique, le film passionne et nous attache à ses personnages jusqu'à la dernière balle de match, laissant apercevoir une belle émotion.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2017
Un très bon film sur le tennis . La rivalité entre ces deux athlètes est très bien montrée. Leur ascension pour devenir des stars est bien orchestrée.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2018
J'avais un peu délaissé les biopics depuis quelques semaines et l’occasion de la quinzaine de Roland Garros me permet donc d'associer deux thématiques en visionnant ce Borg/McEnroe. Ce film est traité comme un thriller psychologique tout en conservant les codes du genre, le résultat est surprenant ! L'émotion que suscite ce film est très noble et profonde, on puise dans les caractères et les consciences et l’introspection n'en est que plus efficace. Sverrir Gudnason que je découvre m'a réellement bluffé, on ressent son angoisse et ses troubles de manière significative et forme un duo remarquable avec Shia Laboeuf. Ce dernier est lui dans son élément, le rôle lui était tout trouver et il est brillant. Janus Metz est très inspiré par ces deux personnages et dans une construction quoiqu'un un peu académique réussit des prouesses. Pour finir, j'apprécie particulièrement la composition musicale enivrante et délicate de ce Borg/McEnroe.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2017
autant le dire tout de suite, je ne suis pas allé voir ce film pour l'amour du tennis. le sport en général, c'est hyper ennuyeux, mais le tennis fait partie des moins regardables. voir courir deux personnes après une petite ba-balle, non merci! j'y suis allé pour les acteurs et aussi pour le parfum vintage circa 1980. celui-ci est très bien rendu, et j'ai été agréablement surpris par les touches psychologiques. on n'est pas dans le film de sport pur et dur. alors, même si on se tape des scènes de tennis, que j'ai trouvé assez longues, les non-amateurs y trouveront quand même un peu leur compte. le plus ennuyeux ici, est finalement l'âge réel des acteurs, tous deux bien trop âgés pour leurs rôles (Shia LaBeouf 10 ans de trop, Sverrir Gudnason presque 15 ans trop vieux, ça fait beaucoup). mais oui, ça compte!
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