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michel d
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0,5
Publiée le 27 mars 2019
la personne qui a fait ce film n'arrivait pas à combler c'est 1h30 vous allez voir des séquences qui dure une éternité et qui ne sert à rien strictement à rien. véritable ennui heureusement je ne l'ai pas vu au cinéma
Ou l'art de filmer le néant, en longueur s'il vous plaît ! Les acteurs n'arrivent pas à exister dans ces plans à rallonge. Des dialogues d'une platitude... Le réalisateur a réussi l'exploit d'arriver à ne susciter aucune empathie ni pour les parents, ni pour les enfants, premières victimes de ce drame de la séparation.
Le cinéma français va mal. Ça ne s'arrange pas malheureusement !
On entame ce film, et sa scène d’ouverture qui se déroule dans la bureau du juge pendant que les avocats d’un couple en instance de divorce argumentent et contre-argumentent, en gardant à l’esprit qu’en France, le principe de la garde alternée est nettement moins favorable aux pères qu’il ne l’est en Belgique. Les premières scènes laissent supposer que Xavier Legrand a choisi de décrypter le rôle que des enfants, croyant protéger leurs parents, peuvent jouer à leurs corps défendant dans l’aggravation d’un climat familial déjà tendu. D’ailleurs, les parties en présence - une mère qui a l’air d’en avoir bavé, un père tout en violence contenue - semblent trop convenues pour qu’on se dise qu’on aimerait bien que les choses se déroulent un peu plus subtilement. Pourtant, on se rend vite compte que c’est le premier mouvement qui était correct. Evidemment, on est déçu de retomber dans ce genre de poncifs mille fois employés, même si l’auteur est évidemment tout à fait libre de privilégier ce biais. En réalité, il brouille les pistes : c’est que sous ses airs de drame social austère, ‘Jusqu’à la garde’ serait plutôt à ranger dans la catégorie Thriller, et même dans celle du Thriller sacrément tendu dans son dernier quart d’heure, ce qui peut expliquer le choix du dispositif. On en profite pour remarquer que ce qui pourrait passer pour un mécanisme de mise en scène répétitif - une tension latente conduisant au débordement, répété ad nauseam - épouse au contraire la pathologie paternelle, avec une réelle intelligence.
Ce n'est pas un film d'horreur, et pourtant rarement je n'ai été autant aussi angoissée pendant une séance de cinéma ! Je ne peux pas m'empêcher de penser à Shining de Kubrick spoiler: (Jack Nicholson essaye aussi de tuer sa famille) , mais même si la scène est éprouvante, ici, la sensation que cette histoire là est réelle, qu'elle se déroule au quotidien dans de nombreux foyers fait qu'on sort vraiment éprouvé de la salle. Peu de films ont réussi à me mettre autant à la place du personnage principal, et c'est une vraie réussite.
Quel film ! Parfois à la limite du supportable par sa sobriété, son absence de pathos, sa volonté de ne jamais sombrer dans le mélo. Une histoire simple, banale, un film étouffant, tellement réel. Denis Ménochet est un immense comédien, on le sait (pour ma part, en tout cas) depuis Skylab et le jeune Thomas Giolia est juste prodigieux. C'est éprouvant mais nécessaire. A voir parce que surement tellement réel. Une pépite dans un cinéma français souvent trop terne et répétitif !
Pluie de Césars (film, montage, scénario, meilleure actrice) sur ce film mineur. S'il est vrai que "Jusqu'à la Garde" n'est pas dépourvu de qualités, il n'arrive qu'à la cheville de "Nos Batailles" et qu'au genou de " Le Grand Bain", pour n'en citer que deux, au hasard. La longueur des scènes - avec des plans-séquences lassants - est une facilité qui n'apporte pas vraiment de supplément dramatique. La trop longue exposition avec la Juge aux affaires matrimoniales, la séquence de l'anniversaire dont l'inutile - tout au moins dans la trame du film - partie chantée, le facile mais étiré suspense de la conclusion du film participent à une démobilisation du spectateur qui a envie d'appuyer sur la touche "avance rapide". Il faudrait qu'on m'explique pourquoi les réalisateurs français se sentent obligés d'inclure presque à chaque fois, une scène de fiesta, d'autant plus qu'ici, le son pourri de ce genre de manifestation est très bien rendu. Rien à garder donc ? Si, je retiendrais l'interprétation brillante du jeune Thomas Gioria, et le choix très réaliste des situations et des décors. On nous a épargné le grand appartement parisien dans les beaux quartiers, dans lequel vivent des couples fauchés, comme on voit trop souvent ailleurs. Il faut aussi saluer le courage d'aborder avec beaucoup de sérieux le drame des victimes de violences conjugales, avec une belle autorité. C'est peut-être ce côté tire-mouchoirs, sur lequel le réalisateur a le bon goût de ne pas insister cependant, qui a plu à l'Académie des Césars.
un vrai chef d'oeuvre! les acteurs jouent à la perfection, d'une justesse incroyable, surtout le père! la réalisation fait penser à du david fincher, le gamin joue incroyablement bien! ce film est juste parfait! Il y a de l'émotion, de la tension, de l'angoisse, du vrai cinéma à l'état pur loin des blokbusters abrutissants qui sortent à la chaine
le spectateur est sous tension pendant tout ce film. Le danger est sous jacent, et notre peur va crescendo. Bravo au réalisateur de nous faire sentir cette peur comme si on y etait. Film très efficace pour nous sensibiliser au problèmes des violences conjugales.
Le film commence, et on se sait pas bien ni comment ni pourquoi cette famille en est arrivé là. On s'attend à de la violence, elle est sous-jacente, elle s'insinue, apparait, disparait. Si bien que le spectateur demeure sur le qui-vive tout le long. Le jeune Thomas est criant de vérité. Quelle interprétation! Il sait nous faire lire en sa colère et son désespoir. Et on a mal avec lui, pour lui. Comment ne pas se mettre à leur place...? Jusque dans la scène finale et ce générique pourtant terminé que je continue de fixer. Je viens de voir ce que j'ai la chance de ne pas vivre, certains ne peuvent pas en dire autant. Ce film ne peut laisser indifférent.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas été prise aux tripes comme ça. J’ai lu les quelques avis négatifs, et effectivement, d’un certain point de vue, si on s’attend à regarder un drame romanesque, on peut être très déçu. Ce film est aussi dépouillé et violent que ce que peut l’être la vie. La tension, très insidieuse et finement interprétée, va crescendo. Jusqu’à son paroxysme. Ça coupe le souffle, bien plus qu un film d’horreur où on sait que le méchant est derrière. Parce que là, c’est tiré de la réalité
Sans mentir je n’avais un grande envie de voir ce film mais depuis qu’il a eu son Césars j’étais intrigué de voir ce film et j’ai très bien fais. Ce film est incroyable déjà il nous offre une magnifique scène d’une vingtaine de minutes tellement bien maitrisé qui nous montre de suite le sujet l’enfant pas bien l’homme qui est détesté par ses enfant et la femme qui veut protéger ses enfants. La Réalisation est parfaite Xavier Legrand maitrise à la perfection son sujet sans dévoiler totalement à travers des images magnifique il nous fait comprendre la problématique. Il y a une scène dans des toilettes sur un plan fixe de 2, 3 minutes qui est juste superbe. Et l’atmosphère est incroyable on a un sentiment de peur du début jusqu’à la fin Denis Ménochet est incroyable, Léa Drucker l’est tout autant mais alors que dire de l’enfant Thomas Giora qui est lui aussi exceptionnel dans le film. Ce métrage nous fait passer pendant 1h40 de film dans un stress et une tension total.
J’ai parlé de la scène du début mais que dire de la scène de fin qui m’a fait ressentir une sensation de peur que je n’avais pas eu depuis longtemps. Un scène d’au moins 20 minutes qui est extrèment impressionnant et le travail sur le son qui est incroyable qui embellit cette peur, on voit un plan mais on peut deviner ce qui se passer dans le rez-de-chaussée de l’immeuble grâce au bruit. Ce long-métrage est un chef d’œuvre qui retourne complètement le cinéma de genre et il mérite amplement son Césars de meilleur film.
Le film repose entièrement sur Denis Ménochet. Par sa noirceur, sa brutalité, ses non-dits, son ambiguïté, il donne à son personnage une force incroyable. Par contre on est pour le moins étonné que Léa Drucker s'est vue décerner le César 2019 de la meilleure actrice. Dans la première heure du film on se dit encore un drame social, comme si la France ne savait faire que ce genre de cinéma avec les comédies populaires. Mais ça se laisse voir car l'interprétation de Denis Ménochet nous bouleverse et nous inquiète. Et puis arrive la surprenante dernière demi-heure du film, et cette plongée dans les abîmes de l'horreur. On pense à Shining de Stanley Kubrick car Shelley Duvall, qui est l'épouse du personnage dément interprété par Jack Nicholson, est également réfugiée dans une salle de bain. Un autre point commun dans les 2 films est le jeune fils des deux couples, qui vit le drame familial et peut devenir une victime potentielle. Alors si Shining reste dans les codes du film d'horreur, Jusqu'à la garde s'éloigne lui du drame social pour finir dans un thriller étouffant et convulsif.