6938 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
627 critiques spectateurs
5
147 critiques
4
272 critiques
3
91 critiques
2
42 critiques
1
41 critiques
0
34 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
JokSix
4 abonnés
55 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 3 septembre 2026
Poignant
Un film poignant qui nous dévoile son histoire progressivement. Au début, on prend malgré nous partie pour l’un des personnages, puis, au fil du film, on découvre la réalité du drame et toute sa gravité. Cette façon de nous faire changer progressivement de regard fonctionne particulièrement bien.
Un grand bravo à Denis Ménochet, qui joue son rôle à la perfection. Son interprétation est vraiment impressionnante et rend son personnage particulièrement crédible et inquiétant. Léa Drucker est également excellente, tout comme le jeune acteur qui interprète leur fils.
Le film réussit à installer une tension constante sans en faire trop, et certaines scènes sont particulièrement bouleversantes tant elles paraissent réalistes. Le César de la meilleure actrice remporté par Léa Drucker en 2019 ne m’étonne donc absolument pas.
Pour moi, Jusqu’à la garde est une vraie réussite, un film qui marque et qui ne laisse clairement pas indifférent.
Il y a une grande frustration qui se ressent dans ce film, c’est de n’avoir aucune donnée vraiment sur l’historique de la relation de couple et sur la vie de cette famille, qui a abouti à la scène de début. On peut dire que cela renforce la tension en laissant au spectateur le soin d’imaginer tout ce qui a précédé, mais je considère que c’est un point faible. Ceci étant dit, « Jusqu’à la garde » est un film puissant. Par le jeu des acteurs tout d’abord : de Denis Ménochet jusqu’à l’enfant, chacun incarne avec perfection des émotions de rage, de tristesse, de peur qui saisissent le spectateur et lui font battre le cœur un peu plus vite. Par la réalisation ensuite : quel talent du metteur en scène dans ces longues scènes haletantes pleines de mouvement ou dans le choix des plans, qui par leurs angles et leur géométrie assurent la force du propos. Et par le récit enfin, qui monte jusqu’à un climax tout près d’un dénouement de tragédie grecque. L’un des meilleurs films français de ces 20 dernières années.
Un divorce aux forceps, un mari qui n’accepte pas la séparation et qui n’en démordra pas, un contexte antérieur de la violence exercée par le mari envers son épouse ainsi que ses enfants. La confrontation avec le juge des familles précisant les conditions de la garde alternée présente des signes annonciateurs que cela ne va pas se dérouler dans le meilleur des mondes. D’autant que les enfants ont clairement exprimé par écrit leurs souhaits de ne plus voir leur père aux abords renfrognés et menaçants. Distribution soignée avec une mention d’excellence de Thomas Gioria dans le rôle de Julien 11 ans déterminé à protéger sa mère Miriam ( Léa Drucker) face au butor Antoine (Denis Menachet). Apparaît au cours d’une scène le fusil d’Antoine, engin de mort prémonitoire comme le piège à loups dans le film « Les chiens de paille ». Film révélateur sur les violences faites aux femmes et de la perte des valeurs universelles et du respect par des hommes foncièrement agressifs et peu maîtres d’eux-mêmes.
Un film d'une maîtrise impressionnante. Pas une minute de trop, tout est en place. L'ambiance prend le relais des dialogues aux bons moments. Ce film fiche la trouille et vous met sous tension bien plus que les plus fameux thrillers.
Wow ! Un film qui étonne, par la justesse de son jeu d’acteur (tous acteurs confondus), qui révolte par ce que l’on en voit de la justice, et qui intrigue car on se voit avoir un jugement sur les personnages dès le début.
On assiste très froidement à une audience, dans une ambiance plus que glaciale. Le dialogue se fait par le biais des avocats. Le père est décrit comme un homme méchant, violent, menaçant.
spoiler: Très vite, la nouvelle tombe : la garde est accordée au père le week-end.
À ce stade, on a l’impression de voir dans le père un homme presque attentionné, qui veut faire au mieux pour son fils.
Des ce moment, on pense que la maman abuse en disant que son mari était quelqu’un de violent.
Puis vient la violence - surtout psychologique mais pas que - sur Julien.
Julien qui fait tout pour écarter cet homme de sa mère, sachant qu’il lui ferait du mal.
Le week-end suivant se passe mal. Julien manque de respect à son père, et la grand mère dévoile le lieu où il réside véritablement.
Une dispute éclate et ses parents mettent à leur tour le père de Julien dehors.
De son côté, du haut de ses 11 ans, il arrive un moment où Julien est contraint de divulguer sa vraie adresse.
Certainement en vue d’un repérage, le père y entre.
Il finit en pleurs, dans les bras de son ex, qui reste impassible, sous les yeux de son fils, apeuré.
Enfin, il le laisse aller à la fête de sa sœur, avant de revenir en pleine nuit.
Il tente alors le tout pour le tout et alors que l’on refuse de lui ouvrir, il finit par tirer à travers la porte, manquant de très peu son fils.
A cet instant, le jeu d’acteur est magistral : Lea Drucker panique, appelle les secours, pleure. Julien hurle de peur, puis pleure à son tour.
Tous 2 finissent dans la baignoire, avec des larmes qui paraissent véritables, et un regard qui suggère une vraie frayeur.
Le film s’arrête alors sur une porte fermée. Suggérant une fin au choix du spectateur, que j’imagine « positive », avec un traumatisme à vie mais une famille soulagée d’être à l’abri de « l’autre ».
De notre côté, on se prend à avoir de la peine pour le père. Il a pete un plomb apres avoir tut perdu : il a divorcé, a quitté sa région d’origine, a été mis dehors par ses parents et son fils ne l’aime pas.
Était-il ainsi avant, ou est-il devenu fou au divorce ?
A-t-on vraiment monté la tête de ses enfants, ou est-ce sa vraie nature ?
La justice a-t-elle été trop laxiste ?
Ce qui prend véritablement aux tripes en regardant ce film, c’est qu’il pourrait passer demain, presque sans aucune modification dans les faits divers de nos régions .
Un film magnifiquement joué, avec une histoire tellement réaliste, qui joue sur l’ambiguïté d’une situation que l’on ne connaît pas, pour nous pousser à avoir un avis sur autrui, un peu comme la justice.
Ce film parle de la désagrégation d'une famille au sujet de la garde d'un enfant. C'est l'histoire du bras de fer entre une mère, soutenue à la fois par sa famille et ses amis, et un père, devenu violent, et soutenu uniquement par son avocat. Malgré son aspect austère, ce film n'en demeure pas moins prenant, et ce grâce à une mise en scène au cordeau, précise, et parfois même inventive (oui, oui). Et les interprètes sont fabuleux, aussi bien Denis Ménochet, Léa Drucker ou encore Thomas Gioria, qui joue le rôle du fils. C'est austère, mais dans la veine d'un thriller, avec une tension qui monte crescendo, et ce jusqu'au dénouement final.
Les scènes même les plus calmes sont d'une réalité brutale et le sentiment de violence y est parfaitement transposé. La violence, ça n'est pas juste une question de violence physique. La violence est présente même quand on ne touche pas l'autre. C'est une atmosphère, une suggestion. Les jeux d'acteurs sont tous impressionnants.
Faites juste en sorte d'être prêt émotionnellement avant de lancer le film.
La mise en scène, presque clinique, transforme le quotidien en terrain de menace, porté par des acteurs d’une justesse remarquable, notamment Léa Drucker et Denis Ménochet. La progression dramatique, implacable, enferme peu à peu le spectateur dans une angoisse sourde jusqu’à un final suffocant. Un choc frontal.
Film d'une rare intensité qui monte crescendo dans une tension palpable et remarquablement bien interprété par tous les acteurs avec une mention au jeune acteur interprétant le fils.
Film très touchant. Au début nous sommes dans la même situation que la juge et nous avons du mal à savoir qui dit la vérité. Cependant le jeu d'acteur est particulièrement impressionnant et compliqué même à regarder, merci aux témoins.
J'ai mis 8 ans avant de me décider à regarder ce film car j'appréhendais les violences et les traumatismes engendrés par les violences conjugales. Il aurait été dommage de passer à côté de cet excellent film. Les acteurs incarnent superbement bien leur rôle. J'ai lu la critique suivante : " un drame tétanisant aux allures de thriller ". Cela résume parfaitement mon ressenti. Je sentais la peur, j'appréhendais la suite, je me demandais sans cesse ce qu'il allait se passer. Ce film restera longtemps dans ma mémoire.
Pas de temps à perdre pour Xavier Legrand qui signe un film efficace et intense. Le réal adopte une sobriété silencieuse qui accentue l’angoisse vécue par Léa Drucker, toute en tension et Thomas Gioria, génial en fils apeuré. Normal, Denis Ménochet est terrifiant.
Ménochet au sommet de son art et Léa Drucker parfaite. Une tension couvée se dégage du film sans exposition constante à un déchaînement de violence. Très réussi.
Quand une séparation se passe mal. Son influence sur la vie des enfants, notamment d'un jeune garçon. Un film dur, pénible car malheureusement trop réel. Quelques longueurs qui auraient pu être coupées au montage sans nuire à la qualité du propos. Une interprétation excellente.
Caricatural et idéologique, helas doncultra prévisible et on ne peut plus conformiste. Le pere coupable évidemment et le reste, aucune issue autre que cela ne peut advenir. Bien sûr les couleurs sont previsible et les formes attendus. Grossière propagande je le crains. Bon courage.