Phantom Thread
Note moyenne
3,8
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325 critiques spectateurs

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LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2018
Phantom Thread est de ces films difficiles à apprécier à leur juste valeur lors du premier visionnage. En effet, l’ambiance glaciale, la musique lénifiante et le rythme idoine, ne sont pas là pour nous aider à rentrer facilement dans l’univers du long-métrage. Il y a pourtant quelques petites choses qui arrivent à faire de Phantom Thread un film qu’on n’oublie pas facilement. Tout d’abord, il y a cette interprétation magistrale par Daniel Day-Lewis de ce couturier acariâtre autour duquel tout tourne. La complexité psychologique du personnage principal, ce Reynolds Woodcock, offre à Daniel Day-Lewis des possibilités d’interprétation sans limites. Le génial acteur anglais, triplement oscarisé, incarne un créateur de mode à la psyché impénétrable. Un homme qui possède une personnalité de façade, celle d’un type tout en contrôle, parfois odieux, et qui ne supporte pas la moindre déviance à ses petites habitudes. Seule sa nouvelle muse va trouver une voie improbable pour briser la carapace et libérer l’homme de sa prison intérieure. Cette jeune femme est parfaitement incarnée par la révélation Vicky Krieps. L’autre femme qui donne la réplique à Daniel Day-Lewis est au moins aussi convaincante que la précédente. Il s’agit de l’actrice britannique Lesley Manville qui incarne la seule personne à même de tenir tête au couturier, son énigmatique sœur Cyril. Paul Thomas Anderson nous propose donc un drame psychologique peu aisé d’accès, mais qui finit par nous fasciner par son jusqu’au boutisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2018
Officiant en tant que metteur en scène, scénariste et directeur de la photographie, Paul Thomas Anderson prend, pour la première fois, la direction artistique quasi-complète d'un film. "Phantom Thread" serait donc le film où la patte de l'excellent cinéaste serait la plus prégnante. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'encore une fois, le géniteur du monstrueux "There Will Be Blood" réussit un sacré coup de force.
Le sujet pourtant (la haute couture) n'est pas un terrain accessible à tous. Pourtant, il permet au réalisateur d'orchestrer une histoire sensationnelle sur le paraître soyeux et charmeur tout en prenant un contre-pieds viscéral, charnel et quasi-repoussant au détour de nombreuses images (en témoigne les nombreux plans sur la nourriture, cette obsession pour le gras ou encore la sueur malade d'un personnage principal qui ne se dévoile qu'un genoux à terre). En cela, "Phantom thread" se place dans l'exacte lignée des films de PTA, un cinéma schizophrène peuplé de personnages complexes qui ne révèle leur vraie nature que lors de fugaces instants.
Les deux personnages du film sont ici incarnés par l'immense Daniel Day-Lewis (dont ce sera sans doute le dernier film pour le plus grand malheur de tous les cinéphiles de ce bas-monde) et la jeune inconnue Vicky Krieps. Ce choix n'est pas anodin car il permet au cinéaste de tisser un ingénieux rapport de force des liens amoureux entre le génie de la mode, célibataire endurci caché sous des tonnes de tissus luxueux et la jeune serveuse spontanée et naturelle mais plus audacieuse qu'elle n'y paraît. Une véritable relecture du thème de l'amour se met alors en branle et débouche sur un prodigieux final où le réalisateur fait tomber les codes préétablis du sentimentalisme bas de gamme.
Encore une fois, Paul Thomas Anderson vient nous titiller psychologiquement et ça fait du bien. Mise en scène somptueuse, jeux de lumière flamboyants et direction d'acteurs impeccables ne sont que les supports d'un vaste dessein visant à mettre à jour le plus profond de l'âme humaine. C'est beau, hypnotique et déchirant.
Arnaud75016
Arnaud75016

8 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2018
Phantom thread est un très beau film, bien construit, interprété avec beaucoup de finesse et magistralement mis en scène. Il y a beaucoup d’émotions et de sentiment artistique dans ce film. À voir absolument
LaReineDudu
LaReineDudu

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2018
Je n'ai pas aimé ce film : les acteurs sont pourtant bons, la photo aussi mais alors le scénario, les costumes et cette musique omniprésente!!!!!!!!!! C'est long, lent, insipide...Quel dommage que D.Day-Lewis quitte le cinéma sur ce film-là. Qu'il interprète un couturier n'est qu'un prétexte, il aurait pu tout aussi bien être homme de pouvoir (un peu perché tout de même) dans n'importe quel domaine puisque le propos est la relation "dominant/dominé" qu'il a avec son entourage aussi bien clientèle, famille ou amours. Je me suis ennuyée, pas intéressée par cette histoire de gens creux et égoïstes dans cette Angleterre vieillotte et boursouflée...
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2018
Lumière, photo, cadrage, et surtout distribution, tout ici est ciselé avec autant de soin que la dentelle qui orne les robes de ce couturier au nom improbable de "Woodcock". Daniel Day Lewis livre un personnage incroyable, maniaco-dépressif, Génie, se laissant peu à peu glisser dans une relation aussi forte et violente qu’asexuée. Vicky Krieps, révélation de cette relation vénéneuse dans une partition à trois, ajoute au trouble du propos et distille un parfum de poison quand le film se révèle. Un film puissant, anxiogène, dont la fin laisse un petit goût d'inachevé et une fin ouverte à l'envi du spectateur....
Bilade C.
Bilade C.

2 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2018
Grand film. Malgré son classicisme assumé. Cette histoire déstabilisante parle du couple comme jamais, et de ce qu’on est prêt à abandonner pour se dépasser. Touche d’humour british en prime.
Marcel D
Marcel D

113 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2018
Du grand art, un film comme on n'en fait plus, et pourtant tellement moderne ! Deux acteurs au sommet (dont une petite nouvelle qui ne va pas en rester là !), un film élégant, subtil, qui prend le temps d'installer son univers et son propos. Une superbe histoire d'amour, avec la création en toile de fond. Paul Thomas Anderson en scénariste, réalisateur, chef op' et même producteur... quel talent !
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2018
Paul Thomas Anderson fait partie de ces rares réalisateurs à pouvoir tout réaliser. "Magnolia", "The Master", "There will be blood" sont sans doute les œuvres les plus marquantes de ce cinéaste prolixe et hybride. Cette fois, le réalisateur nous entraîne dans le monde de la création artistique, à travers un couturier de génie, tout aussi effrayant que somptueux. "Phantom Thread" est un film de la démesure. Il faut d'abord souligner une parfaite osmose entre le travail sur l'image et la mise en scène, comme si cette oeuvre constituait la déclinaison subtile de l'art cinématographique, épris de lumière, de décors, et surtout d'écriture. Le génie de ce film provient du fait que la caméra parvient totalement à se faire oublier. Les 3 acteurs principaux, à commencer par Daniel Day-Lewis explosent totalement l'écran. Tout se joue dans un clin d’œil, un regard déplacé, un souffle de salive au coin d'une bouche. Les personnages évoluent dans un univers anglo-saxon luxueux, où, derrière les dorures, le pire de la vulgarité peut côtoyer l'excellence intellectuelle. Cette jeune amante que l'artiste se choisit, est une usurière. Elle arrive dans ce milieu qui pourrait bien monter à la tête. Mais elle, non, elle ne renonce pas à ses origines, elle est tout aussi touchante, que maladroite, voire même dangereuse. Elle ne veut surtout pas devenir un spectre aux yeux de cet homme blasé par le succès, mais surtout angoissé à l'idée de ne plus créer. Les personnages sont si denses, que le spectateur se croit emporté dans un véritable roman. Au lieu de descriptions, le cinéaste montre un univers délicat et cruel à la fois, et accompagne ses héros dans leur complexité et leurs ambivalences. "Phantom Thread" est immanquablement une oeuvre littéraire où le détail devient l'oeuvre à lui tout seul. Le réalisateur ne cède jamais à la complaisance, encore moins à la facilité. En bref, voilà un des plus grands films de ce début d'année.
Muriel G.
Muriel G.

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2018
Je me suis beaucoup ennuyée, mon mari aussi. Paul Thomas Anderson qui tient à garder le final cut du montage de ses films ferait peut être mieux de déléguer...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2018
tres bon scenario, camera tres bien mmairisée, acteurs excellents, un mélénge de hitchcock et woody allen
excellent
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2018
Anderson peut alterner les bons et moins bon films. Chance, celui-ci est un bon cru, aussi élégant (acteurs, décors, costumes, dialogues, photo, musique) que le monde qu'il décrit.
Et tout aussi névrosé.
Le thème d'un amour jeune et non corrompu aux prises avec un univers qui lui échappe n'est pas nouveau mais bien traité.
J'aurais aimé qu'il explore un peu plus sa dimension "Hitchcockienne" pour en livrer une conclusion plus lisible.
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2018
C’est un film très chic,soigné et fin comme de la dentelle. Des images parfaites et des acteurs à la hauteur, mais que c’est long, certaines scènes s’éternisent,c’est dommage. Ce film ne me laissera pas une grande trace.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 février 2018
Phantom thread / fil fantôme en français, mais pour moi, c'est plutôt film fantôme, heureusement le confort du fauteuil m'a aidé a dormir, pendant ces longueurs indigestes, ce jeu surjoué de D.D. LEWIS, dont c’était a priori le dernier film, de trop....
C'est mon épouse qui m'a trainé dans la salle et pour faire plaisir je l'ai suivi, hélas...
ah, si une magnifique cascade surjoué de DDL, sur la robe de marié de la reine des belges, avec quelques dommages collatéraux, et des heures supplémentaires pour les petites mains. no more for me , désolé et désolant...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2018
Trop long, trop formel, manquant cruellement de chair, ce dernier film du cinéaste de "There will be blood" est une déception. Ce malgré le trio de comédiens principaux, remarquable, Day-Lewis créant un étonnant personnage de créateur névrosé, mais, hélas, trop prévisible. Bien sûr, la mise en scène est soignée, voire virtuose, la reconstitution du Londres des années 50 parfaite, mais l'on reste devant un magazine dont le papier glacé est une barrière que l'on a, finalement, pas envie de franchir.
Martin K.
Martin K.

4 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2018
Tel une robe de haute couture, le film le plus récent de « P.T.A » et le tout dernier film de Daniel Day-Lewis, Phantom Thread, est une œuvre de grande qualité ; que ce soit l'histoire, le montage, la musique de Jonny Greenwood, le jeu d'acteurs, l'utilisation de la camera, les couleurs ou la lumière, tout y est peaufiné et perfectionné, l'ensemble s’emboîte parfaitement.

Dans le Londres des années 50, le couturier Reynolds Woodcock tombe amoureux d'Alma, une jeune serveuse qui devient rapidement sa nouvelle muse. Des problèmes apparaissent lorsque cette dernière doit faire face au perfectionnisme envahissant de Reynolds et au fait qu'il a tendance à se lasser rapidement de ses muses ; mais elle ne se laisse pas faire et tient à préserver leur couple, coûte que coûte... Se met alors en place une relation ritualisée autour de la création d'un besoin réciproque et complémentaire entre les deux amants (puis époux).

Thématiquement, le film étudie non seulement les rapports entre un homme et les femmes qui l'entourent, mais aussi les notions de création et de perfectionnisme artistique, pouvant parfois influencer (et même blesser) ceux qui côtoient l'artiste.
Ce film réussit également à transcender subtilement la réalité, semblant parfois être comme un conte nous montrant une histoire d'amour extraordinaire et hors-norme (notamment avec l'idée d'un amour absolu, libérant les protagonistes de leurs prisons individuelles).
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