Phantom Thread
Note moyenne
3,8
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325 critiques spectateurs

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blacktide
blacktide

81 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2018
Dans l'écrin d'un regard, le tissu d'un sourire et la beauté d'un silence, l'exigence de P.T. est un festin sur le fil des baisers à broder.

J'aimerai pouvoir rendre compte de la puissance que dégage Phantom Thread, mais sa force, son essence réside au sein même de son mystère, de sa grâce, de son insondable étoffe. Ecrire quelque chose dessus fut une tâche des plus complexes mais aussi des plus faciles: toute sa suggestion ne peut qu'alimenter l'imaginaire des mots. Et pourtant, les mots s'échappent encore dans le silence de sa beauté. Car il s'agit bien d'une oeuvre insaisissable, où l'Amour se digère dans la doublure des sentiments, et où son élégant mystère revêt une exigence Hitchcockienne (comme un inversement du "Soupçon"). D'autant plus que son propos est absolument fascinant: une sorte de "Mother" dans sa description de la femme de l'artiste, mais un rapprochement aussi avec le cinéma de James Gray dans sa manière de filmer l'Amour. Encore plus passionnant: cet écho au travail créateur, comme un autoportrait de son acteur et de son réalisateur, atteints du syndrome de la perfection. Haute couture, sans l'ombre d'un doute !
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2018
Le milieu de la mode dans une Angleterre so chic en mode pervers : sous l’élégance la violence. Les histoires d’amour peuvent être cousues d’un fil vénéneux.
Alors que « balance ton hastag» n’était pas né, les jeux de séduction ne se terminaient pas forcément à poil dans les années 50 : quand un couturier séduisait une serveuse et l’amenait dans son cottage, il l’habillait.
Quel beau travail quand est magnifiée une jeune femme qui ne répond pas avec évidence aux canons des beautés éclatantes dans ce milieu. Loin des poses hiératiques et glacées, la couture peut être comme la littérature qui avec les mots bien taillés transfigure un crapaud en légende. Une scène est très forte, quand une cliente fortunée peut se mettre en valeur mais n’est pas dupe de sa laideur.
Ce film classique tout en tensions est traversé de lumières magnifiques, avec des cadrages délicats de matières et des acteurs au plus haut. Le scénario parfaitement taillé explore les labyrinthes des sentiments avec élégance : la jeune femme sous la coupe du grand maître gagne une part de liberté que le dandy insupportable n’atteindra jamais.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 février 2018
Arrêtez de couvrir ce film d'éloges, il n'est pas spécial, à part l'image à l'ancienne, les beaux cadrages et le décor luxe de la haute couture je ne vois rien d'exceptionnel....bon si p'etre le couturier hétéro c'est spécial LOL
XavierCaze
XavierCaze

11 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2021
Un magnifique portrait de créateur névrosé troublant de vérité. Un scénario qui prend en haleine comme un Rebecca de Hirchcock. Une manière de filmer atemporelle avec un peu du style des années 50, 60 ou 70 mais dépoussiéré. Un sublime trio d'acteurs.
Marie-cécile P.
Marie-cécile P.

5 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2018
ce film est une merveille de la mode des années cinquante en Angleterre.; Les robes du couturier Woodcock sont magnifiques et ses créations pleines de finesse. ça fait rêver. Daniel Day-Lewis rentre dans la peau du personnage avec une grande justesse. et ce n'est pas facile de se faire à ce caractére entier, taciturne, snobe,egoiste mais génial pour réaliser des vêtements féminins. Sa muse intelligente, a beaucoup de patience et de volonté.. Elle s'investit à fond dans son univers. a voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2018
Avis très favorable sur ce film, sans doute en partie dû à la jolie demoiselle avec un sac à dos assise à côté de moi à Toulouse vendredi soir, et à qui je n'ai pas eu l'occasion de parler à mon grand regret.

Plus sérieusement, le film est impeccable à tout point de vue, et en faire une analyse exhaustive prendrait plus de temps qu'il n'en a fallu pour le regarder. Soulignons simplement le grand jeu de l'actrice principale Vicky Krieps qui interprète parfaitement son personnage mystérieux et plein d'espièglerie. La photographie est grandiose, le contraste entre les décors est parfaitement pensé et les musiques sont excellentes.

Rajoutons également que je suis très agréablement surpris que le personnage principal Reynolds Woodcock soit traité avec autant de bienveillance alors qu'il symbolise l'homme blanc, viril et autoritaire, à l'opposé de ce que vend Hollywood à l'heure actuelle, et qui m'avait grandement déçu dans le film Shape of Water.

Mon coup de cœur de ce début d'année, on peut aller le voir les yeux fermés.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2018
La virtuosité avec laquelle Paul Thomas Anderson filme l’ego et la confrontation de son personnage principal, ce couturier renommé de Grande Bretagne, face à lui donc et à sa nouvelle compagne, est tout simplement prodigieuse. Que l’intelligence soit de poser la caméra dans des endroits insolites ou de filmer en plans fixes ou même en gros plans, ce n’est jamais anodin, toujours millimétré comme la découpe au cordeau de ces robes sur mesure. La photographie de chaque plan est étudiée de façon à faire revivre les films des années 50 où plane la Funny Face d’Audrey Hepburn, égérie malgré elle d’un publicitaire et d’un couturier ! Le jeu de rôle entre les personnages est tendu dans le feutré et l’organdi comme pour mieux accentuer l’acerbe des propos doucereux. Il y a aussi du Daphné Du Maurier dans ce romantisme mortifère filmé par Anderson... on se laisse happé par la prison dorée que propose le couturier et cerise sur le gâteau la relation trouble entre ce dernier et sa nouvelle compagne entre sadomasochisme et amour, véritable fil fantôme entre eux deux. La composition vénéneuse et dominatrice de la sœur du couturier est extraordinaire : un personnage de théâtre à n’en point douter... la jeune et rebelle Alma tient tête à ce Cador du cinéma qui signe là un de ces plus beaux rôles... Daniel Day Lewis mérite à coup sûr l’oscar du meilleur acteur cette année. Plus qu’un film, phantom thread est une leçon de cinéma magistral suspendu entre intemporalité et esthétisme abouti ! Bravo !!!!!
Petitgraindesable
Petitgraindesable

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2018
Malgré une certaine lourdeur, j'ai été emportée par la virtuosité de la mise en scène, et le jeu des acteurs. La mise en scène est à la fois extrêmement sophistiquée, caricaturale mais aussi parsemée d'humour, ce qui est rarement relevé, et finit par dépeindre méticuleusement la douleur du couturier, la passion (passion contenue, passion froide) de chacun, et le rapport de force entre les trois protagonistes. Tout cela est à la fois maniériste et subtil. Paul Thomas Anderson certes se regarde filmer, mais semble le faire sciemment, comme s'il se parodiait et s'en régalait. Consciente des défauts du film tout du long, le sourire ne m'a jamais quittée, même dans les scènes les plus dures, tant je savourais le savoir-faire du réalisateur.
Ronan T
Ronan T

29 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2018
Terriblement lent et ennuyeux. Un film prétentieux, faussement intellectuel, qui nous renvoie dans ce que le cinéma à le plus de détestable.
François S.
François S.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2018
Le rapport de pouvoirs au sein d'un couple, la frontière entre le génie et la folie, l'éloge de la perfection et de la beauté, Paul Thomas Anderson questionne tout cela et bien d'autres choses encore dans un même élan créateur qui évoque à la fois François Truffaut ("L'homme qui aimait les femmes") et Roman Polanski ("Lune de fiel"). Daniel Day Lewis, avec son mélange de charisme et de vulnérabilité, prouve, une fois encore, qu'il est bien le plus grand acteur américain depuis Marlon Brando.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 909 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2021
Paul T. Anderson aborde avec un talent incontestable le sujet de l’équilibre mental de certains grands créateurs. La névrose profonde de ce Mr Woodcock est perceptible dès que le premier plan et la façon dont il s’habille le matin. Son génie créateur est-il la conséquence d’une grande fêlure – remontant ici probablement à l’enfance, au rapport à la mère, on n’en saura pas plus ? Habillé somptueusement comme les riches clientes de la haute couture, le scénario recèle d’autres couches plus profondes qui vont petit à petit se mettre en place. Comment va résister l’épaisse carapace du couturier, chaperonné par une sœur intraitable et impassible, aux assauts têtus d’une femme, sans éducation, mais amoureuse de l’idole qui a jeté son dévolu sur elle. Le « Je t’aime moi non plus » de Gainsbourg n’aurait pas déparé ici comme bande son vénéneuse. Anderson a préféré un mix de musique classique, omniprésente, que l’on a cependant un peu de mal à imaginer dans l’atelier bien ordonné et besogneux de la maison Woodcock. Chaque bruit incongru étant chassé comme la peste, par le maitre des lieux. Mais qu’importe, le talent des trois acteurs principaux emporte le morceau, David Lay-Lewis indéchiffrable et fragile, la jeune Vicky Krieps soumise mais jamais abattue, et enfin la rigide Lesley Manville. Phantom thread tisse un solide fil ininterrompu pour nous retenir par sa beauté visuelle, plus que par l’émotion qu’il engendre, dans un monde aux antipodes de notre quotidien. GE vo février 2018
Jonathan M
Jonathan M

169 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2019
Une femme amoureuse, qui va exiger de son homme que son amour soit infaillible. En contre-partie alors, c'est son corps tout entier qu'elle lui laissera à sa disposition. On démarre - et termine - cette histoire au coin du feu, de la manière dont on nous conte les histoires romantiques les plus précieuses. Paul Thomas Anderson fige son couple de cinéma dans une unité de lieu précise : une maison de ville, une à la campagne et un bistrot. Daniel Day-Lewis joue le célibataire endurci, prêt à tout pour ne pas faillir sur son jardin secret. Vicky Krieps joue l'effrontée pleine de vie et d'espoir. Le séduire en est son défi, et le regard qu'il pose sur elle sera son moteur pour faire renverser la vapeur dans son camp. Difficile oui, mais toujours avec délicatesse. Le maestro tapisse son film d'une bande sonore qui nous enveloppe dans un écrin où tout est propice à l'admiration. Le film se sublime avec cette introspection dans le monde de la haute couture et le contact avec le tissu. Ce n'est pas seulement deux individus qui s'évertuent dans un jeu de séduction, il en relève d'un enjeu vital pour deux destins radicalement opposés qui se sont cherchés bien trop longtemps. Le cinéaste américain atteint des sommets de grâce dans un film qui est déjà un classique de son époque. C'est somptueux. *TOP 1 FILM 2018*
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 293 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2018
Paul Thomas Anderson est un grand cinéaste qui réussit, encore film après film, à nous surprendre. Alors que phantom phread avait l'air, à première vue, assez hermétique, dans l'esprit de son très beau the Master, il n'en est, en fait, rien. C'est un film faussement académique qui prend progressivement la forme d'un étrange psychodrame conjugale auquel ses deux acteurs principaux formidables confèrent ce qu'il faut d'ambiguïté. L'élégance folle de la mise en scène participe à la réussite de cette œuvre envoûtante non dénuée d'humour servie par des dialogues brillants. Un bel ouvrage pareil aux sublimes robes confectionnées par le héros. Anderson est un orfèvre et chacun de ses films, même les moins réussis, méritent d'être vus. Phantom phread est une belle réussite, un grand film conjugal tour à tour romantique, sarcastique et anxiogène.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2018
Je rêve du jour où les exploitants refuseront de prendre des films de plus d'1 heure 30. Quel service ils rendront aux réalisateurs et aux spectateurs ! Phantom Thread est un de ces innombrables films à la demi-heure de trop. Daniel Day-Lewis y est montré sous toutes les coutures( ah,ah), toutes les mimiques, comme si on avait besoin de nous prouver son talent. Ceci aboutit à un propos pas assez resserré ce qui est dommage car le film est intéressant, le couple fonctionne bien, Vicky Krieps ayant un charme et une présence formidables, le personnage de la soeur est également intéressant moins manichéen qu'on peut le craindre au début. Costumes et photo sont beaux. Le défi autour d'une omelette est extrêmement réussi mais hélas on s'ennuie beaucoup trop avant d'en arriver là. Ceci dit, on a pour une fois à faire à un scenario subtil et un personnage subtil (la jeune femme pas le trop prévisible couturier), ce qui est déjà beaucoup.
210846Jf
210846Jf

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2018
Film magnifique par la présence de 2 acteurs qui interprètent magistralement ce film. On est pris dans cette histoire qui peut s'apparenter à un thriller. Malgré tout, on reste sensible à la vie du grand créateur de mode et à sa personnalité très déroutante.
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